La défensive des Cougars de Champlain a été intraitable jusqu’à présent en éliminatoires du football collégial division 1.

Cougars-Cheetahs, une reprise de 2017 ?

La rivalité entre les Cougars du Collège Champlain et les Cheetahs de Vanier existe depuis longtemps. Au-delà de la félinité de leurs noms, ces deux collèges anglophones se sont affrontés à de nombreuses reprises lors du Bol d’Or du football collégial division 1. Et si les Cougars veulent probablement copier le dernier match de championnat disputé entre les deux clubs, en 2017, les Cheetahs ont sûrement hâte d’effacer ce match de leurs mémoires.

En 2017 à Montréal, les Cougars, alors dirigés par Kevin Mackey, avaient pris la mesure des Cheetahs par la marque de 36-0.

Un match complètement dominé par l’unité défensive des Cougars. Pendant que l’attaque, alors dirigée par Thomas Bolduc, récoltait 335 verges de gain, la défensive limitait les Cheetahs à seulement 64 verges nettes de gain.

L’attaque fait le spectacle, mais ce sont les défensives qui gagnent les championnats, dit l’adage.

Et justement, les Cougars viennent d’éliminer coup sur coup les deux meilleures équipes à l’attaque en saison régulière 2019 du football collégial division 1.

Les Phénix d’André-Grasset (361 points marqués) ont été battus 20-17 en prolongation. Ensuite, les puissants Spartiates du Vieux-Montréal (426 points marqués) se sont inclinés 31-2.

« Une fois qu’on s’est taillé une place en éliminatoires, on a progressé un match à la fois. On a bûché et travaillé fort dans le premier. Après on est allé battre le Vieux-Montréal lors d’un match revanche. On n’a jamais senti de sentiment d’infériorité face à ces équipes-là. C’était une première saison pour moi avec ces joueurs-là, avec les coordonnateurs », explique l’entraîneur-chef Jean-François Joncas

« Dans des conditions hivernales comme on connaît, il n’y a pas beaucoup de secrets; à l’attaque, il faut prendre soin du ballon et défensivement, on joue du gros football, on ne donne rien à l’adversaire. Il faut continuer dans la même veine. Et sur les unités spéciales, Ben McDonald fait une bonne job pour dégager. En fin de compte, ce n’est rien de spectaculaire, mais c’est efficace », a dit encore Joncas.

« Il ne faut pas non plus réinventer la roue et, en tant qu’entraîneur, se penser plus intelligent que celui de l’autre côté. Ça reste que ce sont les jeunes qui font des jeux. Il faut s’assurer de les mettre en bonne position. »

« Cette semaine de préparation pour le Bol d’Or, c’est de la préparation mentale, et stratégique. C’est important de leur expliquer ce qui va se passer, il va y avoir des conférences de presse, les cérémonies avant le gros match, afin qu’ils soient prêts. Ça fait 12 semaines de saison, plus deux matchs en éliminatoires, qu’on se prépare ensemble. On doit s’assurer de prendre soin des détails. Et la température va faire partie de la préparation. »

Après avoir tenu des entraînements à l’intérieur cette semaine, c’est sur le Coulter field fraîchement déblayé que les Cougars se sont entraînés, jeudi soir.

Les Cougars ont remporté le Bol d’Or en 2013, en 2015 et en 2017; est-ce que ces victoires aident à l’aube d’un match aussi important?

« Je dirais que ça donne un avantage pour le début de match. Par expérience, les jeunes qui l’ont moins vécu, ou qui n’ont jamais participé, sont un peu nerveux, mais ça disparaît après quelques séries. Quand même, ça peut donner un petit avantage en début de match. Plusieurs joueurs de notre équipe ont cette expérience, et plusieurs entraîneurs aussi, et c’est bon ça aussi. »

Cougars et Cheetahs se sont affrontés une fois cette saison, lors de la semaine 7, une victoire de 21-12 des Cougars.

L’attaque au sol des Cougars, menée par Édouard Wanadi (175 verges) avait alors récolté 290 verges de gain. La défensive, elle, avait intercepté le quart Éloa Latendresse Régimbald à trois reprises.