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La rivalité entre l’Avalanche du Colorado et les Red Wings de Detroit fut probablement l’une des plus féroces du milieu des années 1990.
La rivalité entre l’Avalanche du Colorado et les Red Wings de Detroit fut probablement l’une des plus féroces du milieu des années 1990.

Colorado et Detroit, deux équipes qui se sont royalement détestées

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
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Tout le monde se rappelle le combat entre Patrick Roy et Mike Vernon. La mise en échec de Claude Lemieux sur Kris Draper. La rivalité entre l’Avalanche du Colorado et les Red Wings de Detroit fut probablement l’une des plus féroces du milieu des années 1990.

Colorado et Detroit se sont affrontés en finale de conférence, en 1996. C’était l’An un de l’Avalanche au Colorado après son transfert de Québec, et l’équipe se dirigeait vers sa première coupe Stanley.
« Ça a commencé en 1996, après notre déménagement au Colorado, on a joué en séries contre Detroit en demi-finale, et ça a été toute une série. Le dernier match, on a gagné au Colorado, et ce fut lors de ce match-là que Claude Lemieux a ramassé Kris Draper le long de la rampe. Ça a fin la série comme ça. Disons que ça finissait sur une mauvaise note », se rappelle le défenseur Sylvain Lefebvre.
Draper est grièvement blessé et il devra être opéré pendant la saison morte. Tous les joueurs des Wings sont outrés par cette mise en échec, en plus de l’entraîneur-chef Scotty Bowman.
« C’est l’année suivante que la rivalité a réellement embarquée. On s’attendait à des représailles, et ça n’a pas manqué! Et ça a continué pendant les quatre ans que j’ai passées au Colorado! C’était intense! Ce fut toute une expérience de vivre ça. Disons qu’on n’avait pas besoin de beaucoup de préparation et de motivation pour ces matchs là! »
Le passé a refait surface lors des séries éliminatoires de 1997, alors que les deux mêmes équipes croisent à nouveau le fer.
Ce 26 mars 1997 est désormais connu sous le nom de bloody wednesday, alors que plusieurs combats ont éclaté, dont le désormais célèbre combat entre les gardiens Patrick Roy et Mike Vernon.
« À chaque arrêt de jeu, ça brassait, ça poussait, ça donnait des coups. Je n’étais pas sur la glace, quand Roy et Vernon ce sont battus. Mais ça n’a pas arrêté du match. Et il y avait des joueurs de hockey de première classe dans chaque équipe, des gars qui sont aujourd’hui au Temple de la Renommée, des gars comme Steve Yzerman, Peter Forsberg, Joe Sakic. Ça donnait des coups, ça mangeaient des coups. Il y avait aussi Sandy McCarty, Joey Kocur, Martin Lapointe, Brendan Shanahan, chez les Wings, et Chris Simon Adam Foote, Adam Deadmarsh, Mike Keane, c’était vraiment intense. Ça se comparait aux matchs entre le Canadien et les Nordiques », a dit Lefebvre.

L’arrêt de Théo

Stéphane Robidas a vécu l’intensité de la rivalité Montréal-Boston, d’un autre angle, lors des séries éliminatoires de 2002.
« C’était ma deuxième année à Montréal, et on a affronté Boston lors du premier tour éliminatoire. C’était la série du fameux coup de coude de Kyle McClaren sur Richard Zednik. Il s’était fait ramasser d’aplomb. C’était aussi l’année du retour de Saku Koivu après son cancer, tout juste avant les séries. Et cette année-là, Théo (José Théodore) avait eu toute une saison », s’est-il rappelé.
« Je n’étais pas habillé, pour les séries. Pendant la saison, j’étais le cochambreur de José. Alors pendant les séries, puisque je ne jouais pas, le CH m’a demandé de lui laisser la chambre, sur la route, pour ne pas le déranger. Mais après un départ couci-couça, Roland Melanson m’a demandé d’aller parler un peu à Théo. C’est ce que j’ai fait, la veille d’un match à Boston. Finalement, j’ai couché dans la chambre, comme en saison régulière. Un peu plus tard en séries il a réalisé tout un arrêt contre Bill Guerin. »
« J’ai grandi avec cette rivalité Boston-Monréal; tu ne peux pas te promener avec un chandail du Canadien à Boston, tu ne fais pas ça, ce n’est pas recommandé pour ta santé! Jouer à Boston, c’était juste incroyable; avec René Rancourt qui chante l’hymne national, et qui termine ça avec son petit fist pump, j’ai grandi en voyant ça et j’y ai participé. Quand tu te retrouves sur la glace, c’est l’fun, et intense! Ce que je retiens, c’est l’ambiance, que ce soit à Boston, on à Montréal, les spectateurs amenaient l’ambiance à un autre niveau. »