Thomas Grégoire a hâte de débuter sa saison avec le Barracuda de San José.

Club-école des Sharks : Thomas Grégoire et le rêve américain

Même s’il n’a pas encore disputé un match dans l’uniforme du Barracuda de San José en saison régulière, Thomas Grégoire vit le rêve sous le chaud soleil de la Californie. Le jeune Sherbrookois, qui amorce sa première saison avec le club-école des Sharks dans la Ligue américaine de hockey, se considère chanceux de vivre une telle expérience.

Au-delà du hockey, le Sherbrookois de 20 ans vit actuellement quelque chose d’« irréel ». « On en parle quand on est jeune, on dit “hey, imagine de jouer dans une ville où il fait tout le temps chaud”. C’est le fun, on est toujours en gougounes. Je ne le réalise pas encore à quel point nous sommes chanceux. On peut aller jouer au golf à longueur d’année ! Au Québec on est habitué à un certain point de l’année à mettre nos pneus d’hiver et à sortir notre souffleuse, mais ici, c’est tellement différent comme rythme de vie », explique celui qui a passé quatre saisons dans la LHJMQ avec le Phœnix de Sherbrooke lors d’une entrevue téléphonique avec La Tribune.

Si le défenseur de 5 pieds et 11 pouces n’a pas encore eu l’occasion de frôler la surface glacée à l’occasion d’un vrai match cette année, celui-ci confirme prendre les bouchées doubles pour avoir cette chance le plus rapidement possible. Il s’agit d’une situation nouvelle pour le cadet des frères Grégoire, qui n’a jamais vraiment été laissé de côté. 

« C’est un début de saison typique de première année, je n’ai pas eu la chance de jouer encore. L’équipe a joué trois parties ; j’ai fait le voyage avec l’équipe. Je n’ai pas encore eu ma chance, mais ça ne devrait pas tarder. [...] C’est une situation différente. L’an passé, il y a des matchs que je jouais 35 minutes. C’est un gros changement, mais je dois garder la tête haute. Le professionnel, ce n’est vraiment pas la même chose. Ici, il faut avoir un bon cheminement et s’améliorer tous les jours, que ce soit dans les entrainements ou dans les parties. C’est sûr que c’est une petite déception, car en tant que joueur de hockey, tu veux toujours jouer et tu en veux toujours plus. Mais je suis en début de carrière et il faut passer par là », réalise le jeune homme.

Est-ce que Thomas s’attendait à démarrer la saison dans l’alignement partant, puisqu’il a participé à un match de séries éliminatoires avec le Barracuda équipe l’an dernier? « Je ne crois pas que c’était une décision par rapport à ce qui est arrivé la saison passée. On a beaucoup de profondeur, on voit que c’est l’une des qualités de notre équipe. Nous avons deux victoires en deux matchs. Ça donne encore plus hâte de jouer », mentionne-t-il.

Cependant, Thomas Grégoire apprend tous les jours. « Ici, la qualité de joueurs est tellement élevée, que les petits détails sont encore plus importants. C’est toujours positif quand je parle aux entraîneurs. Ils m’ont dit que j’avais tassé des joueurs durant le camp d’entraînement et qu’il fallait juste que je tasse d’autres joueurs pour entrer dans l’alignement tous les soirs. C’est seulement une situation de joueur de hockey. Il faut se battre pour un poste. Le camp a duré un mois, mais en fait, il va durer toute la saison », décrit celui qui est visiblement en mission.

Même s’il est à près de 5000 kilomètres de chez lui, Thomas Grégoire continue à suivre les performances de son ancienne équipe. D’ailleurs deux anciens Oiseaux se retrouvent avec Grégoire, soit Jeffrey Truchon-Viel, qui a gagné la coupe Memorial avec le Titan et Jérémy Roy, repêché en deuxième ronde par les Sharks en 2015.

« J’ai suivi le Phœnix un peu, commente Grégoire. J’ai regardé la première partie à Sherbrooke. Ils sont vraiment jeunes, mais on voit de très bonnes séquences de jeu. Ils vont se développer dans les prochaines années. J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire dès l’an prochain, mais même cette année, je ne les enlèverais pas de la course. Ils ont un très bon potentiel », analyse le nouveau professionnel.