Le Phœnix est installé au 11e rang du classement général de la LHJMQ, avec 44 points en 42 matchs.

Cinq matchs en huit jours pour le Phoenix

Le Phœnix de Sherbrooke reprend le collier vendredi soir en accueillant les Huskies de Rouyn-Noranda. Un premier match après une pause salutaire de cinq jours, qui a permis aux Sherbrookois de peaufiner les détails de leur jeu, cette semaine à l’entraînement. À l’aube d’une autre éreintante séquence de cinq matchs en huit jours, la mise à jour à fait du bien.

« Le repos a fait du bien. On venait de compléter une séquence de quatre matchs en cinq soirs. On a un calendrier assez exigeant cette année et ce sera comme ça jusqu’à la fin. Cette semaine, on a pu avoir deux bons entraînements consécutifs, ce qui arrive rarement en saison. Ce fut la chance de revoir certaines choses », a dit l’entraîneur-chef de l’équipe, Stéphane Julien.

Son Phœnix est installé au 11e rang du classement général de la LHJMQ, avec 44 points en 42 matchs.

Et s’il veut grimper quelques échelons, il devra améliorer son jeu lors des unités spéciales, martèle Julien.

« On a beaucoup insisté sur notre avantage numérique à l’entraînement. Avec seulement un but dans cette situation en huit matchs, c’est nettement insuffisant. On travaille sur plusieurs combinaisons présentement ; je crois que c’est un manque de confiance qui nous affecte. Mais on doit s’améliorer. Si l’avantage numérique ne fonctionne pas, c’est encore plus dur de gagner des matchs dans cette ligue. »

Avec un taux d’efficacité de 18,5 %, le Phoenix est au 11e rang. Par comparaison, l’attaque massive de l’Armada de Blainville-Boisbriand, qui domine le classement général de la LHJMQ, produit à un rythme de 28,9 % (un sommet).

« On a pratiqué tout ce qui est collectif, les mises en jeu, notre jeu en équipe en territoire défensif. Il faut porter attention à tout. »

Chose certaine, l’amateur aura remarqué que le Phoenix édition 2017-18 présente une attitude de travail très différente des années passées.

Après un match difficile face aux Remparts de Québec, le Phœnix a vaincu les Tigres de Victoriaville 2-1 en prolongation avant leur pause de cinq jours.

« L’attitude est bonne. On a des gars de caractère et c’est ce qu’on voulait. En ce sens, l’acquisition de Mathieu Olivier est une pièce maîtresse dans le vestiaire. Tout part de là. Les gars n’étaient pas contents de leur match contre Québec et ils voulaient rebondir au plus vite. C’est tellement l’fun pour un entraîneur de voir que la motivation vient des gars, ça allège le boulot. À Victo, on a joué un match des séries », a expliqué Julien.

« Avoir un vestiaire aussi fort a aussi influencé notre stratégie en tant qu’équipe pendant la période des échanges. On aurait pu échanger tel ou tel joueur, pour aller en chercher d’autres, mais on est confiant avec le groupe actuel et on veut aller le plus possible avec lui. »

Stéphane Julien comptera sur alignement complet vendredi. Seul le défenseur Luke Green se fait toujours attendre.

C’est Reilly Pickard qui sera d’office devant le filet du Phoenix vendredi.

« Sa stabilité est un changement drastique pour nous. Il est solide, combattif et compétiteur. Et il a été excellent lors des derniers matchs. Lui et (Brendan) Creegan vont devoir se battre pour le filet jusqu’à la fin de la saison. On n’a pas de numéro un ou deux, mais deux très bons gardiens. »

Dimanche, ce sont les Foreurs de Val-d’Or qui seront au Palais des sports.