Des panneaux de plexiglas ont été installés aux endroits où la distanciation n’est pas possible dans les gyms et les appareils ont été distancés. Au Maxi-Club Belvédère, chaque membre devait récupérer leur bouteille de produit désinfectant avant d’entrer dans le gym pour nettoyer leurs appareils.
Des panneaux de plexiglas ont été installés aux endroits où la distanciation n’est pas possible dans les gyms et les appareils ont été distancés. Au Maxi-Club Belvédère, chaque membre devait récupérer leur bouteille de produit désinfectant avant d’entrer dans le gym pour nettoyer leurs appareils.

Casse-tête résolu dans les gyms

SHERBROOKE — Le branle-bas de combat est terminé dans les gyms de la province. Tout un casse-tête se présentait aux propriétaires et employés de centres de mise en forme et le pire se trouve maintenant derrière eux. Or, les habitudes changeront... tout comme le décor des salles d’entraînement. 

Pour la première fois en trois mois, les portes du Maxi-Club de la rue Belvédère à Sherbrooke étaient ouvertes aux usagers lundi matin.

« Ce n’est pas nécessairement la cohue actuellement, fait remarquer le propriétaire Marc Jalbert. Moins que tu t’entraînes, moins que tu veux t’entraîner. Et plus tu t’entraînes, plus tu vois les bienfaits et plus tu souhaites t’entraîner. On voit d’ailleurs que les gens actifs sont moins touchés par la COVID-19. Demain matin, plusieurs auront des courbatures! Parce qu’ils n’étaient pas aussi actifs qu’à l’habitude dernièrement! Mais la chaleur et le beau temps permettent aussi de faciliter la transition et d’éviter un trop grand achalandage après la longue pause. »

Au ProGym Sherbrooke, le protocole d’entrée et de sortie est bien affiché. Tous les membres doivent respecter la distanciation physique de deux mètres, entrer par la même porte, se laver les mains et répondre aux questions du personnel de l’accueil. 

Et tout comme au gym du Centre d’activité physique du Cégep de Sherbrooke, des flèches se trouvaient au sol lundi à l’ouverture du gym pour bien diriger les usagers dans les corridors. Chaque personne doit également amener sa propre bouteille d’eau et utiliser une serviette. 

« Les gens se sentent en sécurité quand même. Il n’y a plus beaucoup de cas en Estrie. Notre personnel nettoie beaucoup les appareils et les usagers du gym possèdent aussi un produit désinfectant remis à l’entrée. Ici, on va au-delà de ce qui a été recommandé. On a même augmenté notre personnel », soutient Marc Jalbert, encore fébrile à l’idée de relancer les activités de l’endroit.

Lors des dernières semaines, les employés des différents centres de mise en forme ont éloigné les appareils les uns des autres et procédé à l’installation de panneaux de plexiglas aux endroits où la distanciation n’est pas possible. 

« Cette distance passera probablement de deux mètres à un mètre dans les prochains jours. On a dû débrancher un tapis roulant sur deux tout en barrant plusieurs cases dans le vestiaire pour que la distanciation soit respectée partout. C’était beaucoup de travail, mais le pire est derrière nous. »

Se réinventer

La demande de cours en ligne est grandissante depuis le récent confinement et les gyms ont dû s’adapter à une nouvelle réalité en offrant des cours à distance, en direct, ou des cours à l’extérieur. 

« On atteint des gens de partout en province de cette façon, pas seulement à Sherbrooke. Ce qui a coûté très cher, c’est d’informatiser notre système de réservation de cours et de diffusion de séances en direct. On a aussi l’intention de proposer une boutique en ligne pour offrir des produits et accessoires d’entraînement. On a même acheté des surfaces synthétiques pour s’entraîner dehors. Il a fallu se réinventer! » observe le propriétaire du Maxi-Club. 

Ce dernier admet que l’aide gouvernementale a tout de même permis aux propriétaires de souffler quelque peu. 

« On a dû repousser l’abonnement de trois mois. Les effets négatifs liés à la COVID-19 sont bien présents, mais ce n’est pas si pire : le gouvernement éponge 75 % des dépenses salariales et la Prestation canadienne d’urgence a aidé nos employés et continue de soutenir une partie du personnel, heureusement. »