Les Cantonniers de Magog se sont inclinés 2-1 dans le second match de leur série quart-de-finale trois cinq contre les Élites de Jonquière.

Cantonniers : la menace est sérieuse

C’est presque généralisé. Tous ceux qui m’abordent depuis le revers de 2-1 des émettent à peu près le même commentaire : « Les Cantos l’ont échappé, rien de plus », sont les mots qui résonnent à mes oreilles.

J’ai des petites nouvelles pour vous. Jonquière n’a rien volé du tout. Voilà le genre d’équipe capable d’embêter les Cantonniers dans une courte série. N’oublions pas en plus que les Élites sont reposés et en santé, eux qui étaient inactifs lors du premier tour éliminatoire en raison de leur victoire au Challenge CCM. L’équipe est gonflée à bloc.

Pour avoir une image, disons que les Élites se servent à merveille de leur avantage physique sur les Magogois en grande partie en raison de leurs défenseurs format géant. Ils bloquent des tirs, coupent les angles de passe avec leur longue portée, bousculent les Cantonniers et leur laissent peu d’espace de manœuvre pour s’emparer des rondelles libres. En plus, pour une équipe qui ne ménage pas les coups d’épaule, leur discipline est exemplaire. On a aussi évoqué certaines difficultés des Cantonniers à sortir de leur zone. Donnez du crédit aux Élites

En attaque, les Élites ne font pas dans la dentelle. Ils n’ont pas les éléments pour rivaliser de finesse avec les Cantonniers sur ce plan. Mais savez-vous quoi? C’est le dernier de leur souci. Dès qu’ils pénètrent dans la zone ennemie, leurs joueurs lancent la rondelle derrière les défenseurs des Cantonniers et appliquent un échec avant agressif. Ils s’installent ensuite devant la cage magogoise et piochent sur la rondelle. Simple et efficace.

Tourbillon infernal

Aux dernières nouvelles, les adolescents de Félix Potvin sont toujours vivants. Les deux clubs viennent tout juste de retourner à la case départ avec une série deux de trois devant eux maintenant pour faire un maître. Personne ne fera de cauchemar non plus dans le camp magogois parce qu’ils viennent de perdre l’avantage de la glace. Il n’y a pas d’hystérie collective à l’horizon.

Or, force est d’admettre que les Cantonniers ne seront pas au bout de leurs peines à Jonquière. Ils se dirigent tout droit au beau milieu d’un tourbillon infernal qui frappera fort au début de la troisième partie. Mais s’il y a une équipe capable de survivre à une tempête, c’est bien la troupe de Félix Potvin.

C’est un cliché, mais toute l’équipe devra hausser son jeu d’un cran. Et l’attaque à cinq se montrer un peu plus menaçante et opportuniste. Quand je regarde ce qui se passe ailleurs dans les séries, je constate que les unités spéciales pèsent beaucoup dans la balance. Comme dirait si bien Dany Dubé, un peu moins de tirs en périphérie aiderait la cause.

Les Élites se servent à merveille de leur avantage physique sur les Magogois en grande partie en raison de leurs défenseurs format géant.

À Gatineau, Hendrix Lapierre s’est levé lorsque l’Intrépide faisait face à l’élimination au Lac Saint-Louis. Il a été le grand responsable du retour des siens dans cette série et il a aussi été le meilleur de son équipe dans leur première victoire contre Saint-Eustache. À Trois-Rivières, c’est Mavrick Bourque qui est l’inspiration des Estacades dans les présentes séries. Lapierre et Bourque ont 15 ans.

Il y a un an, Jakob Pelletier, alors âgé de 15 ans, s’est avéré le dynamo du Blizzard du Séminaire St-François en saison avant de récidiver dans les séries. Pas de Jakob Pelletier, pas de double couronne pour le Blizzard.

Loin de moi l’intention de mettre cette pression sur des patineurs de 15 ans des Cantonniers, mais plus que jamais un chef de file doit se lever. Il y en a quelques-uns capables de se taper le boulot, peu importe leur âge.

Qu’on se le dise : le défi est de taille pour les adolescents de Félix Potvin en fin de semaine à Jonquière. Une équipe de 12e position les Élites? Jamais de la vie. C’est un sérieux avertissement que les Cantonniers ont reçu lors du second match de la série.