Carey Price a réalisé son premier blanchissage en près de neuf mois samedi soir, au Centre Bell.

Un Carey Price solide aide le Canadien à vaincre les Sabres

MONTRÉAL — Il y a des victoires qui peuvent laisser un meilleur goût à la bouche que d’autres, peu importe la qualité de l’adversaire, lorsque les joueurs sur lesquels une équipe compte en particulier font acte de présence.

Solide sans nécessairement être flamboyant, Carey Price a réalisé son premier blanchissage en près de neuf mois, et il a mené le Canadien de Montréal vers un gain de 3-0 contre les pauvres Sabres de Buffalo samedi soir au Centre Bell.

Pendant que Price stoppait chacun des 36 tirs des Sabres, le Canadien a touché la cible lors de chacune des trois périodes, et dans toutes les situations de jeu.

Jeff Petry (3e), en avantage numérique en première période, Alex Galchenyuk (5e), à forces égales au deuxième vingt, et Paul Byron (6e) à court d’un homme en troisième, ont été les buteurs du Tricolore.

Galchenyuk et Byron ont ajouté une mention d’aide chacun pendant que Jonathan Drouin, l’autre membre du trio, participait aux buts de Petry et de Galchenyuk.

«J’ai aimé la façon dont on a patiné, la façon dont on a contrôlé le jeu dans notre zone neutre. On a bien joué ensemble, on bougeait bien la rondelle et on avait de la vitesse en même temps», a résumé Drouin.

Avec ce gain, les hommes de Claude Julien ont mis fin à une séquence de cinq défaites, et ce malgré l’absence du défenseur Shea Weber pour une troisième rencontre consécutive. Ils se sont aussi détachés des Sabres et des Panthers de la Floride, vaincus 4-1 par les Blackhawks de Chicago, au classement général de l’Association Est.

Il s’agissait aussi d’un troisième triomphe pour le Canadien en autant de duels face aux Sabres cette saison. C’est d’ailleurs contre l’équipe de l’État de New York que le Canadien avait célébré sa dernière victoire, 2-1 en prolongation le 11 novembre.

Le Canadien a terminé la rencontre avec 26 tirs vers Robin Lehner, qui était passé à 20 secondes près de blanchir Connor McDavid et les Oilers d’Edmonton la veille. Plus de la moitié de ces tirs, 14 en fait, ont été obtenus au premier vingt.

À son premier match depuis le 3 novembre, lors duquel il avait accordé cinq buts sur 26 tirs face au Wild du Minnesota, Price a réalisé le 40e blanchissage de sa carrière, six de moins que l’illustre Ken Dryden, détenteur du deuxième échelon dans l’histoire du Canadien.

Il faut remonter au 28 février 2017 pour retracer son dernier coup de pinceau, dans une victoire de 1-0 en prolongation face aux Blue Jackets de Columbus, qui seront d’ailleurs les visiteurs au Centre Bell lundi soir.

«Nous avons disputé un bon match, contre une équipe qui avait joué la veille. Nous avons su profiter de nos occasions, a déclaré un Price peu loquace dans le vestiaire de l’équipe, surtout lorsqu’il a été questionné sur sa propre performance.

«Je me sentais bien. J’avais l’impression d’être bien préparé.»

Peu testé pendant la première période, Price a été appelé à se distinguer davantage au deuxième vingt, tout particulièrement pendant les sept premières minutes de jeu de l’engagement alors que le Canadien ne menait que 1-0.

Pendant cet intervalle, les hommes de Phil Housley ont envahi le territoire du Tricolore et amassé sept tirs contre un seul par le Canadien, mais Price a fermé la porte, notamment face à Johan Larsson, Zemgus Girgensons et Jake McCabe presque coup sur coup.

Même si les Sabres ont retiré Lehner au profit d’un sixième attaquant avec cinq minutes à jouer au temps réglementaire, Price est demeuré impénétrable en troisième. Evander Kane croyait avoir privé Price de son jeu blanc avec 32,5 secondes à jouer, mais le but a été refusé après que les officiels eurent jugé que Sam Reinhart eut causé de l’obstruction.

Durant cette troisième période, des cris d’encouragement «Carey, Carey» ont retenti un peu partout dans le Centre Bell, un mois après qu’il eut été la cible d’applaudissements dérisoires dans un revers de 4-0 contre les Kings de Los Angeles.

Échos de vestiaire

Brendan Gallagher sur la prestation de Carey Price:

«Il a bataillé pour nous. Tir après tir, il se trouvait en bonne position, et vous n’avez vu que très peu de deuxièmes chances parce qu’il contrôlait bien les retours. C’est le Carey Price que nous sommes habitués de voir.»

Paul Byron, sur son but inscrit en désavantage numérique:

«Ce n’est pas nécessairement ce que je recherche. Mon objectif est d’abord d’écouler la pénalité. Mais si des occasions de marquer des buts se présentent, je vais les prendre.»

Alex Galchenyuk, sur l’importance du match de samedi:

«Avant la rencontre, nous nous étions dit que nous devions livrer une excellente performance à domicile. Nous devons trouver le moyen de gagner au Centre Bell devant nos partisans. C’était un match important pour nous.»

Plusieurs piliers se sont levés dans la victoire 

Le Canadien n’a pas vaincu une puissance de la Ligue nationale de hockey samedi soir, mais le rendement de certains joueurs de qui les amateurs attendaient davantage depuis le début de la saison n’est pas passé inaperçu aux yeux de l’entraîneur-chef Claude Julien.

À tout seigneur, tout honneur, Carey Price a servi une performance encourageante en repoussant les 36 tirs des Sabres de Buffalo dans la victoire de 3-0 samedi au Centre Bell. Solide devant son filet, Price semble avoir démontré qu’il est bel et bien guéri de la blessure au bas du corps qui l’a tenu à l’écart du jeu pendant un peu plus de trois semaines.

«Carey était en excellente forme, il a fait de beaux arrêts pour nous. C’est sûr que ça donne confiance à tout le monde, a déclaré Julien. C’est le Carey Price qu’on est habitué de voir. C’était bon de le voir revenir en force. Il était calme, il était excité de jouer. Ç’a été un bon premier match pour lui.»

Julien avait aussi de bons mots à adresser à plusieurs membres de sa brigade défensive, et tout particulièrement Jeff Petry. Le vétéran défenseur s’est montré efficace au moment où le Canadien doit se débrouiller sans Shea Weber.

«Lors de nos deux derniers matchs, je dirais que Jeff a été exceptionnel. Il patine avec beaucoup de confiance, il gagne ses courses pour la rondelle et il joue avec énergie. C’est plaisant de voir un joueur relever son jeu d’un cran comme il le fait en ce moment alors qu’il nous manque notre meilleur défenseur. Nous souhaitons qu’il puisse continuer de jouer de cette façon», a loué l’entraîneur-chef du Canadien.

Le concert de commentaires positifs ne s’est pas terminé là. Julien s’est attardé sur le travail du trio de Jonathan Drouin, Alex Galchenyuk et Paul Byron, qui ont récolté deux points chacun, et reconnu que le but de Byron marqué en désavantage numérique au milieu de la troisième période avait fait très mal à l’adversaire.

Même Victor Mete, laissé de côté mercredi à Nashville, et Jakub Jerabek, qui ne disputait qu’un deuxième match avec le Tricolore, ont fait bonne impression, selon Julien.

«Victor semblait avoir de l’énergie ce soir (samedi), de la confiance. Dans le cas de Jerabek, peu importe qu’il n’ait pas joué dans la Ligue nationale, c’est un gars qui a participé à des compétitions internationales. Il est habitué de jouer contre le genre de compétition qui existe dans la Ligue nationale. L’adaptation se fait bien. Je vois un gars qui est calme avec la rondelle et qui fait de bons jeux. Ça nous donne de la profondeur.»