Seulement cinq jours après avoir été choisi par le Tricolore au 15e rang du repêchage de la LNH, Cole Caufield a sauté sur la glace du Complexe sportif Bell pour une première fois mercredi avec 38 autres espoirs, dans le cadre d’un camp de perfectionnement.

Le temps est compté pour Cole Caufield

Cole Caufield n’a pas beaucoup de temps pour changer les plans du Canadien et convaincre la direction de l’équipe qu’il mérite déjà une place au sein de la formation montréalaise.

Seulement cinq jours après avoir été choisi par le Tricolore au 15e rang du repêchage de la LNH, Caufield a sauté sur la glace du Complexe sportif Bell pour une première fois mercredi avec 38 autres espoirs, dans le cadre d’un camp de perfectionnement. Contrairement à de nombreux d’entre eux, Caufield ne pourra pas ensuite participer aux activités du Canadien en septembre puisqu’il sera à l’Université du Wisconsin.

Caufield répète toutefois depuis vendredi dernier qu’il espère accéder à la LNH le plus rapidement possible. Il a donc jusqu’à ce vendredi pour épater suffisamment Marc Bergevin et sa bande et leur prouver qu’il est déjà prêt à faire le saut avec le grand club.

«Si ce n’est pas ce que je tente de faire, pourquoi venir ici? Mon travail est de prouver que j’ai ma place ici, a affirmé Caufield au terme de son premier entraînement. Si ça marche, tant mieux. J’essaie de faire ma part. Si ça ne marche pas, je suis encore jeune et j’aurai d’autres chances.»

Un autre récent premier choix du Canadien a vécu une situation similaire en raison de son choix d’évoluer dans la NCAA. Ryan Poehling a joué à l’Université St. Cloud State et a donc été limité à une participation au camp de perfectionnement du Tricolore pendant trois étés.

«Lors d’une saison de repêchage, vous passez du camp d’évaluation au repêchage au camp de perfectionnement, a rappelé Poehling. (Caufield) doit relaxer, s’amuser et profiter de l’expérience.»

«C’est un camp pour découvrir les nouveaux visages, rencontrer de nouveaux joueurs et c’est une occasion de jouer avec des joueurs un peu plus talentueux que ce à quoi vous êtes habitués, a renchéri l’attaquant Nick Suzuki. Dans le cas de Cole, il jouait avec une excellente équipe au sein du programme de développement américain. Mais ici, les joueurs sont un peu plus vieux.»

Le talent de Caufield n’a jamais fait de doute, lui qui a marqué 72 buts en 64 parties la saison dernière. Mercredi, son coup de patin fluide et son tir vif le faisaient ressortir du lot sur la patinoire.

Suzuki a noté qu’il avait aussi de bonnes mains, tandis que Poehling a été impressionné par la vitesse avec laquelle il sortait des coins de patinoire.

«J’ai été capable de marquer à tous les niveaux jusqu’ici, mais je dois continuer à travailler sur mon tir, a mentionné Caufield. Ça ne va que continuer à devenir de plus en plus difficile. Mais mon tir est probablement mon principal atout.

«Tout est une question d’adaptation. Le hockey reste du hockey. Les gars sont simplement plus forts au niveau supérieur. Je dois vivre avec ça depuis mes débuts. Je dois continuer à m’adapter, adapter mon jeu, et tout devrait bien se passer.»

Caufield a aussi continué de rappeler qu’il a toujours été en mesure de surmonter le handicap que pourrait représenter son petit gabarit - cinq pieds sept pouces.

Souvent comparé à l’attaquant des Blackhawks de Chicago Alex DeBrincat, Caufield avait déjà un joueur en tête quand on lui a demandé qui serait son Patrick Kane s’il devait se tailler un poste avec le Canadien.

«(Jesperi) Kotkaniemi, a-t-il répondu sans hésiter. Il est un excellent joueur que j’ai aimé suivre dès ses débuts. Ce serait génial.»

Suzuki ne veut pas sauter d’étapes

Pour sa part, Suzuki participait à un premier camp de développement avec le Tricolore, lui qui a été acquis des Golden Knights de Vegas en septembre dernier dans l’échange impliquant Max Pacioretty.

Au cours de la dernière saison, Suzuki a brillé, aidant le Storm de Guelph à remporter le championnat de la Ligue de l’Ontario. Il a aussi porté les couleurs d’Équipe Canada junior pendant le temps des Fêtes. Maintenant que son stage junior est terminé, Suzuki fera le saut chez les professionnels cet automne. Il a toutefois indiqué qu’il ne serait pas déçu s’il devait commencer la saison dans la Ligue américaine, avec le Rocket de Laval.

«Mon but est de jouer dans la LNH et je vais passer par toutes les étapes nécessaires pour y parvenir, a mentionné Suzuki. Mon but au camp en septembre sera de faire l’équipe, mais si je n’y arrive pas, je vais aller à Laval, qui représente une bonne équipe de développement. Je n’aurai pas à être déçu.»

Lors des matchs simulés en fin d’après-midi, les Rouges de Poehling et Caufield ont gagné la première partie disputée à quatre contre quatre par le score de 2-0. Les Blancs de Suzuki ont eu leur revanche lors d’une partie à trois contre trois, l’emportant 4-2.

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CONTRAT DE DEUX ANS POUR MIKE REILLY

Le jeu du défenseur Mike Reilly la saison dernière semble avoir suffisamment impressionné le directeur général du Canadien Marc Bergevin pour qu’il prolonge son séjour avec l’équipe.

Reilly a accepté une entente de deux saisons d’une valeur annuelle moyenne de 1,5 million $ mercredi, a annoncé l’organisation par voie de communiqué.

Reilly, qui est âgé de 25 ans, a participé à 57 matchs avec le Tricolore la saison dernière, récoltant trois buts et huit mentions d’aide.

Le joueur originaire de Chicago a été acquis du Wild du Minnesota à la date limite des transactions en 2018, en retour d’un choix de cinquième ronde au dernier repêchage.

Reilly a disputé 160 rencontres en carrière dans la LNH avec le Wild et le Canadien, amassant sept buts et 30 mentions d’assistance.

Le défenseur de six pieds, un pouce et 195 livres a été sélectionné par les Blue Jackets de Columbus en quatrième ronde, 97e au total, lors de l’encan de la LNH en 2011.   

Canadien

Keith Kinkaid disputera un premier match préparatoire avec le Canadien

BROSSARD — Keith Kinkaid a bien paru à son premier test avec le Canadien lors du match Rouges contre Blancs le week-end dernier. Sa préparation se poursuivra samedi, quand il défendra le filet du Tricolore pour une première fois pendant le calendrier préparatoire.

Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, devrait jouer l'ensemble du match samedi, quand le Canadien affrontera les Sénateurs, à Ottawa. Kinkaid espère d'ailleurs aider sa nouvelle équipe à poursuivre sa série de succès, alors que la formation montréalaise a remporté ses trois premiers matchs préparatoires.

«Même si la saison n'est pas encore commencée, nous voulons bâtir une culture gagnante, a noté Kinkaid, vendredi. Je veux aussi bien me sentir à mon premier départ.»

Kinkaid a vite signé un contrat d'une saison et 1,75 million $ US avec le Canadien après l'ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet dernier.

Après avoir aidé les Devils du New Jersey à se qualifier pour les séries éliminatoires en 2018, il a connu une campagne plus difficile l'hiver dernier. Il a été échangé aux Blue Jackets de Columbus avant l'heure limite des transactions, mais n'a pas disputé un seul match avec l'équipe de l'Ohio.

Pendant ses années avec les Devils, il a reçu les conseils de Chris Terreri et Roland Melanson. Voilà qu'il travaille maintenant avec Stéphane Waite depuis quelques semaines.

«Nous nous entendons bien, a dit Kinkaid au sujet de sa relation avec Waite. Nous avons travaillé sur certaines choses.

«Il y a des petites choses qui se sont immiscées dans mon jeu la saison dernière - peut-être des mauvaises habitudes, peut-être à cause de la fatigue.»

Kinkaid a toutefois précisé que Waite n'allait pas non plus tenter de repartir à zéro avec lui.

«Il vous laisse jouer comme vous le voulez, a indiqué Kinkaid. Il vous donne les outils pour faire votre travail. Après, c'est au gardien de décider s'il veut appliquer ou non ses conseils.»

Par ailleurs, Kinkaid a mentionné qu'il n'avait pas eu de discussion avec les entraîneurs concernant son utilisation pendant la saison. Il a ajouté que ce sera probablement un dossier géré de match en match.

Canadien

Poehling souffre d'une commotion; Suzuki testé à l'aile droite

BROSSARD — L’un des joyaux du Canadien est tombé au combat, tandis qu’un autre aura l’occasion de briller encore plus fort.

Ryan Poehling a subi une commotion cérébrale et sera sur la touche pendant une période indéterminée, tandis que Nick Suzuki obtiendra une occasion de se faire valoir avec des réguliers.

Poehling, âgé de 20 ans, a semblé ébranlé après avoir subi une mise en échec un peu tardive de Dryden Hunt, mercredi, lors de la victoire de 4-3 du Tricolore face aux Panthers de la Floride à Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

«Il a ressenti des symptômes seulement le lendemain matin. C’est parfois comme ça avec les commotions, a noté l’entraîneur Claude Julien. Nous avons ensuite pris les mesures adéquates.»

L’incident est survenu pendant la deuxième période. Poehling a terminé la rencontre et a même récolté une aide sur le but gagnant de Jake Evans à la troisième période.

«Il n’en a pas parlé après le match, a mentionné Evans. Il m’avait indiqué qu’il avait été plaqué solidement, ce qui expliquait sa coupure au visage. (Jeudi), je tuais le temps avec lui quand il m’a dit qu’il avait probablement subi une commotion cérébrale. C’est dommage pour lui, mais c’est mieux de jouer de prudence, surtout à ce temps-ci de la saison.»

Julien n’a pas voulu s’avancer sur un échéancier concernant le retour au jeu de Poehling. En ce qui concerne Suzuki, également âgé de 20 ans, Julien peut continuer de tenter des expériences.

Samedi face aux Sénateurs, à Ottawa, Suzuki devrait se retrouver à la droite de Tomas Tatar et Phillip Danault. Il s’agira pour lui d’une première occasion d’évoluer avec des joueurs étiquetés top-6 dans la LNH.

«Si un joueur mérite un poste, il faudra lui en trouver un, a noté Julien. Nous aimons ce qu’il a fait au centre, nous voulons voir si nous l’aimons aussi à l’aile. Ça nous donnerait plus d’options.»

Suzuki a évolué à l’aile au cours du camp des recrues avant de se retrouver au centre au début du camp du grand club. Il s’agit d’une position avec laquelle il est familier et il demeure confiant de pouvoir à nouveau livrer la marchandise.

«Ça ne change pas trop de choses sur la glace, a-t-il noté. Quand vous recevez la rondelle le long de la bande, vous pouvez utiliser les joueurs qui se joignent à l’attaque.

«Au centre, vous patinez beaucoup pour couvrir beaucoup d’espace sur la patinoire. À l’aile, vous devez être un peu plus explosif pour récupérer les rondelles en sortie de zone.»

Suzuki avait bien fait à sa première sortie du camp, lundi, face aux Devils du New Jersey. Il s’est démarqué encore plus jeudi face aux Panthers, récoltant deux aides avant de marquer en tirs de barrage.

Danault n’avait pas de raison de croire que Suzuki serait dépassé par les événements face aux Sénateurs, au contraire.

«Il est en confiance, a dit Danault. C’est un bon passeur et il est aussi capable de tirer. Il a une très bonne vision du jeu. Ça pourrait faire des étincelles.»

Par ailleurs, le Canadien a aussi indiqué que l’attaquant Michael McCarron sera absent pendant six semaines en raison d’une blessure à l’aine. Julien n’avait pas de détails à fournir concernant l’état de santé de Paul Byron, ajoutant seulement qu’il s’agissait d’une blessure au haut du corps. Byron n’a pas terminé le match de jeudi face aux Panthers.

Canadien

Canadien 5/Floride 4: Gallagher marque deux buts

MONTRÉAL — Un jour après avoir vu les joueurs luttant pour un poste mener l'assaut, les vétérans du Canadien ont pris la relève dans une victoire en fusillade de 5-4 face aux Panthers de la Floride, jeudi, lors d'un match préparatoire.

Nick Suzuki, Jordan Weal et Phil Varone ont toutefois clos le spectacle, en marquant tour à tour en fusillade.

Les vétérans du Tricolore avaient été plutôt discrets dans une victoire de 4-3 face aux Panthers mercredi, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick. L'entraîneur-chef Claude Julien avait même laissé savoir son insatisfaction à ce sujet après la rencontre et jeudi matin.

Brendan Gallagher a sonné la charge avec deux buts sur des passes d'Artturi Lehkonen à sa première sortie en match préparatoire. Weal a amassé un but et une aide, tandis que Brett Kulak a été l'autre buteur du Canadien. Shea Weber et Suzuki ont aussi été crédités de deux aides.

Suzuki a connu un bon match entre Paul Byron et Weal. Byron n'est toutefois pas ressorti du vestiaire après le deuxième entracte en raison d'une blessure.

Du côté de la défensive, les yeux étaient tournés vers Josh Brook. C'est plutôt son partenaire Kulak qui a retenu l'attention.

En plus de marquer un but, Kulak a obtenu de nombreuses belles occasions de marquer.

Carey Price a été peu occupé et a accordé quatre buts sur 17 lancers.

Owen Tippett, Anthony Greco, Jonathan Ang et Brett Connolly ont battu Price. Samuel Montembeault a effectué 42 arrêts devant le filet des Panthers.

Weal a ouvert le pointage après seulement 61 secondes de jeu. Il a contourné le défenseur Anton Stralman avant de pousser le disque du revers en direction du filet. La rondelle s'est faufilée à travers l'équipement de Montembeault pour aboutir dans l'objectif.

Les Panthers ont répliqué avec 5:18 à faire au premier vingt. Ang a remis à sa droite vers Tippett en entrée de zone. Tippett a ensuite marqué d'un tir des poignets, alors que Price a semblé être pris à contre-pied après avoir peut-être poussé trop fort pour effectuer son déplacement.

Les visiteurs ont ensuite pris les devants 3-1 grâce à deux buts en 1:13 tôt en deuxième période. Greco a profité d'un revirement de Maxim Lamarche, puis Ang a marqué son deuxième but de la soirée quand il a pu se présenter seul devant Price, qu'il a déjoué entre les jambières après une série de dribles.

Gallagher a réduit l'écart à 5:16, puis Kulak a créé l'égalité à 12:29 à la suite d'une passe de Nick Suzuki lors d'une attaque à deux contre un.

Gallagher est revenu à la charge avec 4:55 à faire au deuxième engagement. Artturi Lehkonen a tenté une passe en pivotant dans le coin de la patinoire et Gallagher n'a eu qu'à dévier dans le filet. Le vétéran défenseur des Panthers Keith Yandle a raté sa couverture sur la séquence.

Connolly a relancé le débat à mi-chemin en troisième période, pendant un avantage numérique. Il a bénéficié d'une passe sur réception parfaite de Vincent Trocheck pour dévier le disque dans l'objectif.

Varone a mis fin au débat en fusillade en déjouant Montembeault entre les jambes.

Le Canadien poursuivra son calendrier préparatoire en affrontant les Sénateurs, samedi, à Ottawa.

Canadien

Canadien: Alex Belzile joue les héros en Acadie

BATHURST — Alex Belzile a marqué en infériorité numérique avec 6:03 à faire en troisième période et le Canadien de Montréal a vaincu les Panthers de la Floride 4-3, mercredi.

La rencontre était présentée à Bathurst à la suite du concours Kraft Hockeyville, remporté par la ville de Renous, également au Nouveau-Brunswick.

Belzile a brisé l’égalité à la suite d’une attaque à deux contre un. Ryan Poehling a filé avec le disque et a habilement contourné un rival avant de remettre à Belzile, posté à l’embouchure du filet.

Matthew Peca, Jeff Petry et Riley Barber ont chacun récolté un but et une aide pour le Canadien. Belzile a aussi obtenu une mention d’aide, alors que Charlie Lindgren a effectué 18 arrêts.

La majorité des attaquants se battant pour un poste chez le Canadien ont bien paru - Belzile, Barber, Peca et Poehling, notamment. Les trios les plus effacés en offensive ont été ceux de Phillip Danault et Jesperi Kotkaniemi.

«Nous avons vu des joueurs qui veulent faire bonne impression bien jouer ce soir, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. C’est impressionnant, des bons jeunes joueurs qui ont démontré beaucoup de belles choses. Et à la fin, il y a eu un beau but pour la victoire.

«Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a peut-être des vétérans qui essaient de reprendre la forme plus lentement que les gars qui veulent se démarquer. En bout de ligne, nous verrons les vraies couleurs de tout le monde à la fin du calendrier préparatoire.»

En défensive, Cale Fleury a connu une bonne deuxième sortie, tandis que Mike Reilly a généré de l’offensive. Reilly a toutefois commis quelques bévues dans sa zone.

«Je me sentais bien lors du premier match, mais je me sentais encore plus à l’aise avec le rythme du jeu cette fois-ci», a indiqué Fleury.

Deux points pour Huberdeau

Jonathan Huberdeau et Evgenii Dadonov ont amassé chacun un but et une aide, tandis que Mike Hoffman a aussi marqué pour les Panthers. Aaron Ekblad et Aleksander Barkov ont récolté chacun deux aides et Chris Driedger a repoussé 15 tirs.

Peca a ouvert la marque après 5:47 de jeu, complétant un bel échange avec Belzile et Jake Evans.

Dadonov a créé l’égalité avec 4:05 à faire, peu de temps après que le Canadien eut écoulé une punition. Jonathan Huberdeau lui a fait une belle passe du revers alors qu’il tombait à la renverse.

Canadien

Charles Hudon satisfait de sa performance

Après le premier match préparatoire du Canadien, Charles Hudon a pu rentrer chez lui avec le sentiment du devoir accompli.

Hudon a passé 13 minutes et 22 secondes sur la patinoire, dont 1:13 en avantage numérique. Il a tenté cinq tirs, dont deux ont atteint la cible. Il a également appliqué trois mises en échec, mais a commis un revirement.

Canadien

New Jersey 2/Montréal 4: premier test réussi

On n’a qu’une seule chance de faire une bonne première impression. Et Cayden Primeau n’a pas raté son occasion.

Seulement 92 secondes après son entrée dans la rencontre, Primeau y est allé d’un arrêt spectaculaire aux dépens de Blake Coleman, Jake Evans a ensuite brisé l’égalité tard en troisième période et le Canadien de Montréal a commencé son calendrier préparatoire en battant les Devils du New Jersey 4-2, lundi.

Primeau a fait son entrée avec 9:52 à faire en deuxième période. Il s’est distingué peu de temps après, y allant d’un déplacement vers sa gauche pour frustrer Coleman.

«Ils arrivaient à deux contre un. Je sais que je dois respecter le tireur, surtout à ce niveau, mais je pensais que [Nico Hischier] allait faire la passe, a raconté Primeau, qui a repoussé 16 des 17 tirs dirigés vers lui. Je me suis préparé et j’ai poussé aussi fort que possible pour réussir le déplacement.»

La foule a félicité Primeau en scandant son nom.

«Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, a dit Primeau au sujet de la réaction de la foule. J’étais envahi par les émotions. C’était incroyable.»

Primeau a aussi réalisé un bel arrêt en troisième période, frustrant Kyle Palmieri, qui s’était fait oublier derrière la défensive montréalaise.

«Il a mis de la vie dans les estrades, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet de Primeau. Il a connu un bon match. Pour un jeune gardien, il s’est bien débrouillé.»

Lehkonen-Drouin-Domi

Artturi Lehkonen, Nate Thompson et Nick Cousins ont été les autres buteurs du Canadien. Carey Price a stoppé huit des neuf tirs dirigés vers lui en 30:08 de jeu.

Will Butcher et Michael McLeod ont fait mouche pour les Devils. Mackenzie Blackwood a cédé deux fois contre 13 tirs lors des deux premiers engagements. Evan Cormier a repoussé 11 lancers en troisième période.

Lehkonen obtient l’occasion depuis le début du camp de jouer dans un rôle offensif en compagnie de Jonathan Drouin et Max Domi. Il a été crédité du premier but de la rencontre après 2:29 de jeu, quand un tir de Shea Weber l’a atteint avant de franchir la ligne des buts.

Thompson a doublé l’avance des locaux à 8:14 du premier tiers, profitant d’un retour après une belle attaque orchestrée par Cale Fleury et Cousins.

Butcher a réduit l’écart avec 1:35 à faire au premier vingt, vers la fin d’un avantage numérique. Il a déjoué Price à l’aide d’un tir des poignets précis et vif du côté du bouclier.

Cage abandonnée

Les Devils ont profité d’un peu de chance pour créer l’impasse après 1:55 de jeu en troisième période. La rondelle a fait un bond inattendu contre la bande dans le territoire du Canadien pour revenir vers le devant du filet. Puisque Primeau s’était compromis, McLeod a pu tirer dans une cage abandonnée.

Evans a relancé le Tricolore avec 2:38 à faire, alors que le Canadien jouait en infériorité numérique. Evans a volé le disque à Damon Severson à la ligne bleue du Tricolore et s’est échappé. Il a déjoué Cormier à l’aide d’un tir frappé du côté de la mitaine.

Cousins a complété la marque dans un filet désert avec 53,8 secondes à écouler.

Le Canadien disputera son prochain match préparatoire mercredi, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre du match Kraft Hockeyville. Les Panthers de la Floride seront les adversaires du Tricolore.

Canadien

Match intraéquipe du Canadien: quelques réponses

Si aucun joueur ne s’est particulièrement démarqué lors du match intraéquipe du Canadien, dimanche, il a néanmoins permis de trouver réponse à quelques questions.

Claude Julien et ses adjoints ont obtenu une première occasion d’évaluer leurs troupes en situation de jeu, alors que les Rouges ont défait les Blancs 5-4 en tirs de barrage.

Canadien

Juulsen et Alzner à l’infirmerie, la porte s’ouvre un peu plus pour Brook?

BROSSARD — Claude Julien l’a dit au début du camp, les postes disponibles pour les jeunes membres de l’organisation ne sont pas nombreux. Jusqu’ici, le défenseur Josh Brook est peut-être celui qui a obtenu la plus belle occasion de se démarquer parmi les espoirs du Tricolore.

Brook a passé les deux premiers jours du camp à la droite de Brett Kulak, dans ce qui pourrait composer la troisième paire de la brigade défensive de l’équipe.

Puisque les défenseurs Noah Juulsen et Karl Alzner ont raté la deuxième journée d’entraînement sur la glace au camp du Canadien, samedi, la porte semble encore un peu plus ouverte pour Brook. Toutefois, les vétérans Christian Folin et Mike Reilly ont aussi espoir d’obtenir un des sept postes en défensive.

D’ailleurs, Brook ne tient rien pour acquis même s’il est le seul jeune défenseur à avoir été placé avec un vétéran en ouverture du camp.

«Je ne veux pas en tirer de conclusion, a-t-il dit au sujet de la situation. Je veux simplement faire du mieux possible pendant le camp. Le choix des duos ne veut rien dire. C’est ce que vous faites pendant le camp qui compte.»

Brook a connu une dernière année spectaculaire au niveau junior, accumulant 16 buts et 59 aides en 59 rencontres avec les Warriors de Moose Jaw, dans la Ligue de l’Ouest. Il a aussi représenté le Canada au Championnat mondial junior.

Au printemps, il a profité d’un séjour avec le Rocket de Laval pour faire ses débuts dans les rangs professionnels. Il a amassé une aide en sept parties.

«Je suis arrivé ici avec plus de confiance en raison de ces sept matchs», a admis Brook.

«Le bâton sur la rondelle et écraser les joueurs contre la bande sont deux aspects importants pour lui, a ajouté Brook au sujet de l’entraîneur du Rocket, Joël Bouchard. J’ai travaillé là-dessus le plus possible.»

Julien a comparé le style de Brook à celui de Jeff Petry, un autre arrière droitier du Tricolore qui participe bien à la relance du jeu. Il est toutefois demeuré prudent concernant les possibilités de voir Brook commencer la saison avec le Canadien.

«La saison dernière, nous avons renvoyé (Victor) Mete (dans la Ligue américaine) pour travailler certains aspects de son jeu défensif et ça l’a beaucoup aidé, a rappelé Julien. Je pense que nous allons devoir faire la même chose avec Josh Brook. Nous allons le suivre pendant le calendrier préparatoire et évaluer l’état de son jeu.»

En ce qui concerne Juulsen et Alzner, Julien a indiqué que l’état de santé des deux défenseurs sera réévalué de manière quotidienne.

Juulsen est ennuyé par des maux de tête, tandis qu’Alzner a subi une blessure à l’aine.

Dans le cas de Juulsen, Julien a insisté pour dire que l’arrière âgé de 22 ans n’avait pas subi de commotion cérébrale. Rappelons que Juulsen a subi une blessure à la mâchoire en novembre dernier, puis a été ennuyé par des troubles de vision.

Juulsen a disputé 21 matchs avec le Canadien l’hiver dernier, amassant un but et quatre aides. Il avait ensuite participé à trois matchs du Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey, avant de devoir fermer les livres sur sa campagne 2019-20.

De son côté, Alzner espère se tailler un poste avec le Canadien, après avoir été rétrogradé dans les mineures pendant la majeure partie de l’hiver dernier. Il s’apprête à écouler la troisième année d’un contrat de cinq saisons lui rapportant un salaire moyen annuel de 4,625 millions $US.

Âgé de 30 ans, Alzner s’est blessé lors d’un exercice à l’entraînement vendredi. En ce qui concerne Juulsen, on ne sait pas exactement ce qui aurait pu provoquer ses maux de tête.

Canadien

Claude Julien voit des similarités entre Nick Cousins et Andrew Shaw

BROSSARD — Si le rôle exact qu’aura Nick Cousins dans la formation du Canadien au début de la saison n’est pas encore précis, les raisons qui ont mené à son embauche par l’équipe via le marché des joueurs autonomes cet été sont un peu plus claires.

Cousins aura vraisemblablement la tâche de combler le vide laissé par le départ d’un autre natif de Belleville, Andrew Shaw. Ce dernier a été échangé aux Blackhawks de Chicago le 30 juin.

«Il est capable de se salir le nez, a dit l’entraîneur-chef du Tricolore, Claude Julien, au sujet de Cousins. Il a aussi des habiletés offensives et peut marquer des buts.

«Nous croyons que c’est un joueur qui peut nous aider, surtout avec la perte de Shaw. C’est le type de joueur qui peut vous aider à gagner des matchs contre des équipes qui présentent un certain style.»

Cousins, qui a signé un contrat d’une saison d’une valeur d’un million $ US avec le Canadien le 5 juillet, a commencé le camp à la gauche de Nate Thompson et Dale Weise dans ce qui pourrait être une version, ou une partie d’un quatrième trio.

Âgé de 26 ans, Cousins croit que sa polyvalence fait de lui une option intéressante pour un entraîneur. Un peu comme Shaw, qui pouvait autant jouer sur le quatrième trio que livrer la marchandise dans un rôle offensif.

«Je pense que c’est un atout pour jouer dans cette ligue quand vous pouvez jouer sur n’importe quel trio, a affirmé Cousins, samedi. Je peux aussi jouer aux trois positions à l’attaque.

«Je suis un bon joueur complet, qui peut contribuer offensivement et défensivement. Je suis aussi un bon coéquipier. Je suis prêt à tout faire pour aider l’équipe à gagner.»

Shaw était également une personne très appréciée de ses coéquipiers. Il s’agit encore une fois d’une qualité qu’il semble partager avec Cousins.

«Il travaille fort à l’entraînement et pendant les matchs. Il est aussi un gars rassembleur dans le vestiaire. Il est vraiment drôle», a mentionné Max Domi, qui a côtoyé Cousins chez les Coyotes de l’Arizona après l’avoir affronté pendant deux saisons au niveau junior.

«Il dit moins de bêtises sur la glace (que Shaw), mais il travaille fort et trouve toujours le moyen d’irriter l’adversaire», a ajouté Domi.

Cousins a indiqué que Domi l’a accueilli à bras ouverts à Montréal.

«J’ai échangé des messages avec lui au cours de l’hiver pour lui demander comment ça se passait, a raconté Cousins. Je voyais qu’il avait du succès. Il brille sous les projecteurs. Il n’avait que de bonnes choses à dire et il adore faire partie du Canadien de Montréal.»

Shaw a aussi servi de bon vendeur pour le Canadien.

«Nous venons tous les deux de Belleville et nous nous entraînons ensemble pendant l’été, a noté Cousins. Il avait aussi que des bonnes choses à dire de Montréal. Nous avons le même style et j’espère livrer la marchandise comme il l’a fait.»

Choix de troisième tour des Flyers de Philadelphie en 2011, 68e au total, Cousins a récolté 31 buts et 42 aides en 259 rencontres dans la LNH avec les Flyers et les Coyotes.

Il sera intéressant de voir si Cousins est placé dans un rôle plus offensif au cours du camp. Shaw a eu du succès à la droite de Domi et Jonathan Drouin la saison dernière. Artturi Lehkonen occupe présentement ce poste.

«Avant de bien répondre, il faudra le voir dans les matchs préparatoires», a indiqué Julien après une question sur le rôle qu’il voyait Cousins remplir chez le Canadien.

Canadien

Alzner et Lindgren à la croisée des chemins

BROSSARD — Même s’ils n’en sont pas à leurs premiers pas avec le Canadien, le défenseur Karl Alzner et le gardien Charlie Lindgren arrivent au camp de la formation montréalaise avec la même mentalité qu’une verte recrue.

Alzner a été relégué au sein du Rocket de Laval dans la Ligue américaine l’hiver dernier, étant vraisemblablement dépassé par la nouvelle réalité de la LNH. Le défenseur âgé de 30 ans a changé son régime d’entraînement estival et espère mieux répondre aux exigences du Canadien, alors qu’il s’apprête à écouler la troisième d’un contrat de cinq saisons lui rapportant un salaire moyen annuel de 4,625 millions $US.

«À la place de faire des entraînements à 20 joueurs et de faire des exercices à trois contre deux ou des simulations de match, j’ai fait plus d’exercices à un contre un ou deux contre un avec un entraîneur spécialisé dans les habiletés, a raconté Alzner. Nous verrons ce que ça donne, mais je veux changer mon style un peu. Je veux être moins prudent que la saison dernière.»

La transition pourrait être difficile pour Alzner, qui n’était pas reconnu pour sa mobilité sur la patinoire. Il avait aussi fait sa place avec les Capitals de Washington en tant que défenseur défensif fiable, après avoir été sélectionné au cinquième rang du repêchage de 2007.

«Je me suis toujours fait une fierté de rester en arrière et de m’assurer de pouvoir donner la liberté aux autres joueurs de s’exprimer sur la glace, a noté Alzner, qui a indiqué avoir perdu un peu de poids cet été. J’adore cet aspect du jeu, mais je ne crois pas que ce soit encore suffisant aujourd’hui. Il y a peu de joueurs qui peuvent se contenter de ça.

«Chaque fois que je suis sur la glace maintenant, je veux tenter de faire quelque chose. Je ne veux pas aller sur la patinoire simplement pour faire ma présence. Je dois en faire un peu plus. Il reste à voir si je peux en offrir un peu plus à un haut niveau.»

De son côté, l’entraîneur Claude Julien a indiqué qu’Alzner allait obtenir une chance de se faire valoir et de gagner un poste au sein de la brigade du Tricolore.

«Quand vous embauchez un joueur, vous voulez que ça fonctionne, a insisté Julien. Nous aimerions qu’il vienne mêler les cartes et gagne un poste. Si c’est le cas, ça veut dire qu’il va rendre notre équipe meilleure.»

Kinkaid arrive

Pour sa part, Lindgren, 25 ans, espérait probablement que le Canadien lui fasse confiance après que l’équipe eut décidé de ne pas renouveler le contrat du vétéran Antti Niemi.

Lindgren a plutôt vu le poste d’adjoint à Carey Price être accordé à Keith Kinkaid, embauché le 1er juillet lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

«C’est comme ça dans la LNH, rien ne vous est donné, a dit Lindgren. C’est comme ça depuis que j’ai commencé à jouer au hockey. Vous devez aller sur la glace et tout gagner.»

Lindgren a été ralenti par les blessures la saison dernière, sa troisième dans la Ligue américaine. Il s’était retrouvé à l’infirmerie au début de la nouvelle année en raison d’un problème à la hanche. Il a dévoilé vendredi qu’il avait aussi été ennuyé par une blessure à une cheville pendant l’automne, ce qui a peut-être causé son problème à la hanche.

S’il a pu pleinement soigner ses blessures pendant l’été, le natif du Minnesota en a aussi profité pour prendre un peu de recul.

«Mentalement, je ne me suis jamais aussi bien senti, a affirmé Lindgren. Il y a des moments au cours des dernières années où je me laissais emporter par la frustration, ce qui pouvait affecter mon jeu.

«J’ai écrit à mon entraîneur au début de l’été pour lui demander sur quoi travailler. Il m’a dit de me concentrer sur mon état d’esprit. Ça m’a fait réfléchir. Je me sens mieux et je réalise à quel point je suis chanceux de gagner ma vie en jouant au hockey.»

S’il est convaincu qu’il a le talent pour jouer dans la LNH, Lindgren ne ressent pas l’urgence de s’imposer immédiatement dans la cour des grands. Alzner a aussi admis qu’il serait prêt à retourner avec le Rocket si c’était la décision prise par la direction de l’équipe. Ils ont un peu plus de deux semaines pour forcer le directeur général Marc Bergevin à leur faire une place dans la formation du Canadien.

Canadien

Pas beaucoup de postes disponibles dans la formation pour les espoirs du CH

BROSSARD — Claude Julien n'a pas l'intention de perdre trop de temps à faire des expériences au cours du camp du Canadien.

L'entraîneur-chef a rappelé que les postes vacants n'étaient pas très nombreux au sein de sa formation et qu'il voyait plutôt le camp du Tricolore comme l'occasion de mettre la table pour la saison.

«Nous n'avons pas 23 postes disponibles, nous en sommes tous conscients, a dit Julien au terme des premiers entraînements sur glace au camp du Canadien, vendredi. Nous avons la chance de commencer avec des trios que nous pensons pouvoir aimer.

«Ça ne veut pas dire que ça ne changera pas d'ici le début de la saison et que nous ne donnerons pas la chance à plusieurs joueurs de se battre pour des postes. Ces choses-là seront toutefois gérées en temps et lieu, de match en match.»

Trois trios semblent déjà bien définis du côté de l'offensive du Canadien. Phillip Danault est de retour au centre de Tomas Tatar et Brendan Gallagher, une unité qui a été la plus constante de l'équipe l'hiver dernier. Jonathan Drouin joue à la gauche de Max Domi et Artturi Lehkonen, tandis que Jesperi Kotkaniemi est au centre de Paul Byron et Joel Armia.

«J'espère que ça va débloquer un peu au niveau de sa production offensive, a dit Julien au sujet de Lehkonen. Chaque fin de saison, il commence à produire. S'il peut avoir un bon départ, ça devrait l'aider.»

Il y a ensuite congestion du côté de l'offensive pour les quelques derniers postes de soutien. Charles Hudon, Nick Suzuki, Jordan Weal, Nick Cousins, Nate Thompson, Dale Weise, Phil Varone, Ryan Poehling et Matthew Peca luttent vraisemblablement pour les postes sur le quatrième trio.

«C'est une équipe de la LNH, tout le monde au camp veut en faire partie, a rappelé Poehling. C'est un honneur de faire partie d'une équipe de la LNH, surtout quand il s'agit du Canadien de Montréal. Je veux rester moi-même et ne pas m'inquiéter avec les choses qui sont hors de mon contrôle.»

Les noms de Suzuki et Poehling sont bien sûr ceux qui retiennent l'attention dans le groupe luttant pour les derniers postes à l'attaque. Il sera intéressant de voir s'ils obtiennent l'occasion de se faire valoir avec des membres du top-9 lors des matchs préparatoires.

«S'ils peuvent faire le travail et prendre le poste à un autre joueur, nous allons devoir faire la bonne chose comme organisation et admettre qu'ils représentent une meilleure option, a dit Julien. C'est pour cette raison qu'ils sont au camp. Et si ça ne fonctionne pas, il y a un paquet de joueurs qui sont passés par la Ligue américaine pour s'habituer au calendrier, à affronter des hommes et à prendre du muscle, puis qui ont eu une belle carrière dans la Ligue nationale.

«Il n'y a pas de honte à passer par la Ligue américaine. C'est une occasion de construire les fondations de sa carrière.»

Du côté de la défensive, il semble y avoir une ouverture sur le flanc droit de la troisième paire, même si Julien a tenté de calmer le jeu à ce sujet. Derrière les duos Mete-Weber et Chiarot-Petry, on retrouvait Josh Brook à la droite de Brett Kulak, vendredi.

Mike Reilly, Christian Folin et Noah Juulsen devraient aussi avoir l'occasion de se faire valoir sur le flanc droit. Et Kulak ne doit rien tenir pour acquis.

Les choses débouleront rapidement pour le Canadien, qui sautera sur la glace du Centre Bell dès dimanche pour le traditionnel match Rouges contre Blancs. Le Tricolore disputera ensuite son premier match préparatoire lundi, face aux Devils du New Jersey.

«Si nous voulons progresser, si nous voulons participer aux éliminatoires, ce qui est notre objectif, nous allons devoir améliorer certaines choses, a rappelé Julien. Nous devons peaufiner certains détails. Nous voulons développer de bonnes habitudes sur la patinoire et c'est sur quoi nous avons travaillé aujourd'hui. Nous pourrons ensuite bâtir sur ces bonnes habitudes lors du calendrier préparatoire.»

Canadien

Des joueurs moins musclés et plus rapides

BROSSARD — Jesperi Kotkaniemi a dit avoir pris une dizaine de livres pendant l’été. Nick Suzuki a mentionné avoir franchi la barre des 200 livres. De son côté, Charles Hudon a raconté avoir perdu 17 livres, lui qui avait dû en gagner 10 l’été précédent à la demande du Canadien.

Hudon a notamment affirmé en début de semaine que sa perte de poids avait comme objectif de lui permettre de retrouver la vitesse qui avait fait son succès sur la glace à sa première campagne complète avec le Canadien.

Chaque joueur demeure unique, mais les programmes des préparateurs physiques de la formation montréalaise reflètent aujourd’hui la réalité de la LNH — une ligue où la vitesse est la clé.

«Nous voyons de moins en moins de joueurs très musclés, a noté Pierre Allard, directeur du volet science du sport et performances chez le Canadien. Il y a parfois un prix à payer quand vous gagnez trop en masse musculaire, surtout au niveau de la rapidité. Avec la rapidité du jeu, les joueurs travaillent avec des charges qu’ils peuvent déplacer rapidement.»

«Tous les joueurs sont déjà forts, et l’objectif est plutôt d’être rapide et agile, a renchéri le vétéran Nate Thompson. Si vous n’êtes pas rapide sur la glace, alors vous allez mal paraître.»

Toutefois, Allard a rappelé que les gains musculaires chez les jeunes joueurs ne représentaient pas nécessairement des risques au niveau de la vitesse, puisqu’ils étaient simplement liés à leur croissance naturelle.

«Il suit une progression normale pour un jeune joueur, a dit Allard au sujet de Kotkaniemi, qui a célébré son 19e anniversaire de naissance au cours de l’été. C’est normal de le voir prendre du poids. Je n’ai pas encore les résultats des tests. Mais je m’attendais à le voir gagner de la masse musculaire.»

Tests physiques au menu

Le Canadien lançait son camp en organisant des tests physiques, jeudi. Le test d’effort VO2max et le test anaérobie de Wingate sont habituellement ceux que les joueurs redoutent le plus.

«Tout est relatif. Il n’y a pas de test facile, mais si vous êtes en forme, ça ne devrait pas être trop difficile non plus», a noté Thompson.

«Je n’ai pas vu de joueurs vomir. C’est un bon signe!»

Il est vrai que contrairement à une certaine époque, les joueurs arrivent au camp déjà en pleine forme.

La saison du Canadien a pris fin le 6 avril. Allard a noté que le travail en gymnase avait repris environ trois semaines plus tard.

«Quand vous finissez votre saison plus tard, vous avez une période écourtée pour la préparation, a-t-il indiqué. Il y a des phases pour l’entraînement. Dans les six dernières semaines, vous travaillez plus sur des entraînements pour le retour sur la glace. Avant, c’est plus de la préparation pour des prises de masse ou de force. Quand une équipe se rend en finale de la Coupe Stanley, les joueurs couperont dans la phase de masse ou de force.»

Le Canadien participera à un premier entraînement sur glace vendredi. Il retrouvera ensuite ses partisans dimanche après-midi avec la présentation du match Rouges contre Blancs au Centre Bell. Le Tricolore disputera un premier match préparatoire lundi, face aux Devils du New Jersey. 

Canadien

Jesperi Kotkaniemi espère gagner plus de batailles le long des rampes

BROSSARD — Jesperi Kotkaniemi espère avoir fait le nécessaire pendant l’été pour éviter de connaître une autre baisse de régime en fin de saison, comme celle qui a mis une petite tache à son dossier lors de sa campagne recrue avec le Canadien de Montréal.

Après avoir causé la surprise du camp et connu de bons moments à sa première saison dans la LNH, Kotkaniemi a finalement manqué de carburant dans le dernier droit le printemps dernier.

Le joyau du Canadien a amassé 32 points à ses 65 premiers matchs, puis a finalement frappé un mur en mars, étant même laissé de côté par l’entraîneur Claude Julien à trois reprises en fin de campagne.

Kotkaniemi avait eu très peu de temps pour se reposer lors de l’été 2018, enchaînant les camps après avoir été sélectionné au troisième rang du repêchage par le Canadien.

Le centre âgé de 19 ans a finalement pu refaire le plein d’énergie au terme de la dernière campagne. Il a passé un peu de temps en vacances au Mexique et il a ensuite repris le collier à l’entraînement. Et cette fois, il trouve que l’été a été trop long.

«Nous allons devoir participer aux séries cette saison. J’ai trouvé les derniers mois longs», a noté Kotkaniemi.

Le Finlandais a néanmoins profité de ce long été pour ajouter un peu de muscle à sa charpente. Il a affirmé avoir pris une dizaine de livres et fait beaucoup de vélo pour améliorer son endurance.

«La saison dernière, je n’étais pas toujours assez fort physiquement. Avec des livres en plus, je devrais mieux me débrouiller», a-t-il mentionné.

«J’espère que les gars ne me bousculeront pas autant dans les coins cette saison.»

Kotkaniemi a finalement inscrit 11 buts et 23 aides à sa fiche en 79 parties l’hiver dernier. Puisque le Canadien n’a pas ajouté beaucoup de nouveaux éléments au cours de l’été, la direction espère que les jeunes joueurs pourront continuer à progresser et aider l’équipe à se tailler une place en séries éliminatoires cette saison.

Surtout employé comme centre du troisième trio l’hiver dernier, il sera intéressant de voir si le rôle de Kotkaniemi évoluera à sa deuxième saison dans la LNH. Kotkaniemi a notamment admis espérer avoir un rôle un peu plus important en avantage numérique.

«Il devrait être encore meilleur, non? Il a eu un bon été, ça se voit, a raconté le vétéran Nate Thompson. Il sait à quoi s’attendre et il connaît les rigueurs d’une longue saison. Il va bâtir là-dessus.

«C’est un joueur très talentueux qui va connaître une longue carrière», a-t-il ajouté.

Malgré son jeune âge, Kotkaniemi peut également servir de modèle pour les autres espoirs de l’organisation, qui lutteront à leur tour pour une place au sein du grand club.

Ryan Poehling et Nick Suzuki font partie de ce groupe de joueurs qui espèrent mêler les cartes lors du camp. Et pour Kotkaniemi, pas question de changer son approche, même si sa place dans la formation est déjà acquise cet automne.

«C’est la même chose pour tout le monde, a-t-il rappelé. Vous devez vous défoncer et montrer aux entraîneurs ce que vous avez dans le ventre. C’est la clé du succès», a-t-il dit.

Canadien

Harvey-Pinard veut prolonger son séjour au camp du CH

Rafaël Harvey-Pinard ne s’en cache pas, sa dernière année a été parfaite. Après avoir aidé les Huskies de Rouyn-Noranda à gagner la Coupe du Président et la Coupe Memorial, il a été repêché par le Canadien, l’équipe de son enfance.

Mais après le rêve vient le travail pour le natif de Jonquière. Il est rare qu’une équipe utilise un choix au repêchage sur un joueur âgé de 20 ans comme le Canadien l’a fait au septième tour en juin dernier. Harvey-Pinard espère récompenser le Tricolore pour la confiance qu’il a démontré envers lui en le sélectionnant.

«Je suis descendu de mon nuage et je suis prêt à travailler pour montrer ma valeur», a mentionné Harvey-Pinard, plus tôt cette semaine lors du début du camp des recrues.

«Je veux montrer qui est Rafaël Harvey-Pinard. Ce qui me démarque peut-être des autres joueurs, c’est mon éthique de travail. Je veux montrer ça sur la patinoire, montrer quel genre de joueur je suis, ma vision du jeu. Je vais donner mon 100 % pour ne pas avoir de regret. Je pense que c’est ça la clé du succès.»

Signe que son statut n’est pas différent des autres même s’il a été repêché plus tard que les meilleurs espoirs de l’équipe et que tous les joueurs sont traités de manière égale au cours du camp des recrues, Harvey-Pinard complète un trio avec deux des joyaux du Tricolore, Ryan Poehling et Nick Suzuki, depuis le début du camp des recrues. Harvey-Pinard a même touché la cible dans le revers de 4-2 du Canadien face aux espoirs de Sénateurs d’Ottawa, samedi.

Dimanche, lors du deuxième match du Bleu-blanc-rouge au tournoi des recrues, contre les espoirs des Jets de Winnipeg, Harvey-Pinard a été tout aussi impliqué, mais son équipe s’est inclinée 2-1. Alexandre Alain a été l’unique marqueur du Canadien, à la suite d’une passe de Jake Evans.

Pied d'égalité

«Je suis conscient que certains ont des habiletés différentes que d’autres. Je suis aussi conscient que le plafond de certains est plus bas que d’autres, a affirmé Joël Bouchard, qui supervise le camp des recrues du Canadien. Mon travail est de me donner le plus possible avec tous les joueurs. Je n’ai jamais respecté un entraîneur qui travaillait seulement avec deux ou trois joueurs et qui ne parlait pas aux autres. Pour moi, tout le monde est important.

«Que ce soit un joueur qui est ici grâce à un essai ou un choix de première ronde, ça ne me dérange pas. Je traite tout le monde de manière égale. Je travaille avec eux pour qu’ils s’améliorent.»

Tout indique que Harvey-Pinard passera une dernière saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avant de faire le saut dans les rangs professionnels. Il a été échangé aux Saguenéens de Chicoutimi en juin et l’équipe l’a immédiatement nommé capitaine.

Harvey-Pinard a toutefois espoir de mêler un peu les cartes.

«Les Saguenéens me l’ont dit avant que je parte, ils veulent que je donne tout, a raconté Harvey-Pinard. En tant que joueur de hockey, vous voulez toujours monter au plus haut niveau possible. Pour moi, ce serait la Ligue américaine. En cas de retour avec les Saguenéens, je n’aurais aucun problème. Nous avons une très belle équipe là-bas et nous pourrions nous rendre vraiment loin cette saison.»

Tout indique jusqu’ici qu’il pourrait prolonger son aventure dans l’entourage du Canadien pendant quelques jours de plus.

Canadien

Jake Evans espère être mieux outillé pour le hockey professionnel

L'accueil qu'a reçu Jake Evans à ses débuts dans le hockey professionnel l'an dernier n'a pas été des plus chaleureux.

À sa première sortie au camp des recrues du Canadien, l'attaquant avait encaissé une dure mise en échec et avait subi une commotion cérébrale. Evans a finalement disputé 67 matchs avec le Rocket de Laval la saison dernière, amassant 13 buts et 32 aides.

Samedi, dans le cadre du premier match du Tricolore au tournoi des recrues, à Belleville, Evans n'a pas été en mesure d'aider son équipe à l'emporter. Les espoirs des Sénateurs d'Ottawa ont eu le meilleur 4-2 grâce notamment à trois buts de Vitaly Abramov contre le gardien Cayden Primeau.

Rafaël Harvey-Pinard et Liam Hawel ont touché la cible pour le Canadien. Jonathan Aspirot, qui était celui qui avait envoyé Evans à l'hôpital l'an dernier, a marqué dans un filet désert en fin de rencontre.

Evans admet aujourd'hui que l'incident de l'an dernier lui a ouvert les yeux sur la qualité des joueurs chez les pros.

«Ils sont plus forts, plus rapides et plus talentueux, a expliqué Evans, plus tôt cette semaine. Il faut être rapide et intelligent.

«Il n'y a pas beaucoup de joueurs qui peuvent faire le saut directement dans la LNH et plusieurs doivent passer par la Ligue américaine pour s'ajuster à la vitesse du jeu et le niveau d'habiletés. C'est une grosse marche à monter. Mais au fur et à mesure de la saison, vous commencez à apprendre. Toutefois, c'est un gros ajustement.»

L'entraîneur du Rocket, Joël Bouchard, supervise à nouveau le camp des recrues du Canadien cette année. Il a raconté avoir donné des devoirs à ses joueurs pendant l'été et avoir été touché par les résultats à leur retour avec l'équipe cette semaine.

«La rencontre de fin de saison ne s'était pas déroulée comme je l'anticipais, a noté Evans. Bien sûr, (Bouchard) avait relevé des points positifs, mais il avait enchaîné avec une liste de points à travailler. De mon côté, je devais prendre du muscle et travailler sur mon tir.

«Il voulait que nous atteignions certains objectifs et à ce que j'ai remarqué, les gars qui jouaient avec le Rocket la saison dernière avaient la volonté d'y arriver.»

Evans s'est entraîné à Montréal en juin, puis a passé le reste de l'été dans sa région natale de Toronto. Là-bas, il a travaillé sous la supervision du préparateur physique des Canucks de Vancouver et a notamment pu côtoyer à l'entraînement Connor Brown, des Maple Leafs de Toronto, Nazem Kadri, de l'Avalanche du Colorado, ainsi que Sean Monahan et Mark Giordano, des Flames de Calgary.

«C'est certain que le Jake Evans de cette année n'est pas le même joueur que celui de l'an dernier, a indiqué Bouchard. Nous sommes très contents de sa progression et c'est à lui de continuer. C'est la même chose pour Cale Fleury, Alexandre Alain, Michael Pezzetta, Hayden Verbeek et tous les autres qui étaient avec nous l'an passé. Ils reviennent avec l'expérience du tournoi l'an dernier et savent à quoi s'attendre.

«Je le dis toujours, il n'y a pas d'université du hockey. Vous devez vivre des expériences, tomber et vous relever, être confrontés à des meilleurs que soit, des joueurs plus expérimentés, pour prendre de l'expérience. Il faut être capable d'apprendre lors des entraînements ou des tournois. Ce sont des expériences qui n'ont pas de prix. On ne peut pas payer pour aller à un camp des recrues. Vous devez mériter votre place et quand vous y êtes, le millage que vous prenez n'a pas de prix.»

Evans, qui est âgé de 23 ans, espère maintenant obtenir l'occasion de participer au camp du Canadien, ce qu'il n'a pas été en mesure de faire l'an dernier en raison de sa commotion cérébrale.

«Il y a des joueurs qui ont un style similaire au mien et que je peux observer, a mentionné Evans. Je peux voir comment ils se comportent autant sur la glace qu'à l'extérieur, comment ils prennent soin de leur corps.»

Après avoir vécu l'enfer des symptômes de commotion cérébrale l'automne dernier, Evans doit maintenant souhaiter demeurer en santé et faire bonne impression auprès de la direction du Canadien.

Canadien

Camp des recrues: Bouchard ne veut pas s'emballer trop vite

BROSSARD — L’engouement autour des espoirs du Canadien est probablement plus fort qu’il ne l’a été depuis un bon moment, mais Joël Bouchard n’est pas du genre à s’emballer trop rapidement.

Ryan Poehling et Nick Suzuki retiennent l’attention à l’attaque, Josh Brook et Cale Fleury sont intrigants à la ligne bleue et Cayden Primeau a une première occasion de faire ses preuves chez les professionnels. Ils participent tous au camp des recrues du Tricolore ce week-end et se retrouveront sous les projecteurs avant le début du «vrai» camp, jeudi prochain.

«Il faut faire attention. C’est seulement un week-end, a rappelé Bouchard, après le premier entraînement jeudi. Il y a des joueurs qui sont habitués à un certain calibre et qui arrivent ici. Il ne faut pas prendre ça trop au sérieux pour certains jeunes qui en sont à leur première expérience.»

Poehling et Primeau font partie de ceux qui en sont à leur premier camp, puisqu’ils ont suivi le parcours universitaire américain afin d’atteindre la LNH. Même s’il a pu participer aux camps estivaux de développement par le passé, Primeau a noté une différence dès le premier jour de son premier camp en tant que professionnel.

«C’est à un autre niveau, a-t-il indiqué. Je connais beaucoup de gars, de bons espoirs. De sauter sur la glace avec eux, c’est spécial.

«Je veux être comme une éponge et tout absorber au cours du camp. Le camp de développement sert de base pour l’été. Là, il est temps de montrer le travail accompli pendant l’été et de se préparer pour la saison.»

À la suite de l’embauche du vétéran Keith Kinkaid pour épauler Carey Price, tout indique qu’il y aura congestion devant le filet du Rocket de Laval. À moins d’une transaction d’ici l’ouverture de la saison, Primeau luttera avec Charlie Lindgren, Michael McNiven et Connor LaCouvee pour obtenir du temps de jeu dans la Ligue américaine.

«C’est normal qu’il y ait de la compétition à toutes les positions, a rappelé Bouchard, qui supervise le camp des recrues et qui est l’entraîneur-chef du Rocket. Il est sain d’avoir des joueurs qui se battent pour leur position dans l’échiquier, pour leur emploi. Autant en attaque qu’en défense que devant le filet, vous voulez de la compétition, que les joueurs se poussent et se démarquent.»

Deuxième camp

De son côté, Suzuki en sera à son deuxième camp avec le Canadien, qui avait acquis ses services des Golden Knights de Vegas dans l’échange impliquant Max Pacioretty, la veille du tournoi de golf de l’équipe en septembre dernier.

Suzuki a connu une saison remarquable au cours de l’hiver, aidant le Storm de Guelph à gagner le championnat de la Ligue de l’Ontario, étant nommé joueur par excellence des séries en cours de route. Suzuki et le Storm ont ensuite participé à la Coupe Memorial, à Halifax. Suzuki a aussi représenté le Canada au Championnat mondial junior en janvier, lors duquel le pays s’est classé sixième.

«À Halifax, nous étions sous les projecteurs. C’était une expérience importante pour moi, a raconté Suzuki. J’espère maintenant jouer au Centre Bell, là où les lumières brillent encore plus fort.»

Là où le contexte n’est pas le même pour Suzuki par rapport à l’an dernier, c’est que s’il ne se taille pas un poste avec le grand club, ce n’est pas dans le junior qu’il poursuivra son apprentissage, mais plutôt dans la Ligue américaine. Il a d’ailleurs pris les moyens au cours de l’été pour survivre à sa première campagne chez les professionnels.

«J’ai pris quelques livres. Je pèse au-dessus de 200 livres maintenant, a indiqué Suzuki, dont le poids se situait à 183 livres la saison dernière. Dans tous les tests, mes résultats étaient meilleurs qu’au camp de développement. Je suis plus fort et je suis resté plus longtemps sur le vélo. Je suis fier de ce que j’ai accompli.»

Il reste maintenant à Suzuki à prouver qu’il est prêt à commencer à la saison avec le Canadien en volant le poste à un vétéran.

«C’est lui qui tient le bâton, a admis Bouchard, avant de calmer le jeu. Il y avait aussi beaucoup d’engouement l’an passé avec (Jesperi) Kotkaniemi. C’est amusant, l’équipe a de bons joueurs, nous en sommes fiers. Mais de l’autre côté, c’est à eux à jouer et à s’adapter.

«Il faut prendre le temps qu’il faut. Je comprends qu’il y a des attentes. Ça fait partie du hockey, surtout à Montréal. De mon côté, je ne m’emballe pas trop vite avec les joueurs. Il y a un processus à respecter. Pour (Suzuki) comme pour les autres, ce sont ses performances, son adaptation. Il y a beaucoup de questions. Et c’est la même chose pour beaucoup de jeunes joueurs partout ailleurs dans la Ligue nationale.»

Canadien

Poehling croit avoir les capacités pour briller au camp des recrues

BROSSARD — Ryan Poehling compte déjà trois buts à sa fiche dans la LNH et sait que les attentes seront élevées alors qu'il se prépare à vivre une première saison dans la LNH.

Il est donc facile d'oublier que l'attaquant américain en est à son premier camp avec le Canadien.

Le Tricolore a lancé son camp des recrues jeudi. Un total de 27 joueurs vont participer à deux jours d'entraînement au Complexe sportif Bell avant de se rendre à Belleville pour un tournoi face aux espoirs des Sénateurs d'Ottawa et des Jets de Winnipeg au cours du week-end. Les espoirs du Canadien vont ensuite revenir au Québec et croiser le fer avec une équipe composée de joueurs de l'UQTR et des universités Concordia et McGill, mardi.

Poehling aura une longueur d'avance sur ses coéquipiers, alors qu'il est le seul à avoir goûté à la LNH. Croit-il être en mesure de briller au cours du camp des recrues?

«Oui, j'ai les capacités pour le faire, a-t-il dit au terme de son premier entraînement officiel sur glace de la nouvelle saison. Mais c'est aussi une occasion de retrouver mon synchronisme.

«Dans la LNH, vos coéquipiers sont aussi meilleurs. Dans un tournoi de recrues, tous les gars se battent pour une place. Quand ils font une erreur, ils s'en mordent vraiment les doigts. Je veux être un meneur et leur rappeler que les erreurs font partie du hockey.»

Lors du camp de développement du Tricolore en juin, Poehling, qui a été repêché en première ronde en 2017, ressemblait parfois à un homme jouant avec des enfants.

Sa performance lors du dernier match du Canadien la saison dernière, quand il a marqué trois buts en temps réglementaire avant d'ajouter le filet décisif en fusillade dans une victoire de 6-5 face aux Maple Leafs de Toronto, sert aussi d'argument pour prouver qu'il devrait commencer la saison avec le grand club.

«Ce qui me rend content dans ces trois buts, c'est qu'il les a marqués en jouant de la bonne façon, a mentionné l'entraîneur du Rocket de Laval, Joël Bouchard, qui est responsable du camp des recrues. Si ces trois buts avaient été le résultat de séquences à l'emporte-pièce à la Guy Lafleur, j'aurais dit que ce n'était pas réaliste pour le jeune.

«Mais il a marqué ces buts en allant au filet, en étant à la bonne place au bon moment, grâce à de bons lancers et de bons choix. Il n'y avait rien de spectaculaire, sauf que c'était du bon hockey.»

Bouchard a aussi rappelé qu'il n'était pas nécessaire pour un joueur de noircir la feuille de pointage à répétition au cours du week-end pour prouver sa valeur.

«Un joueur peut marquer un but et deux aides et vous allez penser qu'il a brûlé l'autre équipe et moi, je vais dire qu'il a des choses à travailler, a affirmé Bouchard. À l'inverse, un joueur parfois ne récoltera pas de point, mais je vais trouver qu'il s'est bien ajusté et qu'il a été très bon.

«Rappelez-vous (Jesperi) Kotkaniemi l'an passé. Il n'avait pas brûlé lors du premier match, mais il a quand même eu une bonne saison. Et j'avais dit après le premier match que la manière dont il s'était comporté démontrait qu'il était un "vrai" joueur. Ça se voyait tout de suite.»

Dans l'espoir d'être fin prêt pour sa première saison chez les professionnels, Poehling est arrivé à Montréal tôt en août. Il a travaillé avec les préparateurs physiques du Tricolore et est déjà très à l'aise dans son nouvel environnement.

«Habituellement pendant l'été, je ne passe pas beaucoup de temps sur la patinoire, a mentionné Poehling. Cette fois, j'ai beaucoup patiné ici. Je me suis beaucoup entraîné. J'ai la sensation d'être dans la meilleure forme possible.»

Âgé de 20 ans, Poehling a disputé trois saisons à l'université St. Cloud State, au Minnesota, avant de faire le saut dans les rangs professionnels. Il a admis qu'il avait encore parfois le mal du pays.

«J'ai adoré mon temps là-bas, pas le temps en classe, mais le temps avec les gars, a raconté Poehling. Maintenant que je suis ici, je pense à l'école. Avant, c'était l'inverse.

«J'ai passé tous mes étés à Lakeville (au Minnesota), a-t-il aussi rappelé. Quand je suis arrivé ici, j'étais un peu triste, mais Montréal est une ville où il est très agréable de passer du temps.»

Si Poehling trouve le moyen de répondre aux attentes, les amateurs de hockey montréalais vont rapidement l'adopter. Il ne s'ennuiera alors peut-être plus du Minnesota.

Canadien

Peca a travaillé à devenir un meilleur joueur de soutien

MONTRÉAL — Matthew Peca a passé une première saison complète dans la LNH l’hiver dernier, mais l’aventure n’a peut-être pas été pleinement satisfaisante pour l’attaquant franco-ontarien.

Écoulant la première année d’un contrat à un volet de deux ans à une valeur moyenne annuelle de 1,3 million $ US, Peca a été limité à seulement 39 rencontres avec le Canadien, récoltant trois buts et sept aides.

Après avoir connu un bon camp, il s’est finalement retrouvé dans la rotation des joueurs de soutien et il a notamment été écarté de la formation lors de 18 des 19 derniers matchs de la saison.

À deux semaines de l’ouverture du camp du Canadien, Peca ne se fait pas de souci avec ce qui l’attend.

«Mon rôle sera ce qu’il sera. Je suis prêt à tout», a-t-il dit plus tôt cette semaine, lors du tournoi de golf de Jonathan Drouin au profit des patients du CHUM.

Après un été un peu trop long à son goût, faute de l’échec du Tricolore à se qualifier pour les séries, Peca a un seul objectif en tête.

«J’ai travaillé toutes les facettes de mon jeu, que ce soit offensivement ou défensivement, pour m’aider à rester dans la formation», a affirmé Peca, qui a partagé son temps entre Montréal et la région d’Ottawa pendant la saison estivale.

«J’ai fait un peu de tout - du conditionnement physique et beaucoup de vidéo.»

Au cours de son parcours qui l’a mené à la LNH, Peca a toujours été un joueur productif à l’attaque. Il a récolté 143 points en 157 matchs à l’Université Quinnipiac, dans la NCAA, puis 134 points en 204 rencontres avec le Crunch de Syracuse, dans la Ligue américaine de hockey.

Âgé de 26 ans, Peca semble avoir compris au cours de la dernière année que s’il veut s’établir dans la LNH, son rôle sera plutôt celui d’un joueur de soutien. Il a d’ailleurs expliqué qu’il avait axé son travail estival dans l’objectif d’être plus utile dans ce rôle.

«Je me suis plus préparé pour être sur la troisième ou la quatrième ligne, a-t-il admis lorsque questionné à savoir si sa préparation avait été différente des autres années. L’an dernier, je n’avais pas un bon style de joueur pour ce rôle. Cet été, j’ai porté attention à ce qu’il faut faire pour être plus efficace dans ce rôle.

«Il faut que je sois rapide et difficile à affronter, bon lors des mises au jeu et en zone défensive. C’est une question de possession de rondelle.»

Malgré le départ de Nicolas Deslauriers et Andrew Shaw, échangés respectivement aux Ducks d’Anaheim et aux Blackhawks de Chicago, la compétition sera féroce lors du camp pour les quelques postes disponibles au sein de l’offensive du Tricolore. Dale Weise sera de retour, tandis que les contrats de Charles Hudon, Nate Thompson et Jordan Weal ont été renouvelés. Le Canadien a également embauché Nick Cousins.

C’est sans compter les plus jeunes, comme Nick Suzuki et Ryan Poehling, qui voudront prouver qu’ils peuvent commencer la saison avec le Canadien.

Mais ce n’est pas ça qui va ébranler Peca.

«L’an dernier, il y avait beaucoup de compétition à l’interne et le camp avait été intense, a rappelé Peca. Ensuite, les gars étaient prêts pour la saison. J’espère que ce sera la même chose cette année.»

Canadien

Jonathan Drouin veut simplifier son jeu

LAVAL — Jonathan Drouin croit avoir pris les moyens pour éviter de revivre une traversée du désert comme celle qu’il a connue en fin de campagne le printemps dernier.

La saison dernière, sa deuxième avec le Canadien, Drouin a récolté 46 points à ses 55 premiers matchs, avant de finalement noircir la feuille de pointage seulement trois fois à ses 26 dernières parties, ajoutant sept points à sa fiche.

L’attaquant âgé de 24 ans a côtoyé l’entraîneur adjoint Dominique Ducharme pendant l’été afin de regarder des séquences vidéo. L’un des points notés pendant ces séances a été l’importance pour Drouin de simplifier son jeu.

«Il y a des moments où je complique les choses, a dit Drouin jeudi, avant de participer à la deuxième édition d’un tournoi de golf portant son nom et dont les profits vont aux patients du CHUM. C’était un problème que j’avais dans le junior et à mes débuts dans la LNH. C’est parfois mieux de faire le jeu simple, même s’il est moins spectaculaire.

«Nous avons cherché des moyens pour que je sois plus efficace avec et sans la rondelle. Ce n’est pas d’être plus conservateur. [...] C’est de ne pas compliquer les choses, d’être plus efficace.»

L’entraîneur-chef Claude Julien a aussi participé à quelques séances vidéo avec Drouin et Ducharme pendant l’été. Il apprécie le fait que le jeune homme fait tout en son possible pour continuer de se développer.

«Il doit se rendre plus souvent dans les zones dangereuses et il le sait, a dit Julien. Il a le talent pour faire des jeux. Et nous ne lui avons pas uniquement montré des choses qu’il doit améliorer, mais aussi des choses qu’il fait bien pour lui expliquer comment il a aidé l’équipe.»

«Je ne peux pas être un joueur qui reste en périphérie, a renchéri Drouin. Les meilleurs joueurs du circuit vont chercher 15 ou 20 points dans l’enclave. Ça fait une différence. Je ne peux pas toujours y aller pour le jeu spectaculaire. Je dois être plus efficace et me rendre dans les zones dangereuses.»

Pendant que Drouin broyait du noir dans le dernier tiers de la campagne, le Canadien luttait pour une place en séries. L’équipe est arrivée tout juste à court de son objectif.

«Qui sait? Si je n’avais pas eu cette glissade d’une trentaine de matchs en fin de saison, peut-être que nous n’aurions pas raté les séries», a mentionné Drouin.

C’est avec une telle remarque que l’on peut comprendre à quel point Drouin se met de la pression sur les épaules et a le succès de l’équipe à coeur. Il a d’ailleurs répété jeudi qu’il adorait jouer à Montréal.

Toutefois, Drouin s’explique toujours mal cette baisse de régime dans le dernier droit qui a fait de lui l’un des boucs émissaires de l’échec du Tricolore dans sa quête de participer aux séries.

«Si j’avais trouvé une explication, la séquence aurait été plus courte, a noté Drouin. Je me suis peut-être mis trop de pression sur les épaules quand ça n’a pas fonctionné pendant cinq ou six matchs, puis ça s’est étiré sur 25 matchs.»

Drouin espère ne pas revivre la même situation cette saison. Il croit avoir fait le nécessaire pendant l’été pour y arriver, autant grâce à son travail avec Ducharme qu’à sa préparation physique. L’objectif du natif de Sainte-Agathe-des-Monts est donc clair pour la saison 2019-20.

«C’est peut-être un cliché, mais je veux être constant pendant 82 matchs, a dit Drouin. Je ne veux rien laisser me déconcentrer sur la patinoire et à l’extérieur. Et pour l’équipe, nous voulons faire les séries. Nous sommes passés tout près la saison dernière. Tout le monde veut donc en donner un peu plus cette saison pour y arriver.»

«Il veut s’améliorer et être un joueur d’impact, a ajouté Julien. Il est encore très jeune et nous aimons la direction qu’il prend. Il s’est pris en main. Il veut être un bon joueur de hockey et ce sont des signes encourageants pour l’avenir.»

Canadien

Michael McCarron accepte un contrat à deux volets du CH

MONTRÉAL — L’attaquant Michael McCarron a accepté un contrat d’une saison à deux volets du Canadien de Montréal.

L’entente rapportera 700 000 $ US à McCarron dans la LNH et 125 000 $ dans la Ligue américaine. McCarron est toutefois assuré de toucher un minimum de 150 000 $.

Âgé de 24 ans, McCarron a disputé la saison 2018-19 avec le Rocket de Laval, amassant sept buts et 21 points en 32 rencontres avec le club-école du Tricolore.

Originaire de Grosse Pointe, au Michigan, McCarron a participé à 69 matchs en carrière dans la LNH, récoltant huit points, dont deux buts.

Le patineur de six pieds six, 230 livres a été un choix de premier tour, 25e au total, en 2013.

Canadien

Marc Bergevin n'a pas eu à vendre longuement Montréal à Ben Chiarot

MONTRÉAL — Les impôts. La passion des partisans. Les médias. La culture et la langue. Autant de raisons souvent invoquées pour expliquer pourquoi les joueurs autonomes de la Ligue nationale de hockey boudent Montréal. Ben Chiarot ne craint rien de tout ça.

«Les gars ont leurs raisons de ne pas venir. À mes yeux, il s’agit d’une grande ville qui adore le hockey et d’une équipe qui s’approche d’une participation aux séries. Il n’y avait rien qui pouvait me faire hésiter à venir à Montréal», a-t-il déclaré aux représentants des médias venus le rencontrer au Complexe sportif Bell de Brossard.

«Je connais Joel Armia, qui est devenu un ami quand j’ai joué avec lui à Winnipeg, et Nate Thompson m’a aussi contacté, a confié le nouveau venu. Ils n’ont pas eu à me vendre la ville : quand on vous offre l’occasion de jouer pour le Canadien, c’est enivrant. Je n’ai pas eu à me faire convaincre pour venir jouer ici.»

Le nouveau no 8 du Tricolore — il a revêtu son nouveau chandail pour la première fois — avait bien peu de critères quant au choix de sa nouvelle destination.

«Ce que je voulais avant tout, c’était une bonne équipe, a dit le défenseur de 28 ans. C’était important pour moi. De pouvoir jouer dans une ville comme Montréal, une équipe parmi les six équipes originales, c’était une excellente occasion pour moi, mais également pour ma famille.

«C’était important de me retrouver dans un gros marché de hockey, où ça compte, a-t-il renchéri. J’adore la pression. Il n’y a rien comme jouer un samedi soir au Centre Bell. C’est l’une des principales raisons qui m’ont fait venir ici.»

Chiarot est souvent revenu sur la qualité de la formation du Tricolore, notamment sur les présences de Carey Price et de Shea Weber dans la formation.

Vers les séries

«Quand je suis venu jouer ici avec les Jets, ils nous avaient complètement dominés. Je pense qu’ils nous avaient battus lors des deux rencontres la saison dernière. C’est une équipe rapide, qui compte sur le meilleur gardien au monde devant le filet, et je vais tenter de faire ma part en défense. C’est une équipe qui se dirige assurément vers les séries; elle est passée vraiment près l’an dernier avec 96 points. [...] Ça me rappelle un peu la situation dans laquelle nous nous trouvions à Winnipeg il y a quelques années, avec plusieurs jeunes joueurs et quelques bons leaders, comme Shea Weber et Price.»

L’arrière gaucher de six pieds, trois pouces et 219 livres a pris du galon au cours des dernières campagnes avec les Jets, si bien qu’il avait un temps de glace moyen de tout près de 20 minutes par rencontre, malgré la présence de défenseurs comme Jacob Trouba, Tyler Myers et Dustin Byfuglien. Il a bien eu quelques discussions avec Claude Julien, mais son rôle avec le CH reste à être défini.

«Il n’y a rien de précis à ce stade-ci. Je crois fermement que tu dois mériter ce que tu reçois. Quand tu es nouveau dans un club, il n’y a rien de garanti. Tu dois mériter ton temps de jeu et je ne ferai pas exception à cette règle. Nous avons discuté vaguement de mon rôle avec Claude et Marc, mais je préfère garder ces discussions entre nous. Nous le verrons une fois que la saison commencera.

«Quand tu obtiens plus d’occasions de te faire valoir, tu peux prouver que tu peux élever ton jeu d’un cran, a-t-il ajouté au sujet de sa dernière saison à Winnipeg, où il a établi des sommets personnels avec cinq buts et 15 aides dans un rôle défensif. En parlant avec Claude, c’est ce dont je lui ai fait mention : que je voulais jouer, car je ne crois pas avoir plafonné. Je peux apprendre d’un gars comme Shea Weber. Je ne crois pas qu’il y ait meilleur candidat à épier pour moi.»

Les Jets appréciaient d’ailleurs suffisamment son travail pour lui faire une nouvelle offre de contrat. Pourquoi a-t-il quitté alors?

«Nous avions un excellent groupe de défenseurs à Winnipeg : Trouba va probablement être le no 1 à New York et Myers fera partie de la première paire à Vancouver. Alors il faut profiter de chaque occasion qui se présente — ce que j’ai fait au cours des deux années précédentes. L’an dernier, j’ai finalement obtenu un rôle plus important. Ceci étant dit, l’occasion offerte par le Canadien était très attirante à mes yeux, et c’est pourquoi je l’ai choisie. En plus, elle me permettait d’évoluer pour une grande ville et au sein d’une équipe en ascension.»

***

Ben Chiarot, défenseur gaucher

28 ans (9 mai 1991)

6'3'', 219 lbs

Choix de 3e tour, 120e au total, par les Thrashers d'Atlanta en 2009.

12 buts, 52 aides, 64 points, 192 minutes de pénalités en 305 matchs avec les Jets de Winnipeg.

Contrat de 3 ans, 10,5 M $US (3,5 M $/saison)

Canadien

Armia et Lehkonen souhaitent en donner plus offensivement

MONTRÉAL — Conscients qu’il est toujours possible de faire mieux, Joel Armia et Artturi Lehkonen ont tous deux exprimé un désir de contribuer un peu plus aux succès du Canadien de Montréal la saison prochaine.

Après avoir signé chacun une nouvelle entente de deux saisons avec le Canadien jeudi, les deux attaquants finlandais ont affirmé être heureux de prolonger leur aventure avec l’équipe. Et ils savent qu’une bonne production lors des prochaines campagnes sera payante lors des prochaines négociations de contrat.

Armia, qui est âgé de 26 ans, a établi un sommet personnel la saison dernière avec 13 buts. Il a aussi marqué ses deux premiers filets en avantage numérique dans la LNH. Il a toutefois laissé plusieurs amateurs sur leur faim, alors qu’il a manqué de finition autour du filet adverse.

De son côté, Lehkonen, 24 ans, a accumulé 11 buts et 31 points, mais sa campagne a été marquée par une disette de 29 rencontres sans toucher la cible.

«Je n’étais pas heureux avec ma production, avec mon nombre de buts à la fin de la saison, a dit Lehkonen vendredi lors d’une conférence téléphonique. Je sais que je peux faire beaucoup mieux à ce niveau.»

Armia a noté que l’objectif est toujours de s’améliorer d’année en année. Il a indiqué ne pas avoir changé son programme estival, sauf «peut-être que je suis retourné sur la glace un peu plus tôt». Selon lui, le travail à faire n’est pas au niveau physique, mais plutôt psychologique.

«Quand vous obtenez une occasion, vous devez avoir la conviction que vous allez marquer, a-t-il affirmé. Vous devez être prêts chaque fois que vous obtenez une occasion. C’est quelque chose à laquelle je pense un peu plus cet été.»

D’un point de vue global, Armia et Lehkonen ont répété que l’objectif du Canadien était de participer aux séries en 2019-20.

«Nous étions sur le bon chemin la saison dernière et nous sommes passés très près d’y arriver, a rappelé Armia. Nous devons enchaîner et faire un peu mieux.»

Déçu pour Shaw

Lehkonen a admis qu’il «aurait été heureux» si le Tricolore avait été en mesure de mettre la main sur son compatriote Sebastian Aho grâce à son offre hostile. Il était aussi déçu de voir partir Andrew Shaw, échangé aux Blackhawks de Chicago le 30 juin.

«Je lui ai parlé un peu. C’est dommage de le voir partir, a admis Lehkonen au sujet de Shaw. C’est la réalité du hockey. Vous allez parfois voir vos amis partir. J’ai hâte de jouer contre lui. Ça devrait être amusant!»

Lehkonen devra attendre au 15 janvier avant d’avoir l’occasion de croiser Shaw sur la patinoire. Le Canadien en sera à son 48e match de la campagne. D’ici là, Lehkonen et Armia espéreront sûrement être déjà en voie de fracasser des sommets personnels à l’attaque.

Canadien

Le Canadien octroie des contrats de deux saisons à Armia et Lehkonen

MONTRÉAL — Le Canadien a octroyé des contrats de deux saisons aux attaquants Joel Armia et Artturi Lehkonen, qui étaient des joueurs autonomes avec compensation. L'équipe a annoncé la nouvelle jeudi.

Armia touchera 5,2 millions $ pendant la durée du contrat, tandis que Lehkonen recevra un salaire total de 4,8 millions $.

Armia, qui est âgé de 26 ans, a établi un sommet personnel la saison dernière au chapitre des buts (13). Il a également ajouté 10 mentions d'aide et totalisé 23 points à sa première saison avec le Tricolore.

Le Finlandais a marqué 39 buts et récolté 42 mentions d'assistance en 237 matchs en carrière dans la LNH avec les Sabres de Buffalo, les Jets de Winnipeg et le Canadien.

L'attaquant de six pieds, quatre pouces et 210 livres avait été acquis des Jets en juin 2018 en compagnie du gardien de but Steve Mason, d'un choix de septième tour au repêchage de la LNH en 2019 et d'un choix de quatrième tour en 2020, en retour du défenseur Simon Bourque.

Armia a été sélectionné au premier tour, 16e au total, par les Sabres lors de l'encan de la 2011.

De son côté, Lehkonen, qui est âgé de 24 ans, a accumulé 11 buts et 20 aides en 82 matchs l'hiver dernier.

Également originaire de Finlande, Lehkonen a disputé 221 matchs en carrière avec le Canadien, marquant 41 buts et amassant 80 points en trois saisons.

Lehkonen a été sélectionné par le Canadien en deuxième ronde du repêchage de 2013, 55e au total.

Canadien

Lehkonen, Armia et Hudon soumettent leur cause à l'arbitrage salarial

MONTRÉAL — Les attaquants du Canadien de Montréal Artturi Lehkonen, Joel Armia et Charles Hudon ont soumis leur cause à l'arbitrage salarial, vendredi. Toujours sans contrat avec la formation montréalaise, les trois joueurs autonomes avec compensation pourront obtenir une audience devant un arbitre s'ils ne décrochent pas un nouveau contrat d'ici là.

Les joueurs de la LNH avaient jusqu'à vendredi pour signifier leurs intentions.

Lehkonen vient de connaître la meilleure saison en carrière au chapitre des points avec un total de 31. Il a disputé les 82 matchs du Canadien, récoltant 11 buts et 20 aides. Le Finlandais de 24 ans vient d'écouler son contrat d'entrée dans la LNH.

Armia a été acquis des Jets de Winnipeg le 30 juin 2018. Il a obtenu 13 buts, un sommet en carrière, et 23 points en 57 parties avec le Tricolore. Âgé de 26 ans, Armia a empoché 1,85 million $ US l'an dernier.

Hudon a quant à lui connu une saison 2018-19 difficile avec le Bleu-blanc-rouge. Après avoir amassé 30 points l'année précédente, le Québécois de 25 ans a inscrit trois buts et cinq points en 32 matchs. Il a été rayé de la formation lors des 22 dernières parties de l'équipe.

Canadien

Le Canadien offre un contrat de trois saisons au défenseur Ben Chiarot

MONTRÉAL — À défaut d’avoir pu mettre le grappin sur l’attaquant Sebastian Aho, le directeur général du Canadien Marc Bergevin a pu renforcer le flanc gauche à la ligne bleue jeudi.

Le Tricolore a conclu une entente de trois saisons d’une valeur annuelle moyenne de 3,5 millions $US avec le défenseur Ben Chiarot, a annoncé l’organisation par voie de communiqué.

Bergevin a décrit Chiarot comme étant «un défenseur solide et très fiable, (qui) comble un besoin pour notre équipe».

Le défenseur de six pieds, trois pouces et 219 livres a inscrit cinq buts et récolté 15 mentions d’aide en 78 matchs la saison dernière avec les Jets de Winnipeg. Le hockeyeur âgé de 28 ans apportera de la robustesse en défensive, après avoir écopé 62 minutes de punition et terminé au troisième échelon des Jets avec 171 mises en échec la saison dernière. Il s’est aussi signalé en terminant deuxième de son équipe au chapitre des tirs bloqués, avec 139.

Chiarot totalise 12 buts, 52 passes et 192 minutes de punition en 305 parties en carrière en saison régulière dans la LNH, toutes avec les Jets. Il a également ajouté trois mentions d’aide et 17 minutes de punition en 24 rencontres éliminatoires en carrière.

Chiarot, qui est originaire de Hamilton, en Ontario, a été sélectionné en quatrième ronde, 120e au total, par les défunts Thrashers d’Atlanta lors du repêchage de la LNH en 2009.

LNH

Danault ne s’attendait pas vraiment à avoir Aho comme coéquipier

Le joueur de centre du Canadien de Montréal Phillip Danault ne s’attendait pas vraiment à avoir Sebastian Aho comme coéquipier au prochain camp d’entraînement du Bleu-Blanc-Rouge même si le dg Marc Bergevin avait fait une offre hostile au Finlandais de 21 ans. Son équipe, les Hurricanes de la Caroline, a égalé l’offre de contrat de cinq ans d’une valeur moyenne de 8,454 millions $ par année moins de 24 heures plus tard.

«C’est un très bon joueur, mais je pense que c’était normal que la Caroline égale l’offre... Moi, j’ai toujours cru qu’ils égaleraient l’offre. Pour ce qui est de voir Aho arriver à Montréal, disons que je gardais mes espoirs assez bas!», a illustré Danault en marge de la cinquième Soirée des étoiles qui réunissait plusieurs hockeyeurs de la LNH, vedettes de la télésérie Lance et Compte et d’autres étoiles sportives mardi soir dans les locaux du concessionnaire Mercedes-Benz de Québec.

«Une offre hostile comme ça, ça démontre que Marc veut gagner à court terme et c’est encourageant de voir ça», a aussi ajouté le Victoriavillois à propos de ce qu’il percevait du geste de Bergevin. Il ne s’inquiète pas non plus que son patron n’ait pas réussi à mettre la main sur beaucoup de joueurs autonomes sans compensation. «Ce n’est pas très grave, on a beaucoup de jeunes prometteurs.»

De toute manière, malgré l’échec du pari Aho, Danault s’attend à voir Bergevin tenter autre chose. «J’imagine que Marc va faire quelque chose vu qu’il a libéré de l’espace sous le cap salarial», poursuit-il en faisant référence à la transaction qui a renvoyé son ami Andrew Shaw vers les Blackhawks de Chicago en échange de choix au repêchage.

«Quand Marc a échangé Shaw, je me suis dit : «Ça y est, il va faire un gros move», poursuit-il, avouant qu’il était triste du départ de celui qu’il considère comme son meilleur ami. «C’est mon meilleur chum à vie! Tout ça avait commencé quand on jouait tous les deux à Chicago, puis s’était poursuivi à Montréal. Ma femme est extrêmement triste elle aussi, car elle et l’épouse d’Andrew sont aussi de très bonnes amies.»

Départ de Pavelski

Initiateur de la Soirée des étoiles au profit du Patro Laval, l’ex-Remparts et défenseur des Sharks de San Jose Marc-Édouard Vlasic a lui aussi perdu quelques coéquipiers au cours des derniers jours avec les signatures de plusieurs joueurs autonomes. L’attaquant et capitaine Joe Pavelski a pris la route des Stars de Dallas alors que l’ailier Gustav Nyquist, qui n’était à San Jose que depuis le mois de février, repart pour signer un contrat avec les Blue Jackets de Columbus.

«Les contrats, c’est quelque chose d’individuel. Joe est parti parce qu’il voulait un contrat de trois ans et que c’était impossible, avec le cap salarial, à San Jose. J’ai passé beaucoup de temps avec lui et c’est certain que c’est décevant de voir des joueurs partir. Mais quand ça fait 13, 14 ans que tu es là, tu en vois beaucoup partir», a résumé celui qui a passé toute sa carrière avec les Sharks. «Moi, je ne m’attends à rien. C’est comme pour [Patrick] Marleau, tout le monde s’attendait à ce qu’il reste ici après 19 ans, mais il est quand même parti à Toronto. Joe aussi, le monde pensait qu’il allait rester», ajoute Vlasic, qui jure n’avoir aucun intérêt pour le «C» qui ornait le chandail de Pavelski.

Vlasic s’est cependant dit heureux de voir le défenseur Erik Karlsson, obtenu il y a moins d’un an des Sénateurs d’Ottawa, ratifier une nouvelle entente de huit ans avec les Sharks. «Qu’il revienne, c’est une bonne nouvelle. Il amène beaucoup d’offensive et est très efficace en avantage numérique», poursuit-il, avouant tout de même qu’il ne suivait pas beaucoup les mouvements de personnel durant la saison morte. «Quand ma saison est finie, je ne regarde plus rien de la Ligue nationale. Mes amis me le disent, comme par exemple que Karlsson a signé», indique celui qui passe tous ses étés à Québec et se rapporte à son équipe une journée avant le début du camp d’entraînement.

Du changement à Columbus

Quant au défenseur David Savard des Blue Jackets de Columbus, il a vu son équipe s’enrichir de Nyqist, mais perdre du même coup trois gros morceaux : les attaquants Matt Duchene et Artemi Panarin et le cerbère Sergei Bobrovsky. «On s’y attendait un peu, on avait reçu ce message-là. Ça arrive dans toutes les équipes. Ça fait partie de la business. C’est certain que ça donnera un visage différent à l’équipe, mais c’est peut-être l’effet des jeunes qui ont poussé durant la saison», a-t-il analysé.

«Le style de jeu va peut-être changer et retourner vers une équipe plus travaillante, mais, personnellement, je n’ai pas de crainte pour l’an prochain. Je crois que nous ferons les séries. Ce sera à nous d’arriver en «shape» au camp d’entraînement», poursuit-il.

Le natif de Saint-Hyacinthe dit pour sa part suivre les signatures durant la saison morte et il avoue lui aussi que, comme Danault, il avait de la difficulté à visualiser Sebastian Aho dans l’uniforme des Canadiens. «C’est un excellent joueur et j’avais de la misère à croire que la Caroline allait le laisser partir», conclut-il.

LNH

Aho restera en Caroline

À en croire les dirigeants des Hurricanes de la Caroline, le Canadien et Marc Bergevin s’en sont fait passer une petite vite par l’agent de Sebastian Aho.

Moins de 24 heures après que la formation montréalaise eut déposé une offre hostile à Aho, qui était joueur autonome avec compensation, les Hurricanes ont confirmé leur intention d’égaler l’offre à l’intérieur du délai permis de sept jours.

À LIRE AUSSI : Le Canadien fait une offre hostile à Sebastian Aho

«Nous avions dit dès le début que nous égalerions toute offre, a affirmé le directeur général des Hurricanes, Don Waddell, lors d’une conférence téléphonique. Nous savions que c’était une possibilité en raison des nombreux joueurs autonomes avec compensation disponibles. Mais personne ne devrait être surpris de nous voir égaler l’offre.»

Le Canadien avait causé une onde de choc à travers la LNH quelques heures après l’ouverture du marché des joueurs autonomes, lundi, en offrant un contrat de cinq saisons d’une valeur moyenne annuelle de 8,454 millions $ US à Aho.

L’équipe espérait que la structure du contrat allait faire pencher la balance. Selon ce qui a été rapporté, Aho recevra 21,87 millions $ lors de la prochaine année, ce qui aurait pu constituer un problème budgétaire pour les Hurricanes. C’est loin d’être le cas, a affirmé le propriétaire de l’équipe Tom Dundon.

«Le fait qu’on me demande si le montant de 20 millions de dollars représente beaucoup d’argent pour moi ou les Hurricanes explique peut-être pourquoi nous nous sommes retrouvés dans cette situation, a mentionné Dundon. Ce n’est pas un problème. Je suis très chanceux d’être dans cette position. Je sais que ça sonne terrible, mais signer ce chèque, ce n’est rien pour moi.»

Il semble plutôt que l’agent d’Aho, Gerry Johansson, ait exploité les subtilités de la convention collective pour obtenir le contrat qu’il souhaitait voir son client signer.

«Malheureusement, son agent a cru que c’était la meilleure solution, a dit Waddell. Il a décidé de vendre ce concept à une équipe en sachant, comme tout le monde, que ça n’allait pas fonctionner.»

Waddell a noté qu’il espérait mettre sous contrat Aho pour le maximum permis de huit saisons, mais que la valeur moyenne annuelle du contrat n’était pas très loin de ce qui avait été offert par le Canadien au joueur finlandais.

De son côté, Bergevin avait affirmé, lundi, qu’Aho voulait jouer pour son équipe. Aux dires des Hurricanes, c’est faux.

«Il n’existe pas de scénario selon lequel Sebastian Aho ne veut pas jouer pour les Hurricanes, a dit Dundon. Il a le droit d’utiliser les articles de la convention collective pour obtenir le plus d’argent de notre part. C’est tout ce qui s’est produit. Je n’ai pas entendu Sebastian Aho dire ça (qu’il veut jouer pour le Canadien). S’il l’avait dit, ce serait différent, mais c’est faux. Un agent l’a dit et il n’a aucune crédibilité.»

L’offre hostile acceptée par Aho était la neuvième à travers la LNH depuis l’instauration du plafond salarial en 2005-06, la première depuis 2013. Une seule offre hostile au cours de cette période n’a pas été égalée, celle des Oilers d’Edmonton en 2007 pour l’acquisition de Dustin Penner, des Ducks d’Anaheim.

«Tout le monde veut améliorer son équipe, a noté Dundon. Nous avons analysé tous les moyens pour améliorer la nôtre et n’avons jamais conclu que la meilleure solution était une offre hostile.

«Je ne crois que pas c’est une bonne stratégie. Il a déjà été prouvé que c’est une perte de temps. (Le Canadien) avait le droit de le faire s’il croit que c’était la meilleure façon d’améliorer son équipe. Nous avons une philosophie différente.»

Aho, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance le 26 juillet, a établi des sommets personnels la saison dernière avec 30 buts, 53 aides et 83 points en 82 matchs. Il a ajouté cinq buts et sept aides en 15 matchs des séries.

Le Canadien aurait sacrifié un choix de première ronde, un choix de deuxième ronde et un choix de troisième ronde si les Hurricanes n’avaient pas égalé l’offre hostile.

L’équipe n’avait toujours pas réagi à la décision des Hurricanes au moment d’écrire ces lignes, se contentant de prendre acte de la nouvelle par le biais de son compte Twitter.

Canadien

Le Canadien fait une offre hostile à Sebastian Aho

BROSSARD — Le directeur général du Canadien Marc Bergevin a décidé de jouer le tout pour le tout lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Il a en effet déposé une offre hostile au centre Sebastian Aho des Hurricanes de la Caroline, qui est joueur autonome avec compensation.

Il s’agit d’une offre de cinq saisons d’une valeur moyenne annuelle de 8,454 millions $US. Les Hurricanes ont sept jours pour égaler l’offre, sans quoi ils recevront un choix de première ronde, un choix de deuxième ronde et un choix de troisième ronde en retour d’Aho. Tous les choix seraient en 2020.

Aho ne peut pas être échangé pendant la période de sept jours. Si les Hurricanes égalent l’offre, Aho ne pourra pas non plus être échangé pendant l’année suivante.

Le talent d’Aho, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance le 26 juillet, ne fait pas de doute. Le Finlandais a établi des sommets personnels la saison dernière avec 30 buts, 53 aides et 83 points en 82 matchs. Il a ajouté cinq buts et sept aides en 15 matchs des séries.

En conférence de presse, Bergevin a souligné qu’Aho était emballé à l’idée de se joindre aux rangs du Canadien.

«Il a le potentiel d’être un centre numéro un quand on regarde ce qu’il a fait en Caroline non seulement en saison régulière, mais aussi en séries, a dit Bergevin au sujet d’Aho. Il est jeune et nous pensons qu’il cadrerait bien avec nos jeunes qui s’en viennent dans l’organisation.»

La question est maintenant de voir si les Hurricanes sont prêts à laisser partir Aho ou non. Le directeur général des Hurricanes, Don Waddell, s’est dit surpris que la valeur moyenne annuelle du contrat ne soit pas plus élevée.

Le nerf de la guerre sera donc la distribution du montant.

Selon le réseau TSN, Aho toucherait 11,3 millions $ en boni à la signature et un salaire de 700 000 $ la première saison, un boni de 9,87 millions $ et un salaire de 700 000 $ lors de la deuxième saison, un boni de 6,95 millions $ et un salaire de 750 000 $ lors de la troisième saison, ainsi qu’un boni de 5,25 millions $ et un salaire de 750 000 $ lors des deux dernières saisons.

Aho recevrait donc 21,87 millions $ lors de la prochaine année, ce qui pourrait représenter un problème budgétaire pour les Hurricanes.

«Les 12 premiers mois sont la clé», a reconnu Bergevin, ajoutant aussi qu’il ne croyait pas nécessaire d’offrir plus d’argent à Aho pour faire pencher la balance. «C’est le point vulnérable que nous avons identifié.»

Sept jours

De son côté, Waddell a noté qu’il pourrait attendre les sept jours avant d’annoncer la décision des Hurricanes. «Peut-être que nous ne voulons pas les aider», a-t-il dit.

«Mon été sera beaucoup plus beau, a ajouté Waddell, visiblement irrité. Je n’aurai pas à négocier avec [le camp Aho] pendant tout l’été.»

Pour sa part, Bergevin a maintenant les mains liées en attendant la décision des Hurricanes puisqu’il ne voudra pas se retrouver avec une masse salariale supérieure au plafond en se protégeant trop rapidement avec un plan B. Et même s’il a pu rayer un article sur sa liste d’épicerie en embauchant le gardien réserviste Keith Kinkaid plus tôt lundi (voir texte en page 46), Bergevin est aussi conscient que sa brigade défensive a besoin de renforts.

Si jamais les Hurricanes devaient égaler l’offre hostile du Canadien, Bergevin pourrait se retrouver les mains vides dans une semaine et devant des options plus limitées sur le marché des joueurs autonomes sans compensation.

«C’est le risque que nous prenons, qu’il n’y ait plus personne pour s’asseoir dans la chaise s’il ne vient pas, a admis Bergevin. C’est comme ça. Mais si ça ne se produit pas, je pense quand même que nous avons une très bonne équipe.»

En 2013

Il faut remonter à 2013 pour retracer la dernière fois qu’une équipe de la LNH a conclu une offre hostile avec un joueur autonome avec compensation.

Alors avec l’Avalanche du Colorado, Ryan O’Reilly avait accepté une offre de deux saisons et 10 millions $ des Flames de Calgary. L’Avalanche avait égalé l’offre.

L’offre hostile acceptée par Aho est la neuvième à travers la LNH depuis l’instauration du plafond salarial en 2005-2006. Une seule des huit premières au cours de cette période n’a pas été égalée, celle des Oilers d’Edmonton pour l’acquisition de Dustin Penner, des Ducks d’Anaheim en 2007.

Waddell avait le visage long lors de sa conférence de presse en Caroline. Il a admis avoir été surpris, même s’il avait eu des discussions avec le Canadien plus tôt dans la journée.

Il a souvent été perçu qu’il existait une loi non écrite entre les directeurs généraux pour ne pas faire d’offres hostiles, ce que Bergevin a réfuté. Il est aussi conscient que sa décision de faire une offre hostile à Aho pourrait avoir des répercussions dans ses négociations futures. Cependant, Bergevin se soucie peu des conséquences si cette offre hostile lui permet d’obtenir l’un des plus beaux jeunes talents de la LNH.

«Nous avons tous un côté compétitif, mais ça fait partie de la convention collective, des règles, a rappelé Bergevin. Je suis responsable du Canadien et non des autres équipes. Et je dois ça à Geoff Molson, nos partisans et nos joueurs.»

Bergevin saura au plus tard dans sept jours si son pari aura été payant ou non.

Canadien

Francis Bouillon prêche la patience avec l’espoir Cole Caufield

BROSSARD — Il ne faut pas croire que Cole Caufield, le premier choix du Canadien lors du dernier repêchage de la LNH, sera le prochain Jesperi Kotkaniemi. Francis Bouillon a plutôt prêché la patience avec ce jeune espoir américain de 18 ans, à l’issue des trois jours du camp de perfectionnement au Complexe sportif Bell.

L’an dernier, Kotkaniemi a fait le saut directement dans la LNH après avoir été sélectionné au troisième rang du repêchage par le Tricolore. Malgré sa charpente de six pieds, deux pouces et 182 livres, le Finlandais âgé de 18 ans a connu un certain essoufflement au fur et à mesure que la saison progressait.

Il était donc naturel que des questions relatives à la taille de Caufield - qui mesure cinq pieds, sept pouces et pèse 157 livres - soient posées à Bouillon, qui porte officiellement le titre d’entraîneur responsable du développement des joueurs du Tricolore. Ce dernier s’est toutefois fait rassurant.

«J’avais hâte de le voir. On parle beaucoup de sa charpente - c’est un petit joueur -, mais en même temps la LNH est bâtie aujourd’hui pour des joueurs de son gabarit, a noté l’ex-défenseur du CH âgé de 43 ans.

«C’est sûr qu’à 17 ou 18 ans, ces jeunes-là n’ont pas fini de maturer physiquement, a-t-il poursuivi. Nous avons des tas de ressources - des nutritionnistes, des préparateurs physiques, des psychologues - pour aider un joueur à prendre du poids, mais en même temps on veut qu’il se sente bien. On ne veut pas qu’un jeune prenne 30 livres en une année et qu’il ne soit plus capable de patiner.

«On parle de Cole; c’est un gars très talentueux, qui est là pour marquer des buts, et on ne peut pas lui enlever sa vitesse. Ce n’est pas pour rien qu’il a battu des records dans la ligue de développement aux États-Unis», a-t-il ajouté.

Bouillon a du même souffle souligné l’importance de bien entourer les jeunes joueurs de l’organisation. C’est d’ailleurs ce que le Canadien a fait pendant le camp de perfectionnement, en jumelant notamment Caufield à Ryan Poehling pendant le match simulé, vendredi. Un geste qu’a semblé apprécier le principal intéressé.

«Il y avait de très bons joueurs ici, dont Ryan Poehling. Je lui ai parlé beaucoup au cours des derniers jours, tout comme à Nick (Suzuki) et Josh (Brook). J’ai vu ce que Ryan (Poehling) a fait - son match de quatre buts -, donc c’était assez excitant d’être jumelé à lui lors des matchs simulés», a reconnu Caufield, qui ne pourra pas participer aux activités du Canadien en septembre puisqu’il sera probablement à l’Université du Wisconsin.

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Mais peu importe ce que l’avenir réservera à Caufield, Bouillon est certain d’une seule chose: l’avenir est prometteur pour le Canadien.

«Quand on regarde un gars comme (Ryan) Poehling, qui a déjà la charpente d’un homme, ou encore un (Jesperi) Kotkaniemi, qui va encore prendre du poids, je pense que le Canadien, dans quelques années, ce sera une belle équipe», a-t-il résumé.

Suzuki veut imiter Kotkaniemi

À l’instar de Caufield, Suzuki participait lui aussi à un premier camp de perfectionnement du Tricolore après avoir été acquis des Golden Knights de Vegas en septembre dernier dans l’échange impliquant Max Pacioretty.

C’est toutefois là que s’arrêtent les comparaisons entre les deux joueurs, puisque Suzuki a pris part au camp officiel du Canadien l’automne dernier. Même s’il a admis avoir été déçu de ne participer qu’à deux matchs préparatoires avec l’équipe, l’Ontarien a reconnu qu’avec le recul la décision de l’organisation avait été la bonne.

«J’avais l’impression que j’aurais pu rester au camp un peu plus longtemps, mais de toute évidence ils ont fait la bonne chose en me renvoyant une année de plus dans le junior - avec les séries éliminatoires de l’OHL et le Championnat du monde de hockey junior -, car ça m’a préparé pour le camp de la LNH.»

Suzuki compte maintenant suivre les traces de Kotkaniemi, lequel l’a finalement battu pour l’obtention d’un poste en attaque avec le Tricolore l’an dernier.

«Kotkaniemi et moi étions les seuls jeunes encore au camp l’an dernier, et nous nous battions chacun pour une place avec l’équipe, s’est-il souvenu. Il a cependant connu un camp formidable, et une saison sensationnelle, donc j’espère que je pourrai faire la même chose la saison prochaine.»

D’ici le prochain camp, le hockeyeur âgé de 20 ans passera beaucoup de temps au gymnase cet été.

«Si je connais un bon été et que j’arrive ici préparé, je crois qu’il pourrait y avoir quelques postes de disponibles à l’attaque, a-t-il mentionné. En fait, ils ne m’ont pas dit ça directement; ils se sont contentés de me dire d’être prêt pour le camp. J’ai déjà hâte de revenir ici en septembre.»

Canadien

La deuxième fois fut la bonne pour Harvey-Pinard

BROSSARD, Qc — L’an dernier, Rafaël Harvey-Pinard s’était rendu à Dallas pour le repêchage de la LNH, mais il avait vécu la déception de ne pas entendre son nom résonner dans l’American Airlines Center.

Un an plus tard, Harvey-Pinard a préféré ne pas se rendre à Vancouver pour le repêchage. Après tout, il avait déjà été ignoré deux fois et il est plutôt rare qu’un joueur soit sélectionné après sa saison à l’âge de 19 ans. Pourtant, alors qu’il n’y croyait peut-être plus, Harvey-Pinard a finalement vu son nom apparaître sur son téléviseur en fin d’après-midi samedi dernier, quand le Canadien l’a choisi en septième ronde, 201e au total.

«Tout le monde était vraiment émotif. Nous avons tous pleuré, a raconté Harvey-Pinard mercredi, après un premier entraînement sur glace au camp de perfectionnement du Canadien. Ma soeur m’a sauté dans les bras. Mes parents ont figé sur le coup. Après, tout le monde était très heureux. C’était vraiment beaucoup d’émotions.»

Au cours des derniers mois, Harvey-Pinard a guidé les Huskies de Rouyn-Noranda vers une saison record de 59-8-1, puis des triomphes en finale de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial.

Après avoir amassé 76 points en 67 matchs en 2017-18, il a accumulé 40 buts et 85 points en 66 parties la saison dernière, avant d’ajouter 27 points en 20 matchs de séries.

Son agent avait eu des contacts avec des équipes à l’approche du repêchage, mais Harvey-Pinard a noté qu’elles cherchaient surtout à lui offrir des invitations pour leurs camps. Il avait aussi participé à un camp d’évaluation à Montréal et était satisfait de l’impression qu’il avait laissée au Canadien. Malgré tout, il ne s’est pas rendu à Vancouver pour le repêchage le week-end dernier.

«J’ai hésité, mais j’étais allé l’an passé et je n’avais pas été repêché, a-t-il mentionné. Je ne voulais pas aller là-bas [à Vancouver] et ne pas être repêché encore, parce que ça représente des dépenses importantes. Je suis resté chez moi cette fois-ci, mais avoir su, je me serais déplacé!»

Il a même avoué que s’il avait suivi le repêchage à la télévision, c’était surtout pour pouvoir féliciter ses coéquipiers et amis.

«Je le suivais un peu pour moi, mais en particulier pour Alex Beaucage qui pouvait sortir, Félix Bibeau également, a raconté Harvey-Pinard. J’ai aussi des amis dans d’autres équipes.

«Quand j’ai vu mon nom, c’était une belle surprise.»

Dans la LAH dès cet automne?

Après le repêchage, l’adjoint au directeur général chez le Canadien, Trevor Timmins, a mentionné que l’équipe avait choisi Harvey-Pinard notamment pour éviter de lui permettre de bénéficier de l’autonomie et de pouvoir signer un contrat avec l’équipe qu’il le souhaite. Le Tricolore contrôle les droits sur Harvey-Pinard dans la LNH, même s’il retourne chez les juniors à 20 ans la saison prochaine. Ses droits dans la LHJMQ ont par ailleurs été échangés aux Saguenéens de Chicoutimi, plus tôt ce mois-ci.

Timmins n’a toutefois pas fermé la porte à voir Harvey-Pinard impressionner suffisamment la direction de l’équipe pour obtenir un contrat dès cet automne et commencer immédiatement sa carrière professionnelle du côté de la Ligue américaine avec le Rocket de Laval.

En participant au camp de perfectionnement du Canadien cette semaine, Harvey-Pinard obtient une première occasion de se faire valoir.

«Pour moi, ce sera un gros été d’entraînement et il y a un gros camp qui s’en vient aussi, a-t-il admis. Je vais donner mon maximum. Après, une décision sera prise par Trevor et Marc [Bergevin] et je vais aller là où ils le voudront.

«Je pense que je dois encore améliorer mon coup de patin. On n’est jamais assez rapide au hockey. Je suis plus petit et le coup de patin devrait être une de mes forces. Je veux donc continuer à travailler là-dessus. Je veux également gagner de la masse musculaire.»

Loin d’être le plus costaud à cinq pieds huit pouces et 166 livres, puis repêché sur le tard, Harvey-Pinard a au moins l’avantage de savoir à quel point il a été difficile de se rendre là où il est aujourd’hui.

«Je n’ai jamais abandonné, a-t-il rappelé. C’est ça le hockey. Quand tu travailles, il se passe de bonnes choses.

«Le fait d’avoir été repêché, c’est une motivation supplémentaire qui me prouve que mon rêve est accessible. Si je donne tout, d’autres bonnes choses vont se produire.»