Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin

Le temps donne raison à Marc Bergevin

BROSSARD — Pour une équipe assemblée par un directeur général qui répète qu’il n’est pas facile de faire des échanges dans la LNH de nos jours, le Canadien bénéficie énormément cette saison de la contribution offensive de joueurs acquis par le biais de transferts.

Sur les 40 buts marqués par la formation montréalaise lors des 11 premières rencontres, 29 ont été inscrits par les 13 joueurs qui se sont greffés à l’équipe grâce à un échange. Les deux attaquants de l’heure du Canadien, Jonathan Drouin et Joel Armia, font partie de ce groupe.

Leur plus récent compagnon de trio, Max Domi, est également arrivé chez le Canadien à la suite d’un échange.

«Ils ont tous un plus gros rôle, a rappelé l’entraîneur-chef Claude Julien en parlant des trois membres de cette unité. Nous sommes allés les chercher parce que nous avions besoin de ce qu’ils avaient à offrir. Avec le temps et en faisant des ajustements, ces trois joueurs-là nous donnent du très bon hockey présentement.»

Domi et Drouin premiers

Domi et Drouin partagent le premier rang des pointeurs de l’équipe avec Brendan Gallagher grâce à une récolte de 10 points. Armia est le meilleur buteur du Tricolore avec six buts en seulement neuf parties.

«Ils sont trois joueurs un peu différents, a mentionné Julien. Au centre, il y a un bon patineur et fabricant de jeu. Si l’on regarde Jonathan, il a vraiment pris une certaine fierté dans son jeu afin d’être bon dans les deux sens. Armia possède un très bon lancer, mais il est aussi très solide sur la rondelle. Il la protège bien et est très bon le long des rampes. Il y a une bonne diversité et ça donne une bonne chimie.»

La production de Domi avait déjà fait un bon de géant l’hiver dernier, marquant 28 buts, soit seulement huit de moins que le total à ses trois saisons avec les Coyotes de l’Arizona, et terminant la campagne avec 72 points. Il semble être en voie de continuer dans la même veine cette saison.

«C’est vrai qu’un changement de décor peut faire du bien à certaines personnes», a reconnu Domi.

«Il est content d’être ici et comment ne pas l’être? Les gradins sont pleins, la foule est phénoménale, a ajouté Julien. Ça peut être lourd parfois parce que tout le monde suit l’équipe, mais d’un autre côté, c’est agréable de ressentir cet appui. [Domi] adore la taille du marché.»