La saison dernière, sa deuxième avec le Canadien, Jonathan Drouin a récolté 46 points à ses 55 premiers matchs, avant de finalement noircir la feuille de pointage seulement trois fois à ses 26 dernières parties, ajoutant sept points à sa fiche.

Jonathan Drouin veut simplifier son jeu

LAVAL — Jonathan Drouin croit avoir pris les moyens pour éviter de revivre une traversée du désert comme celle qu’il a connue en fin de campagne le printemps dernier.

La saison dernière, sa deuxième avec le Canadien, Drouin a récolté 46 points à ses 55 premiers matchs, avant de finalement noircir la feuille de pointage seulement trois fois à ses 26 dernières parties, ajoutant sept points à sa fiche.

L’attaquant âgé de 24 ans a côtoyé l’entraîneur adjoint Dominique Ducharme pendant l’été afin de regarder des séquences vidéo. L’un des points notés pendant ces séances a été l’importance pour Drouin de simplifier son jeu.

«Il y a des moments où je complique les choses, a dit Drouin jeudi, avant de participer à la deuxième édition d’un tournoi de golf portant son nom et dont les profits vont aux patients du CHUM. C’était un problème que j’avais dans le junior et à mes débuts dans la LNH. C’est parfois mieux de faire le jeu simple, même s’il est moins spectaculaire.

«Nous avons cherché des moyens pour que je sois plus efficace avec et sans la rondelle. Ce n’est pas d’être plus conservateur. [...] C’est de ne pas compliquer les choses, d’être plus efficace.»

L’entraîneur-chef Claude Julien a aussi participé à quelques séances vidéo avec Drouin et Ducharme pendant l’été. Il apprécie le fait que le jeune homme fait tout en son possible pour continuer de se développer.

«Il doit se rendre plus souvent dans les zones dangereuses et il le sait, a dit Julien. Il a le talent pour faire des jeux. Et nous ne lui avons pas uniquement montré des choses qu’il doit améliorer, mais aussi des choses qu’il fait bien pour lui expliquer comment il a aidé l’équipe.»

«Je ne peux pas être un joueur qui reste en périphérie, a renchéri Drouin. Les meilleurs joueurs du circuit vont chercher 15 ou 20 points dans l’enclave. Ça fait une différence. Je ne peux pas toujours y aller pour le jeu spectaculaire. Je dois être plus efficace et me rendre dans les zones dangereuses.»

Pendant que Drouin broyait du noir dans le dernier tiers de la campagne, le Canadien luttait pour une place en séries. L’équipe est arrivée tout juste à court de son objectif.

«Qui sait? Si je n’avais pas eu cette glissade d’une trentaine de matchs en fin de saison, peut-être que nous n’aurions pas raté les séries», a mentionné Drouin.

C’est avec une telle remarque que l’on peut comprendre à quel point Drouin se met de la pression sur les épaules et a le succès de l’équipe à coeur. Il a d’ailleurs répété jeudi qu’il adorait jouer à Montréal.

Toutefois, Drouin s’explique toujours mal cette baisse de régime dans le dernier droit qui a fait de lui l’un des boucs émissaires de l’échec du Tricolore dans sa quête de participer aux séries.

«Si j’avais trouvé une explication, la séquence aurait été plus courte, a noté Drouin. Je me suis peut-être mis trop de pression sur les épaules quand ça n’a pas fonctionné pendant cinq ou six matchs, puis ça s’est étiré sur 25 matchs.»

Drouin espère ne pas revivre la même situation cette saison. Il croit avoir fait le nécessaire pendant l’été pour y arriver, autant grâce à son travail avec Ducharme qu’à sa préparation physique. L’objectif du natif de Sainte-Agathe-des-Monts est donc clair pour la saison 2019-20.

«C’est peut-être un cliché, mais je veux être constant pendant 82 matchs, a dit Drouin. Je ne veux rien laisser me déconcentrer sur la patinoire et à l’extérieur. Et pour l’équipe, nous voulons faire les séries. Nous sommes passés tout près la saison dernière. Tout le monde veut donc en donner un peu plus cette saison pour y arriver.»

«Il veut s’améliorer et être un joueur d’impact, a ajouté Julien. Il est encore très jeune et nous aimons la direction qu’il prend. Il s’est pris en main. Il veut être un bon joueur de hockey et ce sont des signes encourageants pour l’avenir.»

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ANDREI MARKOV VEUT REVENIR DANS LA LNH... À MONTRÉAL OU AILLEURS 

Le défenseur Andrei Markov est à la recherche de la «situation idéale» pour son retour dans la LNH.

Âgé de 40 ans, Markov souhaite effectuer un retour en Amérique du Nord après un exil de deux ans dans la KHL, en Russie. Allan Walsh a noté avoir été contacté par «cinq ou six» équipes mercredi, après avoir annoncé qu’il était le nouvel agent du défenseur.

Markov a disputé l’ensemble de sa carrière dans la LNH avec le Canadien de Montréal. Il a récolté 119 buts et 453 aides en 990 matchs de saison régulière.

Walsh a noté que le cœur de Markov «sera toujours à Montréal», mais a ajouté que le défenseur était ouvert à l’idée de jouer pour une autre des 31 formations de la LNH.

«Il veut que son rôle et que les attentes de l’équipe soient claires», a dit Walsh, jeudi, dans le cadre du tournoi de golf de Jonathan Drouin, un autre de ses clients.

«De dire que l’argent n’est pas un facteur serait malhonnête. Mais Andrei ne recherche pas le plus gros contrat. Il recherche la situation idéale», a-t-il ajouté.

Walsh a noté que son client recherchait un contrat d’une saison. Il a aussi expliqué la décision de Markov de revenir dans la LNH en parlant d’un désir d’écrire le dernier chapitre de sa carrière sous ses propres conditions.

Il y a deux ans, le divorce entre le Canadien et Markov avait été difficile. Les deux parties avaient été incapables de s’entendre et Markov avait finalement pris la décision de retourner en Russie.

«Il est clair qu’il n’était pas heureux avec la manière dont ça s’était terminé», a admis Walsh.

Markov aimerait aussi atteindre le plateau des 1000 matchs dans la LNH, un «exploit significatif» dans la carrière de tout hockeyeur, a rappelé Walsh.

Markov préférerait certainement trouver preneur avant l’ouverture des camps, mais Walsh a précisé qu’aucune date limite n’était imposée dans les négociations. L’agent de joueurs a toutefois ajouté qu’il croyait être en mesure de conclure une entente et ne pas voir son client se contenter d’un essai avec une équipe. 

 La Presse canadienne