Joel Edmundson
Joel Edmundson

Edmundson agréablement surpris d'avoir été échangé au Canadien

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le défenseur Joel Edmundson a reconnu qu’il a été surpris d’apprendre qu’il avait été échangé au Canadien de Montréal, alors qu’il s’apprêtait à tester le marché des joueurs autonomes.

Le Canadien a acquis Edmundson des Hurricanes de la Caroline le week-end dernier, cédant en retour un choix de cinquième tour en 2020 (139e au total). Natif de Brandon, au Manitoba, Edmundson aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 9 octobre.

Mais l’intérêt que le Tricolore lui a porté l’a rapidement convaincu qu’il devait poursuivre sa carrière avec le Bleu-blanc-rouge.

«Oui, absolument (j’ai été très surpris de la transaction), a-t-il reconnu en conférence téléphonique jeudi. Mon objectif était de tester le marché des joueurs autonomes et de voir quels clubs seraient intéressés à mes services, mais après la transaction, j’ai réalisé qu’il (le Canadien) voulait m’avoir avec lui. J’ai pris une semaine pour y réfléchir, et je me suis dit ça m’enlèverait le stress de tester le marché. Je ne pourrais être plus heureux de me retrouver à Montréal.»

Edmundson, qui a gagné la coupe Stanley avec les Blues de St. Louis en 2018-19, n’a pas caché qu’il avait aimé comment le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, lui avait chanté la pomme lors de leur brève discussion après la transaction.

«Il (Bergevin) m’a dit que je pourrais jouer avec (Jeff) Petry, derrière la première paire formée de (Shea) Weber et (Ben) Chiarot. Si tout se déroule comme prévu, je ne pourrais être plus excité en vue de la prochaine saison», a-t-il évoqué, en précisant qu’il peut évoluer sur les deux flancs en défensive.

Il a donc accepté l’offre de contrat de quatre saisons d’une valeur annuelle moyenne de 3,5 millions $US de Bergevin. En plus de percevoir le même salaire que Chiarot - «un hasard», selon Edmundson -, le principal intéressé a rappelé qu’il avait des affinités avec le marché francophone.

«La famille du côté de mon père est francophone - vous savez, j’entends parfois ma grand-mère discuter en français au téléphone -, et j’ai passé neuf ans dans une école d’immersion française, a-t-il souligné. Ça fait longtemps que je n’ai pas pratiqué, mais c’est certain que je vais essayer d’enlever la rouille pour pouvoir discuter en français avec ma grand-mère», a-t-il dit, en précisant que sa famille habitait la communauté francophone de Saint-Lazare, au Manitoba.

Le défenseur âgé de 27 ans, qui se trouve présentement à Kelowna, en C.-B., retrouvera aussi plusieurs visages familiers chez le CH, dont Weber, Carey Price et, bien sûr, son ex-coéquipier des Blues de St. Louis Jake Allen - le nouveau gardien auxiliaire de Price.

«Je connais Weber, je connais ‘Pricer’, mon pote Jake Allen, donc c’est bien de connaître déjà certains visages dans le vestiaire. Certains d’entre eux m’ont déjà contacté pour me souhaiter la bienvenue. Je pourrai compter sur le meilleur gardien au monde derrière moi, et ce sont de petits détails comme ça qui font que je suis heureux de me joindre à cette équipe», a évoqué Edmundson, qui a disputé 68 rencontres la saison dernière avec les Hurricanes, inscrivant sept buts et 20 points.

Le Canadien ressemble-t-il aux Blues de 2018-19?

L’athlète de six pieds quatre et 216 livres, qui a purgé 72 minutes de punition cette saison, a précisé qu’il apprécie particulièrement la manière dont est bâti le CH, qui ressemble beaucoup aux Blues de 2018-19 selon lui.

«Nous jouions de manière très physique, tout en étant très rapides. Notre objectif était d’épuiser l’autre équipe, et c’est comme ça qu’on a connu du succès, a rappelé Edmundson à propos des Blues. C’est semblable chez le Canadien; c’est une équipe jeune, et très rapide, et si on additionne en défensive Shea (Weber), (Ben) Chiarot et (Jeff) Petry, qui sont imposants et mobiles, j’aime comment cette équipe est bâtie.»

De plus, Edmundson n’a pas caché que sa conquête de la coupe Stanley l’avait transformé, comme joueur. Et que ses nouveaux atouts pourront aider la cause du Canadien.

«Ça te donne plus de confiance, et quand l’euphorie finit par se dissiper, tu veux simplement retrouver ce genre de sensation, a expliqué le principal intéressé. Je veux tout donner et en gagner une autre (coupe Stanley). Cette sensation est tellement spéciale, et j’espère que je serai en mesure d’y parvenir à Montréal», a-t-il confié.

«Nous avons une bonne équipe, qui continuera de s’améliorer, donc j’espère qu’on pourra la ramener à Montréal, la 25e (coupe Stanley)», a conclu Edmundson, qui a amassé 72 points, dont 20 buts, en 337 rencontres de saison régulière en carrière avec les Blues et les Hurricanes. Il compte également 15 points (six buts, neuf aides) en 53 matchs de séries éliminatoires dans la LNH.