Brendan Gallagher et Paul Byron ont dit ressentir un optimisme prudent à la suite du dévoilement du plan de relance de la LNH.
Brendan Gallagher et Paul Byron ont dit ressentir un optimisme prudent à la suite du dévoilement du plan de relance de la LNH.

Byron et Gallagher affichent un optimisme prudent envers le plan de relance

MONTRÉAL — Brendan Gallagher et Paul Byron ont dit ressentir un optimisme prudent à la suite du dévoilement du plan de relance de la LNH, mais ont rappelé que de nombreuses étapes devaient être franchies avant de voir le Canadien de Montréal affronter les Penguins de Pittsburgh.

Les deux représentants du Tricolore au sein de l'association des joueurs ont soutenu que le plan de relance à 24 équipes n'était pas parfait, mais représentait le meilleur compromis si jamais la LNH reçoit le feu vert pour relancer ses activités.

Par contre, il y a loin de la coupe aux lèvres. La LNH espère entamer la phase 2 de son programme tôt en juin, avec la réouverture des centres d'entraînement et l'organisation d'entraînements par petits groupes. La phase 3, avec la tenue des camps d'entraînement, aurait lieu tôt en juillet, puis la phase 4, avec le début du tournoi, suivrait vers la fin juillet ou début août.

«Les joueurs ont certaines conditions qui devront être respectées (avant la reprise) et notre syndicat doit demeurer fort, a dit Gallagher, jeudi, lors d'une conférence téléphonique. Nous voulons tous jouer pour le championnat, mais il y a des choses plus importantes à régler avant de pouvoir le faire. Je suis quand même optimiste, mais prudent.»

«C'est la même chose pour moi, a ajouté Byron. Est-ce que les négociations seront difficiles? Je m'attends à rien de moins. Mais nous vivons un partenariat 50-50 avec la ligue. (...) Ce qui me permet d'être optimiste, c'est que les deux parties travaillent vers un but commun.»

La question de la disponibilité des tests de dépistage de la COVID-19 est très importante aux yeux de Gallagher. Il faudra non seulement que les protocoles de santé et sécurité établis soient approuvés par les autorités gouvernementales, mais aussi par l'association des joueurs.

«Il y a tellement de choses dont il faut discuter, a insisté Byron. Par exemple, après un entraînement, nous partageons les bouteilles. Il y a énormément d'enjeux en lien avec les camps et les blessures. Je ne suis pas au sein du comité conjoint, mais nous avons tous l'occasion de faire part de nos commentaires grâce au syndicat. On verra. Malheureusement, tout le monde est un peu dans le noir. C'est comme ça.»

Gallagher a noté que certains joueurs étaient plus craintifs que d'autres à l'idée de revenir au jeu et qu'il était important que les mesures qui seront mises en place offrent une tranquillité d'esprit à tous les joueurs. Il a aussi admis que la LNH pouvait s'inspirer d'autres ligues à travers le monde qui en sont à des étapes plus avancées dans la reprise de leurs activités pour éviter des erreurs.

Montréal, un point chaud

Mercredi, en conférence téléphonique, le directeur général Marc Bergevin avait dit attendre des nouvelles de Gallagher et Byron concernant les retours possibles des joueurs à Montréal pour la phase 2. Les nouvelles n'étaient guère encourageantes jeudi.

Byron, qui habite dans la région de Montréal, a rappelé que la métropole demeurait un point chaud de la pandémie au Canada. Il n'y a donc pas d'urgence pour les joueurs de revenir dans la région.

«Le plus gros défi concerne aussi la quarantaine de deux semaines lors d'une arrivée au Canada, a rappelé Byron. Est-ce que c'est mieux de rester là où vous êtes et de pouvoir continuer à vous entraîner avec les moyens qui vous sont accessibles ou de rentrer plus tôt à Montréal et rien faire pendant deux semaines? Je ne peux pas répondre pour les autres et nous n'avons pas de date encore concernant l'ouverture du centre à Brossard. Nous traverserons le pont quand nous serons rendus à la rivière.»

La directrice de la santé publique canadienne, la Dre Theresa Tam, a indiqué jeudi que la quarantaine obligatoire de 14 jours pour les gens entrant au pays demeure en vigueur pour l'instant.

Une occasion inespérée

Une chose est claire cependant, les joueurs du Canadien voudront tirer le maximum de la deuxième chance qui pourrait s'offrir à eux.

Le Tricolore occupait le 12e rang de l'Association de l'Est, à 10 points d'une place en séries, quand la saison a été interrompue le 12 mars avec 11 matchs à jouer. Même les plus optimistes étaient résignés à voir le Canadien rater les séries pour une troisième campagne d'affilée.

Cependant, certains voyaient d'un bon oeil pour l'avenir du Tricolore la possibilité d'obtenir un des 10 premiers choix au prochain repêchage. Cette option ne sera plus sur la table si le Canadien devait surprendre les Penguins.

«Je suis un peu biaisé parce que j'ai été choisi loin au repêchage, mais il n'y a pas de garantie qu'un haut choix va se transformer en bon joueur, a affirmé Gallagher, sélectionné par le Canadien en cinquième ronde, 147e au total, en 2010. Quand vous jouez en séries, vous avez la garantie d'avoir l'occasion de gagner la coupe Stanley. Je préfère avoir l'occasion de la gagner maintenant. (...) Et vous avez quand même l'occasion d'ajouter de bons espoirs avec des choix plus tardifs.»

D'ici au premier match entre le Canadien et les Penguins, il reste toutefois encore beaucoup de chemin à faire. Et encore plus avant de voir une équipe soulever la coupe Stanley.