Canadien

Byron opéré à l'épaule, absent six mois

MONTRÉAL – Le Canadien de Montréal a annoncé que l'attaquant Paul Byron avait subi mercredi une intervention chirurgicale à l'épaule droite, et que sa période de rééducation sera de six mois.

L'intervention a été effectuée par le Dr William Levine, à New York, a-t-on précisé dans le communiqué.

Byron, qui est âgé de 28 ans, a marqué 20 buts et amassé 15 mentions d'aide en 82 matchs avec le Tricolore cette saison. Il a ainsi atteint le plateau des 20 buts pour une deuxième fois en carrière, et pour une deuxième saison consécutive.

Le joueur originaire d'Ottawa a été repêché par les Sabres de Buffalo au sixième tour, 179e au total, en 2007, et il a été réclamé au ballottage des Flames de Calgary au début de la saison 2015-2016.

Canadien

Sylvain Lefebvre perd son poste à Laval

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a annoncé que l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, Sylvain Lefebvre, a été relevé de ses fonctions, mardi.

Le statut des entraîneurs adjoints Donald Dufresne, Nick Carrière et Marco Marciano sera déterminé une fois le processus de sélection du nouvel entraîneur-chef complété.

«Je tiens à remercier sincèrement Sylvain pour sa loyauté, son travail et sa contribution au sein de l’organisation lors des six dernières saisons. [...] La décision de relever Sylvain de ses fonctions a été très difficile, car j’ai beaucoup de respect pour lui, et je le considère comme un très bon entraîneur. J’ai pris soin de discuter de la situation avec Larry Carrière également, et je considère que le temps est venu pour notre club-école d’avoir une nouvelle direction au poste d’entraîneur-chef», a déclaré le directeur général du Tricolore Marc Bergevin par voie de communiqué.

Âgé de 50 ans, Lefebvre a été nommé entraîneur-chef des Bulldogs, le club-école du Canadien dans la Ligue américaine de hockey, le 13 juin 2012. Il a dirigé l’équipe dans l’AHL pendant six saisons, soit de 2012 à 2018, à Hamilton, St. John’s, et à Laval. Lefebvre a dirigé un total de 456 matchs en saison régulière dans l’AHL.

Comme joueur, Lefebvre a passé six saisons dans l’organisation du Canadien, dont trois à Montréal de 1989 à 1992.

Canadien

«Le statu quo n’est pas acceptable», lance Geoff Molson

BROSSARD — Un problème d’attitude et une surévaluation de l’équipe par la direction ont miné le Canadien de Montréal cette saison, selon le président Geoff Molson et le directeur général Marc Bergevin.

Le mot «attitude» a probablement été celui qui a été répété le plus souvent lors d’une conférence de presse de plus de 75 minutes dans le cadre du bilan de fin de saison du Canadien, lundi, au Complexe sportif Bell.

«Ce qui a été le plus décevant pour moi, et pour nos partisans, c’est que la saison n’a jamais été amusante, a dit Bergevin. Nous n’avons jamais joué en équipe, nous n’avons pas été compétitifs chaque soir. Nous avons été compétitifs par moments. [...] Nous n’avons jamais été sur la même longueur d’onde et je crois qu’un changement d’attitude pourrait changer beaucoup de choses.

«Si nous ajoutons de meilleurs joueurs, mais que l’attitude ne change pas, nous allons rester dans la même situation.»

Pour cette raison, Molson a affirmé d’entrée de jeu que «le statu quo n’est pas acceptable».

«Nous sommes le club avec la plus riche histoire et pour nos partisans, nous nous devons de ramener le Canadien aux normes d’excellence qui nous ont toujours définis, a ajouté Molson. Nous devons ramener la culture de la victoire que nous n’avons pas vu cette saison.»

Comment y arriver? C’est là où l’aigle à deux têtes du Tricolore est resté plus vague.

Une évaluation complète du personnel de l’équipe aura lieu au cours des prochaines semaines, mais rien de concret n’a été annoncé. Bergevin s’est porté à la défense de son personnel de recruteurs professionnels et amateurs. Il a aussi donné un vote de confiance à l’entraîneur-chef Claude Julien.

Canadien

Pacioretty ne se voit pas ailleurs qu'à Montréal

BROSSARD — De son propre aveu, il a fallu un certain temps à Max Pacioretty à saisir les subtilités et les différences de la vie à Montréal. Il a fini par les comprendre au point où il se voit y passer le reste de ses jours avec sa famille. Si seulement il avait la certitude que son cheminement professionnel ne le mènera pas dans une autre ville de la Ligue nationale de hockey.

Pendant une mêlée de presse qui a duré quelque 22 minutes, Pacioretty a maintes fois répété qu’il aimait tout de Montréal, de son équipe de hockey, de ses exigeantes tâches de capitaine et des partisans qui, affirme-t-il, lui professent leur amour sur une base quotidienne.

«Je l’ai dit tellement souvent; j’aime jouer à Montréal. Je retire beaucoup de fierté à jouer à Montréal, j’ai connu beaucoup de succès en jouant à Montréal et j’en suis très fier», a déclaré Pacioretty en prenant le soin d’ajouter qu’il y vit à longueur d’année et qu’il s’y est investi.

«Dans un monde idéal, je veux être un Canadien de Montréal pour le reste de ma vie. Mais nous savons que les choses ne sont pas idéales en ce moment. De toute évidence, les choses vont changer. Je ne pas ce qui va arriver et l’avenir nous le dira», a ajouté Pacioretty, lors de la journée réservée au bilan de fin de saison du Canadien, à Brossard.

Après avoir été mêlé à des rumeurs d’échange pendant tout le mois de février — des rumeurs qui l’ont dérangé, a-t-il de nouveau reconnu — Pacioretty n’a pas été en mesure d’affirmer qu’il avait reçu un engagement de la part des dirigeants de l’équipe quant à son avenir avec le Canadien.

«Je ne suis pas certain. Je ne sais pas quoi répondre à ça. Peut-être allez-vous devoir leur demander. Si je répondais à ça, ce serait de la spéculation.»

Si Pacioretty n’est pas certain du niveau d’engagement de la direction de l’équipe à son endroit, il est persuadé que la grande majorité des amateurs sont derrière lui.

«À l’extérieur de ce cercle, tout est positif et je suis vraiment sincère. Je suis dans la ville tous les jours, et si ce n’était pas positif, je ne serais pas dans la ville tous les jours. Je reçois tellement d’appuis de la part des amateurs. Ils me disent tous qu’ils m’aiment et en 10 ans, je n’ai jamais eu une seule rencontre désagréable», a-t-il déclaré.

Malgré tout son amour pour Montréal, il sait aussi que le rendement de l’équipe et le sien cette saison n’ont pas atteint les normes escomptées. Or, dans de telles circonstances, a-t-il noté, toutes les personnes impliquées doivent trouver des réponses afin d’expliquer ce qui s’est passé.

«Comme nous le savons tous, le hockey a été inférieur aux attentes, mon jeu aussi. Ce fut une année très difficile pour moi, et j’en prends l’entière responsabilité. J’ai connu une mauvaise saison. Une très mauvaise saison. Ça ne m’est jamais arrivé sur le plan des statistiques. Et je vais devoir vivre avec ça.»

Si jamais Pacioretty devait avoir disputé son dernier match dans l’uniforme du Canadien, il veut que les amateurs sachent que Montréal est devenue sa ville.

«Ce que je vous ai dit plus tôt, c’est quelque chose que j’avais en tête depuis longtemps. Je sais que les amateurs m’aiment parce que je l’entends des fans et non de quelqu’un qui me dit que les fans pensent ainsi. Et j’adore ça ici. D’une manière ou d’une autre, je vais probablement toujours vivre dans cette ville, que ce soit durant l’été ou à la fin de ma carrière. J’aime tout de cette ville et j’adore jouer au hockey ici. Nous sommes tellement à l’aise avec le mode de vie ici. Ça m’a pris un certain temps à m’y habituer. Je ne dirais pas que c’était un choc des cultures, mais c’est une ville avec un cachet davantage européen et je ne le réalisais pas au départ, car j’étais plus jeune et je venais des États-Unis. Mais nous sommes tombés en amour avec cette ville, et que je joue ici ou non, je vais probablement toujours dire que Montréal sera ma ville.»

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LENT DÉPART COÛTEUX

Canadien

CH: saison complétée... dans la médiocrité

TORONTO — La saison de misère du Canadien a finalement pris fin avec une 40e défaite en temps réglementaire, un record d'équipe, alors que la formation montréalaise a baissé pavillon 4-2 face aux Maple Leafs de Toronto, samedi.

Après s'être sauvé la face avec une défaite en prolongation et une victoire plus tôt cette semaine, les joueurs du Tricolore ont vu l'édition 2017-18 s'ajouter dans le livre des records du Canadien aux côtés de celles de 1983-84 et de 2000-01, au chapitre des défaites à la régulière.

«Au début de la saison, on savait qu'on faisait des changements pour le futur, a mentionné l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. On s'attendait à faire face à des défis en cours de route, mais il y en a eu beaucoup plus que ce à quoi on s'attendait, à cause des blessures. [...] Mais on va se retrousser les manches et on espère que la malchance qui nous a suivis est maintenant chose du passé.»

Auston Matthews a amassé un but et une aide pour les Maple Leafs (49-26-7), tandis que Zach Hyman, Nazem Kadri et Patrick Marleau ont fait bouger les cordages en troisième période. Jake Gardiner a récolté deux aides et Frederik Andersen a repoussé 31 lancers.

Daniel Carr et Jeff Petry, en fin de rencontre en avantage numérique, ont répliqué pour le Canadien (29-40-13). Carey Price a cédé quatre fois contre 30 tirs.

Après avoir balayé sa série saisonnière face aux Maple Leafs lors de trois campagnes consécutives, le Canadien a subi la même médecine cette saison. La dernière fois que le Canadien avait été balayé par les Leafs, c'était en 1992-93 (0-2-0).

«Selon mon expérience personnelle, on apprend plus dans les moments difficiles que dans les moments faciles, a dit Julien. Et qu'on soit un joueur ou un entraîneur, on ne cesse jamais d'apprendre. On va retirer une leçon de cette saison et on va essayer d'en prendre avantage.»

Le Canadien termine la saison au 14e rang de l'Association de l'Est et ne sera pas des séries éliminatoires pour une deuxième fois en trois ans. Le propriétaire Geoff Molson a déjà mentionné que chaque aspect de l'équipe sera évalué et qu'il devrait y avoir des changements.

Pas de taille

Il a fallu attendre un premier avantage numérique pour voir une équipe véritablement cogner à la porte, et ce sont les Maple Leafs qui sont passés à l'action. Quelques instants après que Gardiner eut atteint la barre horizontale, Matthews a profité d'une remise parfaite de William Nylander pour ouvrir la marque après 18:05 de jeu.

Le Canadien a bousillé deux occasions en avantage numérique lors du deuxième vingt. Alex Galchenyuk a raté un filet ouvert, puis Brendan Gallagher a été frustré deux fois par Andersen.

Carr a finalement créé l'égalité avec 3:56 à faire à l'engagement. Il a frappé une rondelle au vol après que Michael McCarron eut fouetté avec peu d'aplomb un retour accordé par Andersen sur un puissant lancer sur réception de Kerby Rychel.

Price a permis au Tricolore de rentrer au vestiaire dans une impasse en sortant la mitaine aux dépens de James van Riemsdyk avec un peu plus de deux minutes à faire à la période.

Ce n'était que partie remise pour les locaux, puisque Hyman a redonné les devants aux Leafs après seulement 37 secondes de jeu en troisième période. Il a profité d'un retour à la suite d'un tir sur réception de Matthews.

Kadri a ajouté un but d'assurance, encore en avantage numérique, avec 2:50 à faire à la partie. Ce but s'est transformé en but vainqueur quand Petry a fait mouche, lui aussi en avantage numérique, avec 40 secondes à écouler. Marleau a finalement profité d'une bévue de Price devant son filet pour compléter la marque avec moins de 10 secondes à faire.

Canadien

Deslauriers marque deux fois, Montréal gagne 4-3

DETROIT — Nicolas Deslauriers pourrait avoir l'envie de demander une modification au calendrier de la saison régulière pour que le Canadien de Montréal joue plus souvent face aux Red Wings de Detroit.

Le coriace attaquant a marqué deux buts et il a été l'artisan d'une victoire de 4-3 jeudi soir au Little Caesars Arena.

Deslauriers a inscrit le premier but de la rencontre à 5:46 de la première période, lorsqu'il a fait dévier un tir du défenseur Noah Juulsen derrière le gardien Jared Coreau.

Il a complété son doublé avec un peu plus de cinq minutes à écouler au deuxième vingt, en marquant son 10e but de la saison sans aide.

Il s'agissait de son deuxième match de deux buts cette saison, alors qu’il avait également marqué deux fois le 19 décembre à Vancouver, face aux Canucks.

Deslauriers a amassé cinq points en quatre parties face aux Red Wings cette saison.

«Ç'a été une bonne saison pour Nicolas, a noté l'entraîneur-chef Claude Julien. C'est un gars qui ne joue pas nécessairement en avantage numérique. Ses buts viennent à cinq contre cinq. Ce sont des situations où on a besoin de marquer plus de buts et il fait son travail de ce côté-là. Je pense qu'il réalise aussi quel est son rôle et il le fait bien. Je suis content pour lui.»

Deslauriers a obtenu l'aide de Brendan Gallagher, auteur de son 31e but de la saison, et d'Artturi Lehkonen, qui a inscrit ce qui est devenu le filet victorieux à 2:23 du troisième vingt.

«Pour gagner des matchs, tu as besoin de buts à des moments opportuns, des moments importants dans le match et c'est ce que Lehkonen a fait», a noté Julien.

Pour Lehkonen, il s'agissait de son 12e de la saison et d'un septième à ses 14 dernières rencontres. Selon l'entraîneur-chef du Canadien, les statistiques de Lehkonen n'ont rien à voir avec la supposée guigne de la deuxième année.

«Il a manqué beaucoup de temps en début de saison, et ça lui a pris du temps à rattraper l'équipe et les autres équipes dans la ligue, a rappelé Julien. Ce n'est pas facile et on le voit avec [David] Schlemko aussi. Quand tu es absent au début de saison pendant un bon bout de temps, ça devient difficile à rattraper. C'est ce qu'on voit dans Lehkonen. Il semble qu'il a plus ou moins rattrapé et on commence peut-être à voir ce qu'on a vu chez lui l'an dernier.»

Balayage

La riposte des Red Wings est venue de Dylan Larkin (15e), Tyler Bertuzzi (7e) et Darren Helm (13e) aux dépens d'Antti Niemi, qui a fait face à 26 tirs, deux de moins que Coreau.

Le but de Helm est survenu seulement 46 secondes après celui de Lehkonen. Les Red Wings ont cependant été incapables d'ajouter le filet égalisateur.

Il s'agit d'une 11e victoire pour le Canadien à l'étranger, et d'une troisième seulement depuis le début du mois de mars.

Avec ce gain, le Canadien a balayé la série de quatre matchs face aux Red Wings.

Malgré cela, ces derniers conservent une avance d'un point sur les hommes de Claude Julien.

Détenteurs d'une fiche de 30-39-12, les Red Wings occupent le 26e rang du classement général avec 72 points, un devant le Canadien (29-39-13).

Toutefois, la formation montréalaise est assurée de glisser d'au moins un rang à la fin de la soirée puisque les deux clubs immédiatement derrière elle, les Canucks de Vancouver (70 points) et les Coyotes de l'Arizona (69 points), s'affrontent jeudi soir.

Les Red Wings compléteront leur calendrier régulier samedi en accueillant les Islanders de New York pendant que le Tricolore rendra visite aux Maple Leafs de Toronto au Centre Air Canada.

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LES CINQ MOMENTS DU MATCH

Voici cinq moments marquants du match disputé jeudi soir au Little Caesars Arena entre le Canadien de Montréal et les Red Wings de Detroit.

1) Deslauriers ouvre la marque

Enlisé dans une léthargie qui l'avait vu récolter un but et une aide en 28 matchs, Nicolas Deslauriers a inscrit son 9e but de la saison à 5:46 du premier vingt lorsqu'il a fait dévier un tir du défenseur Noah Juulsen derrière Jared Coreau. Le dernier filet de Deslauriers remontait au 15 mars contre les Penguins de Pittsburgh.

2) Larkin mystifie la défensive du Canadien

Les partisans des Red Wings ont peut-être été les témoins de l'un des plus beaux buts de la saison de la part de l'un des leurs. L'honneur est allé au jeune et talentueux Dylan Larkin alors qu'il restait 70 secondes à écouler au premier vingt. Larkin a d'abord bafoué le défenseur Karl Alzner avec une brillante feinte avant d'entrer en zone du Canadien, avant de se détacher de Logan Shaw et de Kerby Rychel. Une fois seul devant Antti Niemi, Larkin a déjoué le gardien du Tricolore à l'aide d'un tir du revers pour son 15e de la saison.

3) Les Red Wings brisent l'égalité

On ne sait trop si le but tardif de Dylan Larkin les a fouettés, mais toujours est-il que les Red Wings ont amorcé la deuxième période avec force et pris les devants pour la première fois du match. Après que le gardien Antti Niemi eut bloqué un tir du défenseur Niklas Kronwall, la rondelle s'est retrouvée dans le coin gauche de la patinoire, sur la lame du bâton de Henrik Zetterberg. Le vétéran suédois a habilement repéré Tyler Bertuzzi, qui s'était libéré de la surveillance de Karl Alzner, et ce dernier a battu le gardien du Canadien à l'aide d'un tir sur réception sur lequel Niemi n'a rien pu faire après à peine deux minutes de jeu.

4) De retour à la case départ

Non seulement Brendan Gallagher a-t-il atteint le cap des 30 buts en saison, plusieurs d'entre eux ont été inscrits à des moments cruciaux de matchs. Ce fut encore le cas jeudi soir, en milieu de deuxième période. Gallagher a d'abord bloqué, un peu par chance, une tentative de passe d'Anthony Mantha de la pointe gauche. Ce jeu a permis à Gallagher de s'échapper à deux contre zéro en compagnie de Jonathan Drouin. Une fois dans le territoire adverse, Gallagher a passé la rondelle à Drouin, à sa droite. Ce dernier a choisi le bon moment pour remettre le disque à Gallagher qui a logé la rondelle derrière Jared Coreau.

5) Et de deux pour Deslauriers!

Exactement trois minutes après le but de Brendan Gallagher, le Canadien a repris l'avance dans la rencontre. Comme ce fut le cas sur le but précédent, un revirement des Red Wings, celui-là par Frans Nielsen, en zone du Tricolore a été à l'origine du but. Nicolas Deslauriers a profité de la bourde de Nielsen pour s'emparer de la rondelle et se diriger vers la zone adverse sur le flanc droit. Patient, Deslauriers a vu une ouverture entre les jambières de Jared Coreau et a marqué son 10e but de la saison.

Canadien

Record pour Price dans la défaite

MONTRÉAL — C’était soir de reconnaissance mardi au Centre Bell, et le Canadien a failli offrir à ses fidèles partisans un scénario auquel ils n’ont pas goûté souvent cette saison : une remontée victorieuse.

Après avoir effacé des reculs de 0-3 et 3-4, le Canadien a subi un revers de 5-4 en prolongation face aux Jets de Winnipeg lors de son dernier match local du calendrier 2017-2018. Le but décisif a été l’œuvre de Kyle Connor, son 30e de la saison, après trois minutes de jeu à la période supplémentaire. 

En déposant la rondelle au centre de la glace entre Jacob De La Rose et Bryan Little après l’hymne national canadien, l’arbitre Graham Skilliter a du même coup confirmé le passage de Carey Price à la postérité dans l’histoire du Canadien, alors qu’il a devancé l’illustre Jacques Plante avec son 557e match en carrière avec l’équipe. L’exploit a été souligné par la présentation d’une vidéo lors de la première pause commerciale, accompagnée de messages de félicitations de Patrick Roy, en anglais, et de Ken Dryden, dans les deux langues, et une chaleureuse ovation du public.

Même les joueurs des Jets au banc des joueurs se sont levés et ont tapé du bâton sur la rampe pour souligner le fait d’armes. Le gardien de 30 ans a remercié la foule de sa main et a longé le banc des joueurs du Canadien pour recevoir les félicitations de ses coéquipiers.

La soirée a également été spéciale pour deux recrues, qui ont marqué leur premier but dans la LNH à 24 secondes d’intervalle. À son deuxième match dans la grande ligue, Kerby Rychel a d’abord permis au Canadien de niveler le pointage 3-3 en troisième période. Sami Niku, à son premier match dans la LNH, a toutefois bénéficié d’un rebond en sa faveur pour déjouer Price entre les jambes.

Price a bloqué 27 tirs, cédant également devant Patrik Laine — son 44e — Nikolaj Ehlers et Jack Roslovic. Artturi Lehkonen (11e), Paul Byron et Alex Galchenyuk (19e), tard en troisième période, ont aussi déjoué Steve Mason, qui a fait face à 39 rondelles.

20e but de Byron

Byron a atteint le plateau des 20 buts pour une deuxième saison d’affilée. Brendan Gallagher a récolté une passe sur le jeu. Avant le match, Claude Julien avait eu de bons mots pour les lauréats du trophée Jacques-Beauchamp-Molson et de la Coupe Molson.

«Ce sont deux joueurs qui ne sont pas à 100 %, mais par leur volonté, par leur désir, ils veulent faire partie de la solution. Ce ne sont pas des joueurs qui se sont cachés parce que les choses n’allaient pas bien. Au contraire. Ils se sont montrés de bons leaders et ils méritent certainement de tels honneurs.»

Vaincus par le Tricolore en prolongation au début de novembre, les Jets sont arrivés à Montréal après avoir battu les Sénateurs d’Ottawa lundi soir, et avec une formation solidement implantée en deuxième place de la puissante section Centrale. Avec de minces chances mathématiques de rattraper les Predators de Nashville, l’entraîneur-chef Paul Maurice a prôné la prudence.

Au passage, il a probablement déçu de nombreux adeptes de pools de hockey en laissant de côté le capitaine Blake Wheeler et le centre Mark Scheifele, ses deux attaquants les plus productifs. Il a aussi donné congé au gardien Connor Hellebuyck.

Le Tricolore mettra un terme à sa saison avec des matchs à Detroit et à Toronto, jeudi et samedi.

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CINQ MOMENTS MARQUANTS

Carey Price passe à l’histoire

En déposant la rondelle au centre de la glace entre Jacob de la Rose et Bryan Little après l’hymne national canadien, l’arbitre Graham Skilliter a du même coup confirmé le passage de Carey Price à la postérité dans l’histoire du Canadien alors qu’il a devancé l’illustre Jacques Plante avec son 557e match en carrière avec l’équipe. Pour Price, il s’agissait d’une 301e partie au Centre Bell où il présentait un dossier de 162-90-46 avec une moyenne de buts alloués de 2,29 et un taux d’efficacité de ,923 avant d’affronter les Jets. L’exploit a été souligné par la présentation d’une vidéo lors de la première pause commerciale, accompagnée de messages de félicitations de Patrick Roy, en anglais, et de Ken Dryden, dans les deux langues, et une chaleureuse ovation du public. Même les joueurs des Jets au banc des joueurs sont levés et ont tapé du bâton sur la rampe pour souligner le fait d’armes. Price a remercié la foule de sa main et a longé le banc des joueurs du Canadien pour recevoir les félicitations de ses coéquipiers.

Canadien

Hall donne la victoire aux Devils

MONTRÉAL - Le Canadien est resté au fond de sa tombe et s’est approché à une défaite en temps réglementaire de son record d’équipe, dimanche, alors que la formation montréalaise a encaissé un revers de 2-1 face aux Devils du New Jersey.

Malgré un effort décent, le Canadien n’a pas été en mesure de préserver une avance d’un but en troisième période. Taylor Hall a inscrit le but gagnant en infériorité numérique dans un moment digne d’un des prétendants au titre de joueur par excellence de la LNH. Il s’agissait pour l’ailier étoile d’un 37e but cette saison.

«Je pense que l’équipe au complet a offert une bonne performance, a évalué l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Les joueurs se sont engagés à faire les bonnes choses, à livrer un match dur et physique. J’ai trouvé que dans les bagarres, nous étions beaucoup mieux.

«C’est dommage parce que c’était un bon match, mais nous avons trouvé un moyen de perdre.»

Nico Hischier a aussi fait bouger les cordages pour les Devils (42-28-9), qui ont une fiche de 5-0-1 à leurs six dernières sorties. Keith Kinkaid était devant le filet pour chacune de ces rencontres et il a stoppé 25 tirs, dimanche.

Daniel Carr a été l’unique buteur du Canadien (28-39-12), qui a perdu trois de ses quatre derniers matchs. Le Tricolore n’est plus qu’à une défaite en temps réglementaire de son record de médiocrité établi en 1983-84, puis égalé en 2000-01.

Carey Price disputait un 556e match dans l’uniforme du Canadien, ce qui égale le record d’équipe qui appartenait jusque-là à Jacques Plante. Price vient toutefois au troisième rang dans l’histoire de l’équipe au chapitre des victoires avec 286, derrière Plante (314) et Patrick Roy (289).

Price a cédé deux fois contre 32 lancers.

Acquis des Maple Leafs de Toronto le 25 février dernier, l’attaquant Kerby Rychel disputait un premier match avec le Canadien en relève à Charles Hudon, blessé.

Le Canadien reprendra le collier mardi, quand il clôturera sa saison locale en accueillant les Jets de Winnipeg.

Patience récompensée

Il a fallu attendre 8:14 de jeu avant de voir le Canadien décocher un tir au but, mais ce n’est pas comme si les Devils avaient connu un début de rencontre particulièrement éclatant.

Les partisans se sont surtout fait entendre lors d’un hommage avant la rencontre à Rusty Staub. L’ancien joueur étoile des Expos est décédé jeudi à l’âge de 73 ans. Price a aussi eu droit à une ovation quand son 556e match en carrière a été souligné pendant la première pause publicitaire.

Quand le Canadien n’était pas coincé dans son territoire en raison de revirements en sortie de zone, il trouvait le moyen de créer des occasions à l’attaque.

Mike Reilly, qui disputait un 100e match dans la LNH, a raté un filet ouvert après une belle séquence amorcée par Nikita Scherbak et Rychel. Carr a ensuite atteint la barre horizontale.

Carr s’est racheté avant la fin du premier vingt en ouvrant la marque en avantage numérique avec 8,4 secondes au cadran. Reilly a amorcé la séquence en coupant un relais de Michael Grabner lors d’une attaque en surnombre des Devils. Artturi Lehkonen a ensuite rejoint Carr à l’aide d’une passe transversale et Carr a inscrit son cinquième but de la saison à l’aide d’un tir vif dans le haut du filet.

L’entraîneur-chef des Devils, John Hynes, a contesté le but, croyant que Carr était en position de hors-jeu lors de l’entrée de zone. Après une longue révision, les arbitres ont confirmé le but.

La deuxième période n’a pas été particulièrement relevée, puis Hischier a nivelé le score après seulement 26 secondes de jeu en troisième période en déviant du revers un tir de la pointe de Sami Vatanen.

Le Canadien a profité de 52 secondes en avantage numérique de deux hommes tard en troisième période, mais Paul Byron a raté deux fois un filet ouvert. Hall, qui écoulait la première punition pour avoir eu trop d’hommes sur la patinoire, s’est échappé à la sortie du cachot et a battu Price à l’aide d’un tir bas du côté du bâton avec 4:07 à faire.

Les arbitres ont fermé les yeux sur un coup de bâton de Travis Zajac derrière la jambe de Byron tout juste avant le lob qui a permis à Hall de filer seul vers le filet du Canadien.

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ILS ONT DIT

«J’ai joué avec Keith pendant une saison. Il est un bon gardien. Nous avions rigolé un peu pendant la période d’échauffement. C’est quand même spécial.» – Daniel Carr a déjoué son ancien coéquipier à Union College Keith Kinkaid

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«C’est quelque chose que nous approchons avec beaucoup de fierté. Vous voulez être parfaits chaque soir. (...) C’était un de nos objectifs ce soir et nous avons fait du bon travail.»  Noah Juulsen sur le travail en infériorité numérique, alors que le Tricolore a été 5 en 5

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«C’était une réaction flatteuse pour un gardien même s’il ne connaît pas sa meilleure saison. Je pense que les gens sont assez intelligents pour réaliser ce qu’il a apporté à l’organisation depuis qu’il est ici.» – Claude Julien sur l’ovation des partisans en première période en l’honneur de Price

Canadien

Les Penguins profitent de l’indiscipline du Canadien

PITTSBURGH — Le Canadien de Montréal s’est encore une fois bien battu à forces égales contre les doubles champions en titre de la coupe Stanley, mais le résultat est demeuré le même.

Une poussée de trois buts sans riposte en première période a permis aux Penguins de Pittsburgh de signer une victoire de 5-2 contre le Tricolore, samedi soir, au PPG Paints Arena.

Dans un intervalle de 16 jours, les deux formations ont disputé leurs trois affrontements de la saison et chaque fois, les Penguins ont eu le meilleur. Ils avaient gagné 5-3 au Centre Bell, le 15 mars, avant de triompher par le même pointage dans leur domicile, le 21 mars.

Jeff Petry et Jonathan Drouin, en avantage numérique, ont inscrit les deux buts du Canadien (28-38-12), qui avait gagné deux de ses trois dernières sorties après avoir encaissé trois revers de suite. Brendan Gallagher s’est fait complice des deux réussites de sa troupe et il a atteint le plateau des 50 points dans la LNH pour une première fois en carrière.

Les visiteurs ont eu l’occasion de niveler le pointage et réduire l’écart en troisième période, alors qu’ils évoluaient avec un joueur en moins, mais Artturi Lehkonen et Paul Byron ont tous deux été incapables de marquer.

«C’est un petit peu l’histoire de notre année. Nous avons la chance de nous remettre dans le match grâce à des échappées, mais nous n’avons pas réussi à finir, a indiqué Claude Julien. En fin de compte, ce sont des choses comme ça qui nous donnent des défaites ou qui nous empêchent de revenir dans le match.»

Antti Niemi a eu la confiance de son entraîneur-chef et il a repoussé 28 des 33 lancers dirigés vers sa cage.

Les Penguins (45-28-6) ont tiré de l’arrière pendant 59 secondes, jusqu’à ce que Conor Sheary crée l’égalité à mi-chemin au premier engagement. Patric Hornqvist, avec son 200e but en carrière dans la LNH, et Carl Hagelin ont suivi en faisant aussi bouger les cordages. Phil Kessel et Riley Sheahan ont planté le dernier clou lors d’une supériorité numérique, en troisième période.

Matt Murray n’a pas vraiment eu à se signaler, ne faisant face qu’à 26 tirs, et il a réalisé 24 arrêts.

Indiscipline coûteuse

L’indiscipline a coûté très cher au Bleu-blanc-rouge, qui affichait déjà la pire unité de désavantage numérique de la LNH à l’étranger. Les Penguins ont trouvé le fond du filet trois fois en cinq occasions avec un joueur en plus.

«Nous avons profité de notre avantage numérique, mais je crois qu’il y a des joueurs qui ne sont pas prêts à payer le prix en désavantage numérique, a affirmé Julien. Ça finit par coûter des buts.»

Les hommes de Mike Sullivan se sont approchés à trois points des Capitals de Washington et du sommet de la section métropolitaine, mais ils ont joué une partie de plus. Les Penguins ont toutefois profité de cette rencontre pour confirmer leur place en séries éliminatoires.

Le défenseur du Canadien David Schlemko a disputé un premier match en près d’un mois, lui qui n’avait pas joué depuis le 3 mars en raison d’une blessure au haut du corps. L’attaquant Kerby Rychel, qui a été rappelé du Rocket de Laval vendredi après-midi, a pour sa part été laissé de côté.

Le Canadien reprendra le collier dimanche soir à domicile, contre les Devils du New Jersey.

Canadien

Shea Weber blessé dès le premier match de la saison

BROSSARD - Shea Weber a confirmé les informations qui ont circulé en cours de saison selon lesquelles il a été blessé dès la première rencontre du calendrier régulier contre les Sabres de Buffalo.

Pendant que ses coéquipiers prenaient part à une séance d’entraînement au Complexe sportif Bell de Brossard mardi matin, le pilier défensif du Canadien de Montréal a rencontré les journalistes pendant presque 15 minutes pour relater ce qu’il a vécu depuis le match du 5 octobre.

Il l’a fait le genou gauche posé sur le coussin d’une voiturette et le pied gauche dans une botte de marche qu’il devra conserver pendant six autres semaines, a-t-il indiqué.

Dans un bon état d’esprit dans les circonstances, Weber a notamment expliqué qu’il avait subi une fracture, mais que celle-ci n’avait pas immédiatement été décelée. Malgré la douleur qu’il pouvait ressentir, le vétéran défenseur a continué de jouer jusqu’à ce qu’il réalise, à l’issue du match en plein air du 16 décembre à Ottawa, que la situation ne s’améliorait pas.

En janvier, Weber s’est rendu à Toronto pour obtenir une deuxième opinion et c’est là qu’on a décelé un problème à un tendon.

Le 22 février, la direction de l’équipe a finalement annoncé que Weber ne reviendrait pas au jeu cette saison et qu’il allait subir une opération au tendon endommagé à Green Bay.

Celle-ci a été effectuée le 13 mars et la période de guérison devrait s’étirer pendant six mois, ce qui coïncide avec le début du camp d’entraînement.

À sa deuxième saison avec le Tricolore, Weber n’aura joué que 26 matchs, le plus bas total de sa carrière. Il a récolté six buts et dix mentions d’aide et affiché un différentiel de moins-8.