Canadien

Le CH aura connu des hauts et des bas sous le régime de Geoff Molson

À peine dix jours après l'annonce de la vente du Canadien à la famille Molson, la formation montréalaise subissait une transformation comme rarement vue auparavant. Le 30 juin 2009, l'équipe obtenait l'attaquant Scott Gomez des Rangers de New York.

Le lendemain, le directeur général Bob Gainey s'entendait notamment avec les joueurs autonomes Brian Gionta et Mike Cammalleri, après avoir décidé de laisser partir les populaires Saku Koivu et Alex Kovalev sur le marché.

Sports

LHJMQ: «On devient quasiment une ligue bouche-trou» [VIDÉO]

Québec — Avec neuf des 21 meilleurs espoirs qui entretiennent le mystère sur leur avenir, il fut évidemment question de cette épine dans le pied de la LHJMQ lors du point de presse annuel de Gilles Courteau.

Beaucoup d’équipes ont fait savoir leur mécontentement au cours des derniers jours. Devant les médias, comme derrières les portes closes. Même les Remparts et l’Océanic, qui ont tiré profit dans le passé de ce genre de manœuvres, se rangent maintenant dans le camp des insatisfaits. Une lettre d’intention a été soulevée et à nouveau, cette solution n’a pas été retenue. Par contre, une proposition de laisser de côté ceux qui auraient pris des engagements aux États-Unis fait actuellement son chemin… «Un comité va étudier la question et pourra ensuite nous soumettre une recommandation», a reconnu Courteau.

Canadien

Max Domi inspire de jeunes diabétiques

Max Domi a parlé de hockey mardi matin, dans un environnement plutôt inhabituel. Il a touché à des thèmes typiques du sport national canadien, comme le courage, la persévérance, la force de caractère. Mais il l’a fait dans un contexte de lutte de tous les instants contre un ennemi bien plus coriace et inlassable que n’importe quel adversaire du Canadien de Montréal : le diabète de type-1.

Charmant et charmeur à la fois, Domi a consacré environ trois quarts d’heure à 13 jeunes - un nombre qui n’a rien à voir avec le hasard quand on sait quel numéro il porte avec le Tricolore - qui, comme lui, sont aux prises avec une maladie qui requiert une attention de tous les instants.

Un après l’autre, ces filles et garçons, dont l’âge pouvait varier entre 7 et 17 ans, ont pu questionner Domi sur sa propre bataille avec le diabète de type-1, une maladie dont il a reçu le diagnostic à l’âge de 12 ans.

Détendu, souriant et parfois blagueur, Domi a répondu avec générosité aux questions de ces jeunes qui s’abreuvaient de chacune de ses paroles. C’était notamment le cas de Laurie Lépine, une adolescente de 17 ans qui aspire à devenir une vétérinaire et qui vit avec le diabète de type-1 depuis six ans maintenant.

La jeune dame avoue qu’elle était déjà une fan de Domi, même si elle ne l’avait jamais vu en personne avant mardi matin. Après coup, son admiration pour Domi semblait avoir décuplé, surtout qu’elle disait en avoir appris sur sa vie au quotidien avec la maladie, notamment sur la prise en charge du taux de sucre.

«Tout ce qu’il dit, c’est juste l’espoir. C’est tellement beau comment il donne son énergie à tout le monde, comment il propage son message. C’est sincèrement incroyable. Juste le fait qu’il vienne ici aujourd’hui avec un horaire sûrement très complet, ça montre à quel point il est une bonne personne», a-t-elle témoigné après l’événement.

Choc culturel

Laurie et les 12 autres jeunes ont entendu Domi parler du moment où il a appris la nouvelle, «un choc culturel qui vient vous secouer», a-t-il illustré, de sa vie au quotidien depuis ce jour, du rôle que ses parents ont joué, de l’importance de la période de 24 heures qui précède chaque match auquel il doit participer, de l’influence de Bobby Clarke, une ancienne légende des Flyers de Philadelphie durant les années 70 qui, comme Domi, a joué dans la LNH malgré ce même handicap.

Surtout, ils l’ont entendu dire qu’il n’y a aucune raison de se laisser abattre et de ne pas réaliser ses rêves, peu importe lequel.

«Il y a peu de choses que vous ne pouvez pas faire à cause du diabète de type-1. J’en suis la preuve vivante», a déclaré Domi, qui prenait part à une activité visant à promouvoir la Marche pour la guérison du diabète de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ), à laquelle il participera le 9 juin prochain à Laval.

«Vous pouvez accomplir tout ce que vous désirez. Il s’agit de vous fixer des buts, car c’est l’un des outils les plus importants dans la vie, en général, et de prendre les choses une journée à la fois, étape par étape. Si vous y mettez la volonté, le temps et l’effort et que vous persévérez, vous allez réussir à atteindre vos buts», a ajouté Domi, qui a rédigé un livre sur sa bataille avec le diabète de type-1, livre qui doit paraître au mois d’octobre.

Selon Domi, Clarke est celui qui lui a fait réaliser que son rêve de jouer dans la Ligue nationale n’était pas inatteignable.

«M. Clarke a consacré 30 secondes de l’une de ses journées pour nous saluer, moi et mes coéquipiers quand je jouais à Whitby (en Ontario) et que j’avais 13 ans. Ç’a changé ma vie», a raconté Domi lors d’une mêlée de presse.

«À partir de ce jour, sachant qu’il y était arrivé, je savais que j’allais y arriver. J’allais réaliser mon rêve de jouer dans la LNH. Il a de l’avance sur moi, car il a gagné la coupe Stanley, et c’est l’objectif. Il a mis la barre haute et ce sont de grandes chaussures à remplir. Et comme il l’a fait pour moi, je veux donner aux jeunes, même si ça ne représente qu’une infime fraction de ce qu’il a fait pour moi.»

Tout au long de sa rencontre avec les 13 jeunes, Domi s’est ouvert comme s’il s’était trouvé entre amis intimes. Mais ce qui semblait être une seconde nature mardi ne l’a pas toujours été.

«Lorsque j’étais vraiment jeune, je voulais être normal et j’ai gardé tout ça en dedans. Ça m’a causé plus de stress, plus d’émoi. J’ai décidé de m’ouvrir et j’ai réalisé que plus les gens en savaient à ce sujet, plus ils étaient informés, plus ça rendait ma vie facile. Je viens de finir un livre qui relate mon aventure et il y a eu beaucoup d’apprentissage. Mais vous savez quoi, les choses arrivent pour une raison et je suis chanceux de pouvoir partager mon histoire et essayer de faire une différence dans la communauté.»

Canadien

Le Canadien accorde un contrat de trois saisons au défenseur Brett Kulak

MONTRÉAL — Brett Kulak a saisi sa chance avec le Canadien l’hiver dernier et l’équipe a récompensé le défenseur en lui accordant samedi une prolongation de contrat de trois saisons d’une valeur moyenne annuelle de 1,85 million $ US.

Choix de quatrième tour des Flames de Calgary en 2012, 105e au total, Kulak avait de la difficulté à s’imposer avec les Flames et il était le joueur en trop au sein de la brigade de l’équipe d’Alberta quand le Tricolore l’a obtenu l’automne dernier contre les défenseurs Matt Taormina et Rinat Valiev.

Kulak a été rappelé du Rocket de Laval le 22 novembre et a rapidement gagné la confiance des entraîneurs du Canadien.

«Les deux dernières saisons avaient été difficiles et je n’ai jamais obtenu la chance que j’ai eue à Montréal cette saison, a dit Kulak lors d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne, samedi. J’ai été employé en moyenne pendant plus de 17 minutes et demie par match, ce qui vous permet d’avoir un impact sur le match.

«Pendant mon séjour à Laval, j’ai aussi obtenu beaucoup de temps de jeu et j’ai été employé à toutes les sauces, ce qui était différent des deux saisons précédentes (à Calgary). J’ai retrouvé ma touche et quand j’ai été rappelé, la transition s’est bien déroulée.»

Après son rappel, Kulak a été exclu de la formation du Tricolore à seulement trois reprises, disputant donc 57 des 60 derniers matchs de l’équipe. Il en a profité pour établir des sommets personnels au niveau des buts (6), des mentions d’aide (11), des points (17) et du différentiel (plus-12).

«Je crois avoir progressé pendant la saison. J’ai appris les choses que je pouvais me permettre de tenter ou non, a raconté Kulak, qui est âgé de 25 ans. J’ai souvent été employé contre les meilleurs joueurs adverses et j’ai aussi appris certaines de leurs tendances. Il y a quelques fois où je me faisais battre au début, puis plus tard dans la saison j’étais en mesure de les neutraliser.

«Cette occasion m’a permis de développer énormément mon jeu. J’ai gagné en confiance et ma compréhension du jeu a aussi évolué.»

Kulak a terminé la saison à la gauche de Jeff Petry au sein de la deuxième paire en défensive. Il a aussi été souvent utilisé en compagnie de Shea Weber et de Jordie Benn. Échangé pour une première fois dans sa vie, il s’est vite intégré au sein du groupe et n’a pas hésité à s’engager à long terme avec le Canadien.

Il est aussi conscient que le monde du hockey peut changer rapidement et il ne tient rien pour acquis.

«Geoff Molson m’a envoyé un message texte (samedi matin) et c’est quelque chose que j’ai apprécié, a dit Kulak. Ça démontre l’engagement de l’équipe envers moi et que c’est réciproque. Ça me donne envie de travailler encore plus fort aider l’équipe à gagner.

«Je parlais avec mes parents et ils me rappelaient que rien ne changeait même si j’étais sous contrat pour trois saisons, a-t-il ajouté. Je dois continuer à travailler et les contrats vont suivre. Il n’est pas question de lever le pied. Je veux plutôt peser encore plus fort sur l’accélérateur pour aider l’équipe à gagner une coupe Stanley au cours des trois prochaines années.»

En 158 rencontres dans la LNH avec les Flames et le Canadien, Kulak totalise huit buts et 20 aides.

Canadien

Jordan Weal signe un contrat de deux ans avec le Canadien

MONTRÉAL — Après Nate Thompson la veille, le Canadien de Montréal s'est assuré les services du joueur de centre Jordan Weal. Le directeur général Marc Bergevin lui a consenti une entente à un volet de deux saisons d'une valeur annuelle moyenne de 1,4 millions $.

Acquis fin février des Coyotes de l'Arizona en retour de Michael Chaput, Weal a pris part à 63 rencontres avec le Canadien, les Flyers de Philadelphie et les Coyotes de l'Arizona pendant la saison 2018-2019. Il a égalé un sommet personnel en carrière avec un total de huit buts, dont deux en avantage numérique, et 13 aides pour 21 points.

L'attaquant de cinq pieds 10 et 179 livres a amassé 10 points (4 buts, 6 aides) en 16 matchs avec le Canadien. Il a également maintenu un taux de succès de 55,1 % au cercle des mises en jeu à Montréal, jouant en moyenne 15:35 par match.

En 169 rencontres en carrière en saison régulière dans la LNH, Weal a récolté 54 points (24 buts, 30 passes).

Weal a été un choix de troisième tour des Kings de Los Angeles (70e choix au total) lors du repêchage de la LNH en 2010.

Canadien

Match présaison: le CH ne boude pas le Centre Vidéotron

Le Canadien ne jouera pas de match présaison à Québec en septembre pour la première fois en 11 ans, excluant le lock-out de 2012. Représailles dans la bataille du câble entre Bell, actionnaire du CH, et Québecor, gestionnaire du Centre Vidéotron? Pas du tout!

«Ça n’a rien à voir avec le litige», assure le directeur principal aux communications chez le Canadien de Montréal, Dominick Saillant. C’est la participation au match Kraft Hockeyville à Renous, au Nouveau-Brunswick, le 19 septembre, qui chamboule le calendrier habituel. Ils y affronteront les Panthers de la Floride.

Les deux géants des télécommunications se livrent une lutte féroce depuis le 10 avril. Québecor avait alors coupé le signal de TVA Sports, et des séries de la LNH en français, aux abonnés de Bell pour se plaindre des redevances jugées insuffisantes versées par son compétiteur. Malgré tout, l’absence de match de la Flanelle dans la capitale en 2019 ne s’avère pourtant qu’une fâcheuse coïncidence.

«On sait depuis le 16 mars que deux des quatre villes finalistes sont dans l’Est, avec Renous et Saint-Polycarpe, au Québec. Ça fait donc un mois qu’il y a des discussions de planification entre l’équipe et la ligue. C’est la première fois depuis 2008 que le Canadien participe au match Hockeyville», explique Saillant.

Calendrier très chargé

À cette invitation de la LNH s’ajoute un calendrier présaison très chargé, l’automne prochain. Le Tricolore disputera sept rencontres préparatoires en 13 jours. Quatre se joueront au Centre Bell, obligation envers les abonnés de saison, deux auront lieu à Ottawa et à Toronto, dans des aller-retour, et l’autre se tiendra au cœur du Nouveau-Brunswick.

Chez Québecor, on n’envisage pas non plus d’accueillir un match présaison d’une autre formation de la LNH au Centre Vidéotron, cet automne. «Je serais très surpris. Je ne veux pas créer de faux espoirs chez les amateurs pour une autre équipe de la LNH», indique de son côté le directeur communication et marketing chez Québecor sports et divertissement, David Messier.

«On a un calendrier assez rempli. Ç’aurait déjà été difficile de trouver une date [pour le Canadien]. On a plusieurs dates confirmées ou en attente pour des événements potentiels à cette période-là. L’an passé, le match était le 20 septembre et cette année, c’est un des trois spectacles de Céline Dion. Il y a aussi la saison des Remparts qui est commencée», fait valoir Messier.

Rappelons qu’un match du Canadien au Centre Vidéotron n’est pas organisé par Québecor, mais plutôt par Evenko, branche spectacle du Groupe CH qui loue l’amphithéâtre à Québecor.

Les foules en baisse au fil des ans pourraient aussi constituer un facteur pour l’organisation montréalaise de délaisser Québec. Encore une fois, il n’en est rien, assure Saillant. «On a toujours eu de bonnes foules. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais une bonne moyenne entre 12 000 et 15 000. On a toujours reçu un accueil extraordinaire à Québec.»

L’an prochain?

Qu’en est-il pour l’an prochain? «Je n’ai pas de réponse pour 2020, notre calendrier n’est pas fait autant d’avance. Mais je vous assure qu’on aime aller à Québec», conclut le porte-parole du CH, lui-même un produit de la capitale.

Le Canadien s’est arrêté à Québec à 11 reprises en présaison et chaque année depuis 2009, sauf lors du lock-out qui prévalait dans la LNH en 2012.

Le Tricolore avait même livré deux matchs préparatoires au Centre Vidéotron la même année, les 18 et 27 septembre 2017, contre Boston et Toronto, parties qui avaient attiré 9248 et 14 452 spectateurs. L’an dernier, face aux champions de la Coupe Stanley, le match Montréal-Washington avait réuni 11 296 amateurs au Centre Vidéotron.

Le Canadien participera au match du concours Hockeyville pour la troisième fois de son histoire, après ses visites remarquées à Truro (N.-É., 2006) et à Roberval (2008).

Canadien

Jonathan Drouin «pas fier» de sa fin de saison

Malgré une fin de saison difficile, Jonathan Drouin ne se voit pas porter un autre chandail de hockey.

Le natif de Sainte-Agathe-des-Monts est toujours heureux avec le Canadien de Montréal, même s’il a été la cible de nombreuses critiques dans le dernier droit de la saison.

«Je ne me vois pas changer d’adresse, a dit Drouin, mardi, lors du bilan de l’équipe. J’ai du plaisir à jouer ici. Nous avons un bon groupe de gars, pas juste comme joueurs, mais aussi comme personnes. C’est agréable de venir à l’aréna et de les côtoyer. Je ne me vois pas dans un autre chandail en ce moment.»

Drouin, qui est âgé de 24 ans, a récolté 46 points à ses 55 premiers matchs, avant de finalement noircir la feuille de pointage seulement trois fois à ses 26 dernières parties, ajoutant sept points à sa fiche. Il n’était pas blessé, il croit avoir joué avec la même intensité et s’expliquait donc mal cette chute en terme de productivité. Son temps de jeu a été réduit, baissant à 9:57, le 24 mars, dans un match crucial face aux Hurricanes de la Caroline.

«J’ai parlé avec Claude [Julien]. Si j’avais bien joué, je n’aurais pas vu mon temps de jeu passer à 12 minutes, a affirmé Drouin, qui a admis avoir été frustré par sa fin de saison. Je suis capable de le comprendre. Ç’aurait peut-être été différent quand j’avais 19 ou 20 ans.

«Je l’ai pris avec maturité. Nous étions dans une position où il était important de pousser pour les séries. J’ai aimé la façon dont j’ai pris le rôle qui m’a été donné. Je voulais aider l’équipe de n’importe quelle façon.»

Record personnel

Malgré sa fin de saison décevante, Drouin a néanmoins égalé un sommet personnel avec une récolte de 53 points. Il ne voudra donc pas oublié le positif de cette campagne pendant sa préparation estivale.

«Vous ne pouvez pas juste regarder le positif et vous imaginer que tout est beau, a dit Drouin. Et les moments négatifs, je suis capable de les regarder comme un homme. Je dois apprendre et m’améliorer pour ne pas que ça se reproduise.»

Drouin a dit s’être tourné vers les vétérans lors de ces moments difficiles pendant ses trois campagnes avec le Lightning. Il a aussi cherché à aider les jeunes du Tricolore cette saison. Mardi, il avait l’appui de ses coéquipiers, qui souhaitent tous l’aider à afficher une plus grande constance tout au long de la saison.

«Il doit continuer à croire en lui, a affirmé le gardien Carey Price. Tout le monde connaît des moments plus difficiles. Il a quand même compilé de bonnes statistiques. Il doit continuer à offrir un effort constant.»

Par rapport à la constance, Drouin semblait à court de solutions.

«J’aimerais avoir la réponse. Tout allait bien lors des 60 premiers matchs, je ne pensais pas me diriger vers ça, puis ça m’a frappé, a dit Drouin. Ça fait partie de la vie. Je ne suis pas fier de la façon dont j’ai fini ma saison, mais je dois l’accepter.

«Je suis un joueur offensif. C’est pour ça que quand je ne produis pas, les médias et les partisans sont sur mon cas. J’ai un contrat et je dois produire. Je m’attends à ça et mes coéquipiers s’attendent à ça. Ça revient à la constance pendant 82 matchs. Je dois trouver une façon d’y arriver et je travaille pour ça.»

Canadien

Bergevin confiant pour l'avenir

Malgré l’amère déception de ne pas participer aux séries, le leitmotiv de Marc Bergevin lors de son bilan était «ce n’est que le début».

Après une campagne désastreuse en 2017-18, le Canadien a récolté 25 points de plus cet hiver pour rater de peu une participation au tournoi printanier. Les points d’interrogation étaient nombreux lors du bilan du directeur général l’an dernier. Cette fois, au moins l’avenir est prometteur même si l’objectif principal d’une participation aux séries n’a pas été atteint.

«Avec le bagage de ce que nous avons vécu, nous avons déjà une meilleure équipe», a dit Bergevin.

«Nous avions un excellent environnement de travail cette saison et c’est quelque chose d’extrêmement important, a-t-il ajouté. Je sais que les matchs se gagnent sur la patinoire, mais la préparation est importante. Quand tout le monde est sur la même longueur d’onde et que personne n’essaie de faire les choses lui-même, ça fait une énorme différence. Nous avons raté les séries (...), nous ne sommes pas contents. Mais nous savons que nous allons dans la bonne direction. Mon message pour les joueurs était que ce n’est que le début et je sais qu’ils croient la même chose.»

Le Canadien a déjoué les pronostics, accumulant 96 points cette saison grâce à un dossier de 44-30-8. Il a ainsi égalé un record du circuit pour le plus grand nombre de points récoltés sans participer aux séries. Le Tricolore a finalement été éliminé vendredi dernier, à la suite d’une victoire en fusillade de 3-2 des Blue Jackets de Columbus face aux Rangers de New York.

Canadien

Domi et Tatar ont dépassé les attentes; Drouin a manqué de constance

MONTRÉAL — Marc Bergevin a répété en cours de saison qu’il croyait avoir assemblé un groupe qui allait se battre jusqu’à la fin pour participer aux séries. Le directeur général du Canadien a eu raison, même si le résultat final doit lui avoir donné un petit pincement au coeur.

Voici les surprises et les déceptions chez le Canadien cette saison, ainsi que les points d’interrogation en ce début de saison morte.

Surprises

Max Domi avait marqué un total de 36 buts à ses trois premières saisons dans la LNH avec les Coyotes de l’Arizona. Il en a inscrit 28 à sa première campagne avec le Canadien, faisant rapidement oublier Alex Galchenyuk. Domi est devenu le premier joueur du Canadien depuis la saison 2009-10 à atteindre le plateau des 70 points et a été l’un des moteurs offensifs de l’équipe.

Tomas Tatar était vu par plusieurs comme un ajout des Golden Knights de Vegas dans la transaction impliquant Max Pacioretty afin de simplement se débarrasser de son contrat. Tatar a finalement établi un sommet personnel avec 58 points et a terminé deuxième parmi les pointeurs du Tricolore.

Après une campagne bien en-deça de ses standards, Carey Price n’a rien fait pour rassurer les partisans du Canadien en affichant une moyenne de 3,11 et un taux d’efficacité de ,897 lors des deux premiers mois de la saison - ce qui explique pourquoi son rendement a été une surprise quand l’ancien lauréat du Hart et du Vézina a retrouvé son aplomb des beaux jours. À partir du 1er janvier, Price s’est classé sixième à travers la LNH pour le taux d’efficacité (,928) et pour la moyenne (2,20) parmi les gardiens qui ont joué au moins 20 matchs au cours de cette séquence.

Déceptions

C’est seulement dans le dernier droit que Jonathan Drouin a déçu, mais sa baisse de régime correspond aussi à la glissade du Tricolore. Drouin a noirci la feuille de pointage seulement trois fois dans les 26 derniers matchs du Canadien, amassant un but et six aides dans cette séquence. Avant sa traversée du désert, il avait récolté 17 buts et 29 aides en 55 parties. Son manque de production a forcé Claude Julien à réduire son rôle en fin de saison.

Antti Niemi semblait avoir fait sa niche avec le Tricolore la saison dernière après que Bergevin l’eut réclamé au ballottage en novembre 2017. Pendant que Price en arrachait, le vétéran Finlandais était devenu une force tranquille pour le Canadien. Ce ne fut pas le cas cette saison. Outre trois rencontres après la pause de Noël (les trois seules fois où il a accordé moins de trois buts cette saison), Niemi a été un handicap pour le Tricolore. Il a été envoyé dans la mêlée seulement deux fois lors des 30 derniers matchs du Canadien.

Difficile de qualifier la saison du plus jeune joueur du circuit de déception, mais c’est en vertu d’un manque de constance dans ses performances que Jesperi Kotkaniemi se retrouve dans cette catégorie. Malgré ses 18 ans, Kotkaniemi s’est rapidement acclimaté à la LNH et semblait prêt à devenir un membre important dans la marche du Canadien vers les séries quand il a touché la cible dans quatre parties consécutives tôt en février. Kotkaniemi, qui a été limité à 11 aides en 38 matchs à l’étranger, a plutôt vu son rôle être réduit dans le dernier droit et a finalement été laissé de côté à trois reprises.

Points d’interrogation

Jordie Benn est l’un des cinq porte-couleurs du Canadien qui pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet. Benn a raté un seul match et a dépanné en début de campagne, appuyant Jeff Petry en attendant le retour au jeu de Shea Weber. Benn a aussi établi des sommets personnels avec cinq buts et 22 points. Il est apprécié par ses coéquipiers dans le vestiaire, mais à 31 ans, il pourrait être remplacé par un joueur un peu plus jeune si jamais son agent s’avérait trop gourmand.

Joel Armia est capable du meilleur comme du pire. Grâce à son physique imposant et ses mains agiles, il peut réussir des jeux spectaculaires. Toutefois, son manque de vitesse et ce qui semble être parfois un manque de détermination font qu’il peut disparaître pendant de longs moments ou commettre des revirements dangereux. L’attaquant finlandais devra aussi négocier un nouveau contrat puisqu’il deviendra joueur autonome avec compensation le 1er juillet. Sa présence avec le Tricolore a sûrement été réconfortante pour Kotkaniemi qui, comme lui, vient de Pori. Bergevin devra probablement choisir entre offrir du court ou du long terme à Armia.

Puisque Niemi n’a pas fait le travail, la position de gardien réserviste derrière Price représente aussi un point d’interrogation chez le Canadien. Charlie Lindgren a été rappelé du Rocket de Laval en fin de saison pour s’entraîner avec le grand club et participer au dernier match. Toutefois, Lindgren n’a rien cassé avec le Rocket, avec une moyenne de 2,94 et un taux d’efficacité de ,884. Le Canadien voudra probablement donner du temps de jeu à Cayden Primeau du côté du Rocket l’hiver prochain. Lindgren sera certainement le favori pour le poste de réserviste lors du camp. Bergevin pourrait toutefois embaucher un autre vétéran pour épauler Price.

Canadien

Quatre buts de Poehling dans la victoire du Canadien contre les Maple Leafs 6-5

MONTRÉAL — Ryan Poehling a mis un baume sur la plaie de l’élimination du Canadien à son premier match dans la LNH, réussissant un tour du chapeau en plus de marquer le but vainqueur en fusillade dans un gain de 6-5 face aux Maple Leafs de Toronto, samedi.

Éliminé vendredi à la suite de la victoire en fusillade de 3-2 des Blue Jackets de Columbus face aux Rangers de New York, le Tricolore a disputé son seul match sans importance de la saison.

Dans les circonstances, Claude Julien avait décidé d’insérer Poehling dans la formation, moins d’une semaine après que le choix de premier tour du Canadien en 2017, 25e au total, eut signé son premier contrat professionnel, mettant un terme à son stage à St. Cloud State.

Poehling, qui est âgé de 20 ans, est devenu le cinquième joueur dans l’histoire du Canadien à marquer plus d’un but à son premier match dans la LNH - après Joe Malone (5), Alex Smart (3), Aurèle Joliat (2) et John Ferguson (2).

«Je voulais seulement aller sur la glace et jouer mon jeu, faire les bonnes choses, a dit Poehling. Quand vous faites ça, vous êtes parfois récompensés. J’ai l’impression de vivre un rêve.»

Poehling a aussi joué les héros en marquant lors de la quatrième ronde en fusillade. Charlie Lindgren a ensuite stoppé la tentative de Kasperi Kapanen.

«Il a mis la joie dans le vestiaire dans un contexte qui était difficile, a dit Julien au sujet de Poehling. C’est beau de voir que nous avons de bons jeunes qui s’en viennent. Ryan a joué avec beaucoup d’émotions. Il va s’en souvenir longtemps.»

Jordan Weal et Andrew Shaw ont chacun récolté un but et une aide pour le Canadien (44-30-8), qui a mis fin à une série de sept défaites contre la formation torontoise. Artturi Lehkonen et Nicolas Deslauriers ont amassé chacun deux aides.

Lindgren avait aussi obtenu une occasion de se faire valoir. Il a réussi quelques beaux coups, mais a également mal paru sur certaines séquences. Il a finalement effectué 44 arrêts.

Zach Hyman a inscrit un but et une aide, alors que Jake Gardiner, Trevor Moore, William Nylander et Kapanen ont aussi fait bouger les cordages pour les Maple Leafs (46-28-8), qui affronteront les Bruins de Boston lors du premier tour éliminatoire. Frederik Andersen a stoppé 44 tirs.

Le Canadien n’a pas connu le meilleur des débuts de match, alors que Hyman et Gardiner ont profité de bonds favorables pour donner les devants 2-0 aux Maple Leafs après 8:03 de jeu.

Poehling a toutefois permis au Tricolore d’effacer ce déficit. Il a d’abord marqué à la suite d’une remise de Weal à partir de l’arrière du filet à mi-chemin en première période, avant de créer l’égalité après 2:56 de jeu en deuxième en profitant d’une rondelle libre après qu’un tir de Jeff Petry eut atteint la barre horizontale.

«Au cours de ma carrière universitaire, j’ai peut-être marqué 25 buts (NDLR, il en a marqué 29) et il y en a une vingtaine que j’ai inscrit grâce à des tirs de 10 pieds ou moins du but, a raconté Poehling. Il faut se rendre dans ces zones pour créer des occasions.»

Weal a ensuite donné l’avance pour une première fois au Canadien à 7:04. Il a marqué en avantage numérique, complétant une belle mise en scène de Jonathan Drouin et Joel Armia.

Moore a répliqué un peu plus de quatre minutes plus tard, mais Shaw a ensuite profité d’une belle passe transversale de Max Domi pour relancer le Canadien.

Nylander a permis aux Leafs de créer l’égalité avant de retraiter au vestiaire pour le deuxième entracte, battant Lindgren après avoir contourné le filet avec 2:27 à jouer dans l’engagement.

Kapanen a redonné l’avance aux Maple Leafs après 8:04 de jeu en troisième période. Il a été oublié dans l’enclave et Auston Matthews l’a repéré, lui permettant de tirer dans un filet ouvert.

Poehling est toutefois revenu à la charge avec 2:31 à faire. Il a profité d’une courte passe de Lehkonen pour se présenter seul devant Andersen, qu’il a déjoué d’un tir des poignets précis du côté du bouclier.

Les joueurs du Canadien passeront au Complexe sportif Bell de Brossard pour une dernière fois avant les vacances, mardi. La direction de l’équipe fera aussi son bilan.

Échos de vestiaire

Nicolas Deslauriers a assisté de près aux exploits de Ryan Poehling:

«Nous avions un peu de tout sur notre trio. (Jordan) Weal amène du talent et de la vitesse. C’était la première fois que je voyais Poehling et il travaille fort. (...) Il a mis la barre haute!»

Le Canadien a égalé un record du circuit en ratant les éliminatoires malgré une récolte de 96 points, ce qui tourne le fer dans la plaie, selon Andrew Shaw:

«Je crois que nous avons fait taire nos détracteurs cette saison. Nous avons tous la sensation que nous méritions de jouer en séries. Avec 96 points, vous faites normalement les séries. (...) Ça laisse un goût amer dans notre bouche, mais il faut regarder les éléments positifs.»

L’entraîneur-chef des Maple Leafs Mike Babcock a été impressionné par la soirée de Ryan Poehling:

«Les rapports ne mentionnaient pas qu’il était le genre à marquer quatre buts à La soirée du hockey au Forum. Je ne sais pas combien de joueurs ont déjà fait ça. Je lui dis bravo.»