Canadien

Un an après le match en plein air, le Canadien montre un visage différent

MONTRÉAL — Le 16 décembre 2017, le Canadien de Montréal et les Sénateurs d’Ottawa avaient rendez-vous dans un contexte enchanteur: le stade de la Place TD, dans la capitale du pays, pour un duel en plein air. Par un froid sibérien, les hommes de Claude Julien avaient été blanchis 3-0 dans ce qui allait devenir le dernier match de la saison de Shea Weber et le début d'une descente vers les bas-fonds du classement général de la Ligue nationale de hockey.

Un an plus tard, la formation montréalaise montre un tout autre visage, celui d’une équipe tenace qui ne se laisse jamais abattre. Elle l’a clairement démontré samedi soir en défaisant les Sénateurs pour la troisième fois depuis le 4 décembre, 5-2 au Centre Bell.

Pourtant, ce ne sont pas les moments d’adversité qui ont manqué lors de ce match. Tôt en première période, le Canadien a vu les Sénateurs porter le score 1-1 sur un but que Claude Julien a contesté pour obstruction à l’endroit de Carey Price. Un but qui, de surcroît, est survenu seulement 20 secondes après que Matthew Peca eut donné l’avance à la troupe montréalaise.

Il y a aussi le fait que le Canadien faisait face à un recul de 1-2 après 40 minutes, malgré 28 tirs vers Mike McKenna, un gardien de 35 ans qui comptait seulement 30 matchs d’expérience dans la LNH.

Et, bien sûr, il y a eu ce fameux but refusé à Phillip Danault parce que l’un des deux officiels a jugé que Artturi Lehkonen en avait mis plus que le client en demandait après avoir été accroché par Thomas Chabot.

«L’une des choses importantes, c’est que nous n’avons jamais laissé la frustration s’emparer de nous ce soir (samedi)», a déclaré Brendan Gallagher.

«Même si nous tirions de l’arrière, alors que nous avions le sentiment d’avoir joué deux bonnes périodes, nous nous sommes dit les bonnes choses et nous avons gardé la bonne attitude. Si nous maintenons le cap et que nous persévérons, de bonnes choses vont finir par arriver. C’est sûr que nous n’avons pas apprécié le but refusé. Toutefois, nous avons répliqué de la bonne façon, et c’était important en tant qu’équipe.»

Il y a un an, un seul de ces trois événements aurait pu suffire pour couper les jambes du Canadien. Samedi, non seulement les joueurs du Canadien avaient toutes leurs jambes, ils avaient le pied sur l’accélérateur, et l’accélérateur bien au fond.

«Nous sommes une équipe qui joue pendant 60 minutes, qui est capable de comprendre, que ce soit 3-2 pour nous, 2-1 l’autre côté, qu’il faut jouer de la même façon, a noté Jonathan Drouin. L’année passée, il y a eu des matchs où nous menions 3-1, nous restions assis sur cette avance et nous laissions nos adversaires faire pas mal ce qu’ils voulaient. L’attitude a beaucoup changé.»

À la suite de leur victoire contre les Sénateurs, leur sixième à leurs huit dernières sorties, les joueurs du Canadien totalisent sept points de plus - 39 contre 32 - à la même date et après le même nombre de parties que l’année dernière.

Avant les matchs de dimanche soir, le Tricolore détenait le septième rang dans l’Association Est, comparativement au 12e échelon il y a un an. Soudainement, il n’accuse que cinq points de retard sur les puissants Maple Leafs de Toronto, deuxièmes dans la section Atlantique, et n’est qu’à quatre points des Sabres de Buffalo, qui ont pourtant gagné dix matchs consécutifs entre les 8 et 27 novembre.

«Une saison comme celle que nous avons connue l’année dernière n’a rien de bien agréable, mais il faut en retirer quelque chose, a souligné Gallagher. Il peut y avoir des moments importants lors d’un match, comme lorsqu’une décision va contre vous comme ce soir (samedi). Nous avons réagi de la bonne façon. Plus souvent qu’autrement cette année, lorsque nous avons été victimes d’un but, nous avons bien répondu. Je pense que nous sommes plus forts mentalement cette saison.»

Canadien

Grâce à Weber et Byron, le Canadien renverse les Sénateurs 5-2

MONTRÉAL — Que l’adversité vienne d’un déficit dans un match ou d’une décision défavorable des officiels, les joueurs du Canadien de Montréal ont le don, cette saison, de se retrousser les manches. Les Sénateurs d’Ottawa l’ont constaté.

Face à un recul d’un but, le Tricolore a réagi en marquant quatre buts sans riposte en troisième période, chemin faisant vers un gain de 5-2 samedi soir au Centre Bell.

Du coup, le Canadien a remporté les trois matchs entre les deux formations au cours des 11 derniers soirs, par des scores tout à fait identiques, et procuré à Claude Julien une 600e victoire dans la LNH.

«On m’en a parlé avant le match et je n’en avais aucune idée, a admis Julien au sujet de ce nouveau plateau personnel en carrière. Ce ne sont pas des choses auxquelles je porte beaucoup d’attention. Je l’ai déjà dit et je vais le répéter: le jour où je serai assis dans ma chaise berçante et que je regarderai ma carrière, peut-être que je vais m’y arrêter. En ce moment, je demeure très motivé et pour cette raison, ces statistiques ne sont pas aussi importantes.»

Avec maintenant 39 points en 33 rencontres, le Canadien (17-11-5) s’est emparé du septième rang du classement général de l’Association Est, un point devant les Bruins de Boston, qui étaient inactifs samedi soir.

Les Bruins ont cependant un match en banque, qu’ils reprendront dès dimanche contre les Sabres de Buffalo avant de rendre visite au Tricolore lundi soir.

L’explosion du Tricolore a commencé dès la troisième minute du troisième vingt quand Jesperi Kotkaniemi a inscrit son 4e filet de la saison.

Puis, au milieu de la période, neuf secondes après la fin d’une punition mineure à Drake Batherson, Shea Weber a inscrit son 4e lui aussi avant que Paul Byron, avec son 7e quelque trois minutes plus tard, ne donne un coussin de deux buts à son équipe.

Matthew Peca (3e) et Jonathan Drouin (11e), dans un filet désert, ont marqué les autres buts du Canadien contre le gardien réserviste Mike McKenna, qui a bloqué 42 rondelles.

Les filets des Sénateurs contre Carey Price ont été l’oeuvre de Colin White (9e) et Mikkel Boedker (4e). Les hommes de Guy Boucher ont été limités à 18 tirs vers Price, dont huit pendant la première période.

Inefficacité

Face à une formation privée de quatre joueurs importants, dont les attaquants Matt Duchene et Jean-Gabriel Pageau, et qui avait laissé Craig Anderson sur le banc parce qu’il avait joué la veille à Detroit, le Canadien a largement dominé les 40 premières minutes de jeu.

Toutefois, le Canadien s’est retrouvé face à un recul de 1-2 lorsque s’est amorcée la troisième période, même s’il menait 28-11 au chapitre des tirs aux buts. Encore une fois, l’inefficacité des hommes de Claude Julien à profiter de leurs opportunités avec l’avantage numérique a fait mal.

La formation montréalaise a créé l’égalité lorsque Kotkaniemi a battu McKenna d’un superbe tir des poignets d’une trentaine de pieds. La rondelle est d’abord passée entre les jambes de Bobby Ryan, qui s’était alors improvisé défenseur, a frappé le poteau puis le dos du gardien des Sénateurs avant de glisser tout doucement derrière la ligne rouge.

«Je ne cherchais seulement qu’à diriger la rondelle vers le filet. C’est un but chanceux. Vraiment chanceux. Mais bien sûr que je vais le prendre», a lancé Koktaniemi, qui s’est vu décerner la première étoile après sa performance d’un but et une aide.

Puis, à peine une minute plus tard, l’intensité a décuplé sur la patinoire et dans les gradins à la suite d’une décision controversée des arbitres. Alors que le Canadien jouait à 4 contre 5, Phillip Danault a trouvé le fond du filet, mais le but a été refusé parce que les officiels ont jugé que Artturi Lehkonen a eu une réaction exagérée après avoir été accroché par Thomas Chabot.

«Il a vu un plongeon... Il a vu un plongeon», s’est contenté de répéter Lehkonen, sur un ton qui cachait mal son incrédulité.

La décision a provoqué la colère de Claude Julien et de copieuses huées parmi les spectateurs, mais elle a semblé donner des ailes aux joueurs du Canadien qui ont complètement embouteillé les Sénateurs le reste du match.

«Nous étions enflammés. Tout le monde était frustré, car nous ne pensions pas que c’était la bonne décision. Mais c’est comme ça que les choses se passent parfois au hockey», a déclaré Weber.

«J’ai trouvé que nous avons très bien canalisé cette énergie, et nous nous sommes améliorés au fur et à mesure que la période avançait. Nous avons été bons pendant tout le match, mais je dirais que nous avons élevé notre jeu d’un cran après le but refusé et avons été encore meilleurs», a renchéri le capitaine du Canadien.

Échos de vestiaire:

Claude Julien, au sujet de la réaction de ses joueurs après le but refusé en troisième période:

«J’ai aimé notre réaction parce qu’on était déçu, on était frustré, mais la frustration, on l’a envoyée dans la bonne direction. À partir de là, on a joué notre meilleur hockey de la soirée. C’est comme si ça nous a réveillés un peu.»

Jonathan Drouin, au sujet du fait que le Canadien a doublé les Bruins au septième rang:

«Oui (on regarde le classement). On est tous humains. Il y a un match de quatre points qui s’en vient contre les Bruins. Nous avons un match de plus qu’eux et ils vont le reprendre dimanche. Il va falloir être prêt pour un gros match de section lundi.»

Bobby Ryan, au sujet de la déception d’avoir laissé filer l’avance en troisième période:

«Même si nous n’avions pas nécessairement le contrôle du jeu dans l’ensemble, nous avions l’avance. Mais nous avons été incapables de rivaliser avec leur énergie et le nombre de tirs que le Canadien a dirigés au filet. C’est dommage pour ‘Mac’ (Mike McKenna) parce qu’il a tenu le fort aussi longtemps que possible.»

Canadien

Le Wild rosse le Canadien 7-1

ST. PAUL, Minn. — Le Canadien de Montréal a beau vivre ses meilleurs moments, dès que le Wild du Minnesota croise sa route, il perd tous ses moyens.

Grâce à une explosion de quatre buts sans riposte en deuxième moitié de deuxième période, le Wild a corrigé le Tricolore par la marque de 7-1 mardi soir au Xcel Energy Center.

Le Canadien a ainsi vu sa séquence de victoires s’arrêter à trois, bien qu’il ait complété ce périple de trois matchs à l’étranger avec deux gains, à Ottawa et à Chicago.

Il a cependant subi une huitième défaite consécutive contre le Wild, une équipe qu’il n’a pas battue depuis le 8 novembre 2014. Durant cette séquence d’insuccès, la formation montréalaise a accordé 35 buts et n’en a marqué que dix.

De plus, c’était la première fois que le Canadien accordait sept buts dans un match depuis le 12 janvier 2017... face au Wild. À cette occasion, le Tricolore s’était incliné par exactement le même score.

Avec des récoltes de trois points, Zach Parisé (1-2) et Mikael Granlund (0-3) ont été les principaux artisans de cette victoire sans équivoque, mais ils n’ont pas été les seuls. Matt Dumba (2-0), Jared Spurgeon (1-1), Nino Niederreiter (1-1) et Ryan Suter (0-2) ont également participé à la pétarade.

Charlie Coyle et Eric Staal ont inscrit les autres buts du Wild, qui a marqué quatre de ses sept buts lors d’avantages numériques, tout ça en quatre tentatives. Les hommes de Bruce Boudreau ont même trouvé le fond du filet en désavantage numérique, grâce à Coyle.

Le seul but du Canadien a été l’oeuvre de Jeff Petry (5e), en troisième, au moment où le score était déjà de 6-0.

«Pour gagner dans cette ligue, il faut que tu sois prêt à jouer tous les soirs et faire le travail qu’il faut faire pour gagner. Ce soir, ce n’était pas le cas», a tranché l’entraîneur-chef Claude Julien, dont le point de presse a duré moins de deux minutes.

Tous les buts du Wild ont été inscrits aux dépens d’Antti Niemi, qui a laissé sa place à Carey Price après le dernier but, celui de Parisé à 6:10 de la troisième période. Carey Price a stoppé les neuf rondelles auxquelles il a fait face.

Niemi présentait pourtant une fiche plus que respectable de 11-4-2, une moyenne de 2,11 et un taux d’arrêts de ,922 en carrière face à la formation du Minnesota.

Mais Niemi n’avait jamais affronté le Wild dans l’uniforme du Tricolore avant mardi soir. Or, les joueurs du Canadien semblent plongés dans un coma collectif lorsqu’ils croisent le fer avec le Wild.

Pendant que Niemi se faisait déjouer de toutes les façons possibles, Devan Dubnyk a continué sa domination du Canadien avec une performance de 29 arrêts dont 14 au deuxième vingt. Depuis qu’il porte les couleurs du Wild, Dubnyk affiche un dossier impeccable de 6-0.

En carrière, sa fiche est de 8-1-1 face au Tricolore et sa dernière défaite remonte au 10 octobre 2013 alors qu’il jouait avec les Oilers d’Edmonton.

Mauvais début de match

Le Canadien a amorcé la rencontre de façon amorphe, mais malgré cela, il n’accusait qu’un but de retard après 20 minutes à la suite du but de Niederreiter.

Les hommes de Claude Julien ont été nettement meilleurs au début de la deuxième période, mais une pénalité à Shea Weber a donné le coup d’envoi de l’explosion de la troupe de Bruce Boudreau.

Dumba a exploité la punition à 11:11, et Coyle a enchaîné en marquant en désavantage numérique seulement 82 secondes plus tard. Staal, à 14:58, et Spurgeon, en avantage numérique avec 1,7 secondes à écouler au deuxième vingt, ont mis le match hors de portée.

«On était une équipe, ce soir, qui a démontré qu’elle n’était pas prête à faire ce qu’il fallait faire pour gagner, a déclaré Julien. C’était assez évident dès le début. Au début de la deuxième, on a semblé prendre un peu de vie. Malheureusement, une punition qui, à mes yeux n’était pas méritée, leur a donné le deuxième but. Ensuite, en avantage numérique, on leur en a donné un troisième et à partir de là, c’est devenu comme on dit en anglais ‘downhill’.»

Le Canadien aura congé de hockey mercredi, mais la journée sera consacrée à sa visite annuelle dans des hôpitaux de Montréal. À compter de jeudi, les hommes de Claude Julien joueront trois matchs au Centre Bell, d’abord face aux Hurricanes de la Caroline.

Le Canadien accueillera ensuite les Sénateurs d’Ottawa et les Bruins de Boston pour ses deux dernières parties à domicile en 2018.

Canadien

Tatar donne la victoire au Canadien

CHICAGO — Tomas Tatar a brisé l’égalité alors qu’il ne restait que 77 secondes à écouler en troisième période et le Canadien de Montréal a vaincu les Blackhawks de Chicago 3-2, dimanche soir, au United Center.

Alors que le Canadien tentait de s’accrocher à un précieux point au classement, Jesperi Kotkaniemi a simplement glissé la rondelle à la pointe gauche, où Jeff Petry l’attendait. Le grand défenseur a décoché un puissant lancer qui a été dévié derrière le gardien Corey Crawford par Tatar.

Le Tricolore a signé une troisième victoire de suite et il pourra remercier Carey Price. Price a réalisé 37 arrêts, dont 17 en troisième période, alors que l’équipe locale a bourdonné en raison de l’indiscipline de ses adversaires. Le Canadien a écopé huit pénalités, mais n’a été victime que d’un seul but.

«C’est un bon résultat pour nous, mais il faut réaliser que si nous jouons de la sorte contre la prochaine équipe, l’histoire sera différente, a mentionné l’entraîneur-chef du Bleu-blanc-rouge, Claude Julien. Nous avons trouvé le moyen de gagner. Notre désavantage numérique a fait du bon travail ce soir et notre gardien a été excellent.»

Max Domi et Shea Weber ont aussi enfilé l’aiguille pour le Canadien (15-10-5), qui a gagné un deuxième match de suite au United Center après avoir encaissé sept revers consécutifs.

«C’est une grosse victoire. Nous avions besoin de la contribution de tous les joueurs ce soir et c’est bon pour l’énergie lorsque nous pouvons alterner les quatre trios, a fait valoir Price. Les Blackhawks ont bien joué et ils possèdent encore des joueurs dans leur formation.»

Patrick Kane a été l’auteur des deux réussites des Blackhawks (9-17-5), qui ont perdu leurs sept dernières sorties et neuf de leurs 10 dernières. Crawford a conclu l’affrontement avec 25 arrêts.

La formation de Chicago montre un dossier de 3-11-2 sous la tutelle de Jeremy Colliton, qui a remplacé Joel Quenneville à la barre de l’équipe le 6 novembre.

Le Canadien disputera son prochain match mardi soir, lorsqu’il rendra visite au Wild du Minnesota.

Les hommes de Claude Julien n’ont pas mis de temps avant d’annoncer leurs couleurs au premier engagement. Après une belle percée en zone adverse qui s’est conclue par un arrêt de Crawford, Domi a sauté sur un retour de lancer dès la mise en jeu suivante pour donner les devants aux siens après seulement six minutes de jeu.

Il s’agissait de la 10e partie consécutive que les Blackhawks accordaient le premier but.

Le quatrième trio du Tricolore a poursuivi sur la lancée du premier trio et il a porté le pointage à 2-0 seulement 91 secondes plus tard. Michael Chaput a remis la rondelle à Kenny Agostino, qui a contourné le filet. L’attaquant a aperçu Weber à la pointe droite et le capitaine du Canadien a décoché un violent tir qui n’a laissé aucune chance à Crawford.

Indiscipline

L’indiscipline des visiteurs a toutefois redonné vie aux Blackhawks. Lors du troisième avantage numérique de sa troupe, Kane a accepté une passe de Brent Seabrook et il a profité de la circulation devant Price pour faufiler le disque derrière le gardien. Le défenseur Brett Kulak et l’attaquant John Hayden lui voilaient la vue.

Plutôt amorphe en deuxième période, le Bleu-blanc-rouge a ouvert la porte à des Blackhawks beaucoup plus insistants. Lors d’une mise en jeu en territoire adverse, une mauvaise communication en défensive entre Kulak et Andrew Shaw a permis à Kane de se blottir seul sur l’aile droite. Après avoir accepté une remise de Dominik Kahun, l’Américain a vu son lancer sur réception flottant tromper la vigilance de Price pour niveler la marque.

Canadien

Le Canadien soumet le défenseur Xavier Ouellet au ballottage

MONTRÉAL — Le Canadien a annoncé vendredi qu'il avait soumis le défenseur Xavier Ouellet au ballottage.

En 19 matchs, l'athlète de 25 ans a récolté trois mentions d'aide et affiché une moyenne de temps de jeu de 17:01 par rencontre. Il a également distribué 32 mises en échec et a bloqué 30 tirs.

Le vétéran de six saisons présente un dossier de cinq buts et 26 points en 160 matchs en carrière dans la LNH avec les Red Wings de Detroit et le Tricolore.

Le Canadien s'était entendu avec Ouellet sur les termes d'un contrat d'une saison à deux volets le 1er juillet dernier.

Il fut un choix de deuxième tour, 48e au total, des Red Wings lors du repêchage de la LNH en 2011.

Canadien

Domi et Drouin se chargent des Sénateurs

Max Domi et Jonathan Drouin ont amassé trois points chacun et ils ont été les artisans d’une victoire de 5-2 du Canadien de Montréal face aux Sénateurs d’Ottawa mardi soir au Centre Bell.

Les hommes de Claude Julien ont transformé ce qui se destinait à être un match serré en victoire facile, grâce à une poussée de trois buts en trois minutes 39 secondes avant la fin de la deuxième période.

Limité à une seule mention d’aide à ses cinq dernières parties, Domi a marqué ses 12e et 13e buts de la saison, chaque fois aidé de Drouin, dans un intervalle de deux minutes 51 secondes. Artturi Lehkonen (5e), à la suite d’une passe de qualité de Jesperi Kotkaniemi, est venu compléter l’explosion.

Drouin (10e), sur une passe de Domi en première période, et Brendan Gallagher (12e), tôt au troisième vingt, ont marqué les autres buts du Canadien qui a obtenu 41 tirs vers Craig Anderson. Le filet de Gallagher n’était que son troisième depuis le 1er novembre.

Pour les Sénateurs, Dylan DeMelo (3e), en deuxième période, et Mark Stone (13e), en troisième, ont trompé la vigilance de Carey Price. Le gardien du Canadien, qui amorçait un cinquième match d’affilée, a fait face à 30 tirs et n’a pas eu besoin de réaliser de grands tours de magie pour mériter sa neuvième victoire en 2018-2019.

Les Sénateurs, qui connaissaient leurs meilleurs moments de la saison avec trois victoires consécutives, tenteront de venger cet échec alors qu’ils accueilleront le Canadien jeudi soir au Centre Canadian Tire.

Rien de bien excitant

Pour deux soi-disant rivaux, séparés par seulement deux points au classement et qui, contre toute attente, sont dans la lutte pour le huitième rang de l’Association Est, on ne peut pas dire que le Canadien et les Sénateurs ont enflammé le Centre Bell en première période.

Mais des deux, c’est la formation montréalaise qui a le mieux paru lors des 20 premières minutes du match, décochant 17 tirs vers Anderson en plus de doubler ses adversaires avec 14 mises en échec contre sept.

Le Canadien a ouvert la marque quand Drouin a complété une poussée à deux contre un avec Domi avec 5:30 à jouer.

Ce but a semblé réveiller la troupe de Guy Boucher. Jusque-là dominés 13-3 au chapitre des tirs aux buts, les Sénateurs se sont soudainement montrés beaucoup plus incisifs et ont commencé à se faire de plus en plus présents autour du filet de Price.

Leur persistance leur a permis de se rapprocher à un seul tir du Canadien au milieu du deuxième vingt et surtout, d’égaler la marque, quand DeMelo a marqué son troisième de la saison sur un tir qui avait davantage les allures d’une balle-papillon.

La belle assurance que pouvaient avoir retrouvé les joueurs des Sénateurs a disparu quand Domi et Drouin ont uni leurs efforts à 14:38 et à 17:29 de la période médiane.

Le but de Lehkonen, moins d’une minute après le doublé de Domi, est venu planter le dernier clou dans le cercueil des Sénateurs.

Canadien

Brendan Gallagher reçoit le trophée Jean-Béliveau

BROSSARD - L’attaquant Brendan Gallagher a été nommé lauréat du trophée Jean-Béliveau pour la saison 2017-2018 afin de souligner son engagement communautaire et son dévouement à la cause des enfants.

Le Canadien de Montréal en a fait l’annonce par voie de communiqué.

Décerné annuellement au joueur du Canadien qui se distingue par ses actions et sa générosité au sein de la communauté, le trophée est accompagné d’un don de 25 000 $ à un organisme au choix du joueur honoré. Les candidats sont évalués en tenant compte de l’engagement, du leadership, du temps et de l’implication consacrés aux différentes initiatives collectives et personnelles qui leur tiennent à coeur.

Très touché par les difficultés rencontrées par les enfants aux prises avec la maladie ou dans le besoin, Gallagher a multiplié les rencontres avec ceux-ci. Souhaitant s’associer à une cause nationale, mais qui avait des racines dans la ville où il pratique son métier, il a choisi de devenir ambassadeur pour l’Hôpital Shriners pour enfants.

La liste des précédents gagnants de ce trophée inclut Carey Price, Brian Gionta, Michael Cammalleri, Maxim Lapierre, Patrice Brisebois, Alex Kovalev, P.K. Subban, Max Pacioretty, Francis Bouillon, Steve Bégin et Saku Koivu.

Gallagher recevra son trophée lors d’une brève cérémonie avant le match de mardi contre les Sénateurs d’Ottawa.

Canadien

Martin Jones se dresse devant le Canadien

Deux mots revenaient chez les joueurs du Canadien de Montréal qui ont défilé dans le vestiaire de l’équipe dimanche soir : «mauvais départ». Ils auraient aussi pu mentionner Martin Jones, le gardien des Sharks de San Jose.

Jones a bloqué 40 tirs, dont 22 en troisième période, pour mener son équipe vers une victoire de 3-1 dimanche soir au Centre Bell.

Jeff Petry, avec son 3de la saison en deuxième période, a été le seul à tromper sa vigilance.

«Il est un bon gardien, c’est certain, a déclaré Max Domi, qui a bien connu Jones pour l’avoir affronté en plusieurs occasions avec les Coyotes de l’Arizona, des rivaux des Sharks dans la section Pacifique.

«Quand vous jouez contre un gardien qui voit toutes les rondelles, il faut lui rendre la vie difficile et espérer marquer un but moins joli. On y est parvenu avec le but de Petry. Mais ça n’a pas été suffisant», a ajouté Domi.

Mais si Domi était prêt à reconnaître les mérites de Jones, certains de ses coéquipiers n’arrivaient pas à expliquer pourquoi le Tricolore a connu un début de match aussi laborieux. Surtout après sa performance contre les Rangers de New York samedi.

Vite et fort

De plus, le Canadien s’attendait à affronter à une équipe motivée, après la raclée de 6-2 la veille à Ottawa. Or, avec 7:26 à jouer au premier vingt, les Sharks menaient 2-0 et détenaient un avantage de 10-1 au tableau des tirs au but.

«En première période, ils ont plus joué avec l’énergie du désespoir que nous. Ils ont été la meilleure équipe en première, mais plus le match avançait, mieux nous avons joué», a analysé Petry.

«C’est quelque chose que nous devons faire dès le départ, a renchéri le défenseur du Michigan. Nous avions une victoire à nos six derniers matchs. Il n’y a aucune raison pour ne pas jouer avec l’énergie du désespoir afin de récolter des points et grimper au classement.»

Pendant que Jones fermait la porte aux hommes de Claude Julien, Brent Burns et Joe Pavelski se sont chargés de l’attaque des visiteurs avec un but et une mention d’aide.

Aidé de Pavelski, Burns a d’abord marqué son quatrième but de la saison, et l’éventuel filet victorieux, au milieu de la première période pendant un avantage numérique de deux hommes.

Burns a ajouté sa 25e aide de la saison sur le but de Pavelski (17e), inscrit avec 4:09 à jouer à la période médiane.

Ce fut là un but important, car il permettait aux Sharks de reprendre une avance de deux buts, à un moment du match où le Canadien venait de s’inscrire au tableau quelque trois minutes plus tôt, et semblait destiné à faire tourner le vent en sa faveur.

Justin Braun (1er), au premier vingt, a enregistré l’autre filet des Sharks, qui ont rescapé un périple de cinq matchs à l’étranger après avoir subi quatre défaites consécutives.

Appelé à disputer un deuxième match en autant de soirs, Carey Price a réalisé 26 arrêts, mais il n’a pas réussi à procurer au Canadien une deuxième victoire de suite, un tour de force que l’équipe n’a pas réalisé depuis la mi-novembre.

Dans l’ensemble, Price a offert une solide performance, bien qu’il aimerait peut-être revoir le tir de Braun, décoché d’une quarantaine de pieds.

Il a cependant fait amende honorable devant Marcus Sorensen, en deuxième période, et aussi devant Burns en effectuant un bel arrêt de la mitaine au troisième vingt. Price a toutefois été surpassé par Jones, un gardien de qualité qui se déguise en Martin Brodeur lorsqu’il affronte le Canadien.

Depuis qu’il est passé aux Sharks en 2015, Jones affiche un dossier immaculé de 6-0 contre la formation montréalaise et ne lui a jamais accordé plus de deux buts. Plus impressionnantes encore sont ses statistiques : moyenne de 1,50 et un taux d’arrêts de ,950.

Le Tricolore complétera son séjour de cinq matchs à domicile mardi soir, face aux Sénateurs d’Ottawa, vainqueurs de leurs trois dernières rencontres. Les deux rivaux canadiens se retrouveront jeudi soir au Centre Canadian Tire.

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Canadien

Claude Julien garde la même formation, Carey Price affrontera les Sharks

MONTRÉAL - Au lendemain d'une solide performance globale qui a mené à une victoire de 5-2 contre les Rangers de New York, Claude Julien a choisi de faire confiance au même groupe de joueurs pour le rendez-vous contre les Sharks de San Jose dimanche soir au Centre Bell.

Cette décision signifie que Carey Price disputera un deuxième match en deux soirs pour la première fois en près d'un an.

Lors d'une mêlée de presse quelque deux heures avant le duel contre les Sharks, l'entraîneur-chef du Canadien a rappelé que ses joueurs n'avaient pas eu à voyager hier soir. De plus, a ajouté Julien, Price a connu une soirée relativement facile alors qu'il n'a fait face qu'à 22 rondelles et il demeure le gardien numéro un du Tricolore.

Il faut remonter aux 27 et 28 décembre 2017 pour retracer la dernière séquence de deux matchs en deux soirs pour Price. Il avait alors subi des revers par des scores identiques de 3-1 contre les Hurricanes de la Caroline et le Lightning de Tampa Bay. Lors de ces deux rencontres, Price avait fait face à 35 et à 34 tirs, respectivement.

Price avait connu deux autres séquences du genre l'an dernier dont une, les 29 et 30 novembre, où il avait vaincu les Sénateurs d'Ottawa et les Red Wings de Detroit.

Price abordera le duel contre les Sharks avec un dossier de 8-7-4 en 19 parties, une moyenne de buts alloués de 3,05 et un taux d'arrêts de ,898.

En faisant appel à la même formation que samedi, Julien laisse donc de côté les attaquants Charles Hudon et Matthew Peca ainsi que le défenseur Xavier Ouellet.

Par ailleurs, Julien a laissé planer la possibilité que Noah Juulsen recommence à s'entraîner avec ses coéquipiers dès les prochains jours.

Le jeune défenseur a raté les cinq dernières parties du Canadien après avoir été victime d'une fracture au visage lorsqu'il a été atteint par une rondelle, en première période du match du 19 novembre contre les Capitals de Washington.

Canadien

Les Kings réclament Nikita Scherbak du Canadien

MONTRÉAL - Soumis au ballottage samedi midi par le Canadien de Montréal, l’attaquant russe Nikita Scherbak poursuivra sa carrière avec les Kings de Los Angeles.

Le scénario a été confirmé peu après midi dimanche. Les Kings affrontent les Hurricanes de la Caroline en soirée à domicile.

Scherbak est le deuxième joueur du Canadien à être réclamé au ballottage depuis le début du calendrier régulier. Jacob De La Rose a été récupéré par les Red Wings de Detroit le 17 octobre.

Scherbak, dont le dernier match dans la Ligue nationale de hockey remonte au 3 avril 2018 contre les Jets de Winnipeg, rejoint une formation qui présentait le pire dossier dans la ligue avec neuf victoires et 19 points en 26 matchs avant la rencontre de dimanche.

Les Kings venaient également au dernier rang dans la LNH avec seulement 56 buts, malgré l’arrivée du vétéran Ilya Kovalchuk, un compatriote de Scherbak.

Sélectionné au 26e rang en 2014, Scherbak n’aura participé qu’à 29 rencontres dans la LNH avec le Canadien lors desquelles il a récolté cinq buts et deux aides avec un ratio défensif de moins-4. Deux de ses cinq buts ont été réussis en avantage numérique, et son dernier filet remonte au 21 mars à Pittsburgh.

Cette saison, dans le cadre d’un séjour de remise en forme dans la Ligue américaine de hockey, Scherbak a participé à cinq matchs avec le Rocket de Laval, mais a été limité à un but.

Questionné au sujet du départ de Scherbak avant le match contre les Sharks de San Jose, l’entraîneur-chef Claude Julien a essentiellement repris les propos qu’il avait émis la veille, soit que le Canadien n’avait pas de place pour lui en ce moment dans sa formation.

«On aurait aimé le garder pour continuer à le développer. On a jugé présentement, avec l’équipe qu’on a, dans la situation dans laquelle on est, qu’il n’était pas prêt à faire partie du groupe tout de suite et il aurait fallu un peu plus de temps à Laval pour, justement, améliorer son jeu. Si je ne me trompe pas, les Kings ont beaucoup de blessés. Ils n’ont rien à perdre et ils ont la chance d’avoir un joueur qui peut possiblement les aider.»