Edmundson agréablement surpris d'avoir été échangé au Canadien

Canadien

Edmundson agréablement surpris d'avoir été échangé au Canadien

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le défenseur Joel Edmundson a reconnu qu’il a été surpris d’apprendre qu’il avait été échangé au Canadien de Montréal, alors qu’il s’apprêtait à tester le marché des joueurs autonomes.

Le Canadien a acquis Edmundson des Hurricanes de la Caroline le week-end dernier, cédant en retour un choix de cinquième tour en 2020 (139e au total). Natif de Brandon, au Manitoba, Edmundson aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 9 octobre.

Mais l’intérêt que le Tricolore lui a porté l’a rapidement convaincu qu’il devait poursuivre sa carrière avec le Bleu-blanc-rouge.

«Oui, absolument (j’ai été très surpris de la transaction), a-t-il reconnu en conférence téléphonique jeudi. Mon objectif était de tester le marché des joueurs autonomes et de voir quels clubs seraient intéressés à mes services, mais après la transaction, j’ai réalisé qu’il (le Canadien) voulait m’avoir avec lui. J’ai pris une semaine pour y réfléchir, et je me suis dit ça m’enlèverait le stress de tester le marché. Je ne pourrais être plus heureux de me retrouver à Montréal.»

Edmundson, qui a gagné la coupe Stanley avec les Blues de St. Louis en 2018-19, n’a pas caché qu’il avait aimé comment le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, lui avait chanté la pomme lors de leur brève discussion après la transaction.

«Il (Bergevin) m’a dit que je pourrais jouer avec (Jeff) Petry, derrière la première paire formée de (Shea) Weber et (Ben) Chiarot. Si tout se déroule comme prévu, je ne pourrais être plus excité en vue de la prochaine saison», a-t-il évoqué, en précisant qu’il peut évoluer sur les deux flancs en défensive.

Il a donc accepté l’offre de contrat de quatre saisons d’une valeur annuelle moyenne de 3,5 millions $US de Bergevin. En plus de percevoir le même salaire que Chiarot - «un hasard», selon Edmundson -, le principal intéressé a rappelé qu’il avait des affinités avec le marché francophone.

«La famille du côté de mon père est francophone - vous savez, j’entends parfois ma grand-mère discuter en français au téléphone -, et j’ai passé neuf ans dans une école d’immersion française, a-t-il souligné. Ça fait longtemps que je n’ai pas pratiqué, mais c’est certain que je vais essayer d’enlever la rouille pour pouvoir discuter en français avec ma grand-mère», a-t-il dit, en précisant que sa famille habitait la communauté francophone de Saint-Lazare, au Manitoba.

Le défenseur âgé de 27 ans, qui se trouve présentement à Kelowna, en C.-B., retrouvera aussi plusieurs visages familiers chez le CH, dont Weber, Carey Price et, bien sûr, son ex-coéquipier des Blues de St. Louis Jake Allen - le nouveau gardien auxiliaire de Price.

«Je connais Weber, je connais ‘Pricer’, mon pote Jake Allen, donc c’est bien de connaître déjà certains visages dans le vestiaire. Certains d’entre eux m’ont déjà contacté pour me souhaiter la bienvenue. Je pourrai compter sur le meilleur gardien au monde derrière moi, et ce sont de petits détails comme ça qui font que je suis heureux de me joindre à cette équipe», a évoqué Edmundson, qui a disputé 68 rencontres la saison dernière avec les Hurricanes, inscrivant sept buts et 20 points.

Le Canadien ressemble-t-il aux Blues de 2018-19?

L’athlète de six pieds quatre et 216 livres, qui a purgé 72 minutes de punition cette saison, a précisé qu’il apprécie particulièrement la manière dont est bâti le CH, qui ressemble beaucoup aux Blues de 2018-19 selon lui.

«Nous jouions de manière très physique, tout en étant très rapides. Notre objectif était d’épuiser l’autre équipe, et c’est comme ça qu’on a connu du succès, a rappelé Edmundson à propos des Blues. C’est semblable chez le Canadien; c’est une équipe jeune, et très rapide, et si on additionne en défensive Shea (Weber), (Ben) Chiarot et (Jeff) Petry, qui sont imposants et mobiles, j’aime comment cette équipe est bâtie.»

De plus, Edmundson n’a pas caché que sa conquête de la coupe Stanley l’avait transformé, comme joueur. Et que ses nouveaux atouts pourront aider la cause du Canadien.

«Ça te donne plus de confiance, et quand l’euphorie finit par se dissiper, tu veux simplement retrouver ce genre de sensation, a expliqué le principal intéressé. Je veux tout donner et en gagner une autre (coupe Stanley). Cette sensation est tellement spéciale, et j’espère que je serai en mesure d’y parvenir à Montréal», a-t-il confié.

«Nous avons une bonne équipe, qui continuera de s’améliorer, donc j’espère qu’on pourra la ramener à Montréal, la 25e (coupe Stanley)», a conclu Edmundson, qui a amassé 72 points, dont 20 buts, en 337 rencontres de saison régulière en carrière avec les Blues et les Hurricanes. Il compte également 15 points (six buts, neuf aides) en 53 matchs de séries éliminatoires dans la LNH.

Le Canadien s'entend pour quatre saisons avec Joel Edmundson

Canadien

Le Canadien s'entend pour quatre saisons avec Joel Edmundson

La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal a consenti une prolongation de contrat de quatre saisons au défenseur Joel Edmundson, acquis ce week-end des Hurricanes de la Caroline.

Edmundson, qui aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 9 octobre, touchera un salaire moyen annuel de 3,5 millions $ US lors des quatre prochaines campagnes. Il écoulait un contrat d'une saison lui rapportant 3,1 millions $.

Gallagher estime que le Canadien est dans la bonne direction

Canadien

Gallagher estime que le Canadien est dans la bonne direction

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Fracture de la mâchoire ou pas, Brendan Gallagher envisageait revenir au jeu si le Canadien de Montréal était venu à bout des Flyers de Philadelphie au premier tour des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

Gallagher a eu le temps d’assister à la défaite serrée des siens lors du sixième match avant de subir une intervention chirurgicale rendue nécessaire par le double échec au visage que lui a servi Matt Niskanen lors de la cinquième rencontre.

«Je serais revenu au jeu, a-t-il assuré au cours d’une téléconférence depuis sa résidence de Colombie-Britannique, lundi. Ça aurait pris un peu de temps après l’opération avant d’obtenir le feu vert. Mais ça s’est déjà vu auparavant et il ne s’agit que d’obtenir l’accord des médecins. Si nous avions éliminé les Flyers, je serais revenu quelque part dans l’autre série.»

Le Canadien s’est plutôt incliné 3-2 dans la dernière rencontre et les Flyers ont atteint le tour suivant. Pour Gallagher, c’est néanmoins un indice que le Tricolore s’en va dans la bonne direction.

«Je pense que ce sera immense pour nous dans l’avenir, pour nos jeunes joueurs - particulièrement nos deux jeunes centres, “Suzu” (Nick Suzuki) et “KK” (Jesperi Kotkaniemi) - qui ont fait d’énormes pas en avant.»

Un pas en avant qui a sûrement plu à Gallagher. Le fougueux attaquant de 28 ans, qui était aussi ennuyé par une blessure à la hanche face aux Flyers, disputera lors de la prochaine campagne - quand elle commencera - la dernière année inscrite à son contrat et il a indiqué par le passé qu’il souhaitait se trouver dans un environnement gagnant.

«L’argent est important, je ne vous dirai pas que ce ne l’est pas. Mais peu importe le montant qu’on me donnera, ce sera suffisant pour vivre une vie heureuse après ma carrière. Je veux avoir du plaisir, apprécier mon expérience et avoir l’occasion de gagner. Vous voulez qu’on se rappelle de vous parce que vous êtes un gagnant.

«On vous le dit souvent à quel point nous aimons jouer ensemble, mais si on veut que ça reste comme ça, il faudra qu’il y ait des résultats, a-t-il poursuivi. Chaque année que vous ne gagnez pas, les attentes sont plus grandes. Je pense qu’en amorçant la saison prochaine, ce sera encore le cas et nous devrons faire le boulot.»

Dans la bonne direction

Et Gallagher croit que le Canadien est en bonne voie de franchir ce pas qui lui manque pour être un aspirant chaque année.

«J’ai toujours cru que cette équipe pouvait gagner. Il nous fallait une expérience des séries pour le comprendre. Nous avons battu une très bonne équipe en Pittsburgh. Nous sommes passés très près de battre les Flyers ensuite. Nous avons encore du chemin à faire, mais la direction prend les mesures nécessaires pour apporter les changements afin qu’on se retrouve de nouveau dans cette situation, avec un résultat différent.

«Il y a tellement d’éléments positifs ici: notre gardien, nos jeunes centres, a-t-il ajouté plus tard au cours de l’appel. Suzuki a vraiment éclos. Il démontre des aptitudes dans son jeu qui ne s’enseignent pas. “KK” est tellement jeune, il disputera sa troisième saison à 20 ans et vous pouvez constater son développement. À 20 ans, j’arrivais chez les pros, lui il a deux saisons de la LNH derrière la cravate. (...) Nous voyons plein de signes positifs.»

Les discussions entre son agent et Marc Bergevin pour la signature d’un nouveau pacte ne sont pas officiellement entamées, mais le choix de cinquième tour du Tricolore en 2010 ne s’en inquiète pas.

«Ces conversations auront lieu. Je pense que les deux parties sont ouvertes (à signer un nouveau pacte). Mon travail est de jouer au meilleur de mes capacités et d’aider cette équipe à gagner l’an prochain, alors que j’ai toujours un contrat valide. Mon agent prendra soin de ça et l’équipe fera ce qui est le mieux pour elle.»

Le Canadien obtient le défenseur Joel Edmundson des Hurricanes de la Caroline

Canadien

Le Canadien obtient le défenseur Joel Edmundson des Hurricanes de la Caroline

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a acquis le défenseur Joel Edmundson des Hurricanes de la Caroline, cédant en retour un choix de cinquième tour en 2020 (139e au total).

Natif de Brandon au Manitoba, Edmundson accédera à l’autonomie sans compensation au terme des séries éliminatoires.

Âgé de 27 ans, Edmundson a disputé 68 rencontres la saison dernière avec les Hurricanes, inscrivant sept buts et 20 points.

L’athlète de six pieds quatre et 216 livres a également purgé 72 minutes de punition.

En cinq saisons dans la LNH avec St. Louis et les Hurricanes, Edmundson a amassé 72 points dont 20 buts, en 337 rencontres de saison régulière.

Edmundson compte 15 points (six buts, neuf aides) en 53 matches de séries.

Il a aidé les Blues à remporter la coupe Stanley, au terme de la saison 2018-2019.

Plus tôt dans la journée, le CH a annoncé avoir prêté l’attaquant Hayden Verbeek au HC’05 de Banska Bystrica de l’Extraliga de Slovaquie pour le début de la saison 2020-2021.

Verbeek est attendu pour les camps d’entraînement de Montréal et de Laval pour la saison 2020-2021.

En six matchs avec le Rocket en 2019-2020, Verbeek n’a pas récolté de point. L’attaquant de cinq pieds dix, 183 livres a inscrit 19 points, dont cinq buts, en 21 rencontres avec Adirondack dans l’ECHL.

Âgé de 22 ans et originaire de Kingston, en Ontario, Verbeek a disputé 54 parties avec Laval depuis ses débuts dans la Ligue américaine en 2018-2019. Il a inscrit sept points (4-3).

Verbeek s’était entendu avec les Canadiens sur les modalités d’un contrat d’entrée de trois ans, le 24 mars 2018.

Le Canadien acquiert le gardien Jake Allen

LNH

Le Canadien acquiert le gardien Jake Allen

La Presse Canadienne
Contrairement à plusieurs athlètes qui doivent se familiariser avec un environnement et un rôle complètement différents à la suite d’une transaction, le gardien de but Jake Allen ne devrait pas être trop perdu lorsqu’il se présentera au prochain camp d’entraînement du Canadien de Montréal. Il a vécu deux ans dans la ville - il y a plus de dix ans de cela il est vrai - et depuis 2019, il est devenu familier avec le boulot qu’on veut lui confier.

Le directeur général Marc Bergevin a peut-être déniché la perle rare qui permettra à Carey Price de souffler un peu la saison prochaine grâce à l’acquisition d’Allen, annoncée mercredi.

Dans ce troc, Bergevin a aussi obtenu le choix de septième tour des Blues de St. Louis en 2022. En retour, il leur a cédé ses choix de troisième et septième rondes cet automne.

Les choix échangés aux Blues avaient précédemment été acquis dans la transaction envoyant Ilya Kovalchuk aux Capitals de Washington et dans celle expédiant Andrew Shaw aux Blackhawks de Chicago.

Besoin criant

L’arrivée d’Allen vient combler un besoin criant que Bergevin avait identifié lors de son récent bilan de fin de saison; trouver un gardien auxiliaire qui soit fiable et puisse épauler Price.

Allen a présenté une fiche de 12-6-3 avec une moyenne de buts alloués de 2,15 et un taux d’arrêts de ,927, en plus de récolter deux jeux blancs en 24 matchs la saison dernière avec les Blues.

Le gardien âgé de 30 ans, qui est originaire de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, a également affiché un dossier de 2-1-1 avec une moyenne de buts alloués de 1,89 ainsi qu’un taux d’arrêts de ,935 en cinq matchs éliminatoires cet été.

«Mon rôle, bien évidemment, sera d’épauler l’un des meilleurs gardiens du but au monde, une force dominante dans la ligue, et d’apporter un peu plus d’assurance à l’équipe. Je considère avoir occupé ce rôle avec succès derrière (Jordan) Binnington, et je pense avoir connu une solide saison», a analysé Allen lors d’une conférence téléphonique avec les médias montréalais mercredi après-midi.

«Ça fait plusieurs saisons que je joue dans la ligue et j’ai vécu des expériences dans différentes situations, a-t-il ajouté. Dans ce rôle, je pense que je peux donner à Carey les pauses dont il a besoin, et bien jouer pour l’équipe. C’est un défi et une opportunité que j’ai hâte d’entamer.»

À son crédit, Allen est parvenu à s’adapter à un rôle modifié chez les Blues à la suite de l’émergence de Binnington en 2019. Arrivé de nulle part, ce dernier s’est imposé au point de les mener à la première conquête de la coupe Stanley de leur histoire.

«Mon rôle a été changé et j’avais le choix de l’accepter et d’y exceller, ou non. L’an dernier est un exemple parfait; c’est de faire ce dont l’équipe a besoin, de faire passer l’équipe avant vous-même. C’est d’être un vrai joueur d’équipe et positif tous les jours à la patinoire. Et lorsque des opportunités se présentent, c’est de les exploiter au maximum. Vous devez connaître votre rôle et votre position», a-t-il expliqué.

Boucler une boucle

Cet échange avec le Canadien ramène Allen dans un patelin qui ne lui est pas inconnu, puisqu’il a porté les couleurs des Juniors de Montréal, dans la LHJMQ, en 2008 et 2009.

Pendant sa première saison avec les Juniors, Dominique Ducharme et Joël Bouchard campaient les rôles d’adjoints à Pascal Vincent. La saison suivante, il a passé du temps en compagnie du défenseur Xavier Ouellet.

«C’est drôle comment j’ai l’impression d’avoir bouclé la boucle, en ayant joué avec les Juniors de Montréal à Verdun, puis dans la LNH contre le Canadien et au Centre Bell. J’ai eu quelques expériences dans cet édifice, j’ai vécu dans la ville pendant une couple d’années. Il existe une certaine familiarité, et il y a encore des gens avec lesquels j’ai gardé contact dans la ville. C’est un endroit qui m’est plus familier que la plupart des autres dans la ligue.»

Allen pense que c’est un élément qui va faciliter son adaptation.

«Lorsque vous arrivez dans une nouvelle équipe, une nouvelle organisation, un peu de familiarité rend les choses un peu plus confortables. J’ai vécu à Notre-Dame-de-Grâce, j’ai joué contre le Canadien, j’ai passé du temps dans la ville pendant l’entre-saison.»

«Un nouveau marché et un nouvel environnement sont des éléments que vous devez approcher avec optimisme, a-t-il aussi noté. Ça va être intéressant, ça va être amusant, ça va être un défi. Il y aura de bonnes journées et de mauvaises journées. Ce qui importe, c’est de chérir cette opportunité qui m’est offerte et d’aller de l’avant.»

Par contre, Allen admet qu’il ne connaît absolument pas Price. Ce qui ne l’empêche pas de l’avoir en très haute estime.

«Ce que j’admire (chez Price) à titre de gardien de but, c’est le fait qu’il évolue depuis si longtemps dans la ligue et qu’il n’a pas vraiment changé son style de jeu. Je pense que ça démontre à quel point il est bon.»

Allen, qui a été repêché en deuxième ronde, 34e au total, par les Blues lors du repêchage de la LNH en 2008, conservera de précieux souvenirs de ses saisons passées à St. Louis, sur les plans personnel et professionnel.

«St. Louis représente une partie importante de ma vie. Mes enfants sont nés là-bas, j’ai gagné la coupe Stanley, j’ai eu plusieurs belles années et je me suis fait beaucoup de bons amis. St. Louis m’a apporté beaucoup. J’en suis reconnaissant et maintenant, j’ai une nouvelle opportunité devant moi.»

Claude Julien va bien et assure qu'il sera de retour

Canadien

Claude Julien va bien et assure qu'il sera de retour

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Ce n’est pas un malaise cardiaque qui va empêcher Claude Julien de poursuivre sa carrière derrière le banc du Canadien de Montréal.

L’entraîneur-chef originaire d’Orléans a tenu à rassurer tout le monde mercredi alors qu’il a tenu une conférence téléphonique pour offrir un bilan de sa santé – ainsi que de la saison de son club – moins de deux semaines après qu’il ait dû quitter la «bulle» de Toronto pour subir des tests ayant révélé qu’il avait besoin d’une endoprothèse pour aider le sang à passer dans une de ses artères.

« Je vais extrêmement bien. J’ai bien récupéré au point où si on avait gagné vendredi dernier (le sixième match face aux Flyers), j’aurais été en route pour revenir à Toronto samedi, et même être disponible au besoin pour la série suivante. J’ai repris des forces et je suis à 100 %, prêt à revenir à mon poste», a-t-il déclaré d’entrée de jeu, au cours d’un entretien de près d’une heure avec les journalistes montréalais.

« On ne s’attend jamais à vivre une situation comme celle-là, a-t-il poursuivi. J’ai eu un malaise et j’ai contacté notre soigneur au milieu de la nuit, on a décidé de m’amener à l’hôpital. On m’a posé un stent et je suis sorti le lendemain, c’est quelque chose qui arrive assez souvent me dit-on. Je ne suis pas le premier entraîneur de la LNH à vivre ça, et je ne serai pas le dernier ! »

Le Canadien s’étant incliné lors du sixième match contre Philadelphie vendredi dernier, sa saison 2019-2020 a pris fin du même coup. Julien, qui est âgé de 60 ans, n’a aucun doute qu’il sera à son poste lors de la prochaine saison, qui devrait commencer en décembre. L’incident dont il a été victime ne l’a pas amené à remettre en question son désir de continuer à travailler, malgré le stress qui accompagne celui-ci.

Les surprises et les déceptions des séries chez le Canadien

Canadien

Les surprises et les déceptions des séries chez le Canadien

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a affirmé pendant son bilan de fin de saison que les 10 rencontres disputées par sa troupe lors du tournoi de relance de la LNH l’aideront à prendre des décisions au cours de la saison morte.

Certains ont profité de cette aventure pour confirmer leur potentiel ou rebondir après des moments difficiles en saison régulière. D’autres ont au contraire démontré qu’ils ne devraient peut-être pas faire partie des plans à long terme de l’équipe.

Voici cinq joueurs dont la perception a possiblement changé pendant le parcours du Canadien en séries éliminatoires.

Nick Suzuki

Nick Suzuki a gravi de nombreux échelons au cours de sa première campagne dans le hockey professionnel. Il s’est taillé un poste avec le Canadien au cours du camp en septembre dernier, puis a terminé les séries en tant que meilleur attaquant de l’équipe. On savait que Suzuki était voué à un bel avenir, mais il semble déjà prêt à servir de locomotive de l’attaque du Tricolore.

L’Ontarien âgé de 21 ans a amassé quatre buts et trois aides et a livré la marchandise dans des moments importants, un peu comme à sa dernière saison au niveau junior, quand il a été champion marqueur des séries de l’OHL et aidé son équipe à remporter le championnat.

Également fiable dans son territoire, Suzuki pourrait donc être le centre no 1 du Canadien dès le début de la prochaine campagne, ou du moins partager les responsabilités principales avec Phillip Danault.

Jesperi Kotkaniemi

Le Canadien a vécu «une expérience qui n'a pas de prix», croit Bergevin

Canadien

Le Canadien a vécu «une expérience qui n'a pas de prix», croit Bergevin

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Les joueurs du Canadien de Montréal ont démontré pendant le tournoi de relance de la LNH ce que le directeur général Marc Bergevin répétait depuis quelques semaines déjà: cette aventure inattendue aura un impact positif dans la progression de l'équipe.

Au lendemain de l'élimination du Canadien en six matchs aux mains des Flyers de Philadelphie en quart de finale de l'Association de l'Est, Bergevin a affirmé que sa troupe a vécu «une expérience qui n'a pas de prix» au cours du dernier mois.

Les centres Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi ont confirmé leur potentiel, tandis que Carey Price a rappelé à tous pourquoi il est encore considéré comme l'un des meilleurs gardiens du circuit.

Bergevin a admis que son bilan de fin de saison aurait été bien différent si les activités de la LNH n'avaient pas été interrompues le 12 mars en raison de la pandémie de la COVID-19. Le Tricolore occupait le 24e rang du classement général. Il se dirigeait vers une exclusion des séries pour une troisième saison d'affilée pour seulement la troisième fois de son histoire dans la LNH.

Finalement dernière équipe invitée dans la bulle de Toronto pour la relance, le Canadien a causé une surprise de taille en éliminant les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification. Il a aussi donné du fil à retordre aux Flyers avant de rendre les armes.

«On voit aujourd'hui une équipe qui va dans la bonne direction, dont les partisans peuvent être fiers, a affirmé Bergevin. Nous avons deux jeunes centres (Suzuki et Kotkaniemi) qui ont un avenir de 10-15 ans dans l'organisation et qui vont permettre de bâtir autour d'eux.»

Le Canadien perd le sixième match 3-2 et est éliminé par les Flyers

Canadien

Le Canadien perd le sixième match 3-2 et est éliminé par les Flyers

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
TORONTO — Les membres du Canadien qui se sont présentés au podium du Scotiabank Arena après l'élimination de la formation montréalaise n'avaient pas la mine basse. Au contraire, ils croient que le Tricolore a démontré qu'il est prêt à rivaliser avec les meilleures formations de la LNH. 

Les Flyers de Philadelphie ont mis fin à l'aventure du Canadien dans la bulle de la LNH à Toronto, vendredi. Ils ont achevé leurs rivaux en remportant le sixième match de leur série quart de finale de l'Association de l'Est par le pointage de 3-2.

Le Canadien, qui a surpris les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification, quittera donc l'hôtel Fairmount Royal York samedi, 27 jours après son arrivée.

«Les gars ont travaillé fort pour chaque but, pour tenter de gagner chaque match. Ce fut un effort de groupe, a affirmé l'entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller. Nos jeunes ont progressé et nos vétérans ont démontré à quel point ils aiment le groupe et veulent l'aider. Je suis fier de notre groupe.»

Les Flyers, qui ont gagné une première série depuis 2012, affronteront les Islanders de New York lors des demi-finales de l'Est.

Ivan Provorov et Kevin Hayes ont permis aux Flyers de prendre le contrôle de la rencontre décisive en marquant sur des déviations favorables de la rondelle sur des joueurs du Canadien tôt dans le match. Michael Raffl a aussi été crédité d'un but, tandis que Carter Hart a repoussé 31 lancers.

«Ce n'était pas une série facile d'une certaine manière parce que nous étions largement favoris, personne ne donnait des chances au Canadien, a souligné l'entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault. C'était un défi mental. Nous l'avons surmonté, nous avons appris à gagner, à jouer de la bonne manière et nous l'avons fait en équipe.»

Nick Suzuki a sonné la charge pour le Canadien avec deux buts, chaque fois sur des aides de Joel Armia et Jonathan Drouin. Carey Price a effectué 14 arrêts.

«Au cours des deux rondes, je pense que nous avons démontré que nous pouvions rivaliser avec les équipes de pointe, a insisté Muller. Nous comptons sur plusieurs bons éléments. C'est incroyable à quelle vitesse tout peut tomber en place. Autant nous sommes déçus ce soir, autant nous sommes optimistes pour la suite.»

Pour ce duel sans lendemain, le Canadien était privé d'un de ses meneurs: Brendan Gallagher. Ce dernier a subi une fracture de la mâchoire quand il a encaissé un double-échec de Matt Niskanen lors du match no 5, mercredi. Niskanen a été suspendu pour un match pour son geste.

En l'absence de Gallagher, Alex Belzile était de retour dans la formation du Canadien. Du côté des Flyers, Shayne Gostisbehere remplaçait Niskanen à la ligne bleue, tandis que l'attaquant James van Riemsdyk était de retour en uniforme à la place de Connor Bunnaman.

Un dernier souffle

Le Canadien aurait difficilement pu imaginer pire scénario en début de rencontre, alors que les Flyers ont marqué deux fois sur leurs trois premiers tirs, chaque fois lors d'une déviation sur des joueurs du Tricolore.

Provorov a ouvert la marque après 28 secondes de jeu, quand son lancer a dévié sur le bâton de Shea Weber. Hayes a creusé l'écart à 5:23, quand sa remise vers le devant du filet a touché le bâton d'Artturi Lehkonen avant de glisser entre les jambières de Price.

Le Canadien a répliqué à 10:03, en avantage numérique. Suzuki a marqué du revers en récupérant une rondelle libre devant le filet de Hart.

Price a été vigilant par la suite, aidant les siens à écouler deux punitions avant la fin du premier tiers. Il a notamment frustré van Riemsdyk à bout portant. Il a aussi joué de chance tôt en deuxième période, quand Travis Konecny a raté la cible en échappée.

Le gardien du Tricolore a toutefois été impuissant à 4:26, quand un lancer de Travis Sanheim sur une attaque en surnombre a dévié sur Raffl, a atteint le poteau, puis a rebondi sur lui avant de franchir la ligne des buts.

Encore une fois, Suzuki est revenu à la charge, réduisant l'écart 1:39 plus tard. Il a profité d'une remise parfaite de Drouin pour déjouer Hart d'un angle difficile.

Les Flyers ont connu leurs meilleurs moments à cinq contre cinq de la rencontre tôt en troisième période, retardant le dernier assaut du Tricolore le plus longtemps possible.

Le Canadien est passé le plus près de créer l'égalité avec 6:49 à écouler, quand un tir de Tomas Tatar a atteint le manche du bâton de Hart avant de sortir des limites du jeu.

Échos de vestiaire

Shea Weber croit que le Canadien a prouvé qu'il était meilleur que plusieurs le pensaient:

«Tout le monde doutait de nos capacités, mais nous nous sommes présentés ici après un court été avec un objectif en tête. Nous avons démontré que nous sommes plus près (d'être prétendants aux grands honneurs) que les gens le pensent. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli.»

Nick Suzuki était content de l'effort déployé par le Canadien vendredi, mais pas du résultat:

«La chance a joué contre nous, mais nous avons joué avec intensité pendant 60 minutes. Nous avons généré des occasions. La victoire aurait pu aller d'un côté ou de l'autre.»

Jonathan Drouin a reconnu qu'il a eu du plaisir à vivre dans la bulle de la LNH:

«Ce n'est pas facile de jouer au hockey pendant une pandémie. C'était différent, mais nous avons eu du plaisir tous ensemble dans les salons. Il y avait 10 gars dans une chambre et 10 dans l'autre. C'était "cool". Nous n'oublierons jamais ça.»

Gallagher souffre d'une fracture de la mâchoire; Niskanen suspendu pour un match

Canadien

Gallagher souffre d'une fracture de la mâchoire; Niskanen suspendu pour un match

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
L'attaquant du Canadien de Montréal Brendan Gallagher a subi une fracture de la mâchoire quand il a été atteint au visage par un double-échec du défenseur Matt Niskanen mercredi et il ratera le reste de la série face aux Flyers de Philadelphie puisqu'il devra être opéré.

De son côté, Niskanen a été suspendu pour une rencontre par le département de la sécurité des joueurs de la LNH.

Le Canadien a confirmé la gravité de la blessure de Gallagher en début de soirée jeudi, avant de connaître le verdict contre Niskanen. L'équipe a ajouté que Gallagher quittera la bulle de la LNH à Toronto puisqu'il devra passer sous le bistouri.

Selon le protocole de la LNH, un membre d'une équipe voulant réintégrer la bulle après l'avoir quittée doit fournir quatre résultats négatifs consécutifs à des tests de dépistage de la COVID-19 effectués sur une période de quatre jours. Il est aussi possible que la personne doive se soumettre à une quarantaine pouvant aller jusqu'à 14 jours.

Gallagher aurait également perdu au moins une dent quand il a encaissé le violent coup de Niskanen en troisième période du cinquième match de la série quart de finale de l'Association de l'Est entre le Canadien et les Flyers. Le Canadien a gagné la rencontre 5-3 pour éviter l'élimination. Les Flyers mènent la série 3-2 et le sixième match sera présenté vendredi, à 19 h.

Dans sa vidéo explicative au sujet de la suspension de Niskanen, le département de la sécurité des joueurs de la LNH souligne que le défenseur des Flyers avait l'intention de donner un coup de bâton violent au haut du corps de Gallagher et que ce coup a causé une blessure. Niskanen avait aussi un antécédent, lui qui avait déjà été mis à l'amende une fois au cours de sa carrière.

Cependant, on mentionne aussi que Niskanen s'est défendu en disant qu'il ne visait pas la tête de Gallagher. La LNH a également noté que le mouvement brusque de Gallagher avant l'impact, alors qu'il a pivoté sur lui-même, expliquait en partie pourquoi il a été atteint à la tête.

L'entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller, avait indiqué en visioconférence jeudi avant-midi que l'équipe avait envoyé la séquence vidéo du geste de Niskanen à la LNH pour qu'il soit révisé.

«Je pense que la vidéo explique tout. Nous allons laisser la ligue gérer le dossier», avait affirmé Muller, souhaitant visiblement que Niskanen soit sanctionné pour le coup.

Niskanen n'a pas été puni sur la séquence et Gallagher a terminé la rencontre même s'il avait la bouche ensanglantée.

L'entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault, s'était porté à la défense de Niskanen en visioconférence avant l'annonce du Tricolore au sujet de la blessure de Gallagher et la suspension de son défenseur.

«Gallagher semblait être correct. Il parlait aux arbitres. Il a passé le reste du match à parler à nos joueurs pendant qu'il était au banc», avait souligné Vigneault.

«Gallagher est un joueur très compétitif qui travaille fort, mais ce n'est pas la faute à Niskanen si (Gallagher) n'est pas le plus grand. Je pense que c'était un jeu de hockey dans le feu de l'action et il a subi une légère coupure», avait-il ajouté.

Gallagher a été la bougie d'allumage du Canadien lors du cinquième match, un jour après avoir été limité à quatre présences sur la patinoire en troisième période lors de la quatrième rencontre, quand Muller a préféré employer d'autres options.

«Il est le joueur qui a eu le plus gros impact lors du dernier match, a rappelé Muller. Dès la première séquence, il a démontré son caractère. Il travaille fort, il est le coeur et l'âme de cette équipe.»

Si Vigneault a qualifié le geste de Niskanen de «jeu de hockey», Muller a utilisé le même terme en parlant de la mise en échec qui a mené à l'expulsion du centre du Canadien Jesperi Kotkaniemi. Ce dernier a écopé une punition majeure et une inconduite de partie tôt en deuxième période mercredi pour avoir donné de la bande au défenseur Travis Sanheim.

«C'est sujet à débat et nous allons laisser la ligue prendre une décision. À nos yeux, c'était un jeu de routine. 'KK' voulait terminer sa mise en échec. Il a été puni lors du match», a souligné Muller.

Kotkaniemi ne recevra pas de pénalités supplémentaires de la part du département de la sécurité des joueurs de la LNH.

Source de motivation

Au cours de la rencontre de mercredi, l'attaquant du Canadien Nick Suzuki a aussi posé un geste antisportif en donnant une petite tape à la tête du gardien des Flyers Carter Hart après qu'il eut accordé un but sur un tir d'un angle restreint à Joel Armia en deuxième période.

Suzuki avait reconnu ses torts après le match, affirmant qu'il avait agi sans réfléchir et qu'il n'aurait pas dû commettre ce geste. Cela n'a pas empêché l'attaquant des Flyers Kevin Hayes de s'en prendre verbalement à Suzuki jeudi.

«C'était un geste immature. Je ne sais pas à quoi il a pensé», a dit Hayes.

Questionné à savoir si cet incident pouvait servir de motivation aux Flyers, Vigneault s'est contenté de dire que c'était «très intéressant».

Le Canadien évite l’élimination

Canadien

Le Canadien évite l’élimination

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Piqué au vif lors du dernier match, Brendan Gallagher a été le chef de file du Canadien mercredi soir et la formation montréalaise a prolongé son séjour dans la bulle torontoise de la LNH.

Nick Suzuki a touché la cible seulement 22 secondes après que les Flyers de Philadelphie eurent créé l’égalité à mi-chemin en troisième période et le Tricolore a évité l’élimination en remportant le cinquième match de sa série quart de finale de l’Association de l’Est par la marque de 5-3, mercredi soir au Scotiabank Arena.

Les Flyers mènent la série 3-2. Le match no 6 sera présenté vendredi à 19h.

Suzuki a profité d’une remise de Jonathan Drouin à partir de l’arrière du filet et a été patient devant le gardien Carter Hart, qui s’est compromis. Suzuki a finalement pu tirer dans un filet ouvert.

Carey Price s’est occupé du reste, lui qui a réalisé 26 arrêts. Phillip Danault a ajouté un but dans un filet désert avec 17,7 secondes à écouler.

Joel Armia a réussi un doublé et Gallagher a marqué son premier but de la relance pour le Tricolore. Drouin et Brett Kulak ont récolté chacun deux aides.

«Nous n’avons pas laissé les Flyers prendre leur élan, a affirmé l’entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller. Nous avons bien répondu chaque fois que nous étions en difficulté.»

Gallagher perd une dent

Le Canadien subit un autre jeu blanc et fera face à l’élimination

Canadien

Le Canadien subit un autre jeu blanc et fera face à l’élimination

Michel Lamarche
La Presse Canadienne
C’est à se demander si la récolte de cinq buts du Canadien de Montréal vendredi contre les Flyers de Philadelphie n’était, en fait, qu’un mirage. Comme ceux que l’on peut voir au loin sur une route par une chaude et ensoleillée journée estivale.

Pour une deuxième sortie d’affilée, le Canadien a subi une défaite par blanchissage, cette fois par le score de 2-0 lors du quatrième match de sa série de premier tour de l’Association Est, mardi après-midi au Scotiabank Arena de Toronto.

Après avoir été rossés lors du deuxième match, Carter Hart et les Flyers dominent la série avec trois victoires contre une.

Hart a bloqué les 29 tirs auxquels il a fait face et il a maintenant blanchi le Canadien pendant un peu plus de 122 minutes, soit depuis le but de Joel Armia vers la fin de la deuxième période vendredi dernier.

Le dernier but du Tricolore a été celui de Jesperi Kotkaniemi contre Brian Elliott, en milieu de troisième période vendredi.

«Nous savions, lors des deux dernières rencontres, que nous allions affronter une équipe qui ferme le jeu et qui est très à l’aise de jouer un match à bas score. Nous devons être à l’aise avec cette même attitude», a noté l’entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller.

«Lors du dernier match, nous avons frappé quelques poteaux. Aujourd’hui, c’était un autre match serré, mais il y a eu quelques moments, tôt dans la rencontre, où nous n’avions aucun élan. Nous voulions générer plus de vitesse en zone neutre et tirer plus souvent au filet, et c’est pour cette raison que j’ai tenté diverses combinaisons pour voir s’il y avait de la chimie parmi différents joueurs.»

Michael Raffl, en première période, et Philippe Myers, tard en deuxième période, ont déjoué Carey Price, qui a fait face à 22 rondelles.

Les Flyers auront l’occasion d’éliminer le Canadien dès mercredi soir.

«Ce match est fini et nous allons nous réveiller demain et nous préparer afin de trouver une façon de gagner un match de hockey demain soir. Nous avons de bons professionnels ici, ils sont fiers et je m’attends à les voir prêts à jouer et livrer une vraie bonne bataille demain», a mentionné Muller.

Changements de part et d’autre

Autant Muller que son rival Alain Vigneault avaient apporté des changements à leur formation. Pendant que James van Riemsdyk et Nicolas Aubé-Kubel étaient inactifs du côté des Flyers, Muller a joué dans ses trios en ramenant, notamment, Phillip Danault au centre de Tomas Tatar et de Brendan Gallagher.

L’initiative a failli porter fruit dès la première minute de jeu quand Tatar a servi une belle passe à Danault, dans l’enclave, sauf que le tir du joueur de centre du Canadien a raté l’objectif.

Le Tricolore a eu une autre véritable chance de marquer avec environ six minutes à jouer à l’engagement quand Paul Byron a tenté de profiter d’un retour de lancer de Jeff Petry pour pousser le disque dans un filet grand ouvert. Toutefois, le défenseur Ivan Provorov est intervenu avec son bâton et fait dévier la rondelle par-dessus le filet de Hart.

Entre ces deux séquences, les Flyers ont exploité leur meilleure chance de marquer. Après un revirement à la ligne bleue du Canadien, Sean Couturier a laissé la rondelle derrière lui à Raffl, qui a battu Price en haut du bouclier, grâce à un tir des poignets de qualité à 6:32.

Le Canadien a mieux joué en deuxième période, tout particulièrement pendant la première moitié de l’engagement. Il s’est vu offrir un premier avantage numérique dans le match lorsque Scott Laughton a fait tomber Artturi Lehkonen à la suite d’une mise en jeu dans le territoire du Canadien avec neuf minutes à jouer. Le Tricolore n’a rien généré.

«Coup de chance»

Quelque quatre minutes après la fin de cette supériorité numérique, le Canadien s’est retrouvé devant un déficit de deux buts quand un tir inoffensif, en apparence, de Myers a frappé l’intérieur du bâton de Price avant de passer sous le bras du gardien du Tricolore et aboutir dans le filet.

«C’est le coup de chance dont nous aurions eu besoin, mais vous devez créer vos coups de chance», a déclaré Muller.

«(Carey Price) a été solide jusqu’à maintenant, mais vous devez marquer des buts pour gagner des matchs de hockey. C’est un but difficile à concéder. Mais comme je l’ai dit, vous devez créer ces coups de chance vous-mêmes.»

C’était la première fois depuis le début de la série que les Flyers se donnaient une avance de deux buts, et la côte s’est avérée trop abrupte à remonter pour le Canadien malgré une douzaine de tirs au troisième vingt.

+

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Brendan Gallagher, au sujet du fait qu’il a passé plusieurs minutes sur le banc en troisième période:

«Vous jouez pour une raison : vos coéquipiers. Je dois trouver un moyen. Chaque fois que vous allez sur la glace, il faut en tirer avantage. Si l’entraîneur croit que d’autres joueurs feront le boulot mieux que vous, c’est son travail. Ça ne veut pas dire que je vais m’asseoir et l’accepter. Mais mon travail est de jouer et lorsque l’on m’envoie sur la glace, c’est d’essayer d’aider.»

Phillip Danault, sur la façon de se relever après les deux dernières défaites:

«Pas de buts dans les deux derniers matchs, il faut être plus affamé autour du filet. Ce n’est pas compliqué, il faut aller dans la zone bleue, il faut payer le prix. C’est ce qu’on n’a pas fait lors des deux derniers matchs.»

Shea Weber, quand invité à expliquer ce qui a changé chez le Canadien depuis le deuxième match:

«Si je pouvais vous le dire, nous arrangerions le problème et je pense que les résultats seraient très différents.»

Le Canadien devra relancer son attaque pour appuyer Price

Canadien

Le Canadien devra relancer son attaque pour appuyer Price

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Le gardien Carter Hart des Flyers de Philadelphie a certes reçu l'aide de ses poteaux lors du troisième match contre le Canadien de Montréal. Mais les hommes de l'entraîneur-chef par intérim Kirk Muller devront en faire davantage s'ils veulent sortir vainqueurs de cette série au meilleur de sept matchs.

Après le feu d'artifice de vendredi dernier, au cours duquel le Tricolore a inscrit cinq buts et chassé Hart du match, les Montréalais ont été écartés de la feuille de pointage pour la première fois depuis leur entrée officielle dans la bulle torontoise, dimanche, lors d'un revers de 1-0.

Hart et les Flyers blanchissent le Canadien 1-0

Canadien

Hart et les Flyers blanchissent le Canadien 1-0

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Humiliés deux jours plus tôt par le Canadien, les Flyers de Philadelphie se sont serré les coudes et ont étouffé l’attaque montréalaise en route vers une victoire de 1-0, dimanche, lors du troisième match de leur série quart de finale de l’Association de l’Est.

Les Flyers mènent la série 2-1. Le match n4 sera présenté mardi, à 15h.

Le gardien Carter Hart avait été chassé de son filet après avoir accordé quatre buts en un peu moins de deux périodes lors du revers de 5-0 des Flyers vendredi. Il n’avait pas été pointé du doigt par son entraîneur-chef Alain Vigneault, qui avait plutôt souligné la contre-performance des 18 joueurs devant lui.

Cinq poteaux

Cette fois, Hart a été intraitable en stoppant les 23 tirs dirigés vers lui et il a également bénéficié d’un meilleur effort de ses coéquipiers. Hart a aussi joué de chance à quelques reprises, alors que le Canadien a atteint cinq fois les poteaux derrière lui.

Jakub Voracek a inscrit l’unique but du match, tôt en première période.

«Parfois, les joueurs travaillent fort pour ne rien donner à l’adversaire et il faut se battre pour chaque pouce disponible sur la patinoire, a souligné Vigneault. Nous avons marqué tôt. Carter a réussi de gros arrêts et nous avons été en mesure de l’emporter.»

Carey Price, qui célébrait son 33e anniversaire de naissance, a effectué 19 arrêts.

Le Tricolore n’a pas été capable de jouer avec la même énergie que vendredi, quand il en était à sa première sortie en l’absence de son entraîneur-chef Claude Julien. Ce dernier se repose chez lui à Montréal, après qu’on lui ait installé une endoprothèse dans une artère coronaire jeudi.

«Nous n’avions pas autant de vitesse au centre que lors du match précédent. Nous étions plus souvent coincés le long de la rampe», a analysé l’entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller.

«L’effort était là. C’était un match de séries. Les deux gardiens ont été bons et les deux équipes n’ont pas concédé grand-chose, a-t-il ajouté. Personne n’a abandonné. Si un tir qui a atteint le poteau était rentré dans le filet, le résultat aurait pu être différent.»

Du côté des Flyers, l’attaquant Michael Raffl et le défenseur Robert Hagg avaient été insérés dans la formation à la place de Joel Farabee et Shayne Gostisbehere.

Moins d’espace

Les Flyers ont profité d’une de leurs premières occasions de marquer, ouvrant le pointage après 5:21 de jeu. Voracek a habilement fait dévier un tir de Claude Giroux par-dessus l’épaule gauche de Price et dans l’objectif.

De son côté, le Canadien a trompé la vigilance de Hart deux fois sur la même séquence en première période, mais le disque a atteint chaque fois les poteaux sans traverser la ligne des buts sur des tirs de Jesperi Kotkaniemi et Brett Kulak.

Les Flyers ont vécu la même frustration pendant un avantage numérique. Travis Konecny a atteint la barre transversale, alors que Price avait la vue voilée par Voracek.

Le Canadien a obtenu trois avantages numériques en deuxième période, mais Hart a fermé la porte sur les deux seuls bons tirs du Tricolore, de la part de Brendan Gallagher et Nick Suzuki.

Hart a encore joué de chance avec un peu plus de six minutes à faire au deuxième vingt, quand Suzuki a atteint le poteau sur une attaque à deux contre un en infériorité numérique.

Le gardien des Flyers a été plus alerte aux dépens de Jonathan Drouin avec moins de quatre minutes à faire à l’engagement. Il a étiré la jambière droite pour faire l’arrêt, quelques instants après que Drouin eut intercepté une passe de Scott Laughton à la ligne bleue des Flyers.

Le Canadien n’avait décoché que 13 tirs au but après 40 minutes de jeu grâce à du meilleur travail des Flyers en échec-avant et en transition.

Après que Kotkaniemi eut atteint le poteau pour une deuxième fois dans la rencontre tôt en troisième période, le Canadien n’a pas été en mesure de s’installer en zone offensive pour de longs moments et appliquer de la pression sur la défensive des Flyers.

Price a été remplacé par un attaquant supplémentaire avec environ deux minutes à écouler. Hart a posé la touche finale à son blanchissage en frustrant Kotkaniemi à bout portant.

+

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Phillip Danault croit que la victoire aurait pu appartenir au Canadien:

«(Les Flyers) ont bien joué défensivement, mais notre équipe a un autre niveau. C’est sûr qu’ils nous ont donné moins d’espace, mais ç’aurait pu aller d’un bord ou l’autre. Nous avons aussi obtenu des chances de marquer.»

Carey Price a donné crédit à Carter Hart:

«Leur gardien a bien joué. Je lève mon chapeau. Je pense que nous avons fait toutes les bonnes choses pour gagner un match de hockey.»

Brendan Gallagher a reconnu être frustré, lui qui n’a pas marqué en sept sorties depuis le début de la relance:

«C’est frustrant parce que les gars travaillent fort et je veux aussi contribuer. On me place dans une position où je dois produire. Ça fait partie de mon rôle. Je peux dire toutes les bonnes choses et me placer aux bons endroits, mais je veux des résultats concrets.»

Les Flyers ont aussi une source d'inspiration, à la suite du retour de Lindblom

Canadien

Les Flyers ont aussi une source d'inspiration, à la suite du retour de Lindblom

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Les Flyers de Philadelphie ont à leur tour une raison d'offrir une performance riche en émotions, alors que l'attaquant Oskar Lindblom, qui a vaincu une forme rare du cancer des os, était de retour à l'entraînement avec ses coéquipiers dimanche matin.

Le Canadien de Montréal a égalé sa série quart de finale de l'Association de l'Est 1-1 en écrasant les Flyers 5-0, vendredi, en l'absence de l'entraîneur-chef Claude Julien. Ce dernier se repose chez lui à Montréal, après qu'on lui a installé une endoprothèse dans une artère coronaire jeudi.

Déjà que le Tricolore devait s'attendre à voir les Flyers vouloir se racheter pour leur contre-performance de vendredi, la troupe d'Alain Vigneault a vécu un moment touchant à l'entraînement dimanche matin, à quelques heures du match no 3, devant commencer à 20 h. «Oskar a mené les étirements à la fin de l'entraînement. Il y avait beaucoup d'enthousiasme chez les joueurs. Les entraîneurs, nous avions pratiquement les larmes aux yeux, a raconté Vigneault en visioconférence. Nous savons à travers quoi il est passé et nous avons été avec lui à toutes les étapes. C'était touchant de le revoir patiner avec nous, même si ce n'était qu'un entraînement matinal un jour de match.»

Lindblom, finaliste au trophée Bill-Masterton, a été diagnostiqué en décembre d'un sarcome d'Ewing, une tumeur cancéreuse qui croît dans les os ou dans les tissus autour des os. Les Flyers ont publié une vidéo le 2 juillet dans laquelle Lindblom sonne la cloche de l'Abramson Cancer Center du Pennsylvania Hospital, ce qui signifiait qu'il avait complété ses traitements.

L'attaquant âgé de 24 ans est rentré en Suède pour voir sa famille et ses amis après avoir complété ses traitements. Il est arrivé dans la bulle torontoise de la LNH la semaine dernière et a pu reprendre l'entraînement dimanche après avoir complété une semaine de quarantaine.

«J'ai été en contact avec l'équipe pendant tout le processus qui a commencé il y a plus de six mois, a souligné Lindblom. Mes coéquipiers m'ont donné beaucoup d'énergie. C'est la plus belle chose au monde d'être de retour, de pouvoir m'entraîner et patiner comme avant avec les gars.»

Lindblom a inscrit 11 buts et 18 points en 30 matchs cette saison. Il n'y a pas d'échéanciers en place pour son retour au jeu.

Du côté du Canadien, dimanche est aussi un jour de réjouissance alors que le gardien Carey Price a célébré ses 33 ans.

Le gardien du Tricolore connaît des séries exceptionnelles jusqu'ici. En six rencontres, Price a maintenu une moyenne de 1,46 et un taux d'efficacité de ,954.

«Nous lui avons offert nos souhaits de bonne fête, mais je crois qu'il se concentre plutôt sur le match, s'est exclamé l'entraîneur-chef par intérim Kirk Muller. Il croit en notre groupe, en ce qui se passe. Il est excité. Il se concentre sur lui-même, sur sa préparation. Quand vous agissez ainsi, vous allez probablement obtenir de bons résultats. Il est vraiment dans sa bulle présentement.

«Les joueurs se nourrissent de son calme et de la confiance qu'il affiche», a ajouté Muller.

Vigneault n'a pas voulu confirmer s'il allait effectuer des changements à la formation de Flyers. Muller est prêt à toute éventualité.

«Nous savons qu'ils vont apporter des ajustements, mais nous nous concentrons sur notre groupe. Les joueurs connaissent notre plan de match. Tout le monde devra être prêt à mettre la main à la pâte dès la mise en jeu initiale», a conclu Muller.

Note aux lecteurs:  Version corrigée. Lindblom est âgé de 24 ans et non 23 ans.

En l’absence de Claude Julien, le Canadien renverse les Flyers 5-0

Canadien

En l’absence de Claude Julien, le Canadien renverse les Flyers 5-0

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Toujours aussi émotif que pendant sa carrière de joueur, Kirk Muller avait un message pour Claude Julien après la retentissante victoire de 5-0 du Canadien de Montréal face aux Flyers de Philadelphie, vendredi.

«Claude, cette victoire est pour toi et ta famille», a dit Muller, qui a hérité de manière intérimaire des responsabilités d’entraîneur-chef du Tricolore.

Julien devait rentrer chez lui à Montréal vendredi, un jour après qu’on lui ait installé une endoprothèse dans une artère coronaire pour le soulager de douleur à la poitrine. Il devait avoir un large sourire en regardant sa troupe en action.

«J’ai pu regarder mon téléphone après le match et (Julien) était l’un des premiers à avoir laissé un message pour nous féliciter pour cette victoire», a raconté Muller.

Le Canadien a été impérial et a égalé sa série quart de finale de l’Association de l’Est face aux Flyers à une victoire de chaque côté. Le match no 3 sera présenté dimanche, à 20 h.

Tomas Tatar a donné le ton au match en marquant le premier de ses deux buts de la rencontre après un peu plus d’une minute de jeu. Jesperi Kotkaniemi a également réussi un doublé, tandis que Joel Armia a aussi marqué un but. Max Domi a amassé trois aides et Victor Mete, deux.

Les Flyers n’ont jamais été en mesure de freiner l’élan du Canadien. Et quand ils ont cogné à la porte, Carey Price s’est assuré de ne pas les laisser l’entrouvrir.

Price a été intraitable, effectuant 30 arrêts pour réussir son deuxième blanchissage depuis le début du tournoi de relance de la LNH.

À l’autre bout de la patinoire, Carter Hart a permis quatre buts sur 26 tirs, avant de céder sa place à Brian Elliott tard en deuxième période. Elliott a accordé un but sur six lancers.

«Nous nous sommes fait botter le derrière à tous les niveaux du jeu aujourd’hui», a reconnu l’entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault.

Jake Evans était de retour dans la formation du Canadien, lui qui était absent depuis qu’il avait encaissé une dure mise en échec de la part de Brandon Tanev lors du troisième match de la série de qualification face aux Penguins de Pittsburgh. Dale Weise a été laissé de côté par Muller.

Domi a joué à l’aile droite en compagnie de Kotkaniemi et Jonathan Drouin, tandis qu’Armia évoluait sur la quatrième unité avec Evans et Alex Belzile.

Muller a admis en affichant une certaine gêne que c’était lui qui avait pris ces décisions tout juste avant le début du match, en suivant son instinct.

Après la rencontre, le défenseur du Canadien Shea Weber a récupéré la rondelle auprès d’un arbitre. Les joueurs rendus disponibles aux médias ne semblaient pas être au courant du geste de leur capitaine. Questionné à savoir s’il avait reçu la rondelle, Muller, pour qui il s’agissait d’une première victoire en séries éliminatoires comme entraîneur-chef dans la LNH, a fait preuve d’humilité.

«Après la rencontre, je laisse le vestiaire aux joueurs. Je ne les ai pas encore vus. Mais je suis certain que la rondelle est pour Claude», a-t-il insisté.

Travis Konecny n’a pas terminé la rencontre pour les Flyers, blessé à une jambe en troisième période après avoir été atteint par un lancer de Ben Chiarot.

Tempête tricolore

Le Canadien est sorti des blocs en force et a profité d’une de ses premières occasions pour ouvrir le pointage après 62 secondes de jeu. Tatar a profité d’un retour dans l’enclave pour tirer dans l’ouverture.

Alors que les Flyers n’avaient toujours pas de tir au but au compteur, le Canadien a creusé l’écart à 12:36. Kotkaniemi a à son tour profité d’un retour devant le filet pour déjouer Hart.

Les Flyers ont enfin été crédités d’un premier tir au but après 16:24 de jeu. Quelques instants plus tard, Price a été brillant devant Sean Couturier, stoppant son tir sur réception à partir de l’enclave.

Bénéficiant d’un avantage numérique au retour du premier entracte, le Canadien a ajouté un troisième but. Tatar y est allé d’un tir des poignets précis, qui a dévié sur le poteau à la gauche de Hart avant de franchir la ligne des buts.

Les Flyers n’auraient pas pu espérer meilleure occasion pour revenir dans le match que lorsqu’ils ont obtenu 1:38 de jeu en avantage numérique de deux hommes. Price a toutefois repoussé les quatre tirs au but des Flyers pendant la séquence.

Le Canadien a mis fin à la journée de travail de Hart avec 2:03 à faire. La remise d’Armia vers le devant du filet a dévié sur le patin droit de Shayne Gostisbehere avant de terminer son chemin dans l’objectif.

Les Flyers n’ont pas vraiment tenté d’y aller d’une dernière poussée en troisième période. Le Canadien en a profité pour ajouter un deuxième but en avantage numérique, gracieuseté de Kotkaniemi à 10:35.

Échos de vestiaire

Le défenseur Ben Chiarot a rendu hommage à Claude Julien:

«Chaque fois qu’un membre d’une équipe est absent, à l’hôpital, en raison d’un problème de santé, vous pensez à lui. Claude gouverne le navire. Il nous guide dans notre travail. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et nous voulions jouer le mieux possible pour lui.»

Jonathan Drouin croit que la vitesse du Canadien a déstabilisé les Flyers:

«Quand nous sommes sur la rondelle ou autour de la rondelle, nous causons des problèmes à l’adversaire. Les défenseurs n’aiment pas ça être autant sous pression. Nous provoquons des revirements. Si nous pouvons continuer à jouer de cette manière pendant la série, nous allons être en bonne position.»

Tomas Tatar était heureux d’enfin marquer un premier but depuis la relance:

«Je me sentais de plus en plus tendu un match après l’autre. Je suis content d’avoir trouvé le fond du filet. Toute l’équipe a joué avec intensité dès le début et la victoire est vraiment un résultat de l’effort collectif.»

Julien s’est fait poser une endoprothèse dans une artère coronaire

Canadien

Julien s’est fait poser une endoprothèse dans une artère coronaire

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, devait rentrer à Montréal vendredi pour se reposer chez lui, à la suite de l’installation d’une endoprothèse dans une artère coronaire la veille.

Mais celui qui a hérité des responsabilités de Julien derrière le banc du Tricolore ne s’attendait pas à ce que la situation l’empêche de continuer à avoir son mot à dire dans le jeu de sa troupe.

«Je ne serais pas surpris de recevoir un message texte ou un appel de sa part entre deux périodes», a dit à la blague l’entraîneur associé Kirk Muller, maintenant entraîneur-chef par intérim du Canadien.

«Je suis certain que s’il est physiquement capable de le faire, il va suivre le match à la télévision», a ajouté Muller vendredi matin, à quelques heures du deuxième match de la série quart de finale de l’Association de l’Est entre le Canadien et les Flyers de Philadelphie.

Julien a été transporté à l’hôpital St. Michael’s de Toronto dans la nuit de mercredi à jeudi puisqu’il ressentait des douleurs à la poitrine. Le malaise est survenu quelques heures après la défaite de 2-1 du Canadien face aux Flyers, dans le premier match de leur série.

Selon le site icardio.ca, une endoprothèse est une tige spiralée de métal aux allures d’un ressort. L’Institut de cardiologie de Montréal précise qu’une endoprothèse est mise en place pour garder l’artère ouverte et diminuer son risque de reblocage.

«Claude tient à remercier très sincèrement tout le personnel de l’hôpital St.Michael’s pour les soins reçus. Il tient également à remercier chaleureusement tous ceux et celles qui lui ont envoyé des témoignages de prompt rétablissement», a indiqué le Canadien dans une déclaration.

Les médecins s’attendent à un rétablissement complet.

«Je lui ai parlé [jeudi soir] et je pouvais ressentir un soulagement dans sa voix et qu’il se portait bien, a affirmé Muller. Il a vite arrêté de parler de lui pour plutôt parler de l’équipe. Je pense que c’est un bon signe.»

La même formule

Muller sera épaulé derrière le banc pour le reste de la série face aux Flyers par les entraîneurs adjoints Luke Richardson et Dominique Ducharme.

«Nous voulons continuer à travailler de la même manière pour ne pas imposer trop de changements aux joueurs, a expliqué Muller. Luke va continuer de gérer les défenseurs et l’infériorité numérique. Je vais prendre les décisions à cinq contre cinq et discuter avec Dom des différents scénarios. Il va me donner des informations sur les mises en jeu. Nous ne ferons rien de très différent que si Claude était là.»

Muller a connu une longue carrière comme joueur dans la LNH et a remporté la coupe Stanley avec le Tricolore en 1993. Il en est à son deuxième séjour au sein du personnel d’entraîneurs du Canadien et a également été l’entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline.

Puisque le travail de préparation pour la série face aux Flyers était déjà fait, il n’a pas l’intention de tout changer les plans de l’équipe. Il aura quand même son mot à dire au moment de faire des ajustements dans le feu de l’action.

«Les gars sont bien préparés. Ils n’ont qu’à aller sur la glace et jouer. Le hockey est un jeu simple, un jeu d’émotions. Il faut avoir du plaisir», a rappelé Muller.

«J’espère utiliser mon expérience comme joueur et entraîneur pour aider les joueurs. C’est leur tour de s’amuser et de profiter du moment», a-t-il poursuivi.

Puisque Julien a quitté la bulle de la LNH à Toronto, il devra suivre le protocole du circuit s’il souhaite la réintégrer.

Selon le protocole, un membre d’une équipe voulant réintégrer la bulle après l’avoir quittée doit fournir quatre résultats négatifs consécutifs à des tests de dépistage de la COVID-19 effectués sur une période de quatre jours. Il est aussi possible que la personne doive se soumettre à une quarantaine pouvant aller jusqu’à 14 jours.

Claude Julien a subi un malaise à la poitrine

Canadien

Claude Julien a subi un malaise à la poitrine

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal a perdu les services d’un de ses hommes de confiance. L’entraîneur-chef Claude Julien a ressenti de la douleur à la poitrine dans la nuit après le match de mercredi face aux Flyers de Philadelphie et a été transporté dans un hôpital de la région de Toronto.

Le directeur général Marc Bergevin a annoncé la nouvelle en visioconférence, jeudi.

«Il a subi des tests afin de déterminer exactement la nature de sa condition. Cette situation n’a rien à voir avec la COVID-19», a insisté Bergevin.

Julien ne devrait pas être de retour derrière le banc du Tricolore avant la fin de la série face aux Flyers. En conséquence, l’entraîneur-adjoint Kirk Muller sera appelé à occuper le rôle d’entraîneur-chef de manière intérimaire.

«Nous comprenons que Kirk ne parle pas français, mais il s’agit de circonstances exceptionnelles et nous vous demandons votre compréhension», a mentionné Bergevin en abordant un sujet délicat pour plusieurs Québécois.

Le médecin en chef du Canadien, le docteur David S. Mulder, suit également l’évolution de l’état de santé de Julien. Bergevin a indiqué avoir reçu de bonnes nouvelles de sa part en début d’après-midi et a insisté pour dire que Julien était entre bonnes mains.

La famille de Julien a aussi été informée de la situation, mais Bergevin a admis ne pas savoir si l’épouse de Julien allait le rejoindre à l’hôpital à Toronto, alors que le contexte de pandémie complique les visites.

Le capitaine du Tricolore, Shea Weber, a appris la nouvelle au déjeuner, puis Bergevin a informé le reste des joueurs à leur arrivée au centre d’entraînement.

«Vous êtes un peu sous le choc quand vous apprenez quelque chose comme ça, a mentionné Weber. Vous vous inquiétez d’abord pour la santé de la personne. Nous étions déjà motivés. Nous le serons encore plus.»

Le deuxième match de la série quart de finale de l’Association de l’Est entre le Canadien et les Flyers sera présenté à 15 h, vendredi. Les Flyers ont gagné le premier match 2-1.

Julien, qui est âgé de 60 ans, en est à sa quatrième saison à la barre du Canadien depuis son retour à la tête de l’équipe le 14 février 2017. Il a aussi dirigé le Tricolore de 2003 à 2006.

Au cours de sa carrière dans la LNH, Julien a également été entraîneur-chef des Devils du New Jersey et des Bruins de Boston. Il a guidé ces derniers vers la conquête de la coupe Stanley en 2011.

«Dans tous les domaines, il y a du stress, a rappelé l’entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault, qui connaît Julien depuis une quarantaine d’années. Nous ne savons pas exactement ce qui est arrivé. Le métier d’entraîneur est un métier qui a son degré de difficulté, nous apprenons tous à le gérer.

«Il n’y a aucun doute que tout le monde du hockey espère qu’il ira bien.»

Muller a été entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline de 2011 à 2014, en plus d’être entraîneur adjoint ou associé chez le Canadien de 2006 à 2011 et depuis 2016. Il sera appuyé derrière le banc par Dominique Ducharme et Luke Richardson.

«Dans le feu de l’action pendant les matchs, Kirk aura carte blanche à 100 pour cent pour prendre des décisions qu’il croit nécessaires pour aider l’équipe à gagner», a dit Bergevin.

«J’ai rencontré les entraîneurs ce matin et j’ai confiance en eux. Ce sont les joueurs qui ont battu les Penguins de Pittsburgh, pas les entraîneurs. Nous comptons toujours sur le même groupe», a-t-il ajouté.

Si jamais le Canadien devait prolonger son aventure en éliminant les Flyers, il est possible que Julien revienne derrière le banc de l’équipe au tour suivant, a indiqué Bergevin. Julien devra toutefois respecter le protocole de la LNH avant de réintégrer la bulle du circuit à Toronto.

Selon le protocole, un membre d’une équipe voulant réintégrer la bulle après l’avoir quitté doit fournir quatre résultats négatifs consécutifs à des tests de dépistage de la COVID-19 effectués sur une période de quatre jours. Il est aussi possible que la personne doive se soumettre à une quarantaine pouvant aller jusqu’à 14 jours.

Flyers 2/Canadien 1: Carter a le meilleur sur Carey

Canadien

Flyers 2/Canadien 1: Carter a le meilleur sur Carey

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
La marge de manoeuvre est toujours mince dans le sport, et c’est encore plus vrai en séries éliminatoires.

Joel Farabee a touché la cible 16 secondes après que le Canadien eut créé l’égalité en deuxième période et les Flyers de Philadelphie ont remporté le premier match de leur série quart de finale de l’Association de l’Est contre la formation montréalaise par la marque de 2-1, mercredi au Scotiabank Arena.

Les deux équipes ont provoqué de nombreuses occasions de marquer, mais les deux gardiens ont été les étoiles de la soirée.

Carter Hart a réalisé 27 arrêts devant le filet des Flyers, dont un difficile devant Phillip Danault avec la jambière droite en fin de rencontre. À l’autre bout de la patinoire, Carey Price a repoussé 29 lancers.

«Honnêtement, nous avons atteint le poteau à la fin. Si nous marquons, nous allons en prolongation, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Si vous regardez les tirs et les occasions de marquer... En première période, nous cherchions nos repères, mais quand nous avons commencé à jouer, c’est un peu de chance ici et là qui a fait la différence. Ils ont réussi à marquer un but de plus que nous.»

Les Flyers ont été les plus opportunistes. Ivan Provorov a également fait bouger les cordages en première période.

Shea Weber a donné la riposte du Canadien, qui a joué avec fougue, particulièrement à partir de la deuxième période.

«En deuxième période, le Canadien a utilisé sa vitesse et nous a fait mal paraître à plusieurs occasions, a admis l’entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault. Nous avons été en mesure de revenir rapidement après leur but et de reprendre l’avance.

«Je pense que c’était le type de match à quoi tout le monde s’attendait. Ç’a été un match chaudement disputé des deux côtés.»

Les deux équipes ont marqué un premier but en avantage numérique depuis le début de la relance de la LNH. Les Flyers avaient été blanchis en 11 occasions en trois rencontres et le Canadien, en 12 occasions réparties sur quatre matchs.

Dans le camp du Canadien, Joel Armia n’a pas effectué de présence sur la patinoire lors de la deuxième moitié du dernier tiers.

Le match no 2 sera présenté vendredi, à 15h.

La persévérance récompensée

Les Flyers ont décoché huit des neuf premiers tirs au but de la rencontre et en ont profité pour prendre les devants après 8:54 de jeu, en avantage numérique.

Provorov a déjoué Price sur un tir sur réception, qui a dévié sur le bâton de Paul Byron avant de tromper sa vigilance.

Le jeu s’est véritablement animé après le premier entracte et le Tricolore a connu de bons moments.

Artturi Lehkonen a cogné à la porte à quelques reprises, mais s’est buté à Hart. Lehkonen a aussi causé son propre malheur, perdant l’équilibre lors d’une attaque à deux contre le gardien.

À l’autre bout de la patinoire, Price a joué de chance quand Claude Giroux a atteint le poteau.

Arrêt spectaculaire

Price a également réussi un des arrêts les plus spectaculaires de sa carrière en étirant son bâton pour frustrer Scott Laughton, qui croyait pouvoir tirer dans un filet ouvert. Sur la séquence, Price a aussi sauvé la peau de Suzuki, qui s’était lancé devant le filet dans l’espoir de venir à la rescousse de son gardien.

Le Canadien a enfin converti ses bonnes intentions en but après 14:38 de jeu, en avantage numérique. Hart n’a pas été en mesure de maîtriser un tir sur réception de Weber. La rondelle est ensuite revenue vers le capitaine du Tricolore, qui a pu tirer vers une cage béante.

Les Flyers ont toutefois répliqué 16 secondes plus tard. Farabee a dévié un tir de Travis Sanheim et a profité du retour pour redonner les devants aux Flyers.

Price a gardé les siens dans le coup tôt en troisième période, quand les Flyers se sont retrouvés en avantage numérique - dont 1:15 à quatre contre trois.

Les Flyers ont ensuite réussi à étouffer l’offensive du Canadien, qui a été limité à six lancers en troisième période. Nick Suzuki a aussi vu sa tentative atteindre la barre horizontale avec moins de 30 secondes à écouler.

+

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Shea Weber a noté que le Canadien n’a pas connu le meilleur des débuts de rencontre:

«Peut-être que nous étions un peu rouillés parce que nous n’avions pas joué depuis quelques jours. Mais nous nous sommes améliorés au fur et à mesure que le match progressait. Nous avons démontré que nous pouvons rivaliser avec eux. C’est une série de sept matchs. Ç’a été serré ce soir. Ça devrait être une bonne série.»

Nick Suzuki était heureux que Carey Price réussisse l’arrêt miraculeux devant Scott Laughton en deuxième période:

«Je n’étais pas certain de ce que la rondelle avait frappé parce que j’ai tourné la tête au dernier moment. J’espérais bloquer le tir, mais Carey a été incroyable. Il a sauvé ma tête, ça ne fait pas de doute.»

Phillip Danault croit que le Canadien devra puiser encore plus creux dans ses réserves pour vaincre les Flyers:

«Ils ont quatre trios dangereux. Nous devons aussi exploiter notre profondeur. Tout le monde devra lever son niveau de jeu. Nous aurons besoin de l’énergie de tous.»

Julien est prêt à toute éventualité lors du premier match

Canadien

Julien est prêt à toute éventualité lors du premier match

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal commencera ce soir sa série de l'Association de l'Est face aux Flyers de Philadelphie et l'entraîneur-chef Claude Julien est prêt à toute éventualité si jamais le match devait être reporté en raison du retard dans l'horaire du jour.

Mardi, la rencontre prévue entre les Bruins de Boston et les Hurricanes de la Caroline a été remise au lendemain matin puisque le duel entre le Lightning de Tampa Bay et les Blue Jackets de Columbus s'est terminé à mi-chemin de la cinquième période supplémentaire.

Le match entre les Bruins et les Hurricanes a donc finalement commencé à 11 h, mercredi. Les Islanders de New York et les Capitals de Washington ont rendez-vous à compter de 15 h. Le duel entre le Canadien et les Flyers est prévu pour 20 h. «Depuis que nous sommes ici [à Toronto], nous devons nous ajuster à toutes sortes de choses, a rappelé Julien mercredi. Il n'y a rien qui garantit que nous allons jouer ce soir parce qu'il y a deux autres matchs. Si les deux vont en prolongation, il est possible que nous ne jouions pas. Nous allons nous ajuster en conséquence. La clé, c'est que si vous êtes bien préparés, que le match soit ce soir ou demain matin, ça ne changera pas grand-chose.»

Julien s'attend à une série difficile face aux Flyers. Il répète depuis quelques jours que les Flyers constituent l'équipe qui l'impressionne le plus depuis le début de la relance.

Les Flyers ont gagné leurs trois rencontres de classement, remportant la première tête de série dans l'Est. De son côté, le Canadien a éliminé les Penguins de Pittsburgh en quatre parties en série de qualification.

«Nous sommes confiants depuis le début, a insisté Julien. Nous pensions être capables de patiner avec les Penguins. Nous les respections, sans avoir peur de perdre. C'est la même chose avec les Flyers.

«Ce sera un autre gros défi pour nous.»

Du côté des Flyers, l'entraîneur-chef Alain Vigneault a rappelé que le Canadien n'était pas à prendre à la légère même si son équipe peut sembler avoir l'avantage sur papier.

«Les Penguins avaient [Sidney] Crosby et [Evgeni] Malkin et n'ont pas été en mesure d'établir un avantage, a-t-il noté. L'expérience, les gardiens, la défensive, la ligne de centres […] en bout de ligne, les joueurs doivent se présenter sur la patinoire et jouer.»

«Ce sera une vraie bataille. Le hockey des séries, c'est du hockey dur, serré et compétitif.»

Vigneault n'a pas confirmé si l'attaquant Jakub Voracek et le défenseur Shayne Gostisbehere seront en uniforme. Gostisbehere a participé seulement au dernier match de la ronde de classement et Vigneault lui a préféré Robert Hagg lors des deux premières rencontres. Voracek a raté la troisième partie en raison d'un problème dont la nature n'a pas été dévoilée.

Le deuxième match de la série au meilleur de sept rencontres aura lieu vendredi, à 15 h.

Le CH devra réussir un autre tour de force s'il veut poursuivre sa route

Canadien

Le CH devra réussir un autre tour de force s'il veut poursuivre sa route

Simon Servant
La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal a fait taire plusieurs détracteurs en disposant des Penguins de Pittsburgh lors de la ronde de qualification de la LNH, mais il devra réaliser un autre tour de force pour poursuivre son chemin.

Après une pause de plus de quatre mois en raison de la pandémie de COVID-19, le Tricolore a relancé ses activités en tant que dernière équipe au chapitre des points sur les 24 invitées par la LNH. Son style défensif tenace, son travail acharné en attaque et le brio du gardien Carey Price l'ont toutefois guidé vers une victoire en quatre matchs face aux Penguins.

L'affaire de Price, oui, mais aussi du reste de l’équipe

Canadien

L'affaire de Price, oui, mais aussi du reste de l’équipe

La Presse Canadienne
Tous les facteurs pointaient en faveur des Penguins de Pittsburgh dans leur série de qualification face au Canadien de Montréal. Tous, sauf la confrontation devant les filets.

Finalement, ce sont bien plus que les arrêts de Carey Price qui ont contribué au triomphe du Canadien en quatre parties.

Price a été brillant, oui, mais les centres du Canadien n’ont pas été déclassés par Sidney Crosby et Evgeni Malkin. La défensive du Tricolore a aussi offert du jeu de bien meilleure qualité que celle des Penguins.

«Nous avions besoin de nos quatre trios pour jouer avec énergie. Nous avions besoin de la contribution de tous», a souligné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, après la victoire décisive de 2-0, vendredi.

«Honnêtement, si nous n’avions pas eu cette contribution, je ne suis pas certain que je serais ici présentement en train de commenter notre victoire dans la série, a ajouté Julien au sujet du travail des jeunes éléments de l’équipe. Oui, notre gardien a été excellent, nos trois défenseurs principaux aussi, mais tout comme le reste de l’équipe.»

Crosby a récolté deux buts et une aide pour les Penguins, tandis que Malkin a été limité à une aide. Du côté du Canadien, Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Phillip Danault ont amassé chacun deux points.

«Même Max Domi, il a joué à peine 10 minutes (vendredi), mais ce sont 10 minutes importantes, a ajouté Julien en faisant l’éloge de son quatrième trio. Dale Weise, il applique de la pression et prend de bonnes décisions pour sortir la rondelle. Alex Belzile en était à son premier match dans la LNH et il s’est bien comporté.»

Le Canadien gagne 2-0 et élimine les Penguins en quatre matchs

Canadien

Le Canadien gagne 2-0 et élimine les Penguins en quatre matchs

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Les amateurs du Canadien devront faire leur deuil d’Alexis Lafrenière et ils pourront maintenant encourager leurs favoris sans arrière-pensée.

Artturi Lehkonen a fait bouger les cordages avec 4:11 à faire en troisième période et la formation montréalaise a éliminé les Penguins de Pittsburgh, vendredi, en remportant le quatrième match de leur série de qualification par la marque de 2-0.

Paul Byron a attiré tout le monde en filant dans l’enclave, jusqu’à la droite du filet. Byron a ensuite glissé le disque devant, d’où Lehkonen a pu tirer dans une cage béante.

Shea Weber a ajouté un but d’assurance dans un filet désert avec 31,8 secondes à faire, confirmant la victoire de 3-1 du Canadien dans la série.

«(Les Penguins) avaient le dos au mur et devaient jouer avec l’énergie du désespoir, mais notre défensive a fait de l’excellent travail, a affirmé l’entraîneur-chef Claude Julien. Nous avons marqué un but opportun.

«Nous avons l’occasion de grandir. Quand la prochaine série commencera, nous jouerons contre la première tête de série. Nous en aurons plein les bras encore une fois.»

Le Canadien affrontera les Flyers de Philadelphie ou le Lightning de Tampa Bay lors des quarts de finale de l’Association de l’Est. Les Flyers et le Lightning ont rendez-vous samedi.

Le Tricolore n’aura toutefois pas de boule à son effigie lors de la loterie de la LNH, lundi. L’une des huit équipes éliminées en ronde de qualification gagnera alors le privilège de parler au premier rang lors du repêchage et aura l’honneur de pouvoir choisir Lafrenière. L’attaquant de l’Océanic de Rimouski est le grand favori pour être sélectionné au premier rang.

Lafrenière pourrait donc se retrouver avec une autre ancienne étoile de l’Océanic. Sidney Crosby, qui célébrait son 33e anniversaire de naissance vendredi, aurait toutefois préféré prolonger son séjour dans la bulle de la LNH à Toronto.

Les Penguins étaient les grands favoris dans cette série, eux qui avaient amassé 15 points de plus que le Tricolore en saison régulière. Ils ont maintenant perdu neuf de leurs 10 derniers matchs de séries éliminatoires.

«Je crois en notre noyau. Ils ont du caractère, ils sont des joueurs élites et ils ont encore du carburant dans le réservoir», a affirmé l’entraîneur Mike Sullivan au sujet des perspectives d’avenir de sa troupe.

«La fenêtre de chaque équipe termine par se fermer un jour. Vous pourriez faire cet argument avec toutes les équipes de la ligue», a-t-il ajouté.

Carey Price a réalisé 22 arrêts, vendredi, réussissant un sixième blanchissage en carrière en séries. À l’autre bout de la patinoire, Tristan Jarry a repoussé 20 tirs, lui qui avait obtenu un premier départ en relève à Matt Murray.

L’attaquant Alex Belzile, qui est âgé de 28 ans, participait à un premier match en carrière dans la LNH, en relève à Jake Evans. Ce dernier s’est blessé lors du troisième match.

Du côté des Penguins, Jared McCann était de retour dans la formation, après avoir cédé sa place à Sam Lafferty mercredi.

L’intensité récompensée

Les Penguins avaient connu de bons débuts de rencontre jusqu’ici dans la série, mais les deux équipes ont été prudentes pendant de longs moments vendredi, ce concentrant sur leur jeu défensif.

Même si le premier tir au but de la deuxième période a été réussi après 4:26 de jeu, la rencontre s’est animée un peu.

Les Penguins ont bénéficié d’une attaque à deux contre un après huit minutes de jeu, mais Jeff Petry a réussi à contrer la première vague et Price a fait l’arrêt devant Crosby après une remise de Jake Guentzel à partir de l’arrière du filet.

À l’autre bout de la patinoire, Nick Suzuki a raté un filet complètement ouvert, après un rebond favorable de la bande.

Les tirs étaient 13-11 en faveur des Penguins après 40 minutes de jeu.

L’intensité a enfin atteint le niveau attendu en séries au retour du vestiaire.

Le Canadien a provoqué les premières occasions, mais Byron a atteint le poteau et Brendan Gallagher s’est buté deux fois à Jarry.

Peut-être fouettés, les Penguins ont à leur tour augmenté leur énergie. Crosby a atteint la barre transversale pendant un avantage numérique.

Lehkonen a finalement dénoué l’impasse tard en troisième période, puis Price a fermé la porte aux Penguins.

Échos de vestiaire

Artturi Lehkonen a admis que le Canadien espérait bien déjouer les pronostics et gagner la série:

«Personne ne pensait que nous pouvions gagner. C’est satisfaisant d’avoir remporté la série, mais ce n’est que ça, une série. Nous allons profiter du moment, puis tourner notre attention vers ce qui s’en vient.»

Shea Weber a reconnu la contribution des jeunes éléments du Canadien:

«Tout le monde soulignait que (les Penguins) avaient plus d’expérience. C’était peut-être à notre avantage. Les jeunes ne réalisent peut-être pas l’ampleur de la situation. Ils ont bien joué contre deux des meilleurs centres de la LNH.»

Alex Belzile était heureux de participer à un match si spécial:

«Ça faisait longtemps que je me préparais pour jouer dans la LNH. J’essayais de ne pas être trop nerveux, de ne pas avoir trop d’énergie. C’était un match important. Ma situation était secondaire. C’était important de gagner et je suis content d’avoir contribué.»

Sidney Crosby croit que les Penguins auraient pu en faire plus pour nuire à Carey Price:

«Nous savions qu’il était un très bon gardien. Il a fait ce que le Canadien voulait de lui. Nous n’avons pas fait un assez bon travail pour marquer des buts.»

Price ne peut pas tout faire seul, les Penguins gagnent le 2e match, 3-1

Canadien

Price ne peut pas tout faire seul, les Penguins gagnent le 2e match, 3-1

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Carey Price a gardé le fort pendant de longs moments, mais les punitions ont vite coupé les ailes au Canadien.

Sidney Crosby a marqué tôt en première période et les Penguins de Pittsburgh ont vaincu la formation montréalaise 3-1, lundi soir au Scotiabank Arena, dans le deuxième match de leur série de qualification.

Jason Zucker a ajouté un but d'assurance tard en troisième période. Ce but s'est avéré crucial puisque Jesperi Kotkaniemi a répliqué avec 2:09 à faire.

La série au meilleur de cinq rencontres est maintenant égale 1-1.

Contrairement à samedi lors du premier match, l'entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, a fait des efforts pour empêcher le trio de Phillip Danault de jouer contre ses meilleurs éléments. Les arbitres lui ont simplifié la tâche en distribuant de nombreuses punitions, ce qui signifie que les équipes ont rarement évolué à cinq contre cinq lors des deux premières périodes.

Price a continué à donner des maux de tête à l'avantage numérique des Penguins, qui est maintenant 1-en-12 en deux rencontres.

«Notre indiscipline nous a enlevé le vent des voiles, a affirmé l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Quand votre gardien vous donne une chance de gagner, il faut réagir. Et pour gagner avec une jeune équipe, vous ne pouvez pas avoir de passagers. Ce soir, il y a des joueurs que nous aurions aimé qu'ils soient meilleurs.»

Le Canadien a connu ses meilleurs moments en troisième période, mais Matt Murray a aussi connu un fort match.

Le gardien des Penguins a frustré Tomas Tatar après seulement 14 secondes de jeu dans le dernier tiers. Murray a ensuite étiré la jambe droite pour réussir un arrêt clé contre Danault à mi-chemin de la période.

Zucker a permis aux siens de mieux respirer en creusant l'écart avec 5:19 à faire, profitant d'une remise de Conor Sheary lors d'une attaque à deux contre un. Même si Kotkaniemi a rendu les choses intéressantes en battant finalement Murray, les Penguins ont eu le dernier mot.

Jake Guentzel a complété la marque dans un filet désert avec 9,2 secondes à écouler.

«Quand vous passez la majorité de la soirée à vous défendre parce que vous prenez des pénalités, ça vous enlève votre rythme, a mentionné Julien. En troisième période, nous avons beaucoup mieux joué. Certains ont levé leur jeu d'un cran, mais c'était trop tard pour gagner le match.»

Murray a terminé la rencontre avec 26 arrêts à sa fiche. À l'autre bout de la patinoire, Price a réalisé 35 arrêts.

«Le Canadien a généré quelques chances de qualité et Matt a réussi les arrêts importants, a souligné Sullivan. C'est ce que Matt fait à ce temps-ci de la saison. Il réussit les arrêts dans les moments opportuns pour nous aider à gagner. Il l'a prouvé encore une fois ce soir.»

Le match numéro 3 sera présenté mercredi, à 20 h, au Scotiabank Arena de Toronto.

Réveil tardif

Le début de la rencontre a été retardé de 10 minutes puisque le duel précédent à l'horaire entre le Lightning de Tampa Bay et les Capitals de Washington a nécessité une prolongation. Le Canadien a ensuite connu une bien meilleure sortie des blocs que samedi.

Cependant, Crosby a donné les devants aux Penguins après 4:25 de jeu. Il a pu se présenter seul devant Price à la suite d'une passe latérale de Guentzel et a touché la cible en tirant entre les jambes du gardien.

Les Penguins ont ensuite obtenu un premier avantage numérique et ont augmenté la pression sur le Tricolore. Price a toutefois fermé la porte.

Le rythme du match a été perturbé par la suite alors que les arbitres ont distribué quatre autres punitions lors du premier engagement. Le défenseur du Tricolore Brett Kulak a obtenu la plus belle occasion alors que les équipes évoluaient à quatre contre quatre, mais il s'est buté à Murray.

Le gardien des Penguins a de nouveau été testé au retour du premier entracte. Il a sorti la mitaine au bon moment pour saisir la rondelle à la suite d'une déviation de Joel Armia.

Environ quatre minutes plus tard, Murray a joué de chance, réussissant l'arrêt avec le manche de son bâton sur un tir à bout portant de Tomas Tatar.

Le manège s'est poursuivi au banc des punitions en deuxième période. Price a été spectaculaire aux dépens de Kristopher Letang.

Les Penguins n'ont pas été en mesure de tirer profit de 26 secondes de jeu à cinq contre trois.

Price a de nouveau été sollicité pendant la dernière minute du deuxième vingt. Il a réussi un autre arrêt difficile sur une déviation de Zucker, avant de frustrer Bryan Rust sur un tir des poignets de l'enclave.

Malgré de beaux efforts du Tricolore en troisième période, Murray est parvenu à fermer les livres.

Échos de vestiaire

Phillip Danault aurait préféré utiliser son énergie à attaquer plutôt qu'à défendre:

«Nous prenons beaucoup de punitions et ça gruge notre énergie. Ça nous coûte du temps en zone offensive, à cinq contre cinq, ou même en avantage numérique. Il faut s'améliorer à ce niveau.»

Brett Kulak a louangé le travail de Carey Price:

«Price est la colonne vertébrale de cette équipe. Il est notre meilleur joueur et il travaille fort. Il nous donne une chance de gagner chaque soir et il l'a fait lors des deux premiers matchs.»

Carey Price a donné crédit aux Penguins:

«Nous savions qu'ils allaient vouloir rebondir. Ils ont été solides lors des 40 premières minutes, puis nous avons bien répondu en troisième période. Par contre, ils avaient déjà l'avantage.»

Petry tranche en prolongation et le Canadien gagne le premier match face aux Pens

Canadien

Petry tranche en prolongation et le Canadien gagne le premier match face aux Pens

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
TORONTO — Claude Julien avait affirmé samedi midi qu’il n’avait pas d’autre choix que de faire confiance aux jeunes joueurs de l’équipe. Ses joueurs lui ont bien rendu cette confiance.

Nick Suzuki a été possiblement le meilleur attaquant du Canadien, tandis que le défenseur Jeff Petry a joué les héros en prolongation et la formation montréalaise a vaincu les Penguins de Pittsburgh 3-2, lors de la première rencontre de leur série de qualification.

Petry a dénoué l’impasse à 13:57 de la prolongation, offrant la victoire au Canadien à son premier match «qui compte» depuis le 10 mars en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Le défenseur américain a récupéré une rondelle libre après une montée de Brendan Gallagher, a évité la glissade de Brandon Tanev et a déjoué le gardien Matt Murray avec un tir bas du côté du bouclier.

Le Canadien mène donc la série au meilleur de cinq rencontres 1-0. Entre 1980 et 1986, quand la LNH employait ce format pour la première ronde, l’équipe qui a remporté le premier match a gagné la série 87,5 % du temps (49-en-56).

Jesperi Kotkaniemi a marqué l’autre but du Tricolore, qui s’est imposé au Scotiabank Arena même s’il a gaspillé une avance de deux buts.

Carey Price a été solide devant le filet du Canadien, particulièrement en début de rencontre, et a repoussé un total de 39 tirs.

«La concentration était là du début à la fin. Nous étions prêts à faire ce qui était nécessaire pour gagner, a affirmé Julien. En prolongation, si vous avez peur de perdre, vous allez perdre. Si vous êtes déterminés à gagner, vous allez gagner. C’est ce que j’ai dit aux joueurs.»

Sidney Crosby et Bryan Rust ont répliqué pour les Penguins. Murray, qui a finalement été préféré à Tristan Jarry par l’entraîneur Mike Sullivan, a repoussé 32 lancers.

Les Penguins ont été 1-en-7 en avantage numérique. Ils ont notamment été incapables de profiter de 1:32 en supériorité numérique de deux hommes tôt en troisième période. Puisque Phillip Danault était au cachot, Suzuki a été l’attaquant de confiance de Julien dans cette situation.

«(Suzuki) est un joueur intelligent et il a participé à nos réunions sur le désavantage numérique, a souligné Julien. Il savait de quelle façon les Penguins allaient si prendre à cinq contre trois. Il a fait du bon travail. Price a fait de gros arrêts et nos défenseurs ont bien fait aussi. Le désavantage numérique mérite beaucoup de crédit pour cette victoire.»

Le deuxième match sera présenté lundi soir, à 20 h.

Braver la tempête

Le Canadien a survécu à la tempête en début de match. Gallagher a décoché le premier tir de la rencontre, mais les Penguins ont réussi les 10 suivants.

Price a dû être alerte pour empêcher les Penguins de transformer cet avantage dans la colonne des tirs en avantage dans la colonne des buts. Il a notamment réalisé trois arrêts difficiles aux dépens d’Evgeni Malkin.

«Je ne sais pas si c’était de la nervosité, mais les Penguins ont commencé le match en force, a noté Julien. Carey a fait du bon travail. Il nous a gardés dans le match. Il nous a donné une chance de se mettre en marche.»

Le Tricolore a ensuite réussi à mieux contrer les efforts des Penguins et calmer le jeu. Puis, Kotkaniemi a ouvert le pointage à 11:27, quand un tir de Brett Kulak a dévié avant de le frapper à la poitrine et d’aboutir dans l’objectif. Murray n’y pouvait rien sur la séquence.

Suzuki a creusé l’écart à 6:53 du deuxième tiers grâce à un lancer précis lors d’une descente à deux contre un, mais les Penguins ont repris le contrôle de la rencontre par la suite.

Au terme d’une longue séquence dans le territoire du Tricolore, Crosby a ramené les Penguins à un seul but de leurs rivaux à 9:55. Rust a ensuite créé l’égalité à 12:34, en avantage numérique, profitant d’une rondelle libre devant Price.

Conor Sheary a obtenu une chance en or de jouer les héros avec 3:03 à faire en troisième période, obtenant un tir de punition. Il a toutefois raté la cible.

Jonathan Drouin a à son tour obtenu un tir de punition à 6:46 de la prolongation, mais il a perdu le contrôle du disque au moment de tirer du revers.

Petry a finalement donné la victoire du Tricolore.

Échos de vestiaire

Jeff Petry a su profiter de sa chance en prolongation:

«Nous parlons souvent de l’importance pour les défenseurs d’appuyer l’attaque. Quand j’ai vu la rondelle apparaître, j’ai foncé. J’ai pris une seconde de plus pour me dégager et j’ai tiré.»

Petry a rendu hommage à Carey Price:

«Il a fait des arrêts très importants en début de rencontre et a joué de manière avec calme, comme il le fait si souvent. Quand l’équipe adverse applique de la pression, il excelle pour calmer le jeu et l’équipe. Ça aide tout le monde à rentrer dans son match.»

Nick Suzuki croit que le Canadien a passé un message:

«Il n’y a pas beaucoup de personnes qui nous considèrent comme des prétendants. Nous voulons démontrer que nous pouvons rivaliser avec n’importe qui. Nous venons de faire un premier pas vers l’avant. (Les Penguins) vont revenir encore plus fort lors du prochain match.»

Suzuki n’a pas bronché quand Claude Julien l’a envoyé dans la mêlée pour l’infériorité numérique de deux hommes tôt en troisième période:

«J’avais confiance et je comptais sur deux bons défenseurs avec moi (Shea Weber et Petry). Nous avons beaucoup parlé de leur avantage numérique. J’avais confiance. Et c’est agréable de voir que l’entraîneur me fait confiance dans ce type de situation.»

Pas besoin de grand discours avant le premier match Canadien-Penguins

Canadien

Pas besoin de grand discours avant le premier match Canadien-Penguins

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
TORONTO — Personne ne prévoit faire un grand discours dans le vestiaire du Canadien de Montréal avant le premier match de la ronde de qualification face aux Penguins de Pittsburgh. Si quelqu'un en fait un, ce sera sous le coup de l'émotion, de la passion.

À un peu plus de 24 heures du lancement de la série au meilleur de cinq rencontres, l'entraîneur-chef de la formation montréalaise a rappelé que sa troupe a confiance en ses moyens.

«Regardez les matchs contre Pittsburgh, ceux contre les bonnes équipes. Quand nous jouons de la bonne façon, nous sommes capables de bien contrer ces équipes-là. Je ne pense pas que nous manquons de confiance», a affirmé Claude Julien.

«Tout le monde est excité, a renchéri le capitaine Shea Weber. Il y a quelques mois, nous étions essentiellement hors de la course. Là, c'est presque comme une autre saison qui commence. Personne n'a le vent dans les voiles. Nous ne savons pas ce qui va se produire. Nous voulons passer à travers cette ronde de qualification. Nous voulons établir nos intentions dès le premier match.»

Du côté des Penguins, le message était semblable. L'entraîneur-chef Mike Sullivan a rappelé qu'il n'était pas difficile de se motiver quand vous jouez pour la coupe Stanley.

«Les séries, ça représente la plus belle période de la saison pour jouer au hockey, a affirmé Sullivan. Les gars sont contents de jouer.»

Jouer en équipe et avec rapidité

Les Penguins sont largement favoris dans cette série. Ils avaient 15 points de plus que le Tricolore au compteur, en deux rencontres de moins, lorsque la saison de la LNH a été mise sur pause le 12 mars à cause de la pandémie du nouveau coronavirus.

Ils ont aussi plus d'expérience que le Tricolore, eux qui comptent sur un noyau ayant remporté trois fois la coupe Stanley et participé à quatre finales depuis 2008.

Le Canadien aura donc besoin d'être à son meilleur s'il souhaite réussir à causer la surprise.

«Nous devons compter sur la contribution de toute l'équipe. Nous n'avons pas le choix, a reconnu Julien. Nous n'avons pas beaucoup de marge de manoeuvre si nous voulons espérer gagner contre Pittsburgh avec la contribution de la moitié ou des deux tiers de l'équipe. Il va nous falloir l'aide de tout le monde.»

Julien a également rappelé que son équipe brille quand elle joue avec rapidité. Cette facette du jeu fait aussi partie de la recette du succès des Penguins.

«La rapidité peut être définie de différentes manières, mais elle représente l'avantage ultime, a déclaré Sullivan. Au fil des ans, Jim (Rutherford, le directeur général) a amélioré notre vitesse sur patins, mais notre plus grande force en matière de rapidité est la rapidité d'esprit.

«Nous comptons sur des joueurs très intelligents, qui peuvent anticiper le jeu et réussir des jeux grâce à leur rapidité d'esprit.»

Bientôt des réponses

Quelques questions demeurent en suspens dans les deux camps. Chez le Canadien, la composition de la troisième paire de défenseurs n'est peut-être pas entièrement coulée dans le béton. Xavier Ouellet et Victor Mete semblent avoir une longueur d'avance, tandis que Brett Kulak devrait se retrouver à la gauche de Jeff Petry, au sein de la deuxième paire.

Cependant, Julien a laissé entendre vendredi que le temps d'utilisation en défensive pourrait varier selon l'efficacité des joueurs.

Du côté des Penguins, Sullivan n'a toujours pas dévoilé l'identité du gardien qui défendra le filet de l'équipe. Matt Murray et Tristan Jarry se sont partagé le travail lors du match préparatoire des Penguins, mardi, contre les Flyers de Philadelphie.

Les réponses seront connues à l'arrivée des joueurs sur la patinoire du Scotiabank Arena, samedi soir. Il s'agira de la quatrième rencontre de la journée dans la LNH, 142 jours après le dernier match avant l'arrêt des activités.

«L'attente a été longue et l'anticipation est forte après autant de mois sans savoir ce qui allait se produire. Mais nous sommes ici maintenant et nous avons tous hâte de jouer du hockey significatif», a conclu l'étoile des Penguins Sidney Crosby.

Des raisons pour croire aux chances du Canadien de surprendre les Penguins

Canadien

Des raisons pour croire aux chances du Canadien de surprendre les Penguins

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Marc Bergevin répète depuis quelques années qu'une fois en séries, tout peut arriver. Le directeur général du Canadien de Montréal espère donc voir sa troupe causer une surprise en ronde de qualification face aux Penguins de Pittsburgh.

Bergevin aimerait voir son jeune noyau gagner une expérience inespérée, alors que le Canadien n'avait essentiellement plus d'espoir de participer aux séries quand la saison de la LNH a été mise sur pause, le 12 mars, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. Cette expérience pourrait être de courte durée, alors que la ronde de qualification est disputée au meilleur de cinq rencontres.

Les Penguins avaient amassé 86 points en 69 matchs avant l'arrêt des activités, tandis que le Tricolore en possédait 71 après autant de rencontres.

Quelles sont les chances du Canadien de vaincre les Penguins? La bande à Sidney Crosby est-elle à l'abri d'une élimination surprise? Voici quelques points de discussion en faveur de chaque équipe.

Le Canadien l'emportera si...

  • Si Carey Price joue à la hauteur de l'homme de 10,5 millions $ qu'il est, le Canadien éliminera les Penguins.

Price a aidé le Canadien à atteindre la finale d'association en 2014, avant de tomber au combat, et a été solide lors du dernier passage du Tricolore en séries, en 2017. Price avait alors maintenu une moyenne de 1,86 et un taux d'efficacité de ,933 face aux Rangers de New York. Il est indéniable que Price a le potentiel pour voler une série, surtout une courte série.

  • Si le trio de Phillip Danault neutralise les gros canons de l'adversaire, le Canadien éliminera les Penguins.

L'unité de Danault, Brendan Gallagher et Tomas Tatar est l'une des meilleures de la LNH à cinq contre cinq depuis deux ans selon les statistiques avancées. Les Islanders de New York ont limité Crosby à une aide le printemps dernier et balayé leur série de premier tour face aux Penguins. Le Tricolore voudra appliquer la même recette.

  • Si les jeunes attaquants du Tricolore lèvent leur jeu d'un cran, le Canadien éliminera les Penguins.

Claude Julien a décidé de composer quatre trios équilibrés dans l'espoir de voir sa troupe attaquer sans relâche. Jonathan Drouin avait amassé 14 points en 17 matchs lors du printemps 2016 avec le Lightning de Tampa Bay. Max Domi, qui commencera vraisemblablement les séries au sein du quatrième trio, espère prouver sa valeur lors d'une première participation aux séries dans la LNH. Bien reposés, les jeunes Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi pourraient aussi s'épanouir lors de cette aventure et jouer des rôles majeurs dans les succès du Tricolore.

Les Penguins l'emporteront si...

  • Si Crosby et Malkin sont bien appuyés par leurs ailiers, les Penguins élimineront le Canadien.

Les Penguins ont acquis Jason Zucker, Conor Sheary et Patrick Marleau avant la fermeture de la fenêtre des transactions. Zucker a été celui qui a le plus brillé après son arrivée avec six buts et six aides en 15 rencontres.

Les projecteurs seront braqués vers Crosby et Evgeni Malkin, mais les Penguins sont à leur meilleur quand leurs deux centres vedettes ne sont pas les seuls à tirer la charrue. Jake Guentzel, Sheary et Bryan Rust ont joué des rôles importants lors des récentes conquêtes de l'équipe.

  • Si Matt Murray ou Tristan Jarry s'impose devant le filet, les Penguins élimineront le Canadien.

La situation devant le filet des Penguins demeure incertaine, mais un point d'interrogation peut vite devenir un point d'exclamation en séries. Murray a aidé les Penguins à gagner la coupe Stanley en 2016 et 2017, tandis que Jarry a gardé le bateau à flot cet hiver. Les deux ont le potentiel pour fermer la porte à l'offensive du Canadien.

  • S'ils ne connaissent pas de faux départ, les Penguins élimineront le Canadien.

La série sera courte et les Penguins ne peuvent se permettre de laisser le Canadien prendre rapidement l'avantage. Justement, les Penguins ont tendance à connaître des débuts de saison un peu lent depuis cinq ans. La pause de quatre mois pourrait jouer en faveur du Canadien, si les gros canons des Penguins ont de la difficulté à se mettre en marche. Cependant, si les Penguins imposent vite leur volonté, le Canadien pourrait rapidement plier bagage.

Le CH devra trouver des façons de se motiver, malgré les matchs à huis clos

Canadien

Le CH devra trouver des façons de se motiver, malgré les matchs à huis clos

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Les joueurs du Canadien de Montréal ont vécu leur première expérience à huis clos mardi soir contre les Maple Leafs de Toronto. Et ils ont convenu qu’ils avaient encore beaucoup de travail à faire afin de trouver leurs marques de manière à être prêts à affronter les Penguins de Pittsburgh en série de qualification — notamment au niveau de la motivation.

«Il n’y a aucune ambiance. Il n’y a rien qui se passe. Il y avait plus d’ambiance dans mes matchs de l’atome BB à Mont-Tremblant, a déclaré sans détour l’attaquant Jonathan Drouin en visioconférence mercredi. Il faut essayer de créer de l’énergie, parce que la foule n’est pas là pour t’aider. Il faut donc qu’on passe à autre chose, il faut qu’on trouve une façon d’avoir de l’énergie entre nous autres.»

«C’est dur de s’embarquer dans un match après une pause de quatre mois, surtout dans un aréna comme ça, a poursuivi le Québécois. On sait qu’on peut être meilleurs qu’hier (mardi), et il y a encore des choses à travailler. Pour nous, c’est vraiment la constance; nous n’avons pas beaucoup de temps pour nous adapter. Il faut être prêts pour samedi. Ce sera un bon test contre les Penguins.»

Pour sa part, l’entraîneur-chef du Canadien Claude Julien n’a pas cherché d’excuse pour justifier le match terne offert par sa troupe mardi.

«C’est la même chose pour toutes les équipes. C’est sûr que c’est un défi, mais il va falloir créer notre énergie, a d’abord évoqué Julien. Il y a quatre mois, nous nous voyions en vacances durant l’été, car les possibilités de participer aux séries éliminatoires étaient alors très minces. Nous sommes donc une des équipes chanceuses d’avoir l’occasion de participer aux séries. Et si ça ne nous excite pas (d’y participer), alors je ne sais pas ce que ça prendra.»

Il reste donc trois jours à Julien et ses hommes pour retrouver la flamme en vue de la série contre les Penguins. Et entre-temps, ils devront peaufiner quelques détails techniques.

L’unité en avantage numérique formée de Drouin, Nick Suzuki et Joel Armia a paru plutôt effacée contre les Leafs, et selon la recrue du Canadien, il reste encore beaucoup de pain sur la planche pour menacer les Penguins.

«Nous précipitons nos jeux, et nous avons perdu de nombreuses batailles en récupération de rondelle, a évoqué Suzuki, le joueur le plus utilisé par Julien mardi. Il faudra avoir une meilleure cohésion entre nous, prendre le temps de nous installer dans le territoire ennemi, et créer nos chances de marquer. Ce sont des détails sur lesquels il faudra travailler au cours des prochains jours.»

Julien a également tenu à souligner que si le Canadien veut sortir vainqueur de sa série contre Sidney Crosby et sa bande, alors il devra absolument éviter de concéder des buts en début et fin de période — comme ç’a été trop souvent le cas pendant la saison régulière, et aussi mardi contre les Leafs.

«C’est sûr que nous avions encore un petit peu de rouille, et celle-ci n’était pas seulement sur la patinoire. Elle l’était aussi dans notre prise de décisions dans des circonstances serrées, a confié Julien. Nous allons regarder tout ça, mais disons que ça fait partie de l’apprentissage du premier match. Il faudra éviter que ce genre de situation là se produise contre les Penguins, mais il nous reste encore trois jours pour nous assurer que ce soit corrigé.»

Hudon a commis «une erreur de parcours»

Les joueurs du Tricolore se retrousseront les manches et participeront à une séance d’entraînement un peu plus tard mercredi au Centre de performance Ford, situé en banlieue de Toronto.

Julien a indiqué que l’attaquant Charles Hudon avait commis «une petite erreur de parcours» mardi et raté l’entraînement matinal de l’équipe. C’est l’une des raisons pour lesquelles il n’a pas affronté les Maple Leafs.

Le pilote du Bleu-blanc-rouge a toutefois assuré qu’il n’y aurait pas de sanction additionnelle et que Hudon serait de retour à son poste lors de l’entraînement.

Plus tôt cette semaine, Julien avait déclaré qu’il réduirait son effectif de 31 à une vingtaine de joueurs mercredi, en prévision du premier match de la série de qualifications du CH contre les Penguins de Pittsburgh, samedi.

Il a d’ailleurs mentionné qu’il poursuivait son évaluation en défensive afin de déterminer quels défenseurs composeront sa troisième paire, entre Cale Fleury, Victor Mete et Xavier Ouellet, notamment.

«Nous allons évaluer leur jeu en défensive, mais également leur façon de remettre la rondelle à nos attaquants, a d’abord évoqué Julien. En ce moment, nous effectuons nos dernières évaluations, mais peu importe ceux que nous choisirons, il faudra qu’ils excellent en défensive et qu’ils facilitent le jeu de transition. Nous avons besoin de bons quarts-arrière.»

Weise en Suisse?

D’autre part, l’attaquant du Canadien Dale Weise quitterait l’organisation montréalaise à la fin de la campagne pour se joindre au HC Lausanne, a rapporté le quotidien suisse Le Matin mercredi.

Le hockeyeur âgé de 31 ans se rendrait en Suisse en compagnie de l’ex-défenseur du Canadien Mark Barberio. Un autre ex-joueur de la LNH, Cory Conacher, a récemment accepté une offre de contrat de trois ans du club qui évolue dans la Ligue nationale, le plus haut niveau du hockey suisse.

Weise, un choix de quatrième ronde, 111e au total, des Rangers de New York lors du repêchage de la LNH en 2008, a inscrit 55 buts et récolté 70 mentions d’assistance en 513 matchs en carrière dans le circuit Bettman. Il s’agit de son deuxième séjour avec le Tricolore, après celui de 2013 à 2016.

Par ailleurs, on ignore toujours l’état de santé de l’attaquant Alex Belzile, qui a été durement frappé par le défenseur des Maple Leafs de Toronto Jake Muzzin après avoir obtenu une bonne chance de marquer à l’embouchure du filet de Frederik Andersen en deuxième période mardi soir.

Belzile a paru sonné sur la patinoire avant de retraiter vers le vestiaire. Il n’est pas revenu au jeu par la suite et n’a pas pris part à la séance d’entraînement du club mercredi.

CH: un dernier entraînement avant le départ vers la «bulle» de Toronto

Canadien

CH: un dernier entraînement avant le départ vers la «bulle» de Toronto

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
BROSSARD — L'entraîneur-chef Claude Julien a mis la touche finale au camp d'entraînement estival du CH avec un effectif complet au Complexe sportif Bell, samedi.

Ce fut certes un camp court, et atypique, mais le capitaine du Canadien de Montréal Shea Weber a déclaré que ses coéquipiers et lui étaient prêts à la relance des activités dans la LNH.

«Ç'a été un camp unique, mais beaucoup de bonnes choses sont ressorties. Nous n'avons pu nous préparer comme nous l'aurions voulu, nous ne savions pas trop dans quoi nous nous embarquions, mais les gars étaient prêts et concentrés. La première semaine était davantage dédiée à la remise en forme, tandis que la deuxième était axée sur notre synchronisme», a confié Weber en vidéoconférence samedi.

Le Canadien a procédé à un dernier match intra-équipe d'une trentaine de minutes en ce 12e jour du camp, après avoir effectué quelques exercices, notamment en infériorité numérique et sur le jeu de puissance. Des éléments-clés lors de leur série de qualification contre les Penguins de Pittsburgh, selon Julien.

«Quand tu affrontes la même équipe à maintes reprises, elle finit par procéder à des ajustements, a-t-il expliqué. En bout de ligne, il faut que ton avantage numérique produise, mais si on ne marque pas autant qu'on voudrait, il faut tout de même créer des choses, se donner du rythme. Et c'est la même chose en désavantage numérique; il ne faut pas donner l'élan à l'équipe adverse. On a travaillé là-dessus pour se préparer contre une équipe comme les Penguins, qui excellent dans ces deux aspects-là.»

Julien a notamment alterné entre deux unités de cinq qui comprenaient chacune quatre attaquants. Ainsi, en plus du trio formé de Tomas Tatar, Nick Suzuki et Brendan Gallagher, Julien a placé Jonathan Drouin à la pointe gauche, aux côtés de Weber.

«Il va falloir qu'on trouve une façon de trouver rapidement la chimie entre nous; toutes les équipes seront confrontées à la même réalité puisque nous avons tous vécu la même pause. Certains ont l'avantage de jouer ensemble depuis plusieurs années, mais en même temps, ça ne fera pas de vraie différence dans les circonstances actuelles. Les unités spéciales seront très importantes pour nous, et il faudra qu'on 'clique' ensemble rapidement», a dit Weber.

Julien a aussi opté en deuxième vague pour un quintette formé de Jesperi Kotkaniemi, Joel Armia et Max Domi, appuyés à la ligne bleue par Jordan Weal et Jeff Petry.

Julien misera sur la profondeur

D'ailleurs, Domi a profité de l'occasion pour poursuivre sa remise en forme en effectuant des répétitions au centre d'une unité complétée par Weal et Dale Weise. Mais attention, ne dites pas à Julien que Domi évolue sur le quatrième trio du Canadien.

«C'est une erreur de croire qu'il évolue sur le quatrième trio, car nos trios sont tout de même assez bien balancés, a-t-il rétorqué. Pour nous, pour gagner, il va falloir se donner la chance de trouver notre rythme, puisque je n'aurai pas le dernier changement. Il va falloir que nos trios fassent le travail. Donc, s'ils sont assez équilibrés, et que tout le monde élève son jeu d'un cran, alors tous nos trios pourront faire le travail contre des trios auxquels ils ne seraient pas confrontés habituellement.

«En bout de ligne, si nos quatre trios sont assez balancés, alors ça nous donnera une meilleure chance contre une équipe comme les Penguins», a-t-il résumé.

D'autre part, Brett Kulak, qui a confirmé vendredi avoir raté le début du camp de relance du Canadien puisqu'il a été atteint de la COVID-19, se retrouvait à la gauche de Jeff Petry en début d'entraînement. Julien a confié qu'il ne s'en faisait pas au sujet de Kulak.

«Je ne suis pas déçu de ce que je vois. En même temps, il reste des entraînements et un match préparatoire, ce qui lui donnera l'opportunité de se rattraper. J'espère que ce sera suffisant pour lui permettre d'être prêt pour les séries éliminatoires», a évoqué le pilote du Tricolore.

L'autre paire était composée de Weber et Ben Chiarot, tandis que Xavier Ouellet et Cale Fleury semblaient lutter pour le poste à la droite de Victor Mete. Quant à Gustav Olofsson, Noah Juulsen, Christian Folin et Josh Brook, ils alternaient entre eux lors des exercices.

Charles Hudon, Jake Evans, Ryan Poehling, Laurent Dauphin et Alex Belzile étaient les attaquants en trop.

Devant le filet, Carey Price et Michael McNiven portaient le chandail rouge, alors que Charlie Lindgren et Cayden Primeau portaient le blanc. On ignore pour l'instant qui sera le gardien réserviste derrière Price pour la relance des activités de la LNH.

Les réponses viendront cependant bien assez vite, puisque le Tricolore quittera dès dimanche afin d'entrer dans la bulle située à Toronto.

Un dernier entraînement pour le CH avant le départ vers Toronto

Canadien

Un dernier entraînement pour le CH avant le départ vers Toronto

La Presse Canadienne
BROSSARD — L’entraîneur-chef Claude Julien a mis la touche finale au camp d’entraînement estival du Canadien avec un effectif complet, samedi, au Complexe sportif Bell.

Le Canadien a procédé à un dernier match intra-équipe d’une trentaine de minutes en ce 12e jour du camp, après avoir procédé à quelques exercices, notamment en infériorité numérique et sur le jeu de puissance.

Julien a notamment alterné entre deux unités de cinq qui comprenaient chacune quatre attaquants. Ainsi, en plus du trio formé de Tomas Tatar, Nick Suzuki et Brendan Gallagher, Julien a placé Jonathan Drouin à la pointe gauche, aux côtés du capitaine Shea Weber.

Il a ensuite opté pour un quintette formé de Jesperi Kotkaniemi, Joel Armia et Max Domi, appuyés à la ligne bleue par Jordan Weal et Jeff Petry. Domi a également poursuivi sa remise en forme en effectuant des répétitions au centre d’une unité complétée par Weal et Dale Weise.

D’autre part, Brett Kulak, qui a confirmé vendredi avoir raté le début du camp de relance du Canadien puisqu’il a été atteint de la COVID-19, se retrouvait à la gauche de Jeff Petry en début d’entraînement.

L’autre paire était composée de Weber et Ben Chiarot, tandis que Xavier Ouellet et Cale Fleury semblaient lutter pour le poste à la droite de Victor Mete. Quant à Gustav Olofsson, Noah Juulsen, Christian Folin et Josh Brook, ils alternaient entre eux lors des exercices.

Charles Hudon, Jake Evans, Ryan Poehling, Laurent Dauphin et Alex Belzile étaient les attaquants en trop.

Devant le filet, Carey Price et Michael McNiven portaient le chandail rouge, alors que Charlie Lindgren et Cayden Primeau portaient le blanc. On ignore pour l’instant qui sera le gardien réserviste derrière Price pour la relance des activités de la LNH.

Les réponses viendront cependant bien assez vite, puisque le Tricolore quittera dès dimanche afin d’entrer dans la bulle située à Toronto.