Canadien

Les Bruins complètent le balayage face au Canadien, 4-1

MONTRÉAL — Le calendrier de la Ligue nationale de hockey peut comporter certaines incongruités. Comme le fait que le Canadien de Montréal et les Bruins de Boston aient dû attendre jusqu'à la mi-janvier pour s'affronter une première fois, pour ensuite croiser le fer trois fois en huit jours. Si seulement Claude Julien avait su ce qui l'attendait...

Alors que le Canadien avait besoin de trois victoires face à ses grands rivaux pour gagner des échelons au classement général, il a plutôt subi une troisième défaite d'affilée, celle-là par la marque de 4-1 samedi au Centre Bell.

À lui seul, David Pastrnak a causé tous les dégâts, avec une performance de deux buts et une aide.

Le Tchèque de 21 ans a inscrit son 19e de la saison en milieu de deuxième période avant de mettre la rencontre hors de portée avec 2:57 à écouler au temps réglementaire.

La performance de Pastrnak a aidé les Bruins à porter leur dossier à 12-0-4 depuis le 16 décembre.

Torey Krug a également battu Carey Price, qui a réalisé 27 arrêts. Riley Nash a ajouté un but dans un filet désert.

Max Pacioretty, avec son 15e, a réussi le seul but du Canadien contre Tuukka Rask, qui a reçu 25 tirs.

Après sa surprenante victoire contre les Capitals de Washington vendredi soir dans la capitale américaine, le Canadien a livré une assez bonne performance contre une formation qui continue d'accumuler des points au classement et qui, doucement, s'approche du Lightning de Tampa Bay et du premier rang de la section Atlantique.

Il a cependant été victime de deux buts en moins de deux minutes en deuxième, et n'a pu s'en remettre.

«On n'a pas joué un mauvais match, a opiné Julien. Reste qu'ils ont été quand même meilleurs que nous. Leur premier trio [Pastrnak, Brad Marchand et Patrice Bergeron] cause du dommage tous les soirs, et a encore causé du dommage ce soir. Ils se retrouvent partout sur la patinoire, les trois ensemble. Il y a une bonne chimie. Tu regardes le reste de l'alignement, il n'y a pas grand-chose qui s'est produit avec les autres trios ce soir», a-t-il ajouté.

Ainsi, le Canadien (19-22-6) demeure confiné au 13e rang de l'Association Est avec 44 points et seulement 35 parties au calendrier. S'il faut 95 points pour participer aux séries, c'est donc dire qu'il devra accumuler 51 points sur une possibilité de 70, ce qui équivaut à un taux de réussite de ,729.

Le Canadien sera de retour au Centre Bell mardi soir pour y affronter l'Avalanche du Colorado.

À ceux qui pensent que le Tricolore aura enfin un match facile après tous ces duels face aux Bruins et aux Capitals de Washington au cours des huit derniers jours, on leur suggère de jeter un sérieux coup d'oeil sur les statistiques. La troupe de Jared Bednar représente la formation de l'heure dans l'Association Ouest avec neuf victoires d'affilée et dix à leurs 11 dernières sorties.

Rien de trop enlevant

Il a fallu beaucoup de temps avant de voir un peu d'action. Une trentaine de minutes en fait.

Quand les joueurs des deux équipes s'y sont mis, c'est le Canadien qui a lancé le bal. Pacioretty a profité de la combativité de Paul Byron, et d'une belle passe de son nouveau joueur de centre, pour enfiler son 15e de la saison et son septième à ses six dernières parties à 11:29.

Ce but, inscrit à 11:29 de la période médiane, a donné des ailes au Canadien qui est venu près de porter la marque 2-0 grâce à l'acharnement du trio de Jacob de la Rose, Byron Froese et Logan Shaw.

Les Bruins se sont sortis d'embarras et ont frappé deux fois en moins de deux minutes, grâce à Pastrnak et Krug avant que ne s'achève la deuxième période.

Price n'a pas nécessairement bien paru sur le but de Pastrnak, marqué d'un angle fermé et avec l'aide du patin gauche du gardien du Canadien. Après le match, il s'en voulait, d'ailleurs, sauf que Claude Julien ne tenait pas le même discours.

«Ce sont des choses qui arrivent. On voit ça souvent. Ce ne sont pas des buts qu'on aime voir contre nous, mais ça arrive. Et à ce moment-là, c'est encore 1-1. Il n'y a aucune raison de baisser les bras. Je ne suis pas prêt à dire que c'est de sa faute.»

Échos de vestiaire

«Les trois joueurs ont plusieurs fois été en positon de marquer ce soir, et ils nous l'ont fait payer. Il faut trouver un moyen de tenir au silence des trios comme celui-là.» — Max Pacioretty, sur le travail du trio de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak

«Ç'aurait été bien si j'avais pu faire l'arrêt. Ç'a changé l'allure du match. C'est pas mal décevant.» — Carey Price sur le premier but de David Pastrnak

«David est un joueur dynamique. Ce soir [samedi], j'ai aimé le fait qu'il soit allé plus souvent vers le filet et tiré au but. Son filet d'assurance en fin de troisième s'est avéré très important. C'est un but casse-reins.» — Bruce Cassidy, au sujet des qualités de David Pastrnak

Canadien

Le Canadien retrouve le sentier de la victoire

WASHINGTON — Le Canadien a retrouvé un peu de mordant vendredi soir et un but de Paul Byron à mi-chemin en troisième période a permis à la formation montréalaise de vaincre les Capitals de Washington 3-2.

Byron a tranché à 10:41 du dernier tiers. Le tir sur réception de la ligne bleue de Jakub Jerabek a raté la cible, mais la rondelle est ressortie de l'autre côté. Max Pacioretty a habilement dévié la trajectoire du disque vers Byron, qui a surpris le gardien Philipp Grabauer. Ce dernier était encore déporté vers le mauvais côté à la suite du tir de Jerabek.

«Tous les trios ont bien joué, ont été responsables dans les deux sens de la patinoire, a affirmé l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. On était tous déçus du dernier match, mais c'est plus encourageant ce soir. Il faut essayer de bâtir sur ces séquences-là.»

Pacioretty a réussi un doublé pour le Canadien (19-21-6), qui a mis fin à une série de trois revers (0-1-2). Pacioretty a ouvert la marque en avantage numérique et a inscrit un but d'assurance dans un filet désert qui a prouvé son utilité. Il totalise six buts à ses six dernières sorties.

Antti Niemi avait obtenu un troisième départ dans l'uniforme tricolore et il a stoppé 24 tirs. Après des séjours infructueux avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride, il a signé une première victoire cette saison.

«Tout le monde est heureux pour lui, a dit Julien au sujet de Niemi. Tu vois à l'entraînement, dans sa manière de travailler, il a une bonne attitude et les atouts d'un bon gardien. Il a connu un début de saison difficile en allant d'une place à l'autre, mais il est bien ici et tout le monde est content, incluant les entraîneurs.»

John Carlson et Lars Eller ont touché la cible pour les Capitals (28-15-4), qui n'ont qu'une victoire à leurs quatre dernières rencontres (1-2-1). Grubauer a repoussé 23 lancers.

Le Canadien reprendra le collier samedi soir, quand il accueillera les Bruins de Boston. Il s'agira du troisième affrontement entre les deux équipes en huit jours. Les Bruins ont gagné les deux premiers, dont un en fusillade.

Grubauer s'impose

Même s'ils sont reconnus pour leurs vedettes offensives, Grubauer s'est rapidement imposé comme l'une des étoiles de la soirée. Le gardien allemand a réussi un arrêt acrobatique en première période face à Byron, saisissant la rondelle avec le gant renversé en plongeant vers sa droite.

Grubauer a aussi profité de la clémence de Dame chance au cours du match. Il a vu Brendan Gallagher toucher le cadre du filet en échappée tard en deuxième période, puis Alex Galchenyuk l'a imité à deux reprises dans un court intervalle en troisième période. Artturi Lehkonen s'est aussi buté au démon métallique lors du dernier tiers, alors qu'il était fin seul devant le gardien.

Il aura fallu un tir parfait comme celui de Pacioretty en avantage numérique en deuxième période pour le battre, ou encore un bond favorable de la bande comme sur le but de Byron.

Niemi a été moins occupé en général que son vis-à-vis. Il a stoppé un bon tir de Chandler Stephenson en début de rencontre, puis a frustré coup sur coup Evgeny Kuznetsov et Andre Burakovsky en fin de troisième période. Il a aussi joué de chance, alors que Burakovsky a atteint deux fois le poteau au cours de la rencontre.

Carlson a battu Niemi en deuxième période alors que le gardien finlandais avait la vue voilée. Il a fait mouche pendant une punition à Jonathan Drouin pour conduite antisportive. L'attaquant du Canadien avait été envoyé au cachot après qu'il eut échangé quelques mots avec le juge de ligne Jonny Murray, qui venait de le chasser d'une mise en jeu.

Pour sa part, Eller a marqué pendant la dernière minute de jeu à l'aide d'un puissant tir sur réception, mais le Canadien a été en mesure de fermer la porte.

Canadien

Retour gâché pour Julien à Boston

BOSTON — Probablement qu’il ne l’aurait jamais avoué, mais une victoire du Canadien à Boston aurait apporté plus de satisfaction à Claude Julien que bien d’autres au fil de sa belle carrière dans la LNH. Encore aurait-il fallu que ses joueurs fournissent un effort plus convaincant.

Les Bruins de Boston ont gâché le retour de Julien au TD Garden, défaisant le Canadien de Montréal par la marque de 4-1 mercredi soir.

Les hommes de Bruce Cassidy ont vaincu la formation montréalaise pour la deuxième fois en quatre soirs. Samedi au Centre Bell, ils auront l'occasion de compléter un tour du chapeau potentiellement désastreux pour le Canadien.

Brad Marchand (1-1) et Patrice Bergeron (0-2) ont récolté deux points chacun pour les Bruins, qui ont gagné leurs quatre dernières parties face au Canadien.

Le but de Marchand, son 19de la saison, a procuré aux Bruins une avance de deux buts en troisième période et le Tricolore n'a pas été en mesure de s'en remettre.

David Pastrnak (18e), au premier vingt, et Ryan Spooner (6e), tôt en deuxième période, ont également déjoué Carey Price, qui a bloqué 28 tirs et qui n'a rien pu faire sur les buts qu'il a concédés.

David Krejci (8e) a poussé la rondelle dans un filet désert avec 3:14 à jouer à la troisième période, soit 19 secondes après que Julien eut retiré Price au profit d'un sixième attaquant.

Jerabek brise la glace

La riposte du Canadien est venue du défenseur Jakub Jerabek. Quarante-huit heures après avoir obtenu ses deux premiers points dans la LNH, Jerabek a inscrit son premier but en carrière dans la LNH après seulement 31 secondes d'écoulées au match.

En fait, les joueurs du Canadien ont relativement bien amorcé la rencontre et avec 12:17 à jouer au premier vingt, ils totalisaient six tirs au but, mais ils ont finalement bouclé avec seulement 22 contre Tuukka Rask, qui a possiblement connu l'une de ses soirées les plus faciles depuis longtemps.

«On n’a pas été bons ce soir. C’est aussi simple que ça, a déclaré Julien.

«J’ai été vraiment désappointé de notre effort. Carey nous a donné une chance de rester dans le match pendant au moins deux périodes. On joue du bon hockey dernièrement, mais ce soir, comme on dit en anglais, ‘‘we laid an egg’’ [on a fait chou blanc].

«C’est un recul parce qu’on avait joué quatre ou cinq bonnes parties et ce soir, on avait besoin d’un bon effort. Puis, ça ne s’est pas produit, a ajouté Julien.

«Il faut prendre nos responsabilités. Quand ton quatrième trio continue d’être ton meilleur, côté attaque, travail, tu espères, à un moment donné, qu’on va avoir la même chose de tout le monde.»

Par ailleurs, l'expérience de muter Jacob De la Rose au centre d'un trio complété par Alex Galchenyuk à gauche et Jonathan Drouin à droite, n'a pas été concluante. Une mauvaise passe de De la Rose a d'ailleurs mené au but gagnant, celui de Spooner, et à la fin du match, Drouin était de retour au centre, avec Alex Galchenyuk et Nicolas Deslauriers.

Mince consolation

Claude Julien a donc vu ses hommes subir une troisième défaite consécutive, lui qui aurait rejoint Jacques Demers au 12e rang avec une 107e victoire à titre d'entraîneur-­chef dans l'histoire du Canadien. L'équipe demeure au 14e rang de l'Association est avec 42 points en 45 matchs.

Si ça peut le consoler un peu, Julien a mérité de chaleureux applaudissements des partisans des Bruins pendant la présentation d'une vidéo rendant hommage aux dix années passées derrière le banc de l'équipe, en première période.

Pendant ce temps, les Bruins ont prolongé leur impressionnante séquence de succès. Ils comptent dix victoires à leurs 14 dernières sorties, une séquence lors de laquelle ils n'ont pas perdu en temps réglementaire. Depuis le 16 novembre, ils affichent un dossier de 19-3-4.

Le Canadien cherchera à retrouver le sentier de la victoire vendredi soir à Washington, face aux Capitals.

Canadien

Nicolas Deslauriers accroît son rôle chez le Canadien

ANALYSE / MONTRÉAL - Lorsque Marc Bergevin a échangé le défenseur Zach Redmond aux Sabres de Buffalo en retour de Nicolas Deslauriers le 4 octobre, un peu tout le monde était d’avis que l’ailier gauche rendrait de fiers services au Rocket de Laval. Pas au Canadien de Montréal.

Exactement deux mois après son rappel, Deslauriers a inscrit son sixième filet de la saison, à son 24e match avec l’équipe, lundi contre les Islanders de New York. Un but qu’il a marqué à l’aide d’une belle réaction de sa part devant le filet de Thomas Greiss.

Pendant un peu plus d’une période de jeu, il a même passé devant Jonathan Drouin chez le Canadien à ce chapitre, jusqu’à ce que Drouin l’imite tard au deuxième vingt.

En 2015-2016, Deslauriers avait également marqué six buts, un sommet personnel en carrière en 70 matchs.

Dans la défaite crève-coeur de 5-4 du Canadien, Deslauriers est le joueur qui s’est imposé le plus physiquement, avec six mises en échec.

En fait, il a tellement bien joué que Claude Julien l’a sorti du quatrième trio et l’a fait jouer avec Drouin et Alex Galchenyuk.

Après le revers, Deslauriers s’exprimait comme un joueur qui a apprécié l’expérience et qui aimerait la revivre, tout en sachant ce qu’il a à faire, et le rôle qu’il doit jouer.

«Ce sont des changements qui arrivent, et j’essaie de cliquer avec n’importe qui, a déclaré Deslauriers. Il ne faut pas que je change mon style de jeu. Le but, pour moi, est de leur donner un peu plus de place. J’espère encore être là demain et lors du prochain match.

«Avec la maturité que j’ai acquise, avec tous les défis que j’ai dû affronter au cours de ma carrière, je me sens super bien, sur la glace et à l’extérieur aussi. Il faut que je continue. Je suis confiant face à mon jeu.»

Lors de son point de presse après le match, Claude Julien s’est montré élogieux à son endroit.

«Il peut servir d’exemple à d’autres joueurs par sa façon de travailler, son coup de patin. Il provoque des choses. Je l’ai changé de trio pour qu’il génère de l’énergie, et il méritait de s’y retrouver.»

Selon Julien, Deslauriers est devenu un bel atout pour sa formation.

«J’aime son attitude, j’aime ce qu’il apporte, sa façon de travailler, de compétitionner. C’est plaisant de travailler avec des joueurs comme lui.»

Sans le vouloir, Julien venait de décrire les qualités d’un candidat au trophée Jacques-Beauchamp chez le Canadien de Montréal.

Canadien

Tavares permet aux Islanders de battre le CH

Parfois, après une défaite, il est essentiel de mettre l’accent sur un élément positif. C’est exactement ce qu’a fait Claude Julien lundi soir.

Malgré un bombardement en règle de 56 tirs, le Canadien de Montréal a subi un revers crève-cœur de 5-4 aux mains des Islanders de New York au Centre Bell.

John Tavares a mis fin au duel avec son deuxième but du match à 1:51 de la période de prolongation.

C’était la troisième fois cette saison que le Canadien amassait au moins 50 tirs lors d’une rencontre. Dans pareilles circonstances, il avait perdu à Anaheim en octobre et gagné à Winnipeg au début de novembre.

C’était aussi la deuxième défaite consécutive du Tricolore en prolongation, après leur revers de samedi en tirs de barrage contre les Bruins de Boston.

«Dernièrement, on joue du bon hockey. On vient de ramasser six points sur une possibilité de huit et si on peut continuer à récolter des points comme ça, on a des chances de revenir dans la course. L’important, c’est de rester positif même si c’est une défaite frustrante ce soir», a déclaré Julien, qui considérait que le Canadien aurait mérité de récolter deux points au classement plutôt qu’un.

Comme il l’avait fait samedi en amassant 12 points contre les Rangers de New York, le trio formé d’Anthony Beauvillier, Mathew Barzal et Jordan Eberle a fait sa part de dégâts du côté des Islanders.

Barzal, un sérieux candidat au titre de recrue par excellence, a marqué un but, son 16e, et ajouté deux mentions d’aide. Beauvillier (8e) a inscrit un deuxième but en autant de visites au Centre Bell tandis que Eberle a amassé deux aides.

«C’est le meilleur trio que j’ai affronté cette année», a d’ailleurs déclaré Max Pacioretty, dont le 12e but de la saison, et son quatrième en autant de matchs, a permis au Canadien d’égaler la marque en troisième période.

Le défenseur Adam Pelech (1er) a également déjoué Carey Price, qui a fait face à 24 tirs. À sa décharge, les Islanders ont su profiter de bourdes du Canadien et ont marqué leurs quatre premiers buts à l’aide de tirs vifs et précis.

Nicolas Deslauriers (6e), Paul Byron (12e) et Jonathan Drouin (6e) ont aussi trouvé le fond du filet contre Thomas Greiss, qui a amorcé la rencontre avec une moyenne de 3,89 et un taux d’arrêts de ,882. Pacioretty a prolongé à quatre sa série de matchs avec au moins un but.

Le défenseur Jakub Jerabek a récolté deux mentions d’aide, ses deux premiers points avec le Tricolore. Alex Galchenyuk a aussi participé à deux buts.

Le Canadien reprendra le boulot mercredi pour le premier de deux matchs en trois soirs à l’étranger, contre les Bruins de Boston. Vendredi, il se rendra à Washington pour y affronter les Capitals.

Des défensives peu étanches

La première période a été pour le moins spectaculaire pour les amateurs, mais elle aurait pu servir de session vidéo pour montrer quoi ne pas faire en défensive.

Surtout du côté des Islanders, qui ont bêtement laissé filer une avance de deux buts en l’espace de quatre minutes lorsque Deslauriers et Byron ont trouvé le fond du filet au milieu de l’engagement.

Ce n’était que la troisième fois cette saison que les hommes de Claude Julien égalaient le score lors d’un match après avoir concédé à leurs adversaires une avance de deux buts.

Les Islanders ont cependant réussi à se redonner un coussin de deux buts, tout ça lors des cinq premières minutes de la période médiane. L’un de ces buts, celui de Tavares, a été marqué en désavantage numérique et procurait aux visiteurs une avance de 4-2.

Lors de cette période, que le Canadien a largement dominée, Drouin a permis à la troupe montréalaise de s’approcher à un but des visiteurs pendant la dernière minute de l’engagement.

Les hommes de Claude Julien ont complété une seconde remontée de deux buts à 13:01 de la troisième période quand Pacioretty a fait dévier un puissant tir de Jeff Petry derrière Greiss, en avantage numérique.

Les Islanders sont venus près d’ajouter un 2e but à court d’un homme tard en troisième, mais Price s’est dressé devant Cal Clutterbuck lors d’une poussée à deux contre un.

Dans les derniers instants du temps réglementaire, Beauvillier, Barzal et Eberle ont menacé la forteresse tricolore sans toutefois venir à bout de Price.

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CE QU'ILS ONT DIT...

«C’est frustrant parce que nous avons joué un excellent match. Nous avons joué du très bon hockey récemment, même si nous n’avons pas récolté les deux points lors des deux derniers matchs. De la façon dont nous jouons présentement, nous affrontons de très bonnes équipes et nous leur tenons tête.»

— Max Pacioretty, au sujet du fait que le Canadien a perdu même si l’équipe a effacé deux retards de deux buts.


«Ce fut un départ difficile alors que j’étais sur la glace pour les deux premiers buts des Islanders. Il y a longtemps que j’avais joué au centre, et c’était un défi de jouer contre un joueur de la qualité de (Mathew) Barzal. Il y a encore plusieurs aspects que je peux améliorer.»

— Paul Byron, au sujet de sa performance au centre.

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CINQ MOMENTS MARQUANTS

Deux en deux pour Beauvillier

Après avoir amassé, ensemble, huit points lors du match de samedi contre les Rangers de New York, Anthony Beauvillier et Mathew Barzal ont repris là où ils avaient laissé, et ce sans perdre une minute. Barzal s’est présenté dans le centre de la zone du Canadien, attirant vers lui le défenseur droit Jakub Jerabek. Vif, Barzal a repéré Beauvillier à sa gauche qui a pu se présenter seul devant Carey Price. Grâce à un tir vif d’une vingtaine de pieds à la droite du gardien du Canadien, Beauvillier a marqué un deuxième but en autant de visites au Centre Bell, et ce à son 100e match dans la LNH.

Deslauriers continue de se faire valoir

Comme cela s’est produit à quelques reprises au cours des dernières semaines, le quatrième trio du Canadien a fait sentir sa présence en zone adverse, avec un résultat positif pour les hommes de Claude Julien. Tout a commencé lorsque Byron Froese a effectué de l’échec avant efficace aux dépens du défenseur Ryan Pulock près du cercle de mise en jeu à la droite de Thomas Greiss. Le travail de Froese a permis à Jakub Jerabek de récupérer la rondelle et de diriger un tir que Greiss a bloqué. Posté à l’embouchure du filet, Nicolas Deslauriers a sauté sur le retour et marqué son sixième de la saison et son deuxième en autant de matchs, à 8:01 du premier vingt.

Les Islanders frappent à court d’un homme

Après avoir concédé un but au défenseur Adam Pelech tôt au deuxième vingt, le Canadien a eu la chance, quelque deux minutes plus tard, de déployer sa première supériorité numérique du match. Ce sont toutefois les Islanders qui ont trouvé le fond du filet, prenant l’avance 4-2. Alors qu’il se trouvait profondément en territoire adverse, Alex Galchenyuk a effectué une passe du revers par la rampe, qui est allée hors de portée de Jeff Petry. John Tavares a profité de cette opportunité pour filer seul vers Carey Price, qu’il a battu d’un tir à sa droite.

Drouin rapproche le Canadien

Le Canadien a connu une solide deuxième période, avec pas moins de 22 tirs sur Thomas Greiss. Il a dû se contenter d’un seul but, celui de Jonathan Drouin, son 6e de la saison et son premier depuis le 29 novembre contre les Sénateurs d’Ottawa. Drouin a profité du retour d’un tir de Jakub Jerabek pour réduire à 4-3 l’avance des Islanders, à 19:16 de la période.

Pacioretty relance le débat, mais Tavares a le dernier mot

Lors d’un avantage numérique, Max Pacioretty a redonné vie au Centre Bell en faisant dévier un tir frappé de Jeff Petry, à 13:01 en troisième période. Adam Pelech était au cachot pour avoir retenu Alex Galchenyuk, dont un tir a d’ailleurs touché le poteau, avant le but du capitaine. Mais John Tavares a procuré les deux points aux siens à 1:51 en prolongation. Il a fermé les livres sur son propre rebond, peu après un tir de Thomas Hickey.

Canadien

Le danger des tirs bloqués

L’attaquant du Canadien de Montréal Phillip Danault a obtenu son congé de l’hôpital et il est rentré chez lui dimanche matin, a confirmé l’organisation par l’entremise de son compte Twitter officiel.

Bien que succincte, la mise à jour de la direction du Canadien a soulagé ses coéquipiers, qui prenaient part à la séance annuelle d’entraînement public dimanche matin au Centre Bell.

«Ça commence bien la journée, a déclaré Nicolas Deslauriers, l’un des quatre joueurs qui se sont présentés dans le vestiaire du Centre Bell.

«Je vais l’appeler ou lui envoyer un message texte pour voir s’il a besoin de quoi que ce soit.»

Le jeune centre du Canadien a subi une blessure à la tête après avoir été atteint par un violent tir de Zdeno Chara alors qu’il restait 1:37 à écouler à la deuxième période du match de samedi soir, que le Tricolore a perdu 4-3, en tirs de barrage, contre les Bruins de Boston.

La puissance du tir était telle que Danault, qui se trouvait à une vingtaine de pieds du colosse des Bruins, s’est écroulé sur la glace en se tenant l’arrière de la tête à deux mains.

Après la rencontre, Chara a paru très soucieux lorsqu’il a rencontré les journalistes. En fait, le vétéran défenseur s’était enquis de l’état de santé de Danault avant même la fin du match.

«Il est venu me voir et m’a demandé si nous avions des nouvelles. Il était inquiet, a relaté Jordie Benn dimanche. À ce moment, je ne savais pas trop, sauf qu’il avait été transporté à l’hôpital.»

Les joueurs du Canadien ont semblé apprécier, d’ailleurs, le souci affiché par les joueurs des Bruins.

«Dans la LNH, il y a du respect entre les joueurs», a noté Jonathan Drouin, qui a remarqué que Patrice Bergeron avait donné une petite tape à Danault au moment où ce dernier était transporté hors de la patinoire sur une civière.

Il faudra voir de quelle façon une absence prolongée de Danault viendra chambarder les trios du Canadien en prévision des prochains jours. À ce sujet, il n’a pas été possible de connaître les intentions de l’entraîneur-chef Claude Julien puisqu’il n’a pas rencontré les journalistes.

Le Tricolore disputera quatre matchs d’ici la fin de la semaine, dont deux autres contre les Bruins, mercredi à Boston et samedi à Montréal.

Lundi, il sera l’hôte des Islanders et vendredi prochain, il rendra visite aux Capitals de Washington.

Le Canadien occupe le 14e rang du classement général de l’Association est avec 41 points avec encore 39 parties à disputer. Les hommes de Claude Julien accusent 12 points de retard sur les Maple Leafs de Toronto détenteurs du troisième échelon de la section Est. Par ailleurs, cinq équipes séparent le Canadien du huitième et dernier échelon donnant accès aux séries éliminatoires.

Déçus mais conciliants

Selon les chiffres fournis par le Canadien, environ 13 400 spectateurs ont accepté de quitter la chaleur de leur foyer et de mettre le nez dehors par un froid sibérien pour assister à un entraînement public qui n’a finalement duré que 45 minutes.

Ils se sont rendus au Centre Bell même si l’équipe est à toutes fins pratiques assurée de connaître des vacances hâtives.

Mais malgré la position précaire du Canadien au classement, certains partisans de l’équipe ne perdent pas espoir.

«Avec le nombre de parties qu’il reste à jouer, je demeure positif, a déclaré Stéphane Dagenais, un résidant de Laval qui était accompagné de sa conjointe. Mais Marc Bergevin a commis une erreur en ne gardant pas (Alexander) Radulov et (Andrei) Markov. Surtout Markov. Et le départ de P.K. (Subban) fait mal», a-t-il ajouté.

Les partisans rencontrés dans les corridors sont évidemment tous déçus de voir le Canadien si bas dans le classement, mais n’affichent pas la même unanimité quand vient le temps d’en expliquer les raisons, ou sur la façon de relancer l’équipe.

«C’est une accumulation de facteurs, affirme Marc Bonneville, un citoyen de Terrebonne venu avec un ami et leurs fils respectifs.

«La direction a pris des chances qui ne tournent pas en notre faveur. La saison est décevante. Il y avait des attentes. Si on est capable de rebondir l’an prochain, on va oublier la saison actuelle. Mais on ne peut pas continuer de connaître des années comme celle-là. Ça fait depuis 1993 que nous n’avons pas gagné la coupe Stanley, et on est dû pour avoir une équipe performante dans les prochaines années», ajoute ce partisan, qui souhaite que le Tricolore conserve son noyau et l’entoure de meilleurs joueurs.

Roberto Marguglio, un détenteur d’abonnements saisonniers depuis bientôt dix ans, prône une reconstruction même s’il sait qu’il faudrait probablement attendre quelques années avant que l’équipe en tire des bénéfices.

«Selon moi, la saison est perdue, et il ne sert à rien de forcer et essayer de participer aux séries éliminatoires pour ensuite se faire éliminer au premier tour comme c’est arrivé presque tout le temps depuis dix ans. En tant que détenteur de billets de saison, je suis prêt à attendre pendant trois, quatre ou cinq ans pour avoir ensuite une meilleure équipe. J’aime bien Max Pacioretty, mais s’il faut l’échanger pour améliorer l’équipe, je suis prêt à le faire.»

Canadien

Les Bruins l'emportent 4-3 sur le Canadien

MONTRÉAL — Brad Marchand a trouvé le fond du filet lors de la quatrième ronde de tirs de barrage et les Bruins de Boston ont arraché une victoire de 4-3 au Canadien de Montréal, samedi soir au Centre Bell.

Paul Byron et Jake DeBrusk s'étaient échangés des buts à la première tentative des deux équipes. Jonathan Drouin, Max Pacioretty et Alex Galchenyuk ont été incapables de marquer par la suite, pas plus que David Pastrnak et Charlie McAvoy.

Ce revers, qui met fin à une courte séquence de deux victoires, laisse le Canadien avec 41 points, le même nombre que les Red Wings de Detroit au 13e rang du classement général de l'Association est. Surtout, il accuse un recul de huit points sur le dernier échelon disponible pour une participation aux séries éliminatoires.

Pacioretty (11e), Nicolas Deslauriers (5e) et Galchenyuk (11e) ont déjoué Tuukka Rask, qui a reçu 30 tirs.

Le filet de Galchenyuk était son 100e en carrière.

Les buts des Bruins ont été inscrits par Marchand (18e), DeBrusk (10e) et David Krejci (7e) aux dépens de Carey Price, qui a fait face à 32 rondelles.

Danault blessé

La rencontre a été entachée par un moment de frayeur tard en deuxième période lorsque Phillip Danault a été atteint derrière la tête par un puissant tir du défenseur Zdeno Chara.

Transporté à l'hôpital pour y subir des tests plus approfondis, Danault était conscient et alerte.

Face à une formation qui détenait une avance de 13 points au classement dans la section Atlantique et qui s'est présentée au Centre Bell avec un dossier de 17-3-3 depuis la mi-novembre, le Canadien s'est fort bien tiré d'affaire.

Les hommes de Claude Julien ont été les premiers à s'inscrire à la marque, tôt en première période, grâce au troisième but de Pacioretty à ses trois dernières rencontres.

Il a également réagi avec vigueur après le but de DeBrusk, tôt au deuxième vingt, lorsque Deslauriers et Galchenyuk, ce dernier avec l'avantage d'un homme ont déjoué Rask en un peu plus de trois minutes.
En prolongation, Pastrnak a obtenu la meilleure chance de marquer des Bruins avec 49,7 secondes à jouer, alors qu'il a testé Price d'un bon tir sur réception que le gardien du Canadien a gobé de la mitaine.

Une trentaine de secondes plus tard, ce fut au tour du Canadien de menacer Rask, qui s'est toutefois dressé devant Jakub Jerabek et Tomas Plekanec.

La session de fusillade est toutefois venue gâcher un bel effort de la part de la formation montréalaise.

Le Tricolore disputera son prochain match lundi soir au Centre Bell contre les Islanders de New York. Ces derniers se sont bien amusés face aux Rangers de New York samedi après-midi, l'emportant 7-2 à Madison Square Garden, et ils totalisent 48 points au classement.

Entre-temps cependant, les joueurs du Canadien renoueront avec leurs partisans dans un contexte bien différent dimanche matin, alors qu'ils participeront à la séance annuelle d'entraînement devant public, à 11h au Centre Bell.

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Canadien

Le CH défait les Canucks 5-2 avant le long congé

Les joueurs du Canadien pourront partir en vacances avec la conscience tranquille, eux qui ont signé une victoire de 5-2 face aux Canucks de Vancouver, dimanche.

Le Canadien profitera de cinq jours de congé avant de reprendre le collier samedi prochain, quand les Bruins de Boston seront de passage au Centre Bell.

Karl Alzner a brillé avec un but, son premier avec le Canadien, et une aide sur le filet gagnant de Brendan Gallagher après 8:44 de jeu en troisième période. Alex Galchenyuk a ajouté son 10e but de la saison, son cinquième en avantage numérique, et Byron, son 11e. Max Pacioretty a marqué dans un filet désert en fin de match.

Carey Price a repoussé 34 lancers devant le filet du Canadien (18-20-4), qui a gagné un deuxième match de suite après avoir connu une série de cinq défaites.

Daniel Sedin et Michael Del Zotto ont été les seuls à battre Price.

Même si l’adversaire était moins coriace que jeudi, quand le Tricolore avait défait le Lightning de Tampa Bay 2-1 en fusillade, les hommes de Claude Julien ont affiché une belle énergie. Le gardien des Canucks Anders Nilsson a gardé son équipe dans le match en effectuant 40 arrêts.

Les Canucks (19-20-6) ont encaissé un quatrième revers d’affilée et ont un dossier de 1-6-2 à leurs neuf dernières sorties.

Production suffisante à l’attaque

Le Canadien s’est buté à Nilsson en début de rencontre, mais le gardien suédois a finalement flanché après 9:39 de jeu sur ce qui semblait être un tir inoffensif d’Alzner. À la reprise, la rondelle a semblé dévier sur la lame du bâton du défenseur Troy Stetcher avant de surprendre Nilsson, qui se déportait du mauvais côté.

Nilsson s’est rapidement racheté en frustrant Pacioretty, puis Byron en échappée en infériorité numérique.

De son côté, Price a été à son meilleur en fin d’engagement, pendant un avantage numérique des Canucks, quand il a frustré Sven Baertschi sur un retour de lancer.

Le Tricolore a doublé son avance après 2:12 de jeu en deuxième période, en avantage numérique. Galchenyuk a fait mouche sur un tir sur réception autant précis que puissant à partir du cercle droit des mises en jeu.

Jonathan Drouin a amassé une aide sur la séquence, obtenant un premier point en huit matchs.

Price a réalisé un coup fumant un peu plus de deux minutes plus tard, en infériorité numérique. La rondelle est passée de Henrik à Daniel Sedin, puis à Markus Granlund, mais Price a étiré la jambe gauche pour fermer la porte.

Il a aussi été solide devant une déviation au dernier moment de Brock Boeser, avec un peu plus de huit minutes à faire au deuxième vingt.

Les Canucks ont finalement répliqué avec 6:56 à faire à l’engagement. Price a été impuissant quand Daniel Sedin a dévié un tir de la pointe d’Alexander Edler.

Ils ont ensuite ramené tout le monde à la case départ après 2:47 de jeu en troisième période. David Schlemko s’est compromis en zone neutre et Galchenyuk n’a pas suivi son couvreur, ce qui a permis à Del Zotto de se démarquer et de se présenter seul devant Price à la suite d’une remise de Boeser. Il a déjoué Price en glissant la rondelle du revers entre les jambières du gardien.

Alzner a temporairement quitté le match en troisième période en raison d’une vilaine chute derrière le filet du Canadien. À sa présence suivante, il a décoché un tir de la pointe que Nilsson a stoppé du bout de la jambière gauche. Gallagher a toutefois profité du retour pour relancer le Tricolore en avant, avec 11:16 à faire.

Byron a cloué le cercueil des Canucks avec 1:15 à faire à la rencontre, en utilisant la même feinte que Del Zotto pour battre Nilsson. Pacioretty a complété la marque dans un filet désert, avec 58,1 secondes à écouler.

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Canadien

Les insuccès du Canadien liés à un «manque de constance», selon Bergevin

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a expliqué les insuccès de la formation montréalaise par un «manque de constance» lors d’un bilan de mi-saison, dimanche, mais il a aussi reconnu que certaines expériences de sa part n’ont pas été couronnées de succès.

Avant de disputer son 42e match de la saison, dimanche soir face aux Canucks de Vancouver, le Tricolore gisait au 14e rang de l’Association Est, à huit points d’une place en séries éliminatoires.

«On a manqué beaucoup de constance dans notre jeu, a reconnu Bergevin. On a connu un mauvais départ, on a eu de bons moments, puis on a retrouvé nos mauvaises habitudes qui nous ont coûté des matchs. On est dans une situation difficile, mais on ne perd pas espoir.»

Si le noyau de l’équipe continue de vieillir, Bergevin a refusé de parler de reconstruction. Il a aussi rappelé les incertitudes entourant la loterie pour les trois premiers choix du repêchage de la LNH, affirmant qu’il n’y a pas de «garanties».

Bergevin a aussi refusé de commenter les rumeurs entourant le départ possible du capitaine Max Pacioretty, qui connaît une campagne sous ses standards. Pacioretty avait inscrit seulement deux buts à ses 23 derniers matchs, avant celui de dimanche.

«Un marqueur, souvent c’est un gars de sensation. Parfois, ça ne prend qu’un ou deux buts. Max a démontré par le passé qu’il était comme ça, a expliqué Bergevin. On dirait que tout ce qui pouvait aller mal pour Max a mal été. C’est humain aussi pour un marqueur qui ne marque pas de tricher un peu parce qu’il veut marquer. Ça va exposer d’autres facettes de son jeu. Ce n’est pas qu’il ne veut pas. Il se cherche. C’est un gars qui fonctionne par séquence. Il peut en marquer six dans les 10 prochains matchs et c’est ça qu’on veut.»

Les insuccès de Pacioretty font partie des problèmes à l’attaque du Tricolore. L’offensive du Canadien occupait le 29e rang du circuit avec 2,46 buts par match avant d’affronter les Canucks.

Drouin est-il un centre?

Parmi les acquisitions importantes de Bergevin au cours de l’été, il y a Jonathan Drouin. Présenté comme une solution au centre pour l’équipe, Drouin semble en arracher dans sa transition de l’aile au centre. Il avait inscrit seulement cinq buts et 13 aides à ses 36 premiers matchs dans l’uniforme bleu-blanc-rouge.

«On était beaucoup à s’attendre à ce qu’il ait une chimie avec Max, mais il n’y en a pas de chimie, a reconnu Bergevin. C’est la faute à personne, mais c’est la réalité.

«Est-ce que j’ai fait des erreurs? Oui. Est-ce que j’ai fait de bonnes choses? Oui. C’est la réalité d’un dg. On essaie de faire plus de bonnes choses que de mauvaises. Quand tu fais une transaction, tu n’as pas de boule de cristal. C’est un risque. Mais dans l’ensemble, je suis content et fier de ce qu’on a fait et on va continuer dans la même direction.»

Bergevin a même affirmé que «dans un monde idéal», Drouin serait utilisé à l’aile, mais que les options limitées de l’équipe au centre forçaient l’entraîneur Claude Julien à l’employer à cette position.

Acquisitions difficiles

Les acquisitions d’Ales Hemsky, qui est ennuyé par une commotion cérébrale, et de Karl Alzner n’ont aussi pas été couronnées de succès. Pour sa part, le défenseur Mark Streit a déjà quitté le navire.

«Certains joueurs n’ont pas été à la hauteur des attentes de l’organisation et même de leurs propres attentes, a affirmé Bergevin. Hemsky, il a eu un début difficile, mais on va juger sur une saison complète. Karl, lui-même va dire que le meilleur est à venir.»

Le départ de défenseurs plus mobiles ou plus efficaces dans la relance à l’attaque comme Andrei Markov et Nathan Beaulieu a aussi été une thèse considérée par Bergevin pour expliquer les insuccès offensifs.

Un «guerrier»

Ce disant lui-même un «guerrier», Bergevin a répété qu’il n’allait pas jeter la serviette. Il a aussi rappelé que le Lightning de Tampa Bay ne s’est pas qualifié pour les séries la saison dernière, quand Steven Stamkos a été limité à 17 rencontres, et que l’équipe dominait le circuit cette saison avec son joueur étoile qui fonctionne à plein régime.

«Si les séries commençaient aujourd’hui, je crois qu’il y en a sept [Il y en a huit au moment d’écrire ces lignes] qui les ont faits l’an dernier qui ne les feraient pas cette année, a noté Bergevin. On fait partie du groupe. Et il y en a des bonnes dans la même situation. Dans un mois, ça pourrait être différent. Il y a tellement de parité dans la ligue, la marge d’erreur être très mince.

«Je pense que les équipes qui ont eu du succès dans les 41 premiers matchs cette saison sont celles qui ont été les plus constantes. Ce n’est pas notre cas et c’est pour ça qu’on est là où on est aujourd’hui.»

Canadien

Le Canadien vient à bout du Lightning en fusillade

MONTRÉAL — Il a fallu la visite au Centre Bell de la meilleure équipe de la Ligue nationale de hockey pour que les joueurs du Canadien de Montréal montrent de quel bois ils peuvent se chauffer quand ils s’en donnent vraiment la peine.

Paul Byron a marqué en fusillade pour procurer au Canadien une spectaculaire victoire de 2-1 face au Lightning de Tampa Bay jeudi soir au Centre Bell.

Premier tireur à s’exécuter, Byron a déjoué Andrei Vasilevskiy à l’aide d’un tir dans la partie supérieure droite. Jonathan Drouin et Max Pacioretty n’ont pu imiter leur coéquipier, mais Carey Price a fait le reste en se dressant devant Brayden Point, Nikita Kucherov et Steven Stamkos.

«Il est très rapide et très bon sur les tirs bas. Il m’a défié et j’ai été en mesure de loger la rondelle au-dessus de son bloqueur», a décrit Byron.

Plus tôt dans la rencontre, Pacioretty avait mis fin à une léthargie de 13 matchs en marquant son neuvième filet de la saison. Le capitaine du Canadien n’avait pas touché la cible depuis le 30 novembre, à Detroit. Pis encore, son dernier but au Centre Bell remontait au 11 novembre face aux Sabres de Buffalo.

Son but a également mis un terme à la période d’invincibilité de Vasilevskiy, qui n’avait pas concédé de but en 184 minutes 49 secondes. Vasilevskiy avait flanché pour la dernière fois devant Brendan Gallagher jeudi dernier à Tampa.

Kucherov, dont le mot disette ne semble pas faire partie de son vocabulaire, a enfilé son 26e but de la saison. Déjà détenteur du premier rang chez les marqueurs de la LNH, Kucherov en a profité pour rejoindre Alexander Ovechkin au sommet du classement des meilleurs buteurs du circuit Bettman.

Désolant en attaque mardi soir, le Tricolore a livré un bien meilleur effort face à la crème de la Ligue nationale. Mais plus souvent qu’autrement, il s’est buté à Vasilevskiy, le gardien de l’heure en ce moment dans la LNH.

Vasilevskiy a bloqué 37 tirs, dont bon nombre fort dangereux.

À l’autre extrémité, Price a livré une autre solide performance alors qu’il a fait face à 45 tirs. Il a gardé ses plus beaux arrêts du match pour la prolongation, notamment en volant des buts certains à Tyler Johnson et Ondrej Palat, coup sur coup. Deux véritables bijoux.

«Je cherchais à réaliser le premier arrêt. Je me suis retrouvé sur le dos et j’ai tenté de garder les yeux sur la rondelle. J’ai perdu la rondelle de vue pendant une seconde, mais en tournant sur moi-même, je l’ai retrouvée. Heureusement pour moi, j’ai deviné correctement.»

À la fin du match, la direction de l’équipe a annoncé qu’elle avait échangé le gardien Al Montoya aux Oilers d’Edmonton en retour d’un choix conditionnel de quatrième ronde en 2018.

Le gardien de 32 ans, embauché à titre de joueur autonome en 2016, a recommencé à patiner avec le Canadien en début de semaine après une absence de près de deux mois en raison d’une commotion cérébrale.

En quatre matchs, cette saison, il a affiché un dossier de 2-1-0, une moyenne de 3,77 et un taux d’arrêts de ,863.

Le Canadien a congé d’entraînement vendredi et sera inactif samedi. Il reprendra le collier dimanche soir alors qu’il accueillera les Canucks de Vancouver.

Vasilevskiy flamboyant

Un peu comme mardi contre les Sharks de San Jose, le Canadien a bien entamé la rencontre. En fait, il a bénéficié de plusieurs belles chances de marquer pendant la première moitié de l’engagement initial.

Le hic, c’est que Valevskiy semblait voir chaque rondelle comme si elle avait la taille d’un ballon de plage. Il s’est mis à la tâche dès la 23e seconde de jeu en volant un but certain à Pacioretty, qui avait reçu une belle passe de Phillip Danault et qui avait pu se glisser derrière les défenseurs Anton Stralman et Mikhail Sergachev.

À l’autre extrémité, Price n’a pas été testé aussi sérieusement que son rival. Kucherov a profité d’une chance en or à deux contre un, mais son tir, vers une cage complètement ouverte, a raté l’objectif.

Pacioretty et Kucherov ont pu se reprendre dans les tout premiers instants de la période médiane. Le capitaine du Canadien a brisé l’impasse dès la 20e seconde, mais il n’a fallu que 44 secondes pour que Kucherov, le meilleur pointeur de la LNH, n’égale la marque grâce à un puissant tir des poignets que Price n’a jamais vu.

Le reste du match a été l’affaire des deux gardiens, qui se sont livré un splendide duel pour forcer la tenue de la prolongation.

Échos de vestiaire

Claude Julien, au sujet de la prestation globale de ses joueurs à la suite de son appel lancé aux leaders.

«J’ai trouvé que toute l’équipe a bien répondu ce soir. Il y a eu un effort qui nous donne des chances de gagner des matchs.»

Max Pacioretty, au sujet du message lancé par l’entraîneur-chef Claude Julien aux leaders du club:

«Notre entraîneur s’est tourné vers bon nombre des meilleurs joueurs de l’équipe, nous a lancé le défi de nous sortir de notre situation actuelle et que c’était à nous de le faire. Et je pense que nous nous sommes montrés à la hauteur de la situation ce soir.»