C’est un week-end fort significatif qui s’amorcera vendredi soir pour les Cantonniers avec le passage à l’aréna de Magog du Blizzard du Séminaire St-François. Samedi, c’est un arrêt à Dollard-des-Ormeaux contre les Lions du Lac St-Louis qui attend les adolescents de Félix Potvin.

Ça sent les séries !

COMMENTAIRE / C’est un week-end fort significatif qui s’amorcera vendredi soir pour les Cantonniers avec le passage à l’aréna de Magog du Blizzard du Séminaire St-François. Samedi, c’est un arrêt à Dollard-des-Ormeaux contre les Lions du Lac St-Louis qui attend les adolescents de Félix Potvin.

Précisons un élément important tout de suite. Si les prochaines rencontres seront déterminantes, cela n’a rien à voir avec le classement. Les Magogois ne pourront pas être rejoints par Gatineau au deuxième rang du classement général et ils peuvent renoncer à rattraper les Chevaliers de Lévis au sommet. Pour y parvenir, les Cantonniers auraient besoin de clôturer la saison avec une récolte de 12 points sur 12 et Lévis perdre chacune de leurs quatre dernières parties. Ai-je besoin de vous rappeler que les Chevaliers n’ont perdu qu’un seul match cette saison? Dossier réglé.

 Pour leurs quatre prochaines et dernières joutes du calendrier régulier, Les Cantonniers n’ont tout simplement plus droit à l’erreur. Et dans ce cas-ci, l’erreur se traduit par sortir du plan de match, jouer avec une certaine nonchalance en croyant que tout va s’arranger par magie. Que le talent seul suffira.

Le dernier revers des Cantos à Châteauguay il y a une semaine a laissé un goût amer, surtout qu’il suivait une victoire à Lévis. La grande maturité affichée à Lévis s’était envolée en fumée dès le match suivant. Décevant! Les Cantos doivent simplement démontrer une constance irréprochable d’ici la fin du calendrier. Jouer comme si chaque partie était devenue une question de vie ou de mort. Jouer le couteau entre les dents. Comme ce fut le cas mercredi contre Charles-Lemoyne quand les Cantonniers ont procuré à leur entraîneur une 150e victoire en carrière dans la ligue.

Ça tombe bien avec les deux prochains rivaux de la formation magogoise. Le Blizzard s’amène à Magog avec cinq victoires d’affilée. Les Lions sont devenus l’équipe redoutable qu’on attendait en lever de rideau : une seule défaite en temps réglementaire à leurs 12 dernières parties. J’ai la conviction que la plupart des équipes du circuit Lévesque ne souhaitent pas croiser le Lac St-Louis sur leur chemin dans les séries.

 D’ailleurs, les Lions représenteront une excellente unité de mesure pour Lévis et Magog en fin de semaine. Ces deux formations visiteront les Lions dans leur château fort. Imaginez le message que cela enverrait si les Chevaliers démolissaient les Lions et que les Cantonniers ne faisaient pas le poids ou vice-versa. Ou encore si les Lions venaient à bout des deux meilleures équipes de la ligue en l’espace de 24 heures.

Une fin de semaine fort révélatrice que je vous écrivais plus haut. Vous savez maintenant pourquoi. 

Piqués au vif

Je croyais sincèrement que les Chevaliers de Lévis seraient légèrement ébranlés après leur défaite contre les Cantonniers. Avec un calendrier pas nécessairement facile, je leur prédisais un ou deux autres revers. Ma foi, ils ont été piqués au vif et sont redevenus cette machine indestructible. C’est un cliché, mais voilà une équipe en mission qui sera satisfaite seulement quand elle soulèvera la coupe Jimmy-Ferrari. Les Chevaliers ont formé la meilleure équipe de la ligue jusqu’ici et à la lumière des derniers événements, c’est aussi la plus rigoureuse sur l’éthique de travail. Ils sont affamés. De quoi décourager plusieurs équipes.

Forestiers d’Amos

On parle beaucoup d’une éventuelle confrontation entre Magog et Charles-Lemoyne en première ronde des séries. Un instant! Amos est seulement à un point de Charles-Lemoyne et profite, selon moi, d’un calendrier plus favorable.

Il ne faut donc pas écarter du revers de la main un autre affrontement entre Magog et Amos en première ronde éliminatoire le mois prochain. Le président Renaud Légaré doit trépigner de joie en pensant au compte de banque de l’équipe.