Marc-Étienne Bussières côtoiera les grandes vedettes de la PGA cette semaine à Hamilton, dans le cadre de l’Omnium canadien RBC.

Bussières aborde la compétition avec confiance

Marc-Étienne Bussières est prêt pour sa deuxième tentative à l’Omnium canadien RBC, présenté dès jeudi à Hamilton, sur les allées du Club Hamilton Golf & Country club.

Doté d’une bourse totale de 7,5 millions de dollars US, l’Omnium canadien RBC réunira plusieurs gros noms du golf américain comme Rory McIlroy, Dustin Johnson, Bubba Watson et Brooks Koepka.

Arrivé en Ontario depuis dimanche soir, le pro du Club Golf et Académie Longchamp a multiplié les rondes d’entraînement sur ce parcours inconnu pour lui.

« Dès mon arrivée dimanche, j’ai pu disputer un neuf trou en compagnie de mon cadet et de mon entraîneur (Roger Lauzon). Lundi, j’ai mis l’accent sur le jeu court, en plus de jouer le terrain à nouveau. Ce terrain est tout un défi et l’herbe longue est vraiment longue! Ce sera primordial de garder la balle dans l’allée avec les coups de départ. Je crois que l’organisation du tournoi voulait donner un avant-goût aux joueurs de ce que seraient les conditions lors du prochain US Open », a-t-il indiqué à La Tribune.

C’est donc en arpentant le Hamilton Golf & Country club que Bussières a constaté que la précision des coups sera un atout primordial, dès jeudi. Et non la puissance.

« C’est un terrain qui comporte d’importantes dénivellations. Cela va donc demander une grande précision et un bon positionnement pour attaquer les verts. Les longs cogneurs ne seront pas nécessairement avantagés, puisqu’il n’y a que deux trous à normale 5, pour un parcours à normale 70. La précision, ce sera la clé. »

La présence de son entraîneur aussi, croit Bussières.

« Roger est bon pour nous ramener dans le droit chemin quand c’est le temps. »

Celui qui a terminé premier au classement de l’Ordre du mérite de la PGA du Canada en 2018 n’a pu être aussi actif qu’il l’aurait voulu, en ce début de saison 2019.

Les conditions climatiques, conjuguées à son travail de pro, ont limité ses sorties sur le terrain.

« En même temps, l’élan ne change pas. Jusqu’à présent, je frappe de très bons fers longs et je n’ai eu qu’à travailler sur certains petits détails afin d’être confortable. Pour les conditions météo, on n’a pas trop le choix, il faut faire avec. »

L’an dernier à Glen Abbey, Bussières n’avait pas réussi à se qualifier pour les rondes de la fin de semaine. Il avait joué 75 et 74.

Il va sans dire que c’est son objectif cette semaine lors d’un tournoi qui, avec la présence de plusieurs gros noms, risque de revêtir un caractère particulier.

« Il va y avoir davantage de médias présents, c’est certain. En même temps, c’est l’fun de côtoyer ces gars-là sur le terrain et à l’extérieur, de pratiquer près d’eux. Mais je suis très concentré sur ce que j’ai à faire. Contrairement à Glen Abbey, je veux garder mon plan de match. L’an passé, j’ai commencé le tournoi sur le neuf de retour du terrain, qui était plus difficile. J’étais concentré à fond et j’ai livré la marchandise. Par contre, quand cette pression du départ est retombée, j’ai relâché un peu mon jeu », a-t-il analysé.

« Je suis très confiant. Je suis confortable avec mon jeu court et mon jeu sur les verts. J’ai hâte! La météo va cependant nous forcer à nous adapter. Ils annoncent pas chaud cette semaine. En plus, depuis dimanche, on a eu droit à des vents sud-ouest, mais dès jeudi, on prévoit des vents nord-est. Ça va changer le look du terrain pas mal. Mais bon, dès qu’on le sait en avance, on s’ajuste. »

Marc-Étienne Bussières entreprendra son parcours sur le trou numéro 10, jeudi, à compter de 10 h 50.