Le président des Cantonniers Renaud Légaré peut compter sur les services de Bruce MacDonald, parrain de l’équipe à la Coupe Telus.

Bruce MacDonald, fidèle au Québec

THUNDER BAY — 31 ans après avoir été le parrain de l’équipe du Québec lors de la Coupe Air Canada (maintenant la Coupe Telus) qui était présentée à Thunder Bay, Bruce MacDonald est de retour dans le giron des fleurdelisés. Cette fois ce sont les Cantonniers de Magog qui profitent de ses services.

Habitant au nord de l’Ontario dans une région où le fait français est présent, marié à une fille native de la France, Bruce MacDonald s’est familiarisé avec la langue de Molière grâce à son entourage.

« Lire et écrire, c’est plus difficile, mais j’arrive à comprendre et me faire comprendre dans une conversation. Quand j’ai su que la Coupe Telus revenait à Thunder Bay, j’ai immédiatement communiqué avec le comité organisateur pour offrir mes services comme parrain s’il n’était pas trop tard. J’ai aussi pris le temps de préciser que je voulais être assigné à l’équipe du Québec. C’était ça ou rien. Je voulais m’impliquer, mais seulement avec les Québécois. C’était à prendre ou laisser. J’adore les gens du Québec », fait valoir MacDonald.

La surprise

Ce dernier ignorait tout de l’équipe du Québec et encore moins de la présence de Félix Potvin derrière le banc des Cantonniers. « De fil en aiguille j’ai été mis en contact avec Jos Canale qui m’a informé que Félix était l’entraîneur des Cantonniers. Il n’est pas sans savoir que Félix demeure une figure populaire en Ontario en raison de son passage fructueux avec les Maple Leafs. Il m’a demandé si je connaissais leur entraîneur. Il savait qu’il me ferait plaisir en me disant que c’était Félix. Ce fut la surprise générale », d’enchaîner celui qui ne se décrit pourtant pas comme un partisan des Maple Leafs.

« Pas du tout, insiste-t-il. J’ai toujours été derrière les Bruins de Boston. Mes fils par contre sont des inconditionnels des Leafs. Ils ont même une réplique du masque de Félix. Je devrai ramener des autographes à la maison. »

D’ailleurs, Bruce MacDonald est bien placé pour savoir que Potvin demeure une figure populaire en Ontario, peu importe la région. « C’est la rock star de la délégation québécoise. J’agis quasiment comme son directeur de tournée, blague MacDonald. On me demande de lui faire signer des souvenirs aux couleurs des Leafs, les médias veulent des entevues. Il collabore toujours. »

D’ailleurs, pendant cette entrevue, un adulte est venu solliciter MacDonald pour obtenir un autographe de Potvin sur son vieux chandail des Leafs.

Impressionné

Bruce MacDonald ne cache pas être impressionné par les Cantonniers. « D’abord les joueurs. Ils sont ici pour jouer au hockey. Leur concentration lors des parties est renversante. Ensuite, je réalise que leur personnel d’encadrement à partir de Félix, ses adjoints, la physiothérapeute Vicky (Fyfe) leur président Renaud (Légaré) et les autres membres de l’organisation présents travaillent tous main dans la main sans se marcher sur les pieds. Chacun connaît son rôle. Je peux vous confier que les Cantonniers sont très bien vus par le comité et les bénévoles. Ils sont à leur place et font leur petite affaire sans déranger. Je n’invente rien. Je le vois et je l’entends. »

MacDonald profite de tous ses moments avec les Cantonniers. « Je demeure à leur disposition et je profite de mes contacts pour leur faciliter la vie. Je n’essaie pas d’être une distraction pour eux ou encore leur baby-sitter. On s’entend à merveille. Je continue d’empiler des bons souvenirs avec les Québécois. »

Le vœu de MacDonald est d’accompagner les Cantonniers jusqu’à la finale dimanche. « Quelle conclusion ce serait. Mais il y a encore du chemin à parcourir. Il n’y a pas de parade après trois victoires à ce championnat », insiste-t-il.

Le conseil du parrain est judicieux.