Jérôme Gaudreau
Samuel Poulin
Samuel Poulin

Bâtissez votre équipe de rêve

CHRONIQUE / Même après huit ans, le Phœnix constitue encore une jeune équipe dans la LHJMQ. D’excellents joueurs ont effectué un passage à Sherbrooke, qu’il soit court ou long. Certains ont atteint la Ligue nationale de hockey. D’autres la Ligue américaine, les ligues européennes, le semi-professionnel ou le circuit universitaire. Et on en connaît quelques-uns qui aspirent aujourd’hui à la LNH.

Des évidences

Il suffit de se souvenir des moments marquants de l’histoire du Phœnix pour créer une première liste des meilleurs joueurs de l’organisation. Des noms nous viennent rapidement en tête : il y a des évidences. 

Comment ignorer la dernière saison extraordinaire du Phœnix et les principaux acteurs de cette campagne 2019-2020?

Samuel Poulin, Alex-Olivier Voyer et Félix Robert occupent ainsi la plus haute place dans l’organigramme sherbrookois. Sans oublier leur gardien Samuel Hlavaj.

Les défenseurs Jaxon Bellamy, Alexandre Joncas et Olivier-Crête Belzile ont joué un rôle déterminant avec Gregory Kreutzer, mais d’excellents défenseurs ont évolué à Sherbrooke depuis 2012 et réussissent à leur ravir la place.

Doit-on prendre en compte les 29 parties de Samuel Bolduc avec le Phœnix lorsque vient le moment de bâtir l’équipe étoile? Il a tout de même obtenu 27 points en 29 matchs, ce qui lui vaut selon moi une place au sein de la formation, puisqu’il demeure l’un des défenseurs les plus intéressants à avoir joué au Palais des sports. Un choix de deuxième ronde dans la LNH, après tout.

Après Poulin, Voyer et Robert, d’autres candidats sont inévitables. 

On pense au premier joueur repêché par le Phœnix, Daniel Audette, qui a marqué l’histoire du retour du junior majeur lors des quatre premières saisons. Il n’y a toutefois que Guillaume Gauthier qui s’approche de la production obtenue cette saison par le premier trio du Phœnix. Le joueur a connu une campagne de 86 points et détenait jusqu’à tout récemment le record du plus grand nombre de points obtenus. En défensive, Thomas Grégoire est le visage de la brigade sherbrookoise. On se souviendra de sa saison incroyable de 69 points en 67 matchs. 

Tout près arrive Jérémy Roy, qui dès sa saison recrue à 16 ans épatait les amateurs. Malgré les nombreuses blessures, il mérite sans aucun doute une place au sein de l’équipe étoile. 

Puis il y a Carl Neill. Le plus grand capitaine de l’histoire du Phœnix, qui voit Samuel Poulin s’approcher rapidement de son titre. 

Devant les buts, la saison de Samuel Hlavaj est inoubliable. Sa nomination est incontournable.

Mathieu Olivier

Les débats

Maintenant, place aux plus chaudes luttes. À l’attaque pour commencer. 

Les Européens Kay Schweri, Tim Wieser et Yaroslav Alexyev ont tous percé mon alignement. J’ai également beaucoup réfléchi pour Denis Kamaev avec ses 36 points en 41 parties, mais son impact n’est pas aussi considérable.

Le trio de 20 ans formé de Nicolas Poulin, Hugo Roy et Mathieu Olivier s’est taillé une place. En santé, Nicolas Poulin était dur à battre. La vitesse, le jeu défensif et l’efficacité au cercle de mises en jeu ont permis à Hugo Roy de voler la place au centre à des joueurs comme Alexandre Comtois et Cameron Darcy. 

En fait, Darcy est le dernier retranché de l’alignement. Souvenez-vous de ses 45 points en 37 matchs lors de sa demi-saison à Sherbrooke. Il se trouvait constamment sur la feuille de pointage. 

Pour ce qui est de Mathieu Olivier, difficile de laisser de côté le plus grand homme fort du Phœnix, un leader incontesté capable du même coup de collectionner une cinquantaine de points. Ce qui l’a amené à jouer dans la LNH, d’ailleurs. 

Finalement, les 40 points en 41 matchs de Jean-François Plante lui permettent d’être inséré dans l’alignement, en particulier grâce à ses 33 buts. Une machine à compter.

Puisque Liam O’Brien n’a jamais joué de matchs à Sherbrooke, la candidature de l’ancien attaquant des Capitals de Washington a été rejetée. 

En défensive, Ryan DaSilva était l’homme de confiance de Stéphane Julien il y a un an et côté talent, Luke Green ne laissait pas sa place, même s’il avait tendance à étirer un peu trop ses périodes de convalescence, lorsque blessé.

La nomination de Dominic Talbot-Tassi au sein de l’unité défensive étoile du Phœnix a été évaluée : in extremis. 

Et finalement, le grand débat : est-ce que Evan Fitzpatrick mérite une place dans cet alignement à la place de Jacob Gervais-Chouinard? Ce dernier était tellement bombardé par l’adversaire que son rôle était essentiel lors de la première saison.

Gervais-Chouinard a évité quelques massacres au Phœnix lors de l’année d’expansion et son leadership était incontesté.

Avec seulement 16 matchs à son compteur avec Sherbrooke, notons que la candidature de l’ancien de la LNH Maxime Lagacé n’a pas été conservée.

Thomas Grégoire

Alignement étoile du Phœnix


Attaquants

Samuel Poulin – Félix Robert – Alex-Olivier Voyer

Guillaume Gauthier - Daniel Audette - Kay Schweri

Nicolas Poulin – Hugo Roy – Mathieu Olivier

Tim Wieser – Jean-François Plante – Yaroslav Alexeyev


Défenseurs

Samuel Bolduc — Thomas Grégoire

Carl Neill — Jérémy Roy

Ryan DaSilva — Luke Green


Gardiens de but

Samuel Hlavaj

Jacob Gervais-Chouinard


Autres choix


Attaquants

Marek Zachar

Denis Kamaev

Julien Pelletier

Cameron Darcy 

Alexandre Comtois

David Storto

Mike McNamee

Benjamin Tardif

Anderson MacDonald

Bailey Peach


Défenseurs

Julien Bahl

Alexis Vanier

Yann-Félix Lapointe

Dominic Talbot-Tassi

Jaxon Bellamy

Olivier-Crête Belzile

Alexandre Joncas

Gregory Kreutzer

Nathael Halbert

Julien Bahl

Xavier Bernard


Gardiens de but

Evan Fitzpatrick

Maxime Lagacé

Thomas Sigouin