L’ancien Bruins Don Marcotte donne toutes les chances aux Bostonnais pour remporter la coupe Stanley.

Avantage Bruins, dit Don Marcotte

« Pas de doute, les Bruins vont gagner. Et grâce à leur gardien Rask ».

Don Marcotte est catégorique : ses Bruins vont avoir le meilleur contre les Blues de Saint-Louis lors du septième et ultime match de la finale de la coupe Stanley, présenté mercredi soir à Boston.

Il ne faut certes pas s’étonner de l’allégeance partisane de Marcotte qui, après tout, a passé 19 saisons avec les Bruins ou leur club-école de la Ligue américaine de hockey (LAH), de 1965 à 1982.

Le natif d’Asbestos, en Estrie, qui demeure maintenant à Boston, n’a rien raté de la saison et des présentes séries éliminatoires.

« Le gardien Rask est meilleur que celui des Blues (Jordan Binnington). Je crois que les Bruins ont réussi à trouver ses failles, en mettant de la pression sur lui, et en attendant les retours de lancers, sans être trop collés sur lui. Ça va se jouer devant le filet, ce septième match », a dit M. Marcotte.

Don Marcotte a joué 868 matchs (484 points) dans la LNH, tous avec les Bruins. En plus de 132 matchs en séries éliminatoires (61 points).

Ce dernier s’est dit aussi étonné de la prestation des Blues de Saint-Louis, lors de ce printemps éliminatoire.

En fait, la recette actuelle qui fait le succès des Blues comprend quelques ingrédients qu’il connaît bien.

« Je suis surpris par leur style de jeu; ce n’est pas le même qu’en saison régulière. C’est un style un peu de l’ancien temps, il y a plus de contacts, plus de mises en échec, plus de jeu physique en général. C’est vrai que c’était pas mal notre marque de commerce, dans notre temps, sauf qu’il manque aux Blues quelques ingrédients de robustesse! » a-t-il rigolé, en faisant référence à l’époque des « Big, Bad Bruins ».

« Boston a commencé la saison lentement, mais les choses se sont améliorées à compter du mois de novembre, et jusqu’en février. Il y a plein de bons jeunes joueurs qui ont beaucoup progressé pendant cette période. »

Patrice Bergeron est un autre joueur clé qui devrait avoir son mot à dire lors du septième match, confirme Don Marcotte. « C’est le leader incontesté de l’équipe. Ça fait longtemps qu’il est là, il inspire les autres. »

Un match numéro sept contre Montréal

Ce match numéro sept en finale de la coupe Stanley sera le premier disputé par les Bruins, à Boston.

Don Marcotte, lui, a disputé un seul match numéro sept, et ce n’était pas en finale. Quoique l’effervescence entre les deux adversaires devait certainement égaler toute finale de la Coupe.

C’était en 1979, à Montréal. La dernière saison de Don Cherry à la barre des Bruins.

Les Bruins menaient 4-3 en fin de match, lorsque l’arbitre, John D’Amico, a imposé une pénalité d’équipe aux Bruins pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire.

Guy Lafleur en a profité pour créer l’égalité, avant qu’Yvon Lambert ne tranche en prolongation.

Le Canadien n’a fait qu’une bouchée des Rangers en finale, gagnant la série 4-1. Tous les amateurs de l’époque s’entendent pour dire que la véritable finale avait eu lieu entre Montréal et Boston.

« On a perdu ce septième match en supplémentaire, en plus. Ce n’était pas en finale de la coupe Stanley, mais c’était tout comme. C’est le genre de match où tu es plus nerveux, tu ne veux pas faire d’erreurs. Il est important de garder son « cool » et de ne pas s’énerver. Si les Bruins peuvent mettre de la pression sur le gardien des Blues, ça va bien aller. »

S’il a assisté à quatre matchs des présentes séries au Garden, Don Marcotte restera à la maison pour le match ultime.

« Malheureusement, ce n’est pas mon tour! Je vais les encourager de la maison! »