Les coups de pieds donnés par Léa Morin à ses parents lorsqu’elle était jeune se transforment en katas présentés aux Mondiaux de karaté junior.

Aux Mondiaux de karaté à 16 ans

Léa Morin n’a que 16 ans, mais cela n’empêche pas la Sherbrookoise de se retrouver parmi les trois meilleures karatékas du continent, et ce, malgré le fait qu’elle puisse affronter des compétitrices plus âgées. À la fin du mois d’octobre, elle représentera son pays au Championnat du monde junior de karaté à l’épreuve du kata et peut certainement rêver, un jour, de participer aux Jeux olympiques.

Alors que ses amies pratiquaient le soccer ou bien encore la natation alors qu’elle était jeune enfant, Léa Morin, elle, pratiquait le karaté.

« Quand j’étais petite, je donnais souvent des coups de pieds à mes parents. Ils ont donc décidé de m’envoyer dans une école de karaté. Moi, je n’étais pas intéressée par la danse ou les autres sports pour filles. Ce que je voulais faire, c’était devenir championne de karaté. »

Et c’est ce qu’elle a fait. Allant jusqu’à terminer au 3e rang des Championnats panaméricains dans sa catégorie.

« Mais je ne fais pas de combats en compétitions internationales. Seulement sur la scène provinciale ou nationale. Les katas, c’est ce que j’aime faire le plus. Parce qu’ils ne sont jamais parfaits et je peux toujours les améliorer. Dans cette épreuve, tout repose sur moi. J’ai ma destinée entre mes mains et c’est ce que j’aime », indique-t-elle.

Les katas forment l’une des épreuves olympiques en karaté et sont constitués de séries de mouvements. Ils permettent également de transmettre les techniques et les principes de combat.

Contre la crème de la crème

Cette fois, l’ancienne championne canadienne en titre chez les 14-15 ans visait un top 5 lors des Panaméricains.

« J’espérais surtout un podium. Mais le top 5 était important parce que je n’ai pas gagné les Nationaux cette année et un top 5 aux Panaméricains me permettait d’obtenir un billet pour les Mondiaux, présentés à Santiago au Chili. Une troisième place, c’est mon meilleur résultat à mes trois participations aux Panams », note-t-elle.

Après avoir vécu l’expérience en Équateur et au Brésil, c’est avec plus d’assurance que Léa Morin s’est présentée à la plus importante compétition de sa jeune carrière il y a une semaine.

« J’étais prête et je savais ce qui allait m’attendre. J’étais donc moins stressée. Je me sens aussi mieux entourée grâce à mes entraîneurs Stéphane Joyal et Éric Joly. Je reçois aussi l’aide d’Excellence sportive Sherbrooke, ce qui est très important dans mon développement. »

Voilà pourquoi elle se dit mûre aujourd’hui pour le grand jour : les Mondiaux.

« J’ai hâte de me mesurer à la crème de la crème, dit-elle. Je suis curieuse de savoir où je me situe à l’échelle internationale. Je vais y aller un kata à la fois, sans me mettre de pression et sans me fixer d’objectifs précis parce que ce sera une première pour moi. Le simple fait de m’être rendue là, c’est déjà un premier but atteint ! » résume la jeune athlète.