Maxime Léveillé

Athlétisme : atmosphère festive à l'UdeS

Maxime Léveillé est de retour parmi les siens. Après un périple de deux ans en Colombie-Britannique, le natif de Shefford est de retour dans son coin et performe avec le logo du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke sur la poitrine.

« C’est à Sherbrooke que je m’entraînais lorsque j’étais au secondaire, se rappelle le perchiste. Je suis bien ici, je m’entraîne avec David Foley, un expert en la matière. On s’entend super bien. Ça fait du bien de revenir à la maison. J’avais sous-estimé le bien que ça fait d’être près de ses parents. Aujourd’hui (samedi), ils sont ici pour replacer la barre. Ils en font beaucoup pour moi, donc c’est le fun de pouvoir les remercier en sautant bien », a-t-il dit en entrevue avec La Tribune quelques minutes avant de prendre part à la compétition organisée par l'Université de Sherbrooke. 

« C’est une atmosphère festive, poursuit-il. On s’amuse. Je connais pas mal tout le monde, donc c’est un événement plus social. Je croise ma sœur une fois de temps en temps, je lui glisse quelques mots. Il y a beaucoup de personnes qu’on ne croise pas souvent, qui sont de Montréal ou de Québec. Ma sœur et moi, on se suit de près. Je connais tous ses meilleurs résultats. C’est un peu à cause d’elle que je pratique ce sport. »

S’il n’a pas réussi à atteindre son objectif samedi, l’athlète a tout de même de beaux défis. « À moyen terme, j’aimerais viser les 5 mètres 20 à la fin de la saison intérieure. J’aimerais faire les 5 mètres 30 pour les mondiaux universitaires en Italie », indique celui qui a comme record 4 mètres 92, ajoutant que son plus gros objectif demeure de participer aux Jeux olympiques. 

Maude, sa sœur, est contente de le revoir dans le giron de l’équipe du Vert et Or. « Notre objectif était de se classer pour les championnats canadiens, car c’était le seul moment où on pouvait se voir dans l’année. Là c’est le fun, nous sommes voisins et on peut s’entraîner ensemble tous les jours », commente-t-elle.

Maude Léveillé

Personnellement, Maude Léveillé ne vise rien de moins que la victoire. « J’ai comme objectif la première marche du podium au championnat canadien pour les épreuves combinées. L’an dernier, j’avais terminé deuxième à un point de la première place. J’aimerais bien faire la finale aux haies si tout va bien », mentionne la sœur aînée.

De beaux résultats à l’Invitation Vert & Or

Dans la catégorie des records, la Lavaloise Ariane Dubois a de quoi être fière. Celle-ci a pulvérisé son record personnel et se classe maintenant en deuxième position au Canada en lancer du marteau. « Mon objectif était de battre mon propre record et je l’ai fait en lançant à 17 mètres 45. Ça faisait 2 ans que je n’avais pas battu mon record. Je ne pouvais pas demander mieux, j’étais chez moi en plus. C’est la seule compétition universitaire interéquipe que nous avions ici. C’est le fun de faire une belle performance chez soi », se réjouit l’athlète.

« Cet été, j’aimerais faire les championnats du monde universitaires au lancer du marteau extérieur, continue-t-elle. Les Jeux olympiques de 2024 seraient un bel accomplissement, mais c’est dans un bon bout de temps. En ce moment c’est plus un rêve, mais plus ça va approcher, plus ça va devenir un objectif. »

De son côté, Aymeric Gaba a également connu une belle journée, lui qui a réussi à franchir la barre des deux mètres en saut en hauteur, malgré une douleur au genou. Maude Croteau-Vaillancourt a également connu toute une sortie, fracassant le record du Vert et Or en saut en hauteur, franchissant la barre des 1 m 75. 

Un environnement sécuritaire

Un an après avoir reçu un marteau sur la tête lors des compétitions, Yassine Aber est content de voir que la sécurité a été renforcée. 

« Je suis content de voir que l’organisation prend ça au sérieux, mentionne-t-il. Je trouve ça dommage qu’on ne l’ait pas fait avant, mais ce qui est fait est fait. Je suis content qu’on prenne les mesures pour ne pas que ça se reproduise. »

L’athlète a eu un retour à la compétition difficile après les événements. « Après l’accident, j’ai été un mois et demi complètement alité. Je ne pouvais rien faire. Le retour à l’entraînement a été difficile, c’est sûr que ça a affecté ma saison extérieure un peu, mais je sens que j’ai complètement récupéré. Je suis sur la bonne voie pour faire de bonnes performances cette année. », assure Aber. 

« J’ai eu l’impression de reprendre ce que je n’ai pas eu l’occasion de terminer l’an dernier, poursuit-il. C’était un peu bizarre comme feeling, mais j’ai essayé de le prendre de manière positive », confirme celui qui vise le titre de champion canadien. 

En effet, l’organisation a pris l’incident très au sérieux. Des clôtures déterminent les aires de compétition cette année. « On a fait l’analyse de la situation pour en arriver à un environnement plus sécuritaire, explique l’entraîneur Luc Lafrance. On a envoyé un mémoire à la fédération pour être sûr que ça n’arrive plus. L’événement de Yassine, c’est une chose, mais dans les compétitions, des gens entrent en contact. Ils ne le font pas durant les compétitions, mais durant les périodes d’échauffement. »