André Bolduc poursuivra son travail avec les porteurs de ballon des Alouettes en 2018.

André Bolduc reste avec les Alouettes

Non seulement André Bolduc sera de retour au sein du personnel d’entraîneurs des Alouettes de Montréal pour 2018, mais il sera le seul entraîneur québécois, et canadien, du groupe.

Celui qui a dirigé le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke est associé avec les Alouettes depuis 2014, avec qui il a occupé diverses fonctions.

Cette année, il reprendra les mêmes responsabilités que l’an dernier, soit responsable des porteurs de ballon de l’équipe. La durée de son entente avec l’équipe n’a cependant pas été dévoilée.

Outre Bolduc, les Alouettes ont annoncé mardi les embauches des entraîneurs Paul Dunn (ligne à l’attaque et coordonnateur de l’attaque au sol), Bert Hill (ligne défensive), Jason Tucker (receveurs) Todd Howard (secondeurs) et de Billy Parker (demis défensifs) en vue de la saison 2018. Des entraîneurs au contrôle de la qualité seront ajoutés au groupe à une date ultérieure.

André Bolduc est content de pouvoir contribuer aux changements qui ont été mis de l’avant par la direction de l’équipe depuis l’embauche de l’entraîneur-chef américain Mike Sherman.

Celui-ci a été embauché le 19 décembre dernier par l’organisation montréalaise.

Bonne entrevue

« Ma rencontre avec lui a été retardée d’au moins une semaine. Je devais aller le voir à Boston, où il demeure, mais les conditions météo ont retardé le tout. J’y ai finalement passé deux jours. Sherman m’a fait passer une entrevue en bonne et due forme, une entrevue de plusieurs heures. C’est un homme qui a de la prestance et qui a une expérience football incroyable. Il m’a clairement laissé entendre qu’il y avait plusieurs candidats pour le poste », a résumé André Bolduc.

« Je me sens choyé et privilégié d’avoir été choisi, et d’être le seul entraîneur canadien. Continuer avec les Alouettes était mon plan numéro un. Ça se passe bien à la maison, je peux concilier le travail et la famille, et avec les porteurs, on a connu une bonne année en 2017. »

En effet, les points positifs n’ont pas été nombreux chez les Alouettes l’an dernier. Le congédiement de Jacques Chapdelaine, remplacé pratiquement à la mi-saison par le directeur général Khavis Reed, a fragilisé une équipe qui a finalement raté les séries éliminatoires pour une troisième année consécutive.

Les Alouettes ont présenté une pathétique fiche de 3-15 en 2017, leur pire fiche depuis 1982, à l’époque où l’équipe s’appelait les Concordes de Montréal.

« On le savait tous qu’il y aurait de gros changements. Mike Sherman débarque avec un excellent bagage d’expérience, une expérience différente de ce qu’on a connu jusqu’ici. De mon côté, je voulais garder mon poste avec les porteurs de ballon. Tyrell Sutton a connu une bonne saison, et il est de retour, de même que les jeunes JC Beaulieu et Oumar Touré. On a commencé quelque chose de bien et on le voit bien sur les séquences vidéo de l’an dernier; ce groupe a joué avec passion et il a produit des résultats. »

Les changements de personnel, André Bolduc connaît. Avec l’ancien de la NFL Mike Sherman qui débarque au sein d’une ligue qu’il ne connaît pas, avec l’embauche récente d’un quart-arrière américain, Bolduc s’attend à être mis à contribution pour son expérience de la ligue.

« Je crois qu’avec l’expérience qu’il amène avec lui, Mike Sherman est capable de discerner les besoins de l’équipe. L’important sera d’insuffler un peu de stabilité au personnel d’entraîneurs, qui a beaucoup changé lors des dernières années. Les joueurs ont besoin d’avoir le même système pendant quelques saisons. Je constate aussi qu’on a une équipe vieillissante », a-t-il analysé.

Quant à l’arrivée de l’ancien quart de la NFL Josh Freeman, Bolduc s’est réjoui, tout en se promettant de faire une évaluation plus en profondeur lorsqu’il aura vu l’Américain à l’œuvre.