Anderson MacDonald a connu un bon début de carrière junior avec le Phœnix de Sherbrooke, mais une mésentente avec l’entraîneur-chef Stéphane Julien a pavé la voie à une transaction qui l’a mené avec les Wildcats de Moncton.

Anderson MacDonald s’épanouit à Moncton

Le séjour d’Anderson MacDonald avec le Phœnix de Sherbrooke n’a pas toujours été de tout repos. Mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est rené de ses cendres depuis son arrivée avec les Wildcats de Moncton.

Sélectionné au 10e échelon du repêchage de la LHJMQ en 2016, MacDonald est débarqué à Sherbrooke avec un talent de marqueur inné et des attentes élevées. Au niveau des statistiques, il s’est montré à la hauteur, car peu de joueurs de l’époque actuelle peuvent se vanter d’avoir inscrit 29 buts en 50 parties à 16 ans. Une mésentente avec l’entraîneur-chef Stéphane Julien a toutefois terni sa bonne saison recrue.

Même si MacDonald n’était visiblement pas sur la même longueur d’onde que son entraîneur-chef, qui voulait voir un changement d’attitude et plus de professionnalisme de la part de son imposant ailier, le jeune homme prend le blâme et estime qu’il a appris de cette expérience.

« C’était difficile de gérer ces situations à 16 ans, mais je ne blâme personne d’autre que moi, a-t-il admis. Je suis beaucoup plus mature maintenant et je pense être devenu une meilleure personne. Je crois que j’ai un peu plus confiance en moi à Moncton. Je suis près de ma famille et de mes amis et ils m’apportent beaucoup de soutien. Ça m’aide mentalement. »

Bien que loin d’être exemplaire, le comportement hors glace de MacDonald n’a pas semblé déranger les Wildcats, qui ont acquis ses services en août. Ray Delia, qui venait à peine d’être nommé directeur général de l’équipe, et l’entraîneur-chef Darren Rumble ont flairé l’occasion d’ajouter un joueur de haut calibre à une formation qui n’avait obtenu que 14 victoires la saison dernière.

« Nous voulions investir dans un joueur de ce genre, qui peut changer le cours d’un match. Notre formation n’avait aucun attaquant de 17 ans de ce calibre et nous espérons qu’il évolue avec nous pendant toute la durée de son stage junior. Il n’a certainement pas de problème d’attitude avec nous. Il est très mature et ses coéquipiers l’aiment bien », a insisté Rumble.

Un talent à polir

La production offensive du Néo-Brunswickois avec les Wildcats a mis du temps à démarrer, mais après des premières semaines et un mois de novembre ardus, les buts et les points ont commencé à se pointer le bout du nez. MacDonald a marqué 24 buts et ajouté 13 aides en 43 matchs depuis le début de la campagne, touchant le fond du filet 15 fois à ses 19 dernières sorties.

« Anderson a dû s’ajuster. Il devait s’acclimater à un nouvel environnement, une nouvelle équipe et un nouvel entraîneur-chef. Il s’attendait peut-être à ce que ce soit plus facile en raison de ses précédents succès, a indiqué Rumble. Maintenant, il joue de la bonne façon, il utilise son lancer et il travaille fort. »

Même s’il fait scintiller la lumière rouge à profusion depuis deux mois, l’attaquant de six pieds deux pouces veut aider son équipe à gagner avec autre chose que son tir. Les marqueurs de sa trempe ont l’habitude de délaisser le jeu défensif afin de se concentrer sur l’attaque, mais l’apprentissage de MacDonald passe par un désir d’être plus complet et plus constant.

« Je ne joue pas toujours au niveau que je souhaite atteindre et je dois trouver cette constance. Cette année, Darren voulait que je travaille sur mon jeu défensif et je crois avoir amélioré mon style de jeu, a-t-il affirmé. Quand tu ne marques pas, tu dois trouver d’autres façons de contribuer. »

MacDonald, qui représente un bon espoir du circuit Courteau en vue du repêchage de la LNH, est le prototype parfait de l’attaquant de puissance pouvant faire des dommages près du filet ennemi. L’entraîneur-chef des Wildcats voit comme un beau défi le fait d’amener son joueur à un niveau qui ressemble à celui des professionnels.

« Les marqueurs comme lui doivent comprendre que s’ils jouent dans les deux sens de la patinoire, ils vont réussir à créer de l’attaque. Si les recruteurs le repêchent et qu’ils le voient comme plus qu’un simple marqueur, je le prendrais comme un compliment. Ça voudrait dire que notre équipe l’a bien développé », a mentionné Rumble, qui a disputé 193 parties dans la LNH et 614 autres dans la Ligue américaine de hockey.

L’ailier gauche des Wildcats aura notamment l’occasion de se faire valoir lors du match des meilleurs espoirs de la Ligue canadienne de hockey, qui aura lieu le 25 janvier. Il portera les couleurs de l’Équipe Orr et fera partie d’un contingent de 15 joueurs de la LHJMQ à prendre part à cet événement.