Le Vert & Or profite d’une semaine de congé avant de reprendre le collier le vendredi 13 septembre, pour son inauguration locale, face à McGill.

Amère défaite du V&O face aux Carabins

Malgré une courte semaine d’entraînement, le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke est passé à quelques jeux de battre les Carabins de l’Université de Montréal, vendredi soir dans la métropole. Il rentre cependant à la maison après avoir subi une défaite crève-cœur de 18-9 lors d’un match très serré.

Sherbrooke (0-2) n’a eu que quatre petits jours de préparation entre son duel de dimanche dernier face au Rouge et Or, à Québec, et le match de vendredi soir, à Montréal.

Une interception retournée pour un touché sur 20 verges par le demi défensif des Carabins (2-0) Marc-Antoine Dequoy en toute fin de rencontre a scellé la victoire pour les Montréalais, qui menaient jusque-là par le pointage serré de 11-9.

Ce touché fut le seul majeur inscrit par les deux équipes.

Une fin amère pour la troupe de l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, dont l’unité défensive a contenu le quart-arrière Dimitri Morand et l’attaque des Carabins pendant une grande partie du match.

D’ailleurs, la déception était palpable chez les joueurs et les entraîneurs sherbrookois après la rencontre.

Si les Carabins ont ouvert la marque avec un long placement de 46 verges de Louis-Philippe Simoneau, le Vert & Or a répliqué de belle façon, lui aussi via la jambe de son botteur de précision; Louis Tardif a fait mouche deux fois (45 verges et 13 verges) pour lancer Sherbrooke en avance.

À la demie, le Vert & Or avait donc les devants 6-3, notamment grâce à l’agressivité de son unité défensive; le coordonnateur défensif Guillaume Boucher a multiplié les blitz des demis défensifs à l’endroit du quart-arrière Dimitri Morand (21 en 29 pour 243 verges).

Simoneau et Tardif se sont échangé des placements en début de deuxième demie, et le Vert & Or conservait son avance au début du troisième quart, 9-6.

L’unité défensive des Carabins a par la suite forcé Sherbrooke a concédé un touché de sûreté; quelques minutes plus tard, l’attaque montréalaise ajoutait un placement, pour ainsi prendre les devants pour la deuxième fois du match, 11-9.

Ce touché de sûreté aura finalement coûté cinq points aux Sherbrookois.

Dequoy, avec sa deuxième interception de la rencontre, a planté le clou final.

« Vraiment proche »

L’attaque sherbrookoise a récolté 115 verges en première demie, mais elle s’est contentée de 48 verges en deuxième demie.

« Les pénalités ont fait qu’on a eu de la difficulté à prendre notre rythme et on a de la difficulté à prendre la pression de la défensive de Montréal. C’est fâchant. On sait qu’on est vraiment proche, on est une équipe qui veut réaliser de grandes choses, mais à la fin de la journée, il faut gagner. On sait ce qu’on est capable de faire, et on est déçu de perdre », a dit le porteur de ballon William Tremblay-Harnois, qui a amassé 97 verges au sol et par les airs.

« À Québec, on a joué un très bon quart, là on a joué une bonne demie. Il faut être capable de jouer quatre quarts pour gagner. »

L’unité défensive sherbrookoise a limité les Carabins à 316 verges de gain, et ce, dans un contexte où elle a dû jongler avec ses effectifs, à cause de la blessure au secondeur Raphaël Dionne.

Ainsi, le secondeur Jean-René Champoux était aligné sur le front défensif, alors que la recrue Carl Marchessault remplaçait Dionne comme secondeur.

« C’était vraiment tout un match, une guerre, on a donné tout ce qu’on avait, sur les trois unités. On est allé puiser très loin notre énergie, malgré le court laps de préparation. On les avait jusqu’à la dernière minute. En ce moment, ça pince, mais on va travailler là-dessus et ça nous démontre tout ce qu’on peut accomplir », a dit le secondeur Charles Davidson-Parent.

« Malgré la semaine courte, on a fait un super travail d’équipe, on a fait nos devoirs. On voulait vraiment mettre de la pression sur le quart-arrière, lui mettre un joueur dans le visage, pour rendre ses lectures encore plus difficiles chaque jeu et je pense qu’on a réussi à remplir ce défi-là. »

Le quart-arrière Anthony Robichaud (14 en 29 pour 123 verges et trois interceptions) amorçait ainsi sa carrière universitaire en affrontant Québec et Montréal en cinq jours. 

« C’est pas l’fun jouer ici, on va se le dire, on n’entend rien! On a connu certaines difficultés d’adaptation à leur blitz. Ils ont fait ce qu’on attendait, mais parfois, on ne pouvait les contrer. Je suis vraiment fier des gars de ma ligne offensive, on a donné une super game à Montréal et la prochaine fois, on va être encore mieux préparé. On peut donner de la compétition à n’importe qui dans cette ligue. »

Le Vert & Or profite d’une semaine de congé avant de reprendre le collier le vendredi 13 septembre, pour son inauguration locale, face à McGill.