Au-delà de la médaille d’or, au Japon, Alexie Guay dit avoir lié des amitiés pour la vie.

Alexie Guay refuse de pavoiser

Malgré ses succès et son rendement avec l’équipe canadienne de hockey féminin des moins de 18 ans depuis deux ans, la Magogoise Alexie Guay garde les deux pieds sur terre et refuse de regarder trop loin en avant.

L’équipe canadienne des moins de 18 ans au cours des deux dernières années a été bâtie autour d’Alexie Guay. Choix fort judicieux des bonzes de Hockey Canada, car chaque année Guay a joué un rôle de premier plan dans la conquête des médaille de bronze et d’or en 2018 et 2019 respectivement. Alexie Guay a dominé le tournoi chaque année. La jeune athlète de 18 ans fait assurément partie des plans de Hockey Canada pour devenir membre de l’équipe olympique canadienne dans un avenir pas si lointain qu’on pourrait croire.

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« Je ne suis pas rendue là. La prochaine étape, maintenant que j’ai complété mes deux années avec le U18, c’est le U22. C’est la dernière marche avant la grande équipe nationale. Je dois commencer par faire ma place avec l’équipe U22 et me faire remarquer en espérant un jour être invitée par l’équipe nationale. C’est mon objectif ultime, mais je crois que j’aurai besoin de mes quatre années avec l’université Boston College pour continuer à m’améliorer. Ce serait une erreur de me projeter trop loin dans le temps. Au hockey, tu peux en apprendre tous les jours », affirme-t-elle.

Le Vent dans les voiles

De passage à Magog pour moins de deux jours avant de retourner mercredi à Stowe, au Vermont, avec son équipe et quitter dès jeudi matin pour un tournoi à Washington, Alexie Guay savourait encore cette victoire au Japon dimanche dernier qui a fait des Canadiennes les nouvelles championnes du monde du hockey féminin chez les U18.

« J’étais sur la glace quand nous avons marqué le but gagnant en prolongation. Le temps de le dire nous étions ensevelies par toutes les filles de l’équipe qui ne pouvaient retenir leur joie, leur fierté. C’est difficile à décrire tout ce que j’ai ressenti. Je voulais jouer pour l’or, mais surtout la gagner cette médaille. C’est mission accomplie », fait valoir Guay.

En ronde préliminaire, les Canadiennes avaient baissé pavillon 3-2 devant les Américaines qui avaient comblé un déficit de 0-2 en route vers leur victoire. En finale, ce fut au tour du Canada de renverser la vapeur, de forcer la prolongation en portant la marque 2-2 en troisième période. « Nous avons débuté la prolongation le vent dans les voiles. Les États-Unis avaient une équipe solide, aguerrie, mais on a refusé de jouer sur les talons. On avait encore de l’énergie à revendre et on a eu le dernier mot », a révélé celle qui recevait tous les jours de partie des mots d’encouragement de tous les membres de sa famille, dont ses frères Nicolas et Patrick des Voltigeurs de Drummondville et du Phœnix de Sherbrooke.

« Je pense qu’ils sont aussi heureux que moi. Nous formons une famille de hockey. D’ailleurs, je n’en reviens pas des appuis que j’ai reçus au Japon qui provenaient de la communauté en général. »

Une amitié pour la vie

Au-delà du titre de championne mondiale, Alexie Guay se souviendra aussi des amitiés créées avec ses coéquipières. « Nous sommes passées par toute la gamme des émotions depuis un an ensemble, deux ans pour quatre d’entre nous. Nous sommes liées pour la vie. Personne ne pourra effacer de notre mémoire le chemin parcouru ensemble et cette fin glorieuse. »