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En janvier 2019, la Magogoise Alexie Guay avait été la figure dominante du Canada qui s’était couvert d’or au Championnat mondial U18 au Japon en étant proclamée sur la première équipe d’étoiles et meilleure défenseure du championnat.
En janvier 2019, la Magogoise Alexie Guay avait été la figure dominante du Canada qui s’était couvert d’or au Championnat mondial U18 au Japon en étant proclamée sur la première équipe d’étoiles et meilleure défenseure du championnat.

Alexie Guay près de son rêve

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
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La Magogoise Alexie Guay n’y va pas par quatre chemins lorsqu’elle parle de son objectif avoué au hockey de s’aligner avec l’équipe nationale féminine senior pour représenter son pays aux Jeux olympiques et lors des Championnats du monde de la discipline. De l’avis de plusieurs experts, la sœur de Nicolas et Patrick Guay est même déjà considérée comme une des futures vedettes de l’équipe olympique.

D’ailleurs, Alexie Guay est loin d’être une inconnue sur la planète hockey et pas seulement au Canada. En janvier 2019, elle avait été la figure dominante du Canada qui s’était couvert d’or au Championnat mondial U18 au Japon en étant proclamée sur la première équipe d’étoiles et meilleure défenseure du championnat. Cette dernière est plus modérée quant à savoir la place qu’elle pourrait prendre dans l’équipe, mais chose certaine, elle déborde d’optimisme pour ce qui est de son avenir à court terme dans le programme de Hockey Canada et elle fera tout ce qui est possible pour brûler les étapes. À 20 ans, Alexie Guay fait toujours partie de l’équipe féminine de développement. Chaque année, comme tous les autres membres de l’équipe, Alexie Guay doit regagner sa place au sein de cette formation. Le camp estival prévu à la fin juillet à Calgary devrait en principe venir confirmer qu’elle conserve son poste à la ligne bleue.

En principe, c’est à partir de 22 ou 23 ans et la plupart du temps quelques années plus tard que les meilleures joueuses intègrent l’équipe nationale. Rares sont celles qui y parviennent avant. Alexie Guay aimerait bien ajouter son nom à cette courte liste.


« J’ai une confiance illimitée en mes moyens. Sauter les étapes et voir mon nom dans l’alignement de l’équipe olympique senior s’inscrivent dans mes plans. »
Alexie Guay

« Chaque étape de ma carrière me rapproche de mon but, mon rêve. La prochaine, c’est justement ce camp estival fin juillet début août avec l’équipe féminine de développement. Sur la quarantaine de joueuses invitées au camp, 15 seront retenues pour disputer trois joutes amicales contre l’équipe féminine senior à la fin du camp. Ces joutes se dérouleront devant l’état-major de Hockey Canada, les entraîneurs, les recruteurs. Je ne veux pas rater cette chance de me faire valoir et leur prouver ma valeur. Je n’ai rien tenu pour acquis, mais j’ai une confiance illimitée en mes moyens. Sauter les étapes et voir mon nom dans l’alignement de l’équipe olympique senior s’inscrivent dans mes plans. »

« Un choix personnel »

D’ici la fin du mois de juillet, Alexie Guay chaussera les patins quatre fois par semaine et s’entraîne également hors glace cinq jours par semaine. « Ce ne sont même pas des sacrifices. C’est un choix personnel. D’ailleurs, on entend souvent dire que les Olympiques et le Championnat du monde, ce sont à peine une ou deux semaines de hockey. Mais c’est tout le travail qu’il y a derrière. Les gens à l’extérieur du hockey n’ont pas idée tout ce que ça représente. La fierté du chemin parcouru et de faire partie du programme de Hockey Canada, c’est quelque chose d’immense », souligne celle que l’on voit venir depuis belle lurette en Estrie.

Que ce soit toute jeune au sein de Hockey Magog, ensuite avec les Harfangs de Sherbrooke (Triolet) dans le pee-wee AAA majeur masculin et le bantam AAA (AA à l’époque) féminin, ensuite avec les Spartans du collège de Stanstead, Alexie Guay a laissé sa marque partout, pulvérisant souvent des records.

« Je n’ai que de bons souvenirs de toutes mes années au hockey. J’ai appris partout et je serai éternellement reconnaissante de tous ceux et celles qui m’ont dirigée, sans oublier mes coéquipiers et coéquipières. Le hockey, c’est une affaire d’équipe. J’ai grandi comme athlète et personne en côtoyant énormément de bonnes personnes, sans oublier naturellement toute ma famille. »

Pandémie

Comme partout ailleurs dans le monde, la carrière et les études d’Alexie Guay à l’université Boston College ont été mises à rude épreuve par la pandémie depuis mars 2020. Quand elle est revenue à la maison familiale à Magog en catastrophe lorsque le virus s’est installé en Amérique du Nord, Alexie Guay a pris une légère pause de l’entraînement sur glace. « J’ai remis les patins environ trois ou quatre mois plus tard. Je n’avais jamais été tenue à l’écart de la patinoire sur une aussi longue période. C’était en juillet de l’année dernière et au mois d’août je retournais à l’université pour mes cours tout en espérant une reprise des activités de notre équipe dans la division 1 de la NCAA. »

À sa grande satisfaction, elle est effectivement retournée dans le feu de l’action avec ses coéquipières à la mi-novembre. « Ce fut environ six semaines plus tard que d’habitude, mais je serais bien mal vue de me plaindre. Nous avons disputé environ 25 parties. Nous avons été privilégiées de pouvoir disputer des parties alors qu’au Québec et à bien d’autres endroits, je sais que les joueurs et joueuses ont dû se contenter d’entraînements. Parce que dans certains états comme le New Hampshire par exemple les règles sanitaires n’étaient pas les mêmes, il y a des endroits où le port du couvre-visage sous notre visière était obligatoire. Par contre, lors de nos parties locales, on pouvait délaisser le couvre-visage. Il fallait aussi se faire tester trois fois par semaine pour la Covid », explique Guay.

Celle-ci a tout de même été contrainte d’aller en quarantaine cinq ou six fois après avoir été en contact avec des personnes testées positives. « Cela est arrivé tellement souvent que je ne me souviens plus du nombre exact de fois. Personnellement, je n’ai jamais été déclarée avec le virus. Ce fut quand même difficile d’aller aussi souvent en quarantaine, pas seulement pour le hockey, mais également pour mes cours. Heureusement, les professeurs étaient formidables et trouvaient toujours des solutions pour m’éviter d’accuser du retard. Il n’arrive rien pour rien et ces quarantaines ont fait de moi une fille avec encore une plus grande force mentale. Que ce soit comme universitaire ou comme athlète et sûrement dans toutes les sphères de la vie, ce n’est pas toujours facile de ne pas savoir de quoi sera fait demain. Je me suis dit que j’en tirerais du positif et que j’en sortirais plus forte mentalement. Mission accomplie, je vous le garantis. »