Alex D’Orio (derrière le but) s’entraîne avec son bon ami Zachary Bouthillier (qui tente d’arrêter le tir) à l’école de hockey d’Alexandre Carrier.

Alex D’Orio en veut plus

Le gardien de but sherbrookois Alex D’Orio en veut plus. Après avoir participé au camp de développement des Penguins de Pittsburgh, le cerbère de 19 ans n’a pas de difficulté à se motiver pour la suite des choses.

« Cette année, c’est ma dernière année junior, affirme D’Orio. Je vais commencer à jouer pro à 20 ans. Les Penguins ont vraiment aimé ce qu’ils ont vu jusqu’à présent. Je veux continuer de les impressionner. Je suis encore très jeune, je vais me concentrer pour avoir une place avec la filiale et monter les étapes en temps et lieu. »

« Mon prochain camp professionnel est prévu en septembre, poursuit-il. Je leur ai donné une bonne première impression l’an dernier et je veux leur montrer que ce n’était pas de la chance, que je suis capable de le refaire. Ce serait spécial d’être le premier joueur sherbrookois à faire la LNH depuis un petit bout. »

Alex D’Orio s’est fait proposer un essai par les Penguins après que toutes les équipes l’aient ignoré au repêchage de 2017. Le jeune gardien et son équipe venaient de remporter la coupe du Président dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). En 2018, les statistiques de D’Orio ont légèrement baissées, ce qui n’a pas inquiété le gardien, puisque les Sea Dogs entraient dans un nouveau cycle.

« J’ai appris comment être un bon réserviste durant l’année de la coupe. Cette année, j’ai appris comment être un bon gardien partant et comment recevoir beaucoup de tirs en peu de temps et dans différents moments. Le fait que ma moyenne de buts alloués ait augmenté ne me fait pas peur (NDLR: le gardien est passé d’une moyenne de 2,40 buts accordés à 4,01), car le nombre de tirs a également augmenté. Ma moyenne (0.903 en 2017 contre 0.895 en 2018) se ressemble », analyse-t-il.

Outiller les plus jeunes

Participant à l’école de gardiens de but HockeyPerfo d’Alexandre Carrier, Alex D’Orio en profite pour agir comme leader avec les jeunes gardiens comme Rémi Poirier, qui tentera de se tailler une place avec les Olympiques de Gatineau dès septembre.

« Je suis passé par là il y a quelques années seulement, se rappelle D’Orio. Je me suis fait encadrer par des plus vieux. Je veux leur montrer ce que j’ai appris. Je leur dis de toujours compétitionner. La chose à maîtriser, c’est d’apprendre à donner son 100 % pour s’améliorer et ne jamais reporter un entraînement sur glace ou hors glace. »

Poirier, lui, aime bien s’entraîner en compagnie de vétérans. « Les gars poussent encore plus que moi pour faire leur équipe, eux aussi. C’est le fun de s’entraîner avec eux et d’améliorer ma technique en même temps », assure le gardien de 16 ans.


Zachary Bouthillier, repêché en septième ronde par les Maple Leafs de Toronto, a également pris part au camp de perfectionnement d’Alexandre Carrier. Le gardien des Saguenéens vivra son premier camp d’entraînement professionnel dans les prochaines semaines. « C’est le fun de sentir qu’une équipe nous regarde. Je veux leur prouver qu’ils ont fait un bon choix et je veux prouver à toutes les autres équipes qu’ils auraient dû me repêcher », assure-t-il.