Avec un chrono de 34,934 secondes, le Sherbrookois Alex Boisvert-Lacroix a pris le 11e rang de la finale du 500 mètres sur l’anneau olympique de PyeongChang.

Alex Boisvert-Lacroix termine au 11e rang : « Je suis fier et déçu en même temps »

Le Sherbrookois Alex Boisvert-Lacroix a terminé 11e au 500 m en patinage de vitesse longue piste, lundi, avec un chrono de 34,934 secondes.

Le grand Sherbrookois de 6’03’’ a connu un départ fulgurant et il était plus rapide que le meneur le Norvégien Havard Lorentzen au premier point de passage, mais il n’a pu maintenir le rythme.

Patinant dans la dernière paire de la compétition, Boisvert-Lacroix savait qu’il aurait fort à faire lorsqu’il a posé les patins sur la surface glacée. En effet, le record olympique sur 500 m a été battu pas une, mais deux fois.

Ce fut d’abord le favori local, le Coréen Cha Myn Kyu qui a mis la barre très haute en abaissant le record olympique sur la distance avec un temps de 34,42 secondes, semant l’hystérie dans la foule coréenne.

Les réjouissances n’ont pas duré longtemps, puisque dès la paire suivante, le Norvégien Havard Lorentzen reprenait la pole en retranchant un infinitésimal un centième de seconde au temps du Coréen, passant devant, et s’appropriant le record olympique et la première place, qu’il conservera jusqu’à la fin.

« Ce n’était pas une mauvaise course. Faire un chrono de 34,9 au niveau de la mer, tu ne peux pas dire que c’est une mauvaise course. Par contre, au 500 m, une petite erreur coûte cher et j’en ai fait une grosse selon moi à l’entrée de mon deuxième virage. J’avais besoin de faire deux pas de droit d’extra avant d’entrer dans ce virage. À la place, j’ai comme glissé et attendu que le virage vienne à moi avant de l’attaquer. Donc mon deuxième virage n’était pas efficace à souhait », a-t-il expliqué via Facebook à La Tribune.

Alex Boisvert-Lacroix avait réalisé un temps de 34,15 secondes le 15 décembre dernier, à Salt Lake City.

« Je suis fier d’avoir patiné aux Jeux olympiques, mais je suis venu ici pour tenter de me hisser sur le podium et je suis légèrement déçu de ne pas avoir réussi l’objectif. Le défi était de taille : faire un 34,4 au niveau de la mer (le temps du vainqueur, NDLR) c’est grandiose, exceptionnel. Pour ma part, je visais 34,57 ave mon entraîneur. On s’était dit 9,5 secondes d’ouverture et un tour en 25 secondes. Mais le tour n’a pas été comme souhaité. »

Une nuisance

C’est un tirage au hasard effectué la veille de la course qui a déterminé le couloir de départ d’Alex Boisvert-Lacroix.

Le Sherbrookois s’est donc retrouvé à l’intérieur; une situation qui n’était pas idéal pour lui, estime-t-il.

« Dans mon cas, ce fut une nuisance. Quand j’ai appris ma paire hier (dimanche), j’étais un peu déçu. Le corridor extérieur est mon corridor de prédilection. »

C’était la première expérience olympique et cette course de 500 m était la seule épreuve de Boisvert-Lacroix à PyeongChang.

Près de 90 personnes étaient à la Cage aux Sports tôt lundi matin afin d’encourager le patineur local.

Les cris d’encouragement ont fusé dès que l’on voyait le Sherbrookois à l’écran.

Les « ouf » d’étonnements et de stupéfactions se sont succédé pendant cette course où les meilleurs temps tombaient l’un après l’autre.

« C’est génial d’avoir ce support-là! C’est incroyable! »

Le grand patineur profitera des derniers jours des Jeux olympiques avant de mettre le cap vers Minsk, en Russie, où il participera à la finale de la Coupe du monde. Il est présentement deuxième au cumulatif.