Alex Boisvert-Lacroix sera de l’équipe canadienne pour les tranches de coupes du monde, cet automne, en Europe.

Alex Boisvert-Lacroix participera aux tranches de Coupe du monde

Alex Boisvert-Lacroix est de retour sur l’anneau de glace. Et en grande forme. Sa troisième place lors de l’épreuve du 500 m des Championnats canadiens de patinage de vitesse longue piste, qui se sont déroulé la fin de semaine passée à Calgary, confirme son retour en force.

Le Sherbrookois a conclu l’épreuve du 500 sur la troisième marche du podium, avec un rapide chrono de 34,58 secondes.

Âgé de 32 ans, Boisvert-Lacroix, qui a terminé 11e sur 500 m aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018, doit composer avec les blessures, depuis le début de l’année.

Saison difficile

« J’ai connu une saison 2018-2019 plutôt difficile sur l’anneau de 400 m, une saison assombrie par une blessure au bas du dos. En janvier dernier, les médecins de l’équipe nationale m’ont diagnostiqué une hernie discale, à la suite d’une imagerie par résonance magnétique. À 32 ans, avec une blessure de ce type au bas du dos, des épisodes de douleur aiguë, des résultats bien en dessous de ses moyennes, les sceptiques étaient nombreux! », confirme-t-il.

Boisvert-Lacroix, reconnu pour sa persévérance, avait comme mission de faire mentir les pronostics.

« Je ne vais pas mentir, j’ai eu un moment de réflexion la saison dernière et je me suis demandé si j’étais capable de revenir à un niveau compétitif malgré ma blessure. Avec la passion qui bouillonnait encore en moi, j’ai tenté le tout pour le tout et je me suis donné une autre saison avant de prendre ma décision. »

Un pari payant

Son pari aura été payant puisqu’il quitte Calgary avec une troisième position sur 500m, mais encore plus important, un chrono extrêmement rapide de 34,58 secondes.

À Pyeongchang, Boisvert-Lacroix a stoppé le chrono à 34,93 secondes.

« La dernière fois que j’ai patiné un temps similaire à celui-ci en octobre, c’est l’année olympique où j’ai gagné deux médailles d’or en coupes du monde et que je me suis qualifié pour les Jeux », raconte-t-il.

Ce résultat lui a donc permis de se tailler une place au sein de l’équipe de 14 patineurs qui sera envoyée par Patinage de vitesse Canada aux coupes du monde d’automne.

« J’ai tout fait pour revenir fort. J’ai travaillé étroitement avec des physiothérapeutes de l’Institut Nationale du sport du Québec (INSQ) afin de renforcir mes muscles stabilisateurs au niveau de mon dos et gagner de la mobilité dans le haut de mon dos et au niveau de mes hanches pour réduire les tensions sur l’hernie. On ne guérit jamais vraiment d’une blessure de la sorte, mais on peut la contourner. »

En plus du support médical obtenu, il a modifié son entraînement en salle de musculation avec son entraîneur pour diminuer la charge axiale sur son dos.

« C’est simple, je n’ai pas remis une seule barre de poids sur mes épaules depuis ma blessure, on travaille différemment et intelligemment. »

Question de confiance

« Lorsque tu te présentes au départ d’un 500m, tu dois avoir confiance à 100 % que ton corps va tenir. Vendredi dernier sur la ligne de départ, je n’avais aucune inquiétude, j’étais en parfait contrôle de mes moyens et confiant de ma force et mon explosivité. »

Boisvert-Lacroix était également inscrit au 1000 m à Calgary; il a terminé au 7e rang.

Les coupes du monde débuteront à la mi-novembre au Bélarusse et en Pologne, après une courte fin de semaine de répit, les hostilités reprendront au Kazakhstan et au Japon.