Maude Poulin-Labelle connaît du succès dans la NCAA.

Adaptation réussie pour Maude Poulin-Labelle

La NCAA semble sourire à Maude Poulin-Labelle. La défenseure fait écarquiller les yeux depuis son arrivée avec la formation de l’Université du Vermont, allant jusqu’à recevoir l’honneur remis à la meilleure recrue de la dernière semaine.

Une certaine période d’adaptation aura été nécessaire, mais la Sherbrookoise se sent maintenant à son aise dans cette ligue rassemblant les meilleures joueuses de hockey d’Amérique du Nord.

Il faut avouer que son passage chez les Spartans du Collège Stanstead lui aura donné les outils nécessaires pour tirer son épingle du jeu dans la NCAA.

« J’entretenais une certaine crainte en me joignant à l’Université du Vermont. Je savais que le calibre était relevé et avec mes études en ingénierie mécanique, j’avais peur de manquer de temps pour mes études. La langue n’a pas été une barrière. J’ai étudié en anglais durant quatre ans. À 18 ans, je crois me débrouiller très bien même si je peux affronter des filles de 23 ou 24 ans. »

Grâce à sa récolte d’un but et une passe dans une victoire contre les Crusaders de Holy Cross à Worcester, le travail de Poulin-Labelle a été récompensé. Elle est d’ailleurs la seule recrue à avoir marqué un but gagnant.

Chez le Catamount, elle possède désormais un dossier de cinq buts et six passes, à égalité avec la recrue Theresa Schafzahl.

« J’ai dû changer ma façon de jouer un peu dans la NCAA. Dans la CAHS avec Stanstead, je pouvais me permettre d’être plus offensive, parce que je pouvais me replier rapidement dans ma zone pour venir aider ma gardienne. Ici, les joueuses sont plus fortes et plus rapides. Donc j’ai moins de temps pour réagir après avoir pris un risque. Je dois aussi utiliser les tirs déviés pour battre les gardiennes, qui sont meilleures ici. »

Maude Poulin-Labelle avoue bien se plaire au Vermont.

« La grosse différence, c’est qu’il y a vraiment plus de monde ici à nos parties. Sinon, j’habite très près de l’aréna. Je n’ai pas à rouler pendant 45 minutes pour aller à l’école et pour y revenir. Je gagne beaucoup de temps et heureusement, parce que j’ai plus de cours et je dois me concentrer sur mes études, qui sont plus exigeantes. Sinon, je suis dans une petite ville qui me fait beaucoup penser à Sherbrooke. »

La saison tire bientôt à sa fin et la Sherbrookoise n’a qu’un seul but :

« On se bat pour faire les séries. Tout ce que je souhaite, c’est de permettre à mon équipe d’atteindre ce but. »