Dave Keon, centre des Maple Leafs de Toronto en 1966

Abitibi-Témiscamingue: Dave Keon, le meneur des Maple Leafs

L’Abitibi-Témiscamingue est surtout reconnue comme une région minière. On a parfois tendance à oublier qu’elle possède aussi une importante pépinière.

Une pépinière... de joueurs de hockey.

Le secteur de Rouyn-Noranda, particulièrement, a produit une quantité impressionnante d’athlètes qui ont évolué dans la LNH.

«La population n’était peut-être pas très élevée, dans ma jeunesse, mais il ne manquait certainement pas de glace! Nous avions des patinoires extérieures, bien entretenues par les frères du Collège de Rouyn. Nous avions deux arénas aussi. Les familles de quatre ou cinq enfants étaient nombreuses et tous les garçons jouaient au hockey. Ça nous donnait un bassin de joueurs assez important», raconte l’ancien ailier, puis directeur général du Canadien, Réjean Houle.

Dans les années 60, les garçons du Nord québécois comptaient aussi sur deux modèles. Jacques Laperrière était un des meilleurs défenseurs du Tricolore. Dave Keon était le meneur à l’attaque des Maple Leafs de Toronto.

Keon occupe donc le premier rang de notre classement. Laperrière n’a pas réussi à se faufiler parmi les cinq premiers. Les joueurs qui l’ont suivi étaient tout simplement trop nombreux et trop talentueux.

«Moi, j’ai grandi à Témiscaming, tout près de la frontière ontarienne. Mon équipe, quand j’étais jeune, c’était Toronto. Mon joueur favori, c’était Keon. Quand il a remporté la Coupe Stanley, en 1967, j’étais impressionné par sa façon de contrôler la rondelle, tant du coup droit que du revers. Il était aussi efficace et dangereux, d’un côté comme de l’autre», a raconté un autre attaquant qui a fini par occuper le bureau du dg au Centre Bell, André Savard.

Plus d’une vingtaine de joueurs de l’Abitibi-Témiscamingue ont marché dans les traces de Keon et Laperrière, durant les années 70, 80 et 90.

Pierre Turgeon et Éric Desjardins sont ceux qui ont réussi à y faire carrière le plus longtemps.

Keon demeure toutefois celui qui a connu la plus longue carrière. Quand il a pris sa retraite, en 1982, il comptait 1296 parties au compteur. Il a également joué 301 matchs dans la ligue rivale, l’AMH, entre 1975 et 1979. 

La région conservera également le souvenir de Michel Brière, un joueur spécial qui n’a pas pu briller très longtemps. Il a perdu la vie à la suite d’un accident de la route survenu après sa première saison chez les Penguins de Pittsburgh.

«Nous sommes nés la même année, nous avions le même âge. Si cet accident n’était pas survenu, il aurait longtemps fait carrière dans la LNH, croit Réjean Houle. Michel était vraiment intelligent avec la rondelle. Il n’était pas gros, mais il savait où il allait en tabarouette. Il aurait été un joueur clé pour les Penguins.»  

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TOP 5

Abitibi-Témiscamingue

Pierre Turgeon
  • 1. Dave Keon A (Rouyn-Noranda) Fiche 1960 à 1982 : 396 buts et 986 points en 1296 matches
  • 2. Pierre Turgeon A (Rouyn-Noranda) Fiche 1987 à 2007 : 515 buts et 1327 points en 1294 matches
  • 3. Rogatien Vachon G (Palmarolle) Fiche 1966 à 1982 : 355 victoires et moyenne de 2,99 en 795 matches
  • 4. Éric Desjardins D (Rouyn-Noranda) Fiche 1988 à 2006 : 136 buts et 575 points en 1143 matches
  • 5. Pit Martin A (Rouyn-Noranda) Fiche 1961 à 1979 : 324 buts et 809 points en 1101 matches

Source: Lieu de naissance, selon hockey-reference.com