Hockey Québec est intervenu auprès de l’Association de hockey mineur de Coaticook pour les Dynamiks pee-wee B complètent leur saison avec des matchs hors-concours. — Photo La Tribune, archives

Abandon d'une équipe pee-wee: déplorable selon Hockey Québec

Hockey Québec est sensible au cas de l’équipe du Dynamik pee-wee B de Coaticook, qui a décidé de mettre fin à sa saison puisqu’elle n’était pas compétitive. En plus de suggérer à l’Association de hockey mineur de Coaticook de leur laisser compléter leur saison en disputant des matchs hors-concours, l’organisme confirme que le processus entourant l’évaluation des joueurs est en cours d’amélioration.

Le texte publié jeudi par La Tribune, faisant état de cette équipe de Coaticook qui a quitté sa ligue (Orford/Saint-François), après avoir demandé à trois reprises d’être reclassée dans une catégorie inférieure, a fortement fait réagir.

Avec une fiche d’une victoire, neuf défaites et deux matchs nuls, accompagnée d’un différentiel de -52, les entraîneurs et les parents ont décidé, pour des raisons de sécurité, et de compétitivité, de stopper leur saison, le 14 janvier dernier.

Une situation qui a trouvé écho jusqu’à Hockey Québec.

« J’ai contacté Hockey Estrie, jeudi matin, afin qu’on s’assure, auprès de Hockey Coaticook, que ses jeunes puissent jouer des matchs hors-concours pour compléter leur saison. L’équipe doit jouer au hockey, c’est notre mandat premier. Quand on est interpellé de la sorte, on doit réagir. On a suivi le dossier, on trouve déplorable qu’on soit rendu là. Je sais que Hockey Estrie a suggéré à la Ligue Orford/Saint-François, et à l’équipe en question, de remanier le calendrier, d’ici la fin de l’année, ce qui aurait été refusé dans les deux cas, m’a-t-on dit. Une demande qui aurait été faite en janvier. On a donc tenté de trouver une solution », a lancé Yvan Dallaire, directeur de la Régie à Hockey Québec.

L’équipe d’entraîneurs explique que les six matchs qui restaient à disputer en saison, quatre devaient l’être contre des formations du bas de classement, et deux contre des formations du haut du classement et que la décision de l’équipe était déjà prise.

Dès octobre, l’équipe pee-wee B a fait une première demande afin d’être reclassée dans le pee-wee C auprès d’Hockey Estrie.

Dès la formation des équipes, avant le début de la saison, des doutes se sont formés dans l’esprit des entraîneurs de l’équipe quant à sa capacité future à maintenir le rythme dans le B.

De plus en plus de demandes de reclassification sont acceptées par Hockey Québec, depuis les dernières années.

Et le processus d’évaluation des joueurs est au cœur de ces démarches.


« Notre nouvelle politique en matière d’évaluation est en implantation. »
Yvan Dallaire

Yvan Dallaire confirme que Hockey Québec a complètement modifié ces pratiques pour les évaluations des joueurs.

Mais il y a des bémols.

« Depuis les trois dernières années, notre nouvelle politique en matière d’évaluation est en implantation, principalement dans les catégories double lettre. C’est plus ardu dans les catégories novice, atome et pee-wee. On a remarqué ces dernières années qu’il y avait des cohortes moins fortes, sans qu’on puisse s’expliquer pourquoi. Notre politique est d’éviter les trop gros écarts. L’an passé, on a procédé à 115 reclassifications dans tout le Québec, dont 19 en Estrie », a dit M. Dallaire.

« On en arrive maintenant au simple lettre. Chaque région avance à son rythme. En Estrie, il y a des showcases organisés sur une fin de semaine afin d’évaluer les joueurs, dans le double lettre. Pour faire la même chose au simple lettre, ça prend des glaces, des bénévoles. Ce que j’en comprends, c’est que ça s’en vient en Estrie. Comme organisation, c’est un gros changement, un gros pas en avant. Et le point positif, c’est qu’on n’hésite pas à reclasser, quand c’est justifié. Mais pour le sous-classement d’une équipe, c’est différent, ça a un impact sur toutes les équipes dans la division ciblée », a dit M. Dallaire.

« Ce qui s’est passé à Coaticook, c’est déplorable. Je crois que ce n’était pas si catastrophique, pour l’équipe, jusqu’en décembre, où elle a subi quelques revers très difficiles. C’est là que ça s’est gâché. Il en reste, des équipes au Québec qui ont des différentiels désastreux. Ça ne sera jamais parfait, sur 5600 équipes et plus de 260 000  jeunes. »