Tout comme le reste de son équipe, Alex-Olivier Voyer a compris en fin de match que le Phœnix venait de rater une occasion en or de faire tourner le vent dans cette série quart de finale.

À une défaite de l’élimination

Le Phœnix a tout tenté, mais ce ne fut pas suffisant. En s’avouant vaincu par la marque de 4 à 2 contre les Voltigeurs mercredi soir, le Phœnix se trouve maintenant à une seule défaite de l’élimination.

« On a eu nos chances, a observé l’entraîneur Stéphane Julien. Les Voltigeurs ont été plus opportunistes et nous, on n’a pas été capables d’aller chercher le gros but qui aurait fait toute la différence. Les gars n’ont pas accordé beaucoup de tirs, mais il aurait fallu avoir encore plus de chien devant leur filet, surtout dans les dernières minutes. »

En fin de rencontre, Samuel Poulin semblait inconsolable.

« J’ai laissé tomber mon équipe en fin de partie. C’était serré durant toute la soirée, mais une erreur de ma part a coûté la victoire. Il nous restait une chance de niveler la marque et il y avait encore assez de temps au tableau pour la mettre dedans. C’est un jeu d’erreurs, je le sais, mais je suis prêt à prendre le blâme », a confié le jeune capitaine, déçu d’avoir raté une passe, ce qui a mené au dernier but des visiteurs alors que la marque était de 3 à 2.

Deux buts en 19 secondes

Ce match numéro 4 de la série de deuxième tour contre la troupe drummondvilloise aurait très bien pu tourner à l’avantage de Sherbrooke. Mais les deux buts marqués en l’espace de 19 secondes auront changé l’allure du match.

En récupérant une rondelle laissée libre derrière Dakota Lund-Cornish, Pavel Koltygin a fait taire les 3071 spectateurs présents au Palais des sports. Immédiatement après, Xavier Simoneau a jeté une douche froide sur le club local. 

Julien Anctil a par la suite redonné vie au Phœnix en fin de deuxième période. 

Le troisième but des Voltigeurs, marqué par Félix Lauzon, a cependant vite fait comprendre aux Sherbrookois que la tâche devenait soudainement plus ardue s’ils souhaitaient revenir de l’arrière dans la partie.

La jeune recrue du Phœnix Patrick Guay n’a quant à lui jamais cessé d’y croire, allant jusqu’à réduire l’écart à un but en fin de troisième période.

Même si le Phœnix a multiplié les attaques lors que son gardien Dakota Lund-Cornish se trouvait au banc des siens, il était trop tard : à la suite d’une mauvaise passe de Samuel Poulin, interceptée par Lauzon, les Voltigeurs ont pu clore le débat avec un but dans une cage déserte pour ainsi revenir à la maison en excellente position. 

« Tout le monde sait que notre club se trouvait à un petit but de faire tourner le vent de bord dans cette série, a noté Oliver Okuliar. Les gars sont déçus dans le vestiaire, mais on retient tout de même beaucoup de positif de cette partie même si notre objectif n’a pas été atteint ce soir. On est meilleurs de jour en jour. »

L’avantage de la foule

La troupe de Stéphane Julien devra maintenant gagner les trois derniers affrontements de cette série quart de finale, qui retournera à Drummondville vendredi.

L’entraîneur Stéphane Julien n’estime toutefois pas que la montagne à grimper semble désormais plus haute. 

« Que l’on perde 2 à 0 ou 3 à 1 dans une série, on y va un match à la fois depuis le début en se concentrant uniquement sur le prochain, sans penser aux autres. »

La bonne nouvelle pour le Phœnix? Il a prouvé lors des deux dernières rencontres qu’il pouvait très bien rivaliser contre l’une des puissances du circuit. 

« On a levé d’un cran notre niveau de compétition, fait remarquer Julien. Depuis que notre club est revenu à la maison, nos joueurs contrôlent beaucoup mieux la rondelle et sont bien plus impliqués. Maintenant il faut bâtir sur les deux parties disputées à la maison et on sera prêts pour vendredi. »

« Notre équipe pratique un jeu simple et ça paie depuis deux matchs. Les Voltigeurs n’aiment pas ça et ça paraît », a avancé Poulin. 

Très confiants, mais pas trop

Les Voltigeurs rappellent que rien n’est encore gagné et que la victoire la plus difficile à acquérir sera celle de vendredi. Or, la troupe de Steve Hartley a simplement été dominante à domicile en début de séries. 

« Le Phœnix a travaillé d’arrache-pied ce soir, un peu comme lundi, a souligné le pilote des Voltigeurs. J’ai aimé notre réaction après notre dernière défaite. On s’est mis un peu dans le trouble à cause des punitions encore ce soir, mais on a marqué au bon moment et notre gardien a effectué les arrêts importants. Le Phœnix n’est pas une proie facile. »

« On ne se fera pas de cachettes : on affronte un bon club, rappelle Félix Lauzon. Mais on veut finir ça vendredi, devant nos fans toujours très bruyants. »