Alex D’Orio évolue maintenant dans le même groupe que Samuel Poulin et Pierre-Olivier Joseph, qui ont tous fait leurs marques dans la LHJMQ.
Alex D’Orio évolue maintenant dans le même groupe que Samuel Poulin et Pierre-Olivier Joseph, qui ont tous fait leurs marques dans la LHJMQ.

À Pittsburgh : « Tout le monde y croit! »

SHERBROOKE — Pendant que les partisans du Canadien rêvent au premier choix du prochain repêchage de la LNH, à Pittsburgh, la loterie Lafrenière n’est pas une option. 

Le gardien Alex D’Orio s’entraîne avec les Penguins en attendant l’ouverture du camp officiel. Après une saison avec les Nailers de Wheeling dans la Ligue de la côte Est, le portier sherbrookois fait face à des joueurs du calibre de la LNH. Il avoue progresser rapidement, mais se dit encore plus impressionné par la mentalité de l’organisation. 

« Les Penguins veulent toujours tout gagner. Il n’y a qu’un seul plan : aller chercher une autre Coupe Stanley », confie Alex D’Orio. 

S’ils prennent leur préparation au sérieux, c’est parce que les joueurs des Penguins sont convaincus que les séries auront lieu malgré les cas de COVID-19 bien présents en Amérique du Nord et même parmi certaines équipes de la Ligue nationale de hockey.

« Nous à Pittsburgh, tout le monde y croit. Le camp devrait commencer le 10 juillet. On s’est entraîné en groupe de six et on est maintenant divisés en deux groupes de 12. À Pittsburgh, il n’y a pas eu d’augmentations de cas heureusement : ça va quand même bien en Pennsylvanie contrairement au sud du pays, qui connaît une augmentation de cas. On espère que tout se passe bien ici et partout ailleurs. »

Les recrues du Québec réunies

Les Québécois Pierre-Olivier Joseph, Samuel Poulin et Alex D’Orio ont récemment tous été réunis au sein de la même unité d’entraînement.

« On est maintenant rendus à la phase 2, rappelle Alex D’Orio. On travaille avec un préparateur physique et on tient une séance d’échauffement d’un peu plus d’une heure avant de sauter sur la patinoire pour un entraînement. On peut se retrouver sur la glace environ cinq fois par semaine en attendant la venue des entraîneurs pour le vrai camp. »

Puisque les arénas du Québec n’étaient toujours pas accessibles, les joueurs du Québec préféraient traverser la frontière et rejoindre immédiatement leur organisation.

« J’avais l’occasion de jouer plus tôt en m’amenant ici et il fallait que je commence l’été en force et au même niveau que tout le monde. »

Si Alex D’Orio se trouve aux États-Unis depuis déjà plus de trois semaines, Samuel Poulin n’est arrivé que vendredi. 

« Il ne manque qu’un ou deux joueurs aux entraînements. Je m’entraînais avant avec Jared McCann, John Marino, Sam Lafferty, Anthony Angello et Zach Trotman. Le calibre est élevé, ce qui me permet de progresser rapidement je pense. Je suis entouré de joueurs d’une qualité incroyable », soutient D’Orio.

Un flou sur les séries et la saison

Plusieurs cordons doivent encore être attachés avant la tenue des séries. En principe, les équipes devront se rendre dans les villes bulles les 23 et 24 juillet, mais ces villes bulles n’ont toujours pas été confirmées. 

« Pittsburgh n’est plus en lice », confirme D’Orio. 

En effet, les villes de Chicaco, Edmonton, Las Vegas, Los Angeles et Toronto seraient considérées. Certains vont jusqu’à croire que Las Vegas et Toronto seront choisies prochainement. Et ensuite, que se passera-t-il avec la prochaine saison dans la LNH ou la LAH? Le flou persiste.

Mais une chose est certaine : lorsque les séries trois de cinq commenceront lors des qualifications pour accéder au groupe des 16, l’adversaire de l’organisation de Kristopher Letang, Sidney Crosby, Pierre-Olivier Joseph, Alex D’Orio et Samuel Poulin sera bel et bien le Canadien.

« En plus de finalement avoir des séries cet été, les Penguins affronteront Montréal. Ce sera encore plus spécial », admet D’Orio, qui se tiendra prêt en cas d’un rappel en raison d’une blessure à Matt Murray ou Tristan Jarry, par exemple.

« Je me prépare en conséquence », résume le gardien.