Anne-Catherine Tanguay

À la poursuite des pros

Anne-Catherine Tanguay se dit prête pour le grand saut chez les professionnels, mais avant, elle tentera d'inscrire son nom dans l'histoire du golf amateur québécois sur les allées du club de golf Milby.
L'athlète originaire de Québec pourrait devenir la première golfeuse depuis Judy Darling à remporter au moins quatre fois consécutives le championnat provincial amateur féminin. Darling avait réussi l'exploit entre 1957 et 1961 en l'emportant cinq fois consécutives. Son pointage de 75, deux coups au-dessus de la normale, la maintient pour l'instant parmi les meneuses à l'issue de la première des trois rondes qui détermineront la gagnante.
Tanguay est en pleine progression depuis ses années collégiales avec les Lions de St-Lawrence et la voilà maintenant à un tournant de sa carrière. La golfeuse compte faire le saut chez les professionnelles dès cet automne, maintenant que son cursus universitaire de quatre ans avec les Sooners de l'Université Oklahoma est terminé : un passage marqué par une brillante victoire en 2011 à la Classique Susie Maxwell Berning et un pointage moyen de 73,12 à sa dernière année.
«Je pense que je suis prête, j'ai pris mon expérience et je pense que c'est le temps, je suis rendue là», explique-t-elle.
La route vers l'élite du golf professionnel, la LPGA, est longue et complexe. Tanguay tentera tout d'abord d'obtenir son statut de membre en se qualifiant à travers le tournoi de qualification, mieux connu sous l'anglicisme q-school, qui s'amorcera à la fin du mois d'août. Pour parvenir à ses fins, Tanguay devra franchir avec succès chacune des trois étapes du processus et se positionner parmi les meneuses lors de la dernière journée de la dernière étape qui aura lieu en décembre, en Floride. Elle imiterait ainsi sa compatriote Maude-Aimée Leblanc, qui s'était qualifiée pour la LPGA à sa première tentative.
D'ici à ce qu'elle franchisse cette importante barrière entre le golf amateur et professionnel, la golfeuse continuera de peaufiner certains aspects de son jeu sur les circuits provinciaux et canadiens. «D'habitude, je suis plus forte sur le départ et sur les verts. C'est peut-être tout ce qui se trouve dans le milieu qui est encore à améliorer», concède-t-elle.
À défaut d'atteindre la LPGA, un statut de membre du circuit Symetra, un échelon sous le circuit majeur, pourrait lui permettre d'acquérir encore plus d'expérience pour la saison 2015 avant d'obtenir une seconde chance.