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Magdeleine Vallières-Mill
Magdeleine Vallières-Mill

40e mérite sportif de l’Estrie : une relève sportive féminine prometteuse

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
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Même si la pandémie a annulé plusieurs compétitions depuis mars 2020, ce n’est que partie remise pour les athlètes de la relève de l’Estrie, qui pointent leur bout du nez sur la scène nationale et internationale. Le parcours inspirant de Magdeleine Vallières-Mill, Tricia Deguire et Arianne Dubois est au cœur de la septième capsule produite dans le cadre de la 40e édition du Mérite sportif de l’Estrie et diffusée sur la page Facebook de l’organisme.

Quand il est question de relève sportive en Estrie, le nom de Magdeleine Vallières-Mill vient en tête de liste. Triple championne canadienne junior, cette cycliste a été recrutée à 18 ans par l’Union cycliste internationale. 

Depuis l’automne 2019, elle fait partie de son équipe de développement en Suisse.

« Ça m’a permis vraiment de m’améliorer, d’être avec des cyclistes d’un peu partout. J’avais une coéquipière éthiopienne, une coéquipière qui vient du Chili, de Slovaquie, de République Thèque, de plein d’autres pays. C’est vraiment enrichissant! »

Une première année sur la scène internationale marquée par les découvertes et les expériences nouvelles.

« Dès la première course, ça faisait vraiment peur. Être dans le peloton avec des filles de partout qui sont vraiment fortes, c’était vraiment un autre niveau, mais c’était vraiment le fun. »

Du plaisir, Magdeleine en a eu jusqu’en mars 2020, soit jusqu’à ce que la pandémie bousille la saison de tous les sportifs.

« Quand on a commencé à en parler, on était en Belgique. On avait trois courses. On a fini les trois courses et on devait par la suite quitter vers l’Italie. Ils ont commencé à dire que les courses étaient annulées. On est resté en Suisse une ou deux semaines sans trop savoir quoi faire. Et après, ils nous ont retournés chez nous pour le confinement », a expliqué la Sherbrookoise.

De retour à Sherbrooke, elle n’a pas chômé. Elle a roulé une vingtaine d’heures par semaine sur les routes de l’Estrie et au mois de juillet, elle est retournée en Suisse pour les championnats du monde élite.

« J’étais vraiment prête et c’était vraiment cool d’être avec l’équipe canadienne, les meilleures coureuses au Canada qui étaient dans mon équipe. Tout a bien été lors du premier tour de la course, puis j’ai chuté. J’ai tenté de me relever et de terminer la course, mais on m’a retirée, par mesure préventive. C’est sûr que ça finit moins bien une saison, mais il y en aura bien d’autres. »

La jeune cycliste de 19 ans se remet justement des séquelles d’une commotion cérébrale subie lors de cette chute en Italie. Elle a repris l’entraînement. Elle se prépare à retourner en Suisse pour une deuxième saison avec l’équipe de l’Union cycliste internationale des moins de 23 ans.

Tricia Deguire

Un dur coup pour Tricia

« C’était une dévastation. Toute l’équipe s’est mise à pleurer. C’était difficile. C’était notre année. On avait beaucoup de joueuses de quatrième et de cinquième année. On arrivait à maturité. » 

La Sherbrookoise Tricia Deguire garde les buts des Martlets de McGill. L’équipe montréalaise a appris, au lendemain de leur conquête du championnat québécois universitaire de hockey féminin, que le championnat canadien était annulé à cause de la COVID.

« Je pense que c’est une vague d’émotions de dire que la dernière fois que j’ai porté mon chandail, c’était vraiment au mois de mars l’année passée. Ça va faire un an bientôt. »

Tricia Deguire est gardienne de but depuis qu’elle a huit ans. Elle a gardé les buts pour les Cougars du Collège Champlain. La jeune femme de 23 ans espère être remarquée par Hockey Canada afin de participer aux Jeux olympiques.

« Je garde espoir pour les Jeux olympiques d’hiver de 2022, mais je crois que le véritable objectif, ce serait de faire l’équipe pour les Jeux de 2026. C’est le but. » 

D’ici là, elle souhaite qu’une Ligue de hockey féminin soit fondée.

« C’est sûr qu’un jour, j’aimerais ça rejoindre ce programme-là pour être sûre que la relève, toutes ces jeunes filles puissent avoir une ligue viable pour elles. »

Arianne Dubois

L’or aux Championnats canadiens universitaires

Si Tricia Deguire n’a pas remporté le championnat canadien universitaire à cause de la COVID, Ariane Dubois, de l’équipe féminine d’athlétisme du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke l’a fait. 

À Edmonton, en mars 2020, elle a été couronnée championne canadienne au lancer du marteau.

« J’étais la favorite. Une semaine avant le Championnat canadien universitaire USPORTS, j’ai établi le record canadien du lancer du marteau à l’intérieur. J’étais un peu sur un nuage je dirais à cette compétition-là à Edmonton. Les étoiles se sont alignées. Le travail de toutes ces années a été récompensé par la belle performance que j’ai faite. »

Une médaille d’or qui couronnait cinq ans d’efforts. Diplômée en kinésiologie et en administration, Ariane termine ses études.

« Les études ont toujours été très importantes pour moi. En fait, je pourrais même dire que ça a toujours été ma deuxième passion! » 

Arianne Dubois a d’ailleurs été récompensée par le double titre d’athlète et étudiante par excellence de la dernière année sportive à l’Université de Sherbrooke. Ses études terminées, elle aimerait s’impliquer en athlétisme. Redonner ce qu’elle a reçu.

« J’aimerais m’impliquer. J’ai coaché plusieurs jeunes ici à Sherbrooke. J’aimerais ça, une fois déménagée à Montréal, pouvoir donner du temps à la relève, et aussi, continuer à lancer pour le plaisir, parce que c’est toujours un petit plaisir pour moi. Alors, je ne veux pas arrêter cette passion-là. »