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Le triathlon Tri-Memphré de Magog s’est inspiré du ski de fond en proposant des départs individuels programmés à l’avance à ses participants.
Le triathlon Tri-Memphré de Magog s’est inspiré du ski de fond en proposant des départs individuels programmés à l’avance à ses participants.

40e édition du Mérite sportif de l’Estrie : des événements sportifs réinventés

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
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Si la pratique sportive et l’activité physique furent grandement affectées, dans les premiers mois de la pandémie, les grands rassemblements sportifs prévus lors de la période estivale 2020 ont dû faire preuve d’imagination et de créativité pour offrir malgré tout une opportunité à leurs participants. Ce fut le cas du Relais du lac Memphrémagog, du Trim-Memphré de Magog et de l’Invitation Jocelyn-Proulx. Ces événements réinventés sont au cœur de la sixième capsule produite dans le cadre de la 40e édition du Mérite sportif de l’Estrie et diffusée sur la page Facebook de l’organisme.

« Ce fut beaucoup de stress. Ça a été une édition particulière. Jusqu’à la dernière minute, même moi j’avais des doutes », a indiqué Christian Vachon.

Le 19 septembre, Christian Vachon a présenté la 14e édition de son fameux relais du lac Memphrémagog. Un parcours modifié en raison de la fermeture des frontières avec les États-Unis. 

Un objectif à la baisse de 140 équipes au lieu de 200 et de 250 000 dollars au lieu des 500 000 dollars amassés en 2019.

« Parfois dans la vie, il faut parier et nous, on a relevé le défi qu’on serait capable d’organiser l’événement malgré tout. Dans mon équipe, j’ai des pompiers et des ambulanciers qui travaillent avec moi depuis plusieurs années. On était conscient qu’on était capable de respecter les mesures et de rendre l’évènement sécuritaire. On l’a fait et les grands gagnants dans tout ça, ce sont les élèves, ce sont les jeunes qu’on aide. Ça aurait été beaucoup plus difficile de répondre à leurs besoins sans édition en 2020 », a-t-il expliqué.

L’entêtement de Christian Vachon et de ses bénévoles a porté fruit.

Les 140 équipes inscrites ont fait un effort additionnel et, à la fin de l’événement, quelque 422 000 $ ont été amassés. Avec cet argent, la Fondation paie des repas, du matériel scolaire, des vêtements, comme les habits de neige, et des activités parascolaires aux élèves sur tout le territoire des centres de service scolaire des Sommets, des Hauts-Cantons, de Sherbrooke et Eastern Townships.

« On répond ainsi à des besoins de base. Quand ces besoins sont comblés, les enfants sont plus réceptifs et disponibles pour les apprentissages », a confirmé Annie Garon, directrice adjointe au Centre de service scolaire des Hauts-Cantons.

« Nous sommes les yeux et les oreilles de la Fondation sur le terrain. On essaie de répondre aux besoins », dit Kathy Lapointe, directrice de l’école Sainte-Camille à Cookshire-Eaton.

Rapidement, discrètement, et depuis 14 ans, la Fondation Christian Vachon offre une chance égale de réussite à tous les enfants. Et elle peut atteindre ses ambitieux objectifs grâce à des centaines et des centaines de coureurs et coureuses qui partagent la même volonté.

Christian Vachon

Un Tri-Memphré réinventé

À cause de la COVID, le Tri-Memphré de Magog a dû repousser sa compétition de triathlon au début du mois de septembre. Pour tenir l’événement, René Pomerleau et son équipe ont dû réinventer leur sport. En partie.

Pas de départ en masse pour l’épreuve de natation comme c’est l’habitude, donc.

Les départs des 500 participants se sont effectués toutes les 15 secondes, afin de respecter les mesures de distanciation.

« Je me suis inspiré des compétitions de ski de fond, puisque je suis aussi organisateur de compétitions de ski de fond. L’hiver, on procède beaucoup de cette façon-là, avec des départs à toutes les 15 secondes. J’ai eu l’idée de prendre le même principe et de l’appliquer au triathlon », a indiqué l’organisateur de courses René Pomerleau.

Cela signifiait que chaque athlète avait son temps de départ connu à l’avance, une première là aussi en triathlon.

« Un athlète le savait. On lui envoyait un courriel pour lui indiquer avec précision l’heure de son départ », a dit René Pomerleau.

Ainsi, 500 triathlètes d’un peu partout au Québec, et même de l’Ontario, se sont présentés à cette rare compétition de triathlon qui a pu se dérouler malgré la COVID.

Du patinage artistique malgré tout

Le patinage artistique a également présenté une seule compétition en 2020. C’était en octobre à l’aréna de Magog, dans le cadre de l’Invitation Jocelyn-Proulx. 

Il fallait trouver une façon de respecter les normes sanitaires. Seulement de petits groupes de patineurs à la fois, pas de spectateurs et très peu d’officiels sur place.

« Ils étaient réunis par groupe de six. À tour de rôle, ils faisaient leur solo. Ils étaient filmés. Il y avait seulement quatre officiels présents. Les autres recevaient le vidéo et jugeaient à partir de leur domicile. Les patineurs recevaient leurs résultats le lendemain », a indiqué Lucie Bouffard, présidente de l’Association régionale de patinage artistique. 

Une façon de garder la motivation des jeunes patineurs et patineuses dans cette période difficile, dit-elle.

« C’était beau de voir nos patineuses arriver avec leurs belles robes, maquillées, coiffées et avec leurs masques qui s’agençaient avec leur robe! Ça a été bien amusant et ce fut pour eux, une journée extraordinaire! »