Plusieurs athlètes de l’extérieur sont venus à Sherbrooke samedi pour participer à une compétition de CrossFit. Anthony Comeau, Marilyne Lampron, Julie Favreau, Simon Lafrenière, Nicolas Thiffault et Stéphanie Lacoste, tous de Trois-Rivières, étaient notamment de la partie.

400 athlètes de CrossFit en compétition à Sherbrooke

L’ambiance était électrique samedi au Centre de l’activité physique du Cégep de Sherbrooke; c’est que 400 athlètes y étaient réunis à l’occasion de la 4e Compétition de CrossFit Félix Deslauriers-Hallée.

« Comme c’est du CrossFit, on voulait laisser de la place aux imprévus, donc les épreuves ont été annoncées seulement deux semaines avant la compétition », explique l’organisateur de l’événement, Michaël Fullum. « Il y a de l’haltérophilie, de la gymnastique, de l’entraînement en circuit… un peu de tout, pour créer des épreuves qui sont difficiles, et qui font en sorte que chacun peut repousser ses limites. »

C'est l'équipe CrossFit de l'Est, composée d'Alexandre Larouche, Ghyslain Gallant, Marie-Eve Castonguay et Coralie Lefranc qui a remporté la compétition.

Les 5000 $ qui ont été amassés grâce à l'activité de samedi seront acheminés au Programme Félix de la Fondation québécoise du cancer, qui vient en aide aux jeunes de 15 à 39 ans atteints d’un cancer.

Un sport auquel on devient accro

Depuis que la Sherbrookoise Camille Leblanc-Bazinet est devenue la première Canadienne à avoir été sacrée championne du monde de CrossFit en 2014, on entend souvent parler de ce sport dans la région. D’ailleurs, il semble qu’il n’a pas été trop difficile de recruter les 100 équipes de quatre personnes qui participaient à la compétition samedi.

Plusieurs participants n’étaient toutefois pas originaires de l’Estrie : c’était notamment le cas d’un groupe d’athlètes de Trois-Rivières, qui avait décidé de se déplacer à Sherbrooke pour l’occasion.

Ils ont tous confirmé que c'était avant tout en raison de leur passion pour ce sport qu'ils étaient là. 

« Avant de faire du CrossFit, j’étais un peu tanné de m’entraîner, je n’arrivais pas à être constant. Mais là, vu qu'à chaque séance c’est toujours différent, c’est plus intéressant. On devient accro! » a lancé Simon Lafrenière, accompagné des hochements de tête de ses collègues d'entraînement.

« On ne peut jamais stagner. Plus on devient bon, plus on pousse! Et c'est aussi quelque chose de social. C'est plus encourageant de faire du CrossFit que de s'entraîner seule à la maison ou au gym », renchérit Julie Favreau.

Celle-ci remplaçait d'ailleurs une participante qui s'est blessée avant la compétition. C'est vrai que c'est un sport dangereux, le CrossFit? « Non! » assure-t-elle. « Les gens qui se blessent, c'est parce qu'ils ne travaillent pas de la bonne façon. Leur orgueil embarque, et ils continuent plutôt que d'arrêter quand il le faut. C'est souvent une histoire de deux ou trois répétitions de trop. »