Une sortie victorieuse pour le couple Pamela-Ann Bachelder St-Pierre/David Coulombe de Québec. Ces deux triathlètes l’ont emporté haut la main au demi Ironman du Trimemphré Polar de Magog. En plus d’être première chez les femmes, Bachelder St-Pierre a trouvé le moyen de se faufiler au 6e rang du classement général dominé par son conjoint.

23e TriMemphré: un couple remporte l'épreuve reine

Unis dans la vie… et sur le podium. David Lacombe et Pamela-Ann Bachelder St-Pierre avaient décidé de faire maison nette au demi Ironman du TriMemphré Polar de Magog. Les deux tourtereaux ont enlevé la première position chez les hommes et les femmes à l’épreuve reine du TriMemphré.

Lacombe a complété le trajet de 1,9 km à la nage, 90 en vélo et 21,1 à la course à pied en 4 h 16 m 55 s. Ne voulant pas être en reste, sa conjointe Pamela-Ann a été la plus rapide chez les femmes en stoppant le chrono à 4 h 37 m 6 s. Une performance qui lui a même valu une sixième position au classement général. Cette 23e édition du TriMemphré aura donc été l’affaire du couple de Québec.

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Lacombe en était à sa seconde victoire en autant de présences au demi Ironman magogois. En 2016, Lacombe avait eu besoin d’un sprint dans le corridor d’arrivée pour finalement coiffer Victor Larocque par quatre maigres secondes. Dimanche, il a pris les moyens pour terminer moins dans la souffrance et c’est avec une avance de presque sept minutes sur son plus sérieux rival que Lacombe l’a emporté. Coulombe, 33 ans, a devancé celui qui détient le plus de victoires avec cinq au demi Ironman du TriMemphré, Chuck Perreault, chronométré à 4 h 23 m 23 s.

« Ça me fait tout drôle de terminer devant Chuck, a révélé le nouveau champion. Il a déjà été mon entraîneur à Québec. Il est toujours aussi coriace. C’est seulement dans la portion de la course à pied que j’ai réussi à le passer et éventuellement le devancer. Je me suis accroché à la natation et une fois sur mon vélo, je ne ressentais aucune sensation positive. C’était comme si je manquais de gaz. Je pense que le souper de samedi soir était trop arrosé », a déclaré le nouveau champion, sourire en coin.

Celui-ci a donné un peu de crédit aux bénévoles sur le parcours pour sa victoire. « Ce que je remarque à Magog, c’est la qualité des bénévoles. Ils sont très efficaces. Je n’ai jamais manqué d’eau sur le parcours et pour moi cela a fait une énorme différence. Ils prennent leur rôle très au sérieux », a fait valoir celui qui est militaire dans la vie et partira sous peu pour une deuxième mission en Afghanistan.

Cerise sur le sundae


Pamela-Ann Bachelder St-Pierre a suivi son conjoint d’une vingtaine de minutes à la ligne d’arrivée. « C’est difficile de trouver un plus bel endroit que Magog pour un triathlon. Juste y participer est déjà un cadeau. De terminer première en plus, c’est un bonus, d’autant plus que j’en suis à ma première année en longue distance. Mais cela n’a pas été nécessairement facile même si mon avance semblait confortable. Dans le lac, j’avais de la difficulté à regarder droit devant à cause des vagues et en vélo, sans être déstabilisée, j’ai été surprise par les côtes. À la course à pied, je me suis contentée de bien gérer mon effort et surtout de me rafraîchir en m’arrosant partout où c’était possible >, a commenté la triathlète de 29 ans.

Isabelle Rouleau a terminé deuxième chez les femmes avec un temps de 4 h 50 m.

Estriens

Jean-François Gosselin de Magog a été le meilleur de la région sur la distance demi Ironman. Pourtant, c’est seulement jeudi soir qu’il a décidé de s’inscrire. « Je devais être bénévole, mais l’appel de la compétition a été plus fort. J’espère qu’on va me pardonner. J’ai quand même terminé 10e au général, deuxième de mon groupe d’âge et premier de ma rue », a confié l’éternel pince-sans-rire qui a été chronométré à 4 h 41 m 37 s.

Chez les femmes, Christine Crowe, également de Magog, a terminé huitième chez les dames et deuxième chez les 30-34 ans avec un temps de 5 h 7 m 31 s.