L'entraîneur David Moreau et l'équipe Hockey Experts bantam A de Sherbrooke ont vécu une bien mauvaise expérience au Tournoi de hockey pee-wee bantam de Drummondville.

2 heures de route pour 15 secondes de hockey

Un club de hockey de Sherbrooke s'est senti floué lors de sa participation au Tournoi de hockey pee-wee bantam de Drummondville. L'équipe Hockey Experts bantam A a été victime d'une série d'incidents qu'elle n'est pas près d'oublier.
L'entraîneur David Moreau et ses joueurs ont d'abord vu leur première partie reportée à cause des mauvaises conditions climatiques.
« La veille, on a appris que notre première partie aurait finalement lieu le lendemain, mercredi, à 12 h 40. Le problème, c'est que les jeunes ont de l'école et des examens, ils ne pouvaient pas rater leur journée d'école et on a déclaré forfait », explique le pilote sherbrookois.
Deux jours plus tard, le Hockey Experts bantam A affrontait la formation de Drummondville, qui s'était inclinée en finale contre Sherbrooke lors de son dernier tournoi.
« J'ai été expulsé de la rencontre pour avoir critiqué le travail d'un officiel, souligne David Moreau. On se faisait accrocher sans cesse et notre adversaire n'était jamais puni. Dès que mon joueur a accroché un autre joueur, l'arbitre a levé le bras. Je lui ai rappelé qu'il y avait deux équipes sur la glace, il m'a expulsé. J'ai été le premier surpris. »
Et comme le veut le règlement, lorsqu'un entraîneur est expulsé de la partie, son équipe perd son point franc-jeu et, s'il y a prolongation, elle se retrouve en infériorité numérique.
« On devait évoluer à 4 contre 3 pendant cinq minutes. Mais l'arbitre n'a pas appliqué le règlement et l'entraîneur adverse n'a rien dit. On a finalement gagné en fusillade », mentionne le pilote du Hockey Experts.
Après avoir quitté Drummondville, l'équipe de Sherbrooke a appris qu'elle devait disputer de nouveau la prolongation samedi matin puisqu'un protêt avait été déposé par la formation drummondvilloise.
« Tous les joueurs sont retournés à Drummondville pour rejouer la prolongation, on s'est fait compter un but après 15 secondes de jeu et notre parcours a pris fin. On a fait un aller-retour à Drummondville pour voir quatre de nos joueurs, incluant le gardien, jouer 15 secondes de hockey. Les autres ont enfilé leur équipement pour finalement se déshabiller tout de suite après parce que nous étions éliminés. »
La réaction des membres de l'équipe Hockey Experts?
« Mes joueurs pleuraient, mon gardien ne bougeait plus, tout le monde était découragé de la situation. »
Si les Sherbrookois avaient gagné, ils auraient disputé la partie suivante immédiatement après la prolongation.
« Je comprends les raisons pour lesquelles l'organisation a remis notre première partie le mercredi à midi, mais le protêt de vendredi aurait dû être déposé au moment où l'entraîneur a remarqué que la prolongation ne se disputait pas à 4 contre 3. Ça coûte 200 $ déposer un protêt et je crois qu'il voulait attendre de voir si son équipe allait gagner la partie. L'organisation n'a pas respecté les règlements et nous avons payé le prix de cette erreur », estime-t-il.
L'Association se défend
Rejoint mardi afin d'obtenir la version des organisateurs du tournoi, le président de l'Association de hockey mineur de Drummondville, Dave Beaunoyer, assure que tout s'est fait selon les règles de l'art.
« L'histoire est triste, mais les gens en place ont agi correctement, assure-t-il. Le comité de discipline, qui est formé de gens compétents, a obtenu l'appui de Hockey Estrie et a accepté le protêt. Je crois que l'erreur a été remarquée par l'entraîneur de Drummondville une fois que la feuille de match lui a été remise et en tournoi, elle n'est pas déposée immédiatement après les parties. Je n'étais pas présent, mais on m'a dit que l'entraîneur avait manqué de respect envers l'arbitre et méritait l'expulsion. Si un superviseur régional avait été sur place, la prolongation aurait été reprise le même soir. Bref, il y a des histoires pires que ça dans le hockey mineur qui ne font pas les manchettes. »