Le Phœnix de Sherbrooke et les onze autres organisations du Québec membres de la LHJMQ ont accueilli favorablement l’aide de 1M$ du gouvernement.
Le Phœnix de Sherbrooke et les onze autres organisations du Québec membres de la LHJMQ ont accueilli favorablement l’aide de 1M$ du gouvernement.

1 M$ au Phœnix: «Sans cette aide, on n’était plus là!»

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Comme les onze autres formations du Québec, le Phœnix de Sherbrooke profitera d’une aide d’un million de dollars provenant du gouvernement du Québec, plus précisément du Conseil du trésor, qui a offert jeudi 12 millions $ à la LHJMQ « pour assurer la pérennité » du circuit.

Au total, la ministre déléguée à l’Éducation et responsable du sport Isabelle Charest a promis une aide de 70 M$ aux différentes fédérations en proposant d’augmenter de 60 % le fonds destiné aux opérations de chaque organisme sportif, faisant ainsi passer l’enveloppe de 110 M$ à 180 M$. 

« L’objectif est que les organismes passent au travers et une aide était nécessaire », a-t-elle lancé en conférence de presse. 

Questionnée en ce qui concerne la part importante réservée à la LHJMQ dans cette aide de 70 M$, Isabelle Charest en a profité pour qualifier la LHJMQ de joyau au Québec. 

« Il s’agit d’une ligue très importante et d’un sport important au Québec. C’est aussi un moteur de développement économique pour plusieurs régions. »

Une opinion partagée par le président du Phœnix de Sherbrooke, qui s’est réjoui de cette bonne nouvelle. 

« Sans cette aide, on n’était plus là, admet Denis Bourque. Là, on pourra mieux avancer. Mais avec ce seul million, notre organisation épongera encore des déficits si tout demeure pareil d’ici la fin de la saison. Ça ne peut couvrir toutes nos pertes, mais cette aide était cruciale. »

Denis Bourque croit que l’ensemble des 12 équipes du Québec avait besoin de ce support financier pour demeurer en vie. Que ce soit les Remparts de Québec ou le Drakkar de Baie-Comeau.

« Le Phœnix forme encore une jeune organisation. Financièrement, on a seulement eu huit ans pour former un fonds d’opération. Huit ans, c’est jeune dans une vie. C’est encore très loin de l’adolescence. On est encore à ce stade dans la LHJMQ. Mais actuellement, tous les clubs sont égaux : tout le monde jouera dans des arénas vides et aura les mêmes contraintes, donc cette aide sera profitable à tous! »

À quoi servira exactement cet argent dans les prochaines semaines?

« À payer nos familles de pension, nos employés et à couvrir les frais d’opération, comme les voyages sur la route lorsque la saison reprendra », indique M. Bourque, tout en rappelant le régime minceur auquel le circuit Courteau s’est soumis cette année. 

Garder la foi

Cette annonce du gouvernement a eu l’effet d’un baume sur les nombreuses blessures subies lors des dernières semaines par les différentes organisations de la LHJMQ. 

Après une multiplication de mauvaises nouvelles, voilà enfin du positif, estime le président et coactionnaire du Phœnix :

« On devait garder la foi et faire confiance à la LHJMQ quand on a décidé de tenir finalement une saison dans des conditions particulières, qui étaient loin d’être favorables. On est actuellement en pause en raison des circonstances bien connues, mais j’ai encore bon espoir de voir des spectateurs dans les gradins après les Fêtes. Je rêve peut-être, mais je pense encore que ce sera possible en respectant un pourcentage précis de la capacité réelle de chaque amphithéâtre, et ce, tout en respectant de nombreuses autres mesures », avance Denis Bourque.

Rappelons que le Phœnix de Sherbrooke a vu sa saison être suspendue jusqu’au 29 octobre pour le moment, à l’instar des 11 autres formations du Québec.