Patrick Guay a été accueilli par l’organisation du Phœnix de Sherbrooke en première ronde du repêchage de la LHJMQ.

« Patrick Guay était le premier sur notre liste »

Le directeur général du Phœnix aurait dû s’acheter un billet de Lotto 6/49 au terme de la séance de repêchage de la LHJMQ, présentée samedi à Shawinigan. Même après l’encan, Jocelyn Thibault se pinçait encore pour être certain qu’il ne rêvait pas. En sélectionnant Patrick Guay au 5e rang de la première ronde, le Phœnix avait l’impression de commettre un vol en plein jour.

Jocelyn Thibault ne s’attendait certainement pas à pouvoir sélectionner aussi tard le joueur des Cantonniers de Magog, vu comme le troisième meilleur espoir par de nombreux experts, dont le Centre de soutien au recrutement. Guay a conclu la saison avec 63 points dont 35 buts en 39 parties dans le midget AAA.

« C’est très spécial, a avoué l’attaquant. Je viens de Magog et c’est un rêve d’enfance qui devient réalité. J’aurai à montrer ce que je sais faire au camp d’entraînement cet été. Je suis très heureux de me faire repêcher par l’équipe de ma région que j’ai suivie durant les dernières années. Je ne pouvais pas demander mieux. »

« Patrick Guay était le premier sur notre liste depuis le mois d’octobre et ça n’a jamais changé, a avancé le recruteur-chef Alain Préfontaine. Durant les repêchages, parfois on est chanceux, d’autres fois on est malchanceux et aujourd’hui, le Phœnix a joué de chance. »

Hendrix Lapierre a d’abord été le tout premier choix de l’encan 2018 en se joignant aux Saguenéens de Chicoutimi. Le Sherbrookois William Villeneuve des Cantonniers de Magog a pour sa part été sélectionné au deuxième rang par les Sea Dogs de Saint John.

Si plusieurs s’attendaient à entendre le nom de Patrick Guay au troisième rang, c’est finalement Mavrik Bourque qui a pu grimper sur la scène pour rejoindre les Cataractes de Shawinigan.

En repêchant Lukas Cormier au quatrième rang, les Islanders de Charlottetown ont ouvert la porte au Phœnix, qui n’a jamais hésité à choisir Guay. Vu comme le choix potentiel du Phœnix, le Canado-Suisse Théo Rochette a dû attendre le septième rang avant de rejoindre les Saguenéens de Chicoutimi.

« On savait qu’au cinquième rang, on allait avoir la chance de repêcher un excellent joueur, a affirmé le directeur général de Sherbrooke, Jocelyn Thibault. On a par contre été très chanceux et on est très satisfaits. On n’y croit pas encore. Il y avait encore d’excellents joueurs disponibles comme Théo Rochette, mais on ne pouvait pas passer à côté de Patrick, c’est certain. »

« J’ai ressenti une grande excitation en enfilant le chandail du Phœnix, a confié Guay. C’était fou comme sentiment. Je suis un gagnant et dans tout ce que je fais dans la vie, je veux gagner. Je me décrirais comme un fabricant de jeu et un bon franc-tireur, mais surtout, je suis un joueur qui travaille tout le temps fort autant dans les matchs que les entraînements. Je connais quelques joueurs du Phœnix comme Samuel Poulin et Alex-Olivier Voyer, qui sont eux aussi des joueurs qui travaillent fort. Alex-Olivier est d’ailleurs un ami à moi. »

Le seul désavantage de Patrick Guay? Sa petite taille : 5’8’’.

« Ma grandeur n’a pas d’importance si je suis un bon joueur. Je travaillerai fort et je ferai ce que je fais de bien depuis que je joue au hockey. »

Jouer contre son frère Nicolas

Le frère de Patrick Guay, Nicolas, s’est dit très heureux pour son cadet.

« Je ne stressais pas pour son rang, mais mon frère espérait vraiment entendre son nom rendu au cinquième choix, affirme le capitaine des Voltigeurs de Drummondville. Il est tellement fier de jouer pour le Phœnix. Mon meilleur ami est Alex-Olivier Voyer, un nouveau joueur du Phœnix. Il est un bon leader et je ne suis pas inquiet : il va bien s’occuper de lui. »

C’est d’ailleurs chez ce vétéran que Guay sera hébergé en pension.

« J’ai hâte de jouer contre mon frère. Ce sera comme dans le temps, sur la patinoire extérieure. Et je suis content de rejoindre Alex-Olivier, un bon ami de la famille. J’ai maintenant juste hâte au camp », a souligné la recrue.