Vincent Bigonesse habitait la Côte-Nord depuis décembre dernier, un mois après sa séparation, pour travailler à la mine d'ArcelorMittal. Grand fan du Phœnix, il devait amener ses fils au prochain match du club.

« Papa sera là »

Vincent Bigonnesse et ses enfants adoraient le Phœnix de Sherbrooke. L’un des derniers textos envoyés avant son décès dans un accident de travail sur la Côte-Nord concernait justement son club favori. Ce message était destiné à la mère de ses deux garçons. Le jeune père était fier de lui annoncer qu’il souhaitait amener les enfants voir le prochain match du Phœnix et qu’il profiterait de l’occasion pour leur acheter un chandail.

« Il devait être de retour à Sherbrooke vendredi. Il avait toujours hâte de revenir pour amener les garçons au Phœnix. C’était la première chose qu’il faisait. C’était comme une routine pour lui », explique son ex-conjointe, Marie-Ève Desrochers.

Une semaine après le triste incident, l’organisation sherbrookoise lui rendra hommage avant la partie de dimanche contre Baie-Comeau. En plus de la minute de silence qui lui sera décernée, les garçons de six et huit ans recevront un traitement VIP de la part du Phœnix. 

« Ce sera un baume sur ce qu’ils vivent depuis quelques jours, admet Mme Desrochers. Alec et Anthony ont six et huit ans. Mon plus jeune ne comprend pas tout à fait encore ce qui arrive. Mais ils étaient contents lorsqu’ils ont appris qu’ils iraient quand même voir la partie de dimanche. Quand Vincent était mon conjoint, on allait souvent au Phœnix. C’était notre sortie d’amoureux. Il devait être là dimanche. Et quand les enfants lèveront les yeux vers l’écran géant, ils le verront. Papa sera là. »

Rappelons qu’un long travail d’enquête s’est amorcé cette semaine à la mine d’ArcelorMittal à Mont-Wright, près de Fermont, par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail. Les détails du rapport d’enquête concernant l’accident seront dévoilés dans quelques mois.


« Quand Vincent était mon conjoint, on allait souvent au Phœnix. C’était notre sortie d’amoureux. Il devait être là dimanche. Et quand les enfants lèveront les yeux vers l’écran géant, ils le verront. Papa sera là. »
Marie-Ève Desrochers

M. Bigonesse habitait la Côte-Nord depuis décembre dernier, un mois après sa séparation, pour travailler à la mine d’ArcelorMittal.

« Les parents de Vincent se trouvent présentement au salon funéraire pour organiser les funérailles, a confié Marie-Ève Desrochers vendredi après-midi. On devrait avoir plus de détails bientôt. Mais on lui rendra déjà un premier hommage dimanche au Phœnix. Ce sera une journée spéciale. On a appuyé le Phœnix pendant toutes ces années et c’est tellement touchant de voir que dimanche, ce sera le Phœnix qui nous appuiera. »

« Mes enfants verront qu’ils ne sont pas seuls en étant entourés de tous les joueurs et de tous les spectateurs, ajoute la mère des deux jeunes fans. Ça fera partie du deuil. Je trouve ça très significatif. C’est une belle attention de la part de l’organisation. »