L’édition 2019-2020 du Phœnix a été présentée à la population au bar le Shaker jeudi soir.

« On veut bâtir notre saison et faire du bruit en séries »

À une semaine du début de la huitième saison de la concession sherbrookoise de la LHJMQ, les joueurs et entraîneurs de la mouture 2019-20 du Phœnix de Sherbrooke ont pris un petit bain de foule, jeudi lors d’un 5 à 7, au resto-bar le Shaker. Avec 20 joueurs de l’édition de la dernière saison qui sont de retour, et l’ajout de pièces importantes, la direction de l’équipe est confiante de pouvoir passer à une autre étape.

Fort de l’une de ses meilleures saisons depuis la renaissance de la concession, le Phœnix de 2018-19 a franchi le premier tour éliminatoire pour une deuxième fois, le printemps dernier, avant d’être stoppé par Drummondville.

Le directeur Jocelyn Thibault a pris des notes, a fait les changements qu’il jugeait nécessaires et il aborde la prochaine saison avec confiance.

«Ce qu’on veut, c’est être dans le mix des équipes qui ont une chance. J’ai de la misère à mettre un objectif précis sur le positionnement en fin de saison; premier, deuxième, troisième, cinquième, je ne sais pas trop. Mais on veut bâtir notre saison pour éventuellement faire du bruit en séries éliminatoires», a lancé Thibault.

«Notre équipe est majoritairement composée de joueurs nés en 2001, entourée de joueurs de 20 ans et de quelques joueurs de 19 ans. Ces gars-là (les joueurs nés en 2001) en seront à une troisième année dans la LHJMQ. C’est un noyau qu’on a développé, et repêché via différentes plateformes. On a aussi fait des ajouts, comme Xavier Parent, Gregory Kreutzer et Samuel Hlavaj».

«Je ne voulais pas que ce cycle-là soit éphémère, je voulais une bonne fondation, de quoi de solide. Le train est sur les rails. Je ne sais pas jusqu’où il va se rendre, mais je sais que c’est solide. Il s’appuie sur des valeurs, une culture, des habitudes de travail. Il se passe quelque chose de fort et de structuré.»

«On va prendre une demi-saison pour évaluer le club et voir où on est rendus, analyser le jeu de notre équipe, et celui de nos adversaires. Et si on doit bouger pour aller plus loin, on le fera. On est assez équipés pour faire différentes choses pendant la saison. J’ai hâte que ça commence!» s’est enthousiasmé Jocelyn Thibault.

Mais la principale pièce du casse-tête, le capitaine Samuel Poulin, est toujours absente.

Choix de première ronde des Penguins de Pittsburgh en juin dernier, Poulin a été invité au camp de l’équipe, après avoir participé au camp des recrues.

Alex-Olivier Voyer (Boston), Jaxon Bellamy (Edmonton) et Taro Jentzsch (Las Vegas) sont de retour avec l’équipe.

Jocelyn Thibault affiche un bel optimisme pour la saison 2019-2020 du Phœnix de Sherbrooke : «Je ne voulais pas que ce cycle-là soit éphémère, je voulais une bonne fondation, de quoi de solide. Le train est sur les rails. Je ne sais pas jusqu’où il va se rendre, mais je sais que c’est solide.

Deuxième choix du Phœnix il y a trois ans, Poulin a été nommé capitaine de l’équipe, l’an passé, alors qu’il n’avait que 17 ans.

«Sam est un choix de première ronde, en plus les Penguins, ça faisait quelques années qu’ils n’avaient pas repêché en première ronde, donc ils vont lui donner un match préparatoire, je crois. J’ai su qu’il avait bien fait au camp des recrues. Pour son expérience, tout ça, je ne suis pas surpris de le voir invité au gros camp. On est en contact avec eux (les Penguins). Je crois qu’il va disputer le match hors-concours de lundi. Est-ce qu’il sera là, pour notre fin de semaine d’ouverture, je ne sais pas», a dit Stéphane Julien.

Stéphane Julien veut gagner

Stéphane Julien veut gagner. Même en matchs préparatoires. La fiche du Phœnix, pendant l’actuel calendrier préparatoire, est de 4-2 et l’entraîneur-chef aime ça. Gagner, ça s’apprend, dit-il.

«Le Canadien de Montréal n’a pas gagné un match hors-concours il y a deux ans, et on a vu le genre de saison que ça a donné ensuite! Gagner, ce n’est pas une switch qu’on active dès que la saison commence. Je trouve ça important de gagner des matchs hors-concours, afin d’arriver en saison en confiance. Il faut gagner ce momentum. On a le temps au début du camp, de faire jouer les recrues pour les voir. Il faut apprendre à gagner.»

Avec des saisons de 79 et de 77 points au classement général lors des deux dernières années, le Phœnix doit continuer à progresser.

«Le plus gros défi des entraîneurs, c’est que tous les joueurs aient un rôle et qu’ils le perçoivent de la bonne façon, afin qu’on se rende jusqu’au bout. On a le talent pour le faire. Cette saison-là, nos joueurs dominants devront jouer avec confiance et constance. Chacun va avoir son rôle, et quand tout le monde embarque, il peut arriver de bonnes choses», a-t-il dit.

Apprendre à gérer le succès, et les attentes. Ce qui n’est pas arrivé souvent dans la jeune histoire du Phœnix.

«Je ne mets jamais d’objectifs à long terme. On y va un jour à la fois. Chaque jour, on se met des défis, ça nous permet d’avancer. Ce que j’aime de mon groupe actuel, c’est que je n’ai jamais senti de relâchement, jusqu’à présent au camp. C’était mon inquiétude, après l’été. Les vétérans sont arrivés en bonne forme, avec la bonne mentalité. Encore cette semaine, je suis impressionné du niveau d’implication», a souligné Julien.

«Tout va suivre son cours. Je ne vois pas comment on peut avoir une mauvaise saison avec l’éthique de travail qu’on a présentement. La clé, c’est la constance. Jusqu’à présent, je suis ébloui par l’ardeur déployée par les gars.»

La bataille devant le filet de l’équipe sera à surveiller, confirme Julien.

«Les deux gars sont spectaculaires à l’entraînement. Les deux compétitionnent beaucoup. Un peu de stabilité devant le but, ça va aider.»

Le Phœnix a encore deux matchs présaison à disputer avant d’amorcer son calendrier régulier. Vendredi, il sera à Victoriaville, avant de rendre visite à l’Armada, samedi. Hlavaj aura le départ vendredi, et Sigouin, samedi.