Nicolas Boulay

« On est tannés de perdre »

« Es-tu tanné de perdre »?

« Eh là là, sérieux, tu me poses la question, là là? C’est certain que je suis tanné de perdre! »

Les Alouettes de Montréal ne sont plus l’ombre de l’équipe qui fut autrefois dominante dans la Ligue canadienne de football (LCF) et qui a remporté la coupe Grey à trois reprises entre 2002 et 2010.

Les changements aux différents postes de direction, et surtout aux postes de gestion de l’équipe, au sein du personnel d’entraîneurs, tardent à porter les fruits espérés.

Et on ne vous parle pas du jeu de la chaise musicale au poste de quart-arrière, une position jamais réellement comblée depuis le départ d’Anthony Calvillo.

Conséquence, les Alouettes ont raté les éliminatoires du football canadien lors des quatre dernières saisons. Une véritable traversée du désert qui commence sérieusement à sabrer dans l’enthousiasme des partisans.

L’équipe a conclu 2018 avec une fiche de 5-13 et de 3-15 en 2017.

Par ailleurs, l’équipe aura un autre nouvel entraîneur la saison prochaine au poste de coordonnateur défensif.

Certaines interrogations entourent cependant la nomination de l’Américain Bob Slowik, âgé de 64 ans et qui n’a aucune expérience de la LCF. Par ailleurs, son dernier emploi au football remonte en 2013 avec les Redskins de Washington.

« Avec un entraîneur différent comme ça, il faut s’assurer qu’il est ici pour gagner. Parce qu’en ce moment, moi, je veux pas un coach qui est ici pour apprendre, mais qui est ici pour gagner. Je crois qu’on doit ça à nos fans, à la Ville de Montréal, de mettre une équipe gagnante sur le terrain l’an prochain. »

« C’est sûr que ça (cette embauche, NDLR) peut être un peu stressant, car on n’a pas eu beaucoup de succès dans les dernières années et on est en quête de victoires. J’apprécie l’équipe depuis que je suis tout petit. J’ai le logo tatoué sur le cœur. De voir ce qu’on a mis sur la table lors des six dernières années, je trouve ça inacceptable. Ça ne représente pas la dynastie des Alouettes qu’on devrait être », a dit Nicolas Boulay.

Un rôle bonifié?

L’an passé, Boulay a vu sa saison amputée de la moitié, à cause d’une blessure au genou.

En 10 matchs, il a récolté neuf plaqués sur les unités spéciales.

« Ça fait six ans que je suis dans cette ligue et ce ne fut pas toujours facile. Je suis rendu à un moment où j’ai envie de gagner et je suis prêt à faire n’importe quoi. Je mets beaucoup de temps, d’énergie et d’émotion, car je suis encore le même jeune garçon du secondaire qui joue au football. Personne n’aime perdre. Cette année, je vais m’assurer de faire partie d’une organisation gagnante. »

« Chaque année, ça fait partie de mes rêves de percer la formation défensive. Encore une fois, ça fait partie de mes objectifs. »