Si Phillip Danault est un rouage important des succès du Canadien en cette période où l'infirmerie déborde, il ne sait pas trop ce qui l'attend lorsque les Alex Galchenyuk, David Desharnais et Andrew Shaw seront de retour.

« Comme dans le novice » - Alain Danault

S'il y a des spectateurs qui suivent avec une attention particulière les récents succès du Canadien de Montréal, ce sont les parents de Phillip Danault, Alain Danault et Michelle Paradis. Sans surprise, ils avaient les yeux rivés sur leur écran de télévision, mercredi soir, lorsque leur fils a inscrit l'un des plus beaux filets de la saison du Tricolore.
« Je le revois encore lorsqu'il a pris la possession de la rondelle et s'est mis à accélérer. J'ai dit : ben voyons, voyons, tabarnouche personne ne l'arrête. Il a fait ça d'un bout à l'autre, comme quand il était novice », raconte l'ancien annonceur maison des Tigres de Victoriaville.
L'idée du novice est la première à lui avoir passé par l'esprit parce qu'il ne se souvient pas de l'avoir vu traverser la patinoire de cette façon dans les rangs juniors. Il ne s'attendait évidemment pas à ce qu'il réalise pareil exploit dans la Ligue nationale.
Perçu comme un joueur de quatrième trio à son arrivée à Montréal, Phillip Danault compte maintenant 21 points, dont neuf buts en 42 sorties, ce qui le place au 8e rang des marqueurs de son équipe, devant un certain Tomas Plekanec. La surprise est générale, sauf pour le paternel qui connaissait bien sûr le potentiel de son fiston.
« C'est surprenant, mais en même temps, je savais qu'il avait un certain flair offensif. Phillip a toujours été en mesure de saisir sa chance et il le fait encore une fois. Que ce soit dans le midget, à Victoriaville, à Rockford ou sur Équipe Canada junior, il a toujours commencé sur le quatrième trio, mais n'y est pas resté longtemps », explique Alain Danault, précisant que le fait d'évoluer en compagnie de Max Pacioretty et d'Alexander Radulov n'est pas étranger aux succès de l'attaquant de 23 ans.
De l'incertitude
Si Phillip Danault est un rouage important des succès du Canadien en cette période où l'infirmerie déborde, il ne sait pas trop ce qui l'attend lorsque les Alex Galchenyuk, David Desharnais et Andrew Shaw seront de retour. Il espère avoir réussi à démontrer qu'il était un joueur complet capable d'abattre de grosses minutes.
« Tout ce qu'il peut faire, c'est de continuer son bon travail et d'espérer. Je crois qu'il a démontré qu'il était plus qu'un joueur de quatrième trio, même s'il n'y a rien de honteux à évoluer sur un quatrième trio dans la LNH », continue le père.
Maintenant qu'il obtient des résultats, les attentes des partisans, des spectateurs et des journalistes risquent d'être plus élevées à l'endroit de Danault. À cet égard, le directeur du Club de golf de Victoriaville ne se fait pas trop d'inquiétude. Il estime que son fils se retrouve dans la même catégorie que Brendan Gallagher.
« C'est sûr qu'il y aura de mauvais matchs. On a tous de moins bonnes journées au bureau. Phillip finit toujours par bien s'en tirer parce qu'il est un travailleur acharné et ne prend jamais un chiffre de repos. Même si Gallagher n'a pas toujours obtenu les résultats souhaités, les gens continuent de l'aimer. On se dit que ça va finir par aboutir, il travaille tellement fort », poursuit-il.