« Le dispositif en aluminium s’installe en moins d’une minute. Je voulais aussi proposer quelque chose de très esthétique. Le dispositif peut s’installer sur deux types de poignées et en différentes couleurs », explique Richard Desjardins à propos de son invention qui permet aux gens de ne pas toucher aux poignées de porte.
« Le dispositif en aluminium s’installe en moins d’une minute. Je voulais aussi proposer quelque chose de très esthétique. Le dispositif peut s’installer sur deux types de poignées et en différentes couleurs », explique Richard Desjardins à propos de son invention qui permet aux gens de ne pas toucher aux poignées de porte.

LePortier s’attaque aux poignées

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Constatant la réaction négative face aux poignées de portes en cette période de coronavirus, Richard Desjardins de l’entreprise LePortier a mis en application l’adage voulant que la nécessité soit mère de l’invention.

En quelques semaines, il a développé un dispositif pouvant s’ajouter aux poignées de porte afin qu’il soit possible de les ouvrir sans utiliser les mains.

« Je voyais la réaction de dégoût et les gens tirer leur chandail pour ouvrir les portes. Je me suis dit que je pouvais développer quelque chose pour contrer cette peur des virus ou des bactéries sur les poignées de porte. J’ai vu le besoin alors j’ai inventé quelque chose pour solutionner ce problème », explique Richard Desjardins de l’entreprise LePortier.

Le dispositif sans contact ajouté sur les poignées de porte permet de l’ouvrir avec les coudes ou les avant-bras. Il peut être installé sur les poignées existantes des portes des magasins, restaurants, édifices commerciaux, résidentiels ou à bureaux.

« Le dispositif en aluminium s’installe en moins d’une minute. Je voulais aussi proposer quelque chose de très esthétique. Le dispositif peut s’installer sur deux types de poignées et en différentes couleurs. Il pourra même servir après la pandémie et il est très facile d’entretien », explique M. Desjardins qui a lancé sa première entreprise à l’âge de 15 ans.

Celui qui réside à temps partiel à Sherbrooke, mais dont l’entreprise est située à Boisbriand, offre son produit en ligne à un coût de 80 $.

« Je n’ai pas de formation d’ingénieur ou de design technique, mais la volonté de trouver des solutions à des problèmes. J’ai pensé à ce dispositif, je l’ai dessiné puis j’ai confié la production en sous-traitance. C’est un dispositif dont le prix demeure très abordable, qui est facile d’entretien et d’installation », indique Richard Desjardins.

Ce dernier signale que son dispositif est en instance d’être breveté.

« Je vise d’abord le marché du Québec, mais je ne vois pas pourquoi ce produit ne pourrait pas être exporté », indique le propriétaire de l’entreprise LePortier.

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Un moteur économique oublié

Les inventeurs n’obtiennent pas suffisamment d’aide gouvernementale alors qu’ils contribuent au développement économique du Québec, estime l’avocat Vincent Langlois.

« La gestion politique et économique des inventeurs a été très lacunaire au Québec, c’est malheureux », souligne celui que l’on surnomme « l’avocat des inventeurs ». 

« Il n’y a pas suffisamment de ressources et on ne supporte pas suffisamment les organismes privés. Ça devrait être le moteur économique du Québec, on devrait dire qu’on aide les inventeurs à breveter, qu’on innove », poursuit-il.

« Je le dis positivement, mais les inventeurs ont une pensée débridée, résume Me Langlois. Ils pensent en dehors du cadre et c’est ce qui leur permet d’avoir des idées novatrices. Inversement, quand c’est le temps de travailler avec un fonctionnaire du gouvernement et de savoir dans quel formulaire on entre l’information, c’est très difficile. Ils ont un génie, mais souvent on a le défaut de nos qualités. » Simon Roberge