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Le mouvement pour la protection du parc Central ne s’essouffle pas

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Le mouvement pour la protection du parc Central ne s’essouffle pas

Jonathan Custeau
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La Tribune
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SHERBROOKE — Les citoyens inquiets de la construction possible de nouveaux terrains de soccer et d’un stationnement de 252 cases dans le secteur du parc Central, dans le district du Lac-Magog, continuent de presser la Ville de Sherbrooke de questions. La date d’une consultation publique portant sur le sujet devrait être communiquée aux élus la semaine prochaine. 

Lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal lundi midi, quatre questions citoyennes portaient sur le projet, qui n’est encore qu’au stade des études. La conseillère Évelyne Beaudin a indiqué n’avoir jamais vu une telle mobilisation depuis le début du mandat et souhaite que les citoyens soient impliqués dans la suite de la démarche pouvant mener à la transformation du parc Central. 

Lucie Desgagné, par exemple, trouve inconcevable que ce genre de projet soit admis en 2021 dans un parc de la Ville. « N’y a-t-il pas un Bureau de l’environnement qui devrait imposer une relecture de ce projet? Pourquoi les citoyens vivant à proximité n’ont pas été avisés de ce projet adopté en 2009? », demande-t-elle. 

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, corrige cette information précisant que le projet a été déposé pour la première fois en 2015 et qu’une mise à jour a été déposée en 2019. « Il s’agit d’une planification à haut niveau et non un projet concret. La seule chose qui soit confirmée est la transformation d’un terrain naturel existant en terrain synthétique. Il n’y a pas de destruction d’espace vert liée à ce projet. »

L’idée d’ajouter des terrains de soccer au parc Central fait l’objet d’une évaluation à la suite de demandes adressées à la Ville. « Le Bureau de l’environnement offrira un accompagnement aux divisions des parcs et des sports si nous procédons. »

Aucune consultation n’a été menée, dit Mme Bergeron, parce qu’aucun projet concret n’a encore émané. « Nous prendrons le pouls de la population en 2021 », assure-t-elle.

Inquiétudes

Sandra Marsant, elle, voulait savoir comment la quiétude des citoyens serait assurée devant l’ajout potentiel de sources de bruits dans le secteur alors que Denise Poissant voulait savoir si une étude des impacts environnementaux d’un terrain synthétique avait été menée. 

Nicole Bergeron précise que le stationnement envisagé ne serait accessible que par le boulevard Bourque, sur un terrain qui sert déjà à l’entreposage de matériaux par la Ville de Sherbrooke. 

Le terrain synthétique qui doit être transformé au printemps 2021 n’a pour sa part pas fait l’objet d’études, même s’il est acquis qu’il respecte la protection des milieux humides et qu’aucun déboisement n’est nécessaire. 

Évelyne Beaudin estime que la Ville doit prendre acte de la mobilisation en cours. « Les gens veulent être consultés. Je nous inviterais à mettre sur pied un petit comité de citoyens, un peu comme on a fait pour le boisé Fabi, qui pourra être tenu informé et donner son avis sur les différents aménagements qui pourraient avoir lieu. Ces démarches de consultation devraient devenir des automatismes. »

Dans le même sens, Mme Beaudin a ajouté qu’elle souhaite que la population soit consultée également pour la mise en place d’une politique de l’arbre. 

Une aide de 4,4 M$ pour la STS

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Une aide de 4,4 M$ pour la STS

Jonathan Custeau
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SHERBROOKE — La Société de transport de Sherbrooke (STS) recevra une aide supplémentaire de 4,4 M$ du gouvernement du Québec. Le président de la STS, Marc Denault, l’a confirmé lundi midi en séance extraordinaire du conseil municipal. 

« Le gouvernement du Québec a mis en place un programme d’aide d’urgence au transport collectif des personnes. On avait reçu un premier versement à la Société de transport de tout près de 2 M$. Le 22 décembre, j’ai reçu un courriel de M. François Bonnardel disant qu’il y aura une contribution additionnelle de 4,4 M$ pour la STS et de 233 000 $ pour le transport adapté. Ça représente la deuxième tranche de l’aide financière pour la durée du programme », a dit M. Denault. 

Ce n’est toutefois pas un chèque en blanc, a-t-il ajouté. « Ce sont des avances pour des dépenses reliées aux pertes de revenus d’achalandage et pour les mesures mises en place pour la sécurité en lien avec la COVID. » 

Marc Denault prévient que les surplus de la STS ont fondu et que la Ville devra trouver une façon de combler les déficits de revenus. « Tout surplus créé durant l’année sera déduit de cette contribution du gouvernement. Il y a un impact financier. La STS réalisait des surplus chaque année. Ceux-ci ne sont plus là. Il faudra donc prévoir des contributions additionnelles à la Ville pour contrer ces déficits de revenus. »

Des citoyens dénoncent la coupe d’arbres derrière chez eux

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Des citoyens dénoncent la coupe d’arbres derrière chez eux

Jonathan Custeau
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SHERBROOKE — Des citoyens se sont adressés au conseil municipal de Sherbrooke lundi pour déplorer le déboisement nécessaire à la construction immobilière dans le secteur de la rue Bastien, dans le district du Lac-Magog. Sébastien Grimard et Marie-Pierre le Gresley souhaiteraient qu’une bande tampon végétale soit conservée derrière leur résidence plutôt que de procéder à une coupe complète des arbres. 

Dans une question écrite, M. Grimard a demandé pourquoi la Ville n’exige pas que les promoteurs, au moment de construire de nouveaux quartiers, à garder une certaine quantité d’arbres. Mme Le Gresley, pour sa part, estime qu’il serait essentiel qu’une bande de transition d’au moins deux mètres soit exigée pour permettre une plus grande intimité pour les résidants déjà installés dans le secteur. 

La présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron, a expliqué que le règlement 1200 de la Ville de Sherbrooke exige des promoteurs que les arbres soient maintenus autant que possible au moment de la construction. « Dans le projet L’Orée du parc Central, dont il est question, la grandeur et la topographie des terrains font en sorte qu’il est très difficile de conserver des arbres. Si les arbres doivent être coupés, le règlement exige qu’un arbre soit replanté pour chaque 300 m de terrain. »

Quant aux bandes tampons, elles sont exigées, selon Mme Bergeron, quand un nouveau projet n’a pas le même usage que celui des terrains auxquels il est adossé. « Cette bande est minimalement de cinq mètres. Le problème, c’est qu’elle est composée d’arbres qui ont poussé dans un contexte de forêt. Lorsqu’ils sont exposés aux grands vents, ils tombent. Dans tout le secteur de la rue Bastien, aucune bande n’est exigée parce que tous les terrains ont la même typologie de logements, de maisons isolées ou de jumelés. » 

Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, invite les citoyens à valider l’usage du terrain adjacent au leur avant d’acheter une maison dans un secteur encore boisé. « On se retrouve souvent dans une situation où les gens sont adossés à un boisé et sont surpris d’apprendre qu’un développement résidentiel se retrouvera derrière chez eux. Avant d’acheter, allez voir un inspecteur pour voir le zonage de la propriété adossée à votre terrain. Si c’est prévu en habitation, dans les années futures, il y aura un développement. Pour éviter les mauvaises surprises, il est préférable de valider avant d’acheter. »