Contenu commandité
Un musée du crime organisé dans l’ex-bunker des Hells ?
Un musée du crime organisé dans l’ex-bunker des Hells ?
La saisie du bunker du chapitre de Sherbrooke et les terrains adjacents a été confirmée récemment au profit du procureur général du Québec.
La saisie du bunker du chapitre de Sherbrooke et les terrains adjacents a été confirmée récemment au profit du procureur général du Québec.

Un musée du crime organisé dans l’ex-bunker des Hells ?

Un projet alliant un parc nature faisant le pont entre le mont Bellevue et la rivière Saint-François avec un centre d’interprétation du crime organisé pourrait être une option pour l’ancienne propriété des Hells Angels de Sherbrooke.

La conseillère municipale et chef de Sherbrooke citoyen Évelyne Beaudin croit que tel projet collectif pourrait être mis de l’avant par les autorités municipales au lieu de laisser les promoteurs privés dicter le développement de ce lieu.

Rappelons que la saisie du bunker du chapitre de Sherbrooke et les terrains adjacents a été confirmée récemment au profit du procureur général du Québec.

« Il ne faut pas laisser passer l’opportunité de créer un projet pour la collectivité. Ces idées permettraient d’aller dans le sens d’augmenter la protection des milieux naturels sur le territoire et de mettre en place un projet qui pourrait très bien s’inscrire dans la vision de valorisation de la prison Winter », souligne la conseillère municipale.  

Cette dernière estime qu’il ne faudrait pas prendre la décision trop rapide de détruire le bunker aux toits rouges du 1575 Wellington Sud. 

« Tout dépend de l’état du bâtiment après ces dix ans où il n’a pas été occupé. Si le bâtiment peut être récupéré, il pourrait y avoir quelque chose d’intéressant à y aménager. Les gens lisent des romans policiers et écoutent des émissions comme District 31. Ils sont fascinés par tout ce qui touche la criminalité. Je crois qu’il y aurait une façon de transformer ce symbole négatif en quelque chose de positif », soutient la conseillère municipale.

La conseillère Évelyne Beaudin estime qu’il ne faudrait pas prendre la décision trop rapide de détruire le bunker aux toits rouges du 1575 Wellington Sud.

La chef du parti Sherbrooke citoyen mentionne qu’un étudiant en environnement de l’Université de Sherbrooke a été embauché pour travailler à l’opportunité de valoriser le site naturel. Des démarches ont été entreprises avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui est gestionnaire du site pour le procureur général du Québec, afin de rester à l’affût de ce qui sera décidé.

« Il faut placer cette propriété dans un ensemble qui pourrait permettre de créer un autre bois Beckett. Les Sherbrookois se sont approprié ce milieu et l’occupent dans le respect de la nature. Il faudra explorer ce nouveau terrain pour voir comment nous pourrions le mettre en valeur », estime Mme Beaudin.

Elle n’exclut pas la possibilité qu’une partie du terrain puisse être développé, mais en gardant en priorité l’objectif de mettre en place un projet collectif.

« Il ne faut pas que cet endroit soit à l’usage exclusif de quelques individus. La Ville doit être en contrôle du développement du territoire », signale Évelyne Beaudin.