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Des rondes policières dans les quartiers après 20 h

Sherbrooke

Des rondes policières dans les quartiers après 20 h

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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Le Service de police de Sherbrooke (SPS) procédera à des rondes dans les quartiers à partir de 20 h samedi soir pour assurer le respect du couvre-feu. Le directeur du SPS, Danny McConnell, précise que l’heure n’est plus à la sensibilisation et que les policiers séviront si des citoyens se trouvent sur la voie publique sans raison valable.

« Le décret du gouvernement sera exécuté avec beaucoup de jugement, mais avec rigueur. Si vous n’avez pas à sortir après 20 h, restez chez vous. Ce sera la responsabilité des citoyens de démontrer qu’ils ont le droit d’être sur la voie publique », explique M. McConnell.

Les policiers seront plus nombreux et plus visibles entre 20 h et minuit notamment. Le ministère de la Sécurité publique offre d’ailleurs un appui financier pour assurer la présence de ces effectifs. « Il est possible que vous voyiez des véhicules circuler avec les gyrophares pour assurer qu’il n’y a personne sur le terrain. Il faut rester assez calme avec ça. Nous sommes là pour soutenir la Santé publique. À partir de maintenant, vous prenez le risque de recevoir une contravention de 1000 $ (1546 $ en incluant les frais) à 6000 $ et si vous sortez après 20 h, il est possible que vous ayez à répondre aux questions des policiers. »

Danny McConnell indique que toute personne aperçue après le couvre-feu sera interpellée. Le SPS jugera les cas liés à la santé mentale selon les circonstances. « Il est difficile de donner une ligne directrice aux officiers à ce sujet. Pour les personnes sans abri, nous tenterons de leur trouver un refuge. »

M. McConnell rappelle que toute personne victime de violence à la maison ou toute personne en détresse fera l’objet d’une exception. « Si vous devez quitter la maison dans ces circonstances, partez. N’hésitez pas et communiquez avec nos services le plus rapidement possible. »

Le directeur du SPS rappelle que plus de 500 constats d’infraction ont été délivrés par rapport à la crise à sanitaire et que ce n’est pas de gaieté de cœur que ses policiers doivent intervenir. « De manière générale, les policiers se portent bien, mais leur rôle est quand même lourd à porter. Ils n’ont pas de plaisir à donner un constat de 1000 $. C’est lourd dans leur main. Ce que nous cherchons, c’est une responsabilisation citoyenne. Une autorégulation. »

Le SPS a décrété l’état d’urgence, plus tôt cette semaine, une mesure surtout administrative pour se donner une plus grande flexibilité dans la répartition des ressources. « C’est une mesure qui nous permet aussi de continuer à répondre aux appels pour les affaires courantes. »

Enfin, la Ville de Sherbrooke met toujours à la disposition des citoyens une ligne téléphonique pour répondre aux questions et inquiétudes des citoyens concernant la COVID et les mesures d’urgence, soit le 819 823-8000. Le SPS rappelle qu’il faut utiliser cette ligne pour les questions plutôt que le 911, qui doit servir pour les urgences.

Les arénas ferment, les bibliothèques ouvrent partiellement

Sherbrooke

Les arénas ferment, les bibliothèques ouvrent partiellement

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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Les nouvelles consignes sanitaires forcent la Ville de Sherbrooke à fermer ses centres sportifs intérieurs, notamment les arénas et les piscines, mais l’obligent également à réorganiser ses services de bibliothèques pour rouvrir les bâtiments au public.

Les principaux changements par rapport aux activités d’avant le confinement concernent la fermeture de plusieurs installations sportives intérieures. Le patinage libre dans les arénas est annulé. Le badminton et le pickleball ne sont plus permis au centre Julien-Ducharme, comme le tennis au Centre récréatif de Rock Forest. Le Centre récréatif sera fermé complètement jusqu’au 8 février. 

Les cours de piscine qui devaient commencer le 16 janvier sont annulés et le palais des sports Léopold-Drolet, qui était ouvert pour les marcheurs à l’intérieur, sera maintenant fermé. 

Les activités extérieures seront toujours permises, à l’intérieur de la bulle familiale, par exemple le ski au parc du Mont-Bellevue, où les cours sont néanmoins annulés. Il sera possible d’y louer de l’équipement, comme pour la glissade sur tubes à la base plein air André-Nadeau.

Les 11 patinoires extérieures demeurent ouvertes, mais leur capacité est limitée à 25 personnes. Le directeur général de la Ville de Sherbrooke, Daniel Picard, précise que le hockey à quatre contre quatre ne sera plus permis, mais que l’utilisation personnelle d’un bâton et d’une rondelle est possible à l’intérieur d’une bulle familiale. Les patinoires fermeront à 19 h 30. 

Les bibliothèques, elles, devront être réorganisées pour accueillir les personnes qui ont besoin d’un endroit pour étudier. Plus de détails seront fournis la semaine prochaine, le temps que la Ville détermine combien d’utilisateurs pourront se trouver à l’intérieur en même temps et si une limite de temps sera imposée pour permettre une rotation. Jusqu’à maintenant, seule la cueillette de livres réservés en ligne ou au téléphone était possible.

« Avant la pandémie, nous recevions entre 700 et 1000 personnes par jour à la bibliothèque. Maintenant, nous gérons environ 800 commandes de livres par jour. Ça représente une charge de travail plus importante pour nous, mais ça démontre que ce service est pertinent. Nous devons maintenant repenser l’utilisation de l’espace, parce que nous continuerons d’offrir le service de ramassage de livres », explique M. Picard. 

Il n’est pas exclu que des cols bleus soient affectés au nettoyage dans la bibliothèque. Les employés des bâtiments qui sont désormais fermés, comme les arénas, sont également des cols bleus qui seront attitrés à d’autres tâches.

Les autres services municipaux, comme le ramassage des poubelles, seront toujours offerts. L’échange de documents physiques avec la Ville, si nécessaire, sera possible uniquement sur rendez-vous. Les activités de la cour municipale se poursuivent. Les écocentres sont ouverts. Tous les renseignements sur l’ouverture ou la fermeture des bâtiments municipaux se trouvent à sherbrooke.ca/COVID19

Les citoyens peuvent aussi téléphoner au 819 823-8000.

Hausse des appels au SPS en lien avec le couvre-feu

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Hausse des appels au SPS en lien avec le couvre-feu

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Depuis l’annonce de l’instauration d’un couvre-feu dès samedi à 20 h, le Service de police de Sherbrooke a connu une hausse vertigineuse des appels concernant des précisions à ce sujet.

Le porte-parole du SPS, Martin Carrier, explique que le nombre d’appels liés à la COVID-19 est passé de 5 questions de citoyens le 5 janvier dernier, à 53 questions le lendemain, jour où le premier ministre du Québec François Legault a annoncé cette mesure exceptionnelle jusqu’au 8 février prochain.

Le nombre d’appels a doublé, jeudi, pour atteindre 103 appels pour des précisions à la suite du point de presse de la ministre de la Sécurité publique du Québec (MSP) Geneviève Guilbault.
« Nous n’avions pas connu une telle augmentation des appels depuis le premier confinement au printemps 2020 lors de la première vague. Les gens sont à la recherche d’informations afin de bien se conformer au couvre-feu. Ils veulent s’éviter de se retrouver en situation problématique », explique le porte-parole du SPS.

En plus de recevoir de multiples appels sur la ligne du SPS 819-821-5555, le SPS a aussi reçu des dizaines de messages privés sur son compte Facebook.
« Ce sont toutes des questions légitimes, mais dont la grande majorité des réponses sont disponibles sur notre page Facebook ou sur le site du gouvernement du Québec. Les policiers vont utiliser leur jugement lorsqu’ils vont intercepter des citoyens lorsqu’ils se trouveront sur la voie publique lors du couvre-feu. Les situations d’urgence, médicale ou ceux qui possèdent une attestation de déplacement font partie des exceptions. Les citoyens peuvent aussi se trouver sur leur terrain sans problème », indique le porte-parole du SPS.

Éviter le 911
Martin Carrier rappelle qu’il faut éviter de contacter la ligne 911 pour ces questions liées au couvre-feu.
« Le 911 est une ligne dédiée aux urgences. Il faut éviter de l’utiliser pour des questions individuelles qui ne sont pas urgentes », souligne le porte-parole du SPS.
Lors des 117 jours d’état d’urgence du 12 mars au 20 juin 2020, le SPS avait reçu 5827 appels, soit une moyenne de 53 par jour, lié à la COVID-19.
Au plus fort du confinement, le SPS recevait entre 300 et 400 appels par jour.

Les policiers agiront avec jugement et discernement

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Les policiers agiront avec jugement et discernement

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
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Les policiers continueront de faire leur travail avec jugement et discernement.

Tel est l’engagement du président de l’Association des policiers et policières de Sherbrooke (APPS), Éric Beaudoin, qui assure que les policiers tant à Sherbrooke qu’ailleurs au Québec poursuivront leurs tâches en fonction des attentes gouvernementales. 

« Il faut continuer à faire confiance aux policiers. Ce sont aussi des citoyens qui, comme n’importe qui d’autre, sont tannés de cette pandémie. Nous travaillons dans un contexte stressant où nous intervenons régulièrement dans des milieux où il y a présence de la COVID-19 », explique le président de l’APPS.

Tout comme lors de l’imposition de l’interdiction des rassemblements ou du port du couvre-visage, les policiers de Sherbrooke s’attendent à ce que la grande majorité de la population respecte le couvre-feu qui entrera en vigueur samedi à 20 h.

« En général, les gens sont très respectueux des consignes et collaborent bien. Par exemple, il y avait très peu de gens dans les rues le 24 décembre et nous n’avons pas émis davantage de constats qu’à un autre moment. Nous n’anticipons pas de débordement avec la mise en place du couvre-feu », indique Éric Beaudoin.

Le président de l’APPS, qui compte 260 membres, rappelle que les policiers sont d’abord présents pour aider la population.

« Lorsque les policiers ne sont pas en service, ils doivent respecter les mêmes consignes sanitaires et ce sera la même chose pour le couvre-feu. Tout le monde vit de front cette pandémie et ça ne fera plaisir à personne de donner des contraventions de 1000 $. C’est notre travail d’appliquer cette nouvelle règle, mais nous allons le faire en utilisant notre pouvoir discrétionnaire comme avec n’importe quelle infraction. Chacun des 32 corps de police du Québec va appliquer cette nouvelle loi à sa façon en fonction du décret imposé par le gouvernement du Québec. Ce n’est pas évident de gérer une crise de cette ampleur », signale le président de l’APPS.

À Sherbrooke, la direction a confirmé cette semaine la mise en place de l’état d’urgence à compter du 17 janvier. Cette mesure implique notamment que des quarts de travail de douze heures pourront être imposés aux policiers.

« De tels quarts de travail ne sont pas appréciés par les policiers surtout dans cette période de stress. Un quart de travail de douze heures implique que les conjoints et les enfants sont laissés à la maison pour une période beaucoup plus longue », signale Éric Beaudoin.