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Saison culturelle 2021 : Des ventes souvent lentes à reprendre
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Après être resté inactif durant l’automne, une des conséquences de la crise interne qui l’a secoué en début d’année, le Centre d’art de Richmond recommencera à offrir des spectacles en janvier 2021.
Après être resté inactif durant l’automne, une des conséquences de la crise interne qui l’a secoué en début d’année, le Centre d’art de Richmond recommencera à offrir des spectacles en janvier 2021.

Le Centre d’art de Richmond prêt à repartir

Steve Bergeron
Steve Bergeron
La Tribune
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Le Centre d’art de Richmond sortait à peine d’une crise interne lorsque la pandémie a frappé. Résultat de cette tourmente, la principale subvention destinée à soutenir la saison d’automne 2020 a été suspendue. Voilà pourquoi la codirectrice générale Marie-Ève Bourdages, arrivée en poste en février, a préféré laisser passer l’année avant de refaire une nouvelle programmation, ce qui explique pourquoi le diffuseur est resté fermé depuis mars.

« Depuis le début, on essaie d’y aller prudemment, car le Centre d’art de Richmond est une petite salle. Et avec la distanciation, on ne peut accueillir qu’une quarantaine de spectateurs », souligne Marie-Ève Bourdages, qui a été nommée peu après la démission en bloc du conseil d’administration, à la fin de janvier 2020.

« En mars, étant donné que nous ne pouvions assurer de saison, le programme de subvention a été annulé, explique-t-elle. Les subventionnaires ont pu interpréter ces changements comme insécurisants. Sans financement, le CAR s’est retrouvé le bec à l’eau. »

La nouvelle direction a donc décidé de jouer de circonspection avant de se relancer, misant entre-temps sur les activités de location de salle, participant aux prestations virtuelles du Réseau Centre, osant un spectacle extérieur gratuit.

« Mais on ne voulait pas partir en peur. En automne, le CAR a finalement su qu’il aurait de nouveau accès aux subventions. »

Marie-Ève Bourdages, codirectrice du Centre d’art de Richmond.

Remplir 40 sièges

Marie-Ève Bourdages et son équipe ont élaboré une programmation très variée de huit soirées, étalées de janvier à mars. Essentiellement musicale, la saison d’hiver ira du trad d’Yves Lambert (23 janvier) au jazz de Misc (12 mars), en passant par la musique de la Renaissance, en compagnie de Cordâme et Coral Egan (20 mars). Les amateurs d’humour n’ont pas été oubliés (Philippe-Audrey Larrue-Saint-Jacques, 27 mars), ni ceux de poésie et de slam (Nathasha Kanapé Fontaine, 20 février), ni la communauté anglophone (la conteuse et harpiste Julie Miller, 6 février).

Les ventes ont commencé lentement... mais la codirectrice s’attendait à ce que le public soit encore plus prudent, surtout que très peu de bruit a été fait autour de ce redémarrage.

« Ça ne part pas en fou, mais pour certains, on est déjà à la moitié de la salle, par exemple P’tit Belliveau [6 mars]. Il faut dire que ce n’est pas si compliqué de trouver preneurs pour 40 places. Ça peut même paraître arrogant de promouvoir des spectacles lorsque le gouvernement nous demande de rester chez nous. Mais quand j’appelle des gens pour des remboursements ou des annulations, je m’aperçois que ça leur manque vraiment. »   

Quoi qu’il advienne, les personnes qui le désirent pourront être remboursées sans tracas, à tout moment, grâce aux nouvelles mesures facilitatrices à la billetterie du CAR, assure Marie-Ève Bourdages.

« Même quand un spectacle sera maintenu, si un spectateur ne se sent pas à l’aise, il sera remboursé, illustre-t-elle. On n’a pas envie que les gens, s’il y a report, restent pris en otages pendant une période indéterminée. D’autant plus qu’ils n’ont pas tendance à en acheter d’autres s’ils ont des billets en attente. »

Derrière la présentation de cette incertaine programmation se trouve aussi l’objectif d’honorer les contrats suspendus à cause de la pandémie et faire en sorte que l’argent se rende jusqu’aux artistes, techniciens et autres travailleurs de la culture affectés par le contexte actuel, ajoute-t-elle.